Zèbre ?

Tous ceux et toutes celles qui sont concernées par le sujet, de près ou de loin, savent déjà de quoi je vais parler. Je sais dorénavant que vous êtes nombreux ici, c’est stupéfiant ! Je souhaitais vous le cacher, au moins jusqu’à ce que j’aie un résultat fiable, véridique, concret et pas trop remis en cause, sur lequel m’appuyer.

Samedi matin, je dois (?) aller passer les tests de Mensa. Ils sont censés me donner une première idée. Or, plus j’avance, moins je ressens l’envie, le besoin, d’y aller.

Remontons dans le temps :

Il y a quelques mois, je décide de parler de mon hypersensibilité et de tous ce qu’elle génère et engendre chez moi, d’un point de vue physique et « psychologique ». Une journaliste du HuffPost me demande le droit de le relayer car « il est très fort ». Là, tout s’enchaîne.

Cette visibilité qui lui est offerte amène des dizaines de personnes à ma porte. Elles veulent « me prévenir ». Elles disent « Je pensais que tu savais. » Ou « Je découvre ton blog et j’en suis sûr.e, tu es comme moi ! », « J’aurais aimé qu’on le fasse pour moi alors je le fais pour toi », « Renseignes-toi, ça va changer ta vie », « Ca te guérira, ça te réconciliera avec toi-même », « C’est VRAIMENT important ! » et j’en passe.

Elles me laissent des commentaires, m’écrivent de longs mails, me joignent sur les réseaux sociaux. Au début, ça me fait rire et je balaie leurs idées saugrenues par des « N’importe quoi ! Moi ?! C’est très gentil mais c’est du délire … » Je n’y avais jamais pensé et j’étais sûre et certaine de ne pas être concernée.

« Grâce » à cet article, si je fais le compte aujourd’hui, il n’y a pas moins d’une cinquantaine de personnes déjà diagnostiquées ou en cours de diagnostic qui sont venues me parler de douance, de surdon, de haut potentiel, de surefficience … De zèbre.

Choc.

Comment est-ce possible, qu’autant de personnes concernées me lisent ? C’est un gros pourcentage sur mon petit lectorat. Comment est-ce possible qu’elles se reconnaissent tant dans ma manière de penser, de ressentir, de réfléchir, d’interagir ? Comment se fait-il que les personnes à qui j’ose me confier sur le sujet, desquelles je me sens assez proches, me disent « Je suis concerné.e » ? Comment se fait-il que les blogueuses que je suis avec le plus de passion, celles dont j’ai l’impression à chaque texte que j’aurais pu l’écrire, soient concernées ?

Le doute a fini par s’installer. Et si ? L’idée était là, dans ma tête. La bombe.

L’onde de choc : 

N’y tenant plus, j’ai fini par céder. J’ai acheté pas mal de bouquins rédigés par des spécialistes. Je les ai dévoré. J’ai passé des jours et des jours à sentir une boule compacte, énorme, lourde, se former dans mon corps.

Et puis j’ai lâché les vannes. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Ca s’est traduit ici par tous ces articles, par ces séismes, un coup heureuse, un coup dévastée, un coup joviale, un coup médusée.

Avez-vous déjà ressenti ça ? Avoir dans vos mains un bouquin, qui décrit par le menu votre façon de fonctionner ? Penser à chaque mot « comment sait-elle ? » A chaque phrase rire ou pleurer, en fonction de votre intimité dégagée comme ça, aux yeux de tous ?

A travers ces livres, j’ai eu la sensation magique d’enfin me reconnaître quelque part. Enfin, quelqu’un, dans ce bas-monde, pouvait me comprendre vraiment. Enfin quelqu’un légitimait mes façons de faire, de vivre et de penser les plus intimes, celles que j’ai toujours cachées car je voyais bien qu’elles ne collaient pas aux autres. Enfin, quelqu’un me disait « ce que tu ressens est normal ».

C’était complètement fou. Terriblement déstabilisant. Profondément réconfortant.

Le dire aux autres : 

Je n’ai pas mis beaucoup de temps à en parler à mon amoureux, je ne pouvais de toute façon pas le lui cacher tant ça m’a remuée. Mais jamais, je n’ai pu dire à voix haute « peut-être que je suis surdouée ». L’écrire me coute beaucoup.

J’utilise souvent des périphrases, d’autres mots, des tournures alambiquées. Parce que c’est trop …. Tout. Ca me coupe le souffle. D’oser l’imaginer. D’oser penser que moi, je suis ça. Quel ego, madame ! Quel culot. Quelle honte si jamais je fais fausse route.

Je n’en ai parlé à personne d’autre. Je veux dire, à personne qui ne soit pas déjà concerné de façon certaine. J’ai essayé quelques fois. Quand je réussissais, la personne me disait « Je le suis ! » Etrangement, les autres fois, ça ne sortait pas. Il n’y a que mon amoureux, dans mon cercle IRL, qui sait ce qui se trame en moi.

Ce que ça change :

Tout, et rien à la fois. Ces lectures, cette possibilité, m’ont libérée. Je pèse ce mot : libérée. Effectivement, ça m’a réconciliée avec une énorme partie de moi-même, bloquée si profondément, cachée avec tant de science que c’est comme les entrailles de la terre qui sortent par une éruption volcanique. Ca brûle, et ça soulage. C’est presque masochiste.

Avoir la preuve :

C’est là qu’interviennent les tests. La surdouance, ça n’est pas qu’une histoire de QI, c’est beaucoup plus complexe et je n’entrerais pas dans les détails. Les curieux iront se renseigner.

Cependant, la seule façon (dites-moi si je me trompe !) d’être à peu près sûr que c’est bien ça, c’est de tester son QI, ses différents potentiels.

Au début, ça me démangeait de passer ces tests. Il fallait que je sache vraiment, c’était décisif. N’ayant pas les ressources pour passer la WAIS (seuls les psy sont habilités à faire passer cet examen, et ça coute relativement cher), je me suis tournée vers Mensa.

En gros, c’est une association qui regroupe les zèbres (si vous ne savez pas pourquoi j’utilise ce terme, n’hésitez pas à effectuer des recherches). Seuls les personnes atteignant les 130 de QI ont droit d’adhérer. Et pour ce faire, ils font passer leur propre test, qui ne coûte qu’une quarantaine d’euros.

L’éternel doute :

Je doute chaque jour. Etre ou ne pas être zèbre ?

Parfois, j’en suis intimement convaincue, car comment définir ce tsunami émotionnel qui m’a submergée sinon ? Ce sentiment d’intense appartenance ? Cette révélation qui dit que je ne suis plus seule, que d’autres fonctionnent à 100% comme moi ? Je n’avais jamais ressenti un truc aussi fort et si déterminant.

Le plus souvent, je me dis que je suis juste folle à lier, que je m’invente une vie, que je suis hors réalité et que franchement, Rozie, si t’étais zèbre, tu gagnerais un autre salaire, non ?

Il arrive que ce tango devienne insupportable. Quand j’y pense. Souvent donc, car la machine ne s’arrête jamais (heureusement, dans quinze minutes, je vais au yoga <3).

Passer ce fameux test ou pas ?

Je suis inscrite à la session de samedi matin, à Aix en Provence. Dans deux jours.

A l’heure actuelle, je ne suis sûre de rien. Dois-je le passer ? La question à dix millions.

Je nage en pleine nébuleuse.

Ai-je vraiment envie de le passer pour moi ? Je crois que j’ai besoin d’une preuve certifiée par des professionnels pour oser en parler aux autres. Je crois que j’ai surtout besoin d’y aller pour ma famille, car si je suis concernée, quelques autres très proches aussi et c’est quelque chose de primordial. Je ne suis pas sûre que vous saisissiez l’enjeu mais cette question de légitimité familiale est cruciale.

Si j’ouvre la boîte de Pandore, si j’en parle à mon père (entre autres), je sens que quelque chose d’énorme va sortir et m’exploser à la gueule. J’essaie donc de prendre des précautions. De nombreuses personnes diagnostiquées m’ont déconseillé de le dire à ma famille. En général, ça se passe mal.

Je sais que certains qui me lisent me connaissent IRL. J’appréhende particulièrement votre réaction à vous. C’est un sujet très sensible. Oser le dire, l’écrire, le dévoiler enlève un gros poids. Mais d’une autre façon, ça me fragilise énormément. Alors, si jamais il vous prend l’envie de m’en parler, une règle : seul à seul. Ne me prenez pas au dépourvu au cours d’une soirée entourée. Il reste encore des grenades dans le champ de mines.

Alors … Un conseil ? 🙂


29 thoughts on “Zèbre ?

  1. Jessica Répondre

    Bonjour Rozie,

    J’ai lu que finalement la vie a fait que tu n’as pas passé le test samedi 😉

    Je souhaite tout de même partager mon expérience. J’ai commencé à soupçonner ma douance à 23 ans suite à une émission sur F5 qui m’avait bouleversée. Achat d’un rare livre qui existait sur le sujet et là, je me reconnais tellement ! Un vrai choc.

    J’en parle à ma psy de l’époque qui m’éloigne de la question. Je décide tout de même de passer les tests de Mensa Belgique. Et là, c’est le drame, le résultat m’anéanti ! Je me suis trompée ! 115… pas « assez » pour être reconnue. Je reçois ce résultat par courrier, froid, formel et on m’y propose de repasser le test dans quelques mois, à un prix réduit. S’en suivent quelques années d’errance thérapeutique, je lis sur l’hypersensibilité, je me pense bi-polaire… aussi ! Dépression, instabilité,… une hospitalisation d’un mois en psychiatrie !

    Des livres sur l’adulte surdoué commencent à être publiés. Je les achète et les dévore ! Entre temps, j’ai déménagé. Je parle de cette hypothèse à ma nouvelle psy… elle me répond que je ne vais « pas assez mal pour être surdouée ». Mais j’ai besoin de savoir ! Je prends rdv avec une association dans ma région composée de psychologues, eux-mêmes HP et je passe le bilan complet, qui évalue bien plus que le QI. On me parle de ma sur-adaptation, de mes hyperstimulabilités, de mes doutes mais aussi de mes ressources, on me renvoie enfin une image positive de moi et de mon parcours. Je me sens comprise, écoutée, entendue ! ENFIN ! Puis vient le dernier rendez-vous, le résultat ne laisse plus de place au doute. Je plafonne dans les hyperstimulabilités, un fonctionnement dominant de l’hémisphère droit et ce chiffre de 144, sans doute sous-évalué, d’après la psy à cause de mon stress durant la passation. JE NE SUIS PAS FOLLE !!! J’ai continué un temps l’accompagnement avec une des psychologues du centre. Avec elle, j’ai eu le sentiment d’avancer à une vitesse dingue.

    Suite à cela, j’ai continué diverses démarches thérapeutiques et de développement personnel pour « réparer » les blessures. Aujourd’hui, 3 ans après l’annonce du résultat, tout n’est pas encore résolu. A bientôt 33 ans, j’ai encore de belles expériences à vivre mais j’avance plus sereinement et avec un doute en moins. Je pense que l’apport du test varie selon l’histoire de chacun. A moi, il m’a permis de me rassurer quant à ce sentiment de décalage, d’accepter que oui, même si j’ai mis longtemps à me faire à cette idée, je fonctionne vraiment différemment. De considérer mes forces et mes vulnérabilités avec plus de bienveillance et à me faire confiance dans mes choix, mes intuitions. Par contre, je ne supporte pas qu’on m’étiquette HP et qu’on m’enferme dans cette « case ». J’ai aussi un peu de mal avec le « HP qui excuse tout » : « Ce n’est pas de ma faute si je vais mal et que je n’y arrive pas, je suis HP » Non ! Chacun la responsabilité de son bonheur ou de son malheur. Je suis profondément convaincue, pour l’expérimenter, qu’on peut être HP et aller bien. Mais ça demande parfois du travail en fonction de où l’on se situe sur l’échelle du bonheur.

    Il me reste à te remercier pour tes mots et tes partages et te souhaiter de belles aventures 🙂

    Des bisous

    Jessica

  2. Kate Répondre

    Bonjour Rosie,
    C’est la première fois que je commente.
    J’ai fait le test en cabinet il y a 4 ans. Et le résultat a bouleversé ma vie, en positif !
    J’ai vu plusieurs psy qui m’ont en effet cataloguée comme bi-polaire. Ce n’est absolument pas le cas. Je suis comme toi hypersensible. Et je me laissais submerger par les émotions sans savoir les gérer. Ce fameux chiffre m’a permis de me comprendre (raisonnement en arborescence versus linéaire, ca doit te parler ?) et d’apprendre à exprimer mes émotions et mes besoins. Je reprends progressivement confiance en moi et j’ose enfin ! Je m’épanouis et je suis de plus en plus souvent heureuse.
    Je ne dis pas que tout est rose, je suis toujours autant en décalage mais je sais maintenant pourquoi et je sais repérer les zèbres, avec qui tout est plus simple…
    Je pense que c’est la raison de notre grand nombre sur ta page !
    Bon courage dans ton cheminement

    1. Rozie Répondre

      Bonjour Kate,

      Ravie de te lire ici, ça me fait vraiment plaisir de « rencontrer » de nouvelles personnes !

      Combien t’ont diagnostiquée bipolaire ? Et sur quels éléments s’appuyaient-ils ?

      Oui, je connais bien le raisonnement en arborescence ! J’appelais ça « l’arbre dans ma tête ». En fait, je pensais que tout le monde construisait des arbres dans sa tête. J’ai compris que non quand un psy m’a diagnostiqué mon hypersensibilité. J’avais ensuite fait des recherches de mon côté, et j’avais appris que non, tout le monde n’avait pas une pensée en arborescence. Ca me paraît curieux, mais soit !
      En ce moment, elle m’empêche de trouver le sommeil, c’est chiant ! J’aimerais bien l’éteindre un peu.

      Merci beaucoup, j’espère trouver ce que je cherche. A bientôt !

  3. Pétale Répondre

    Bonjour Rozie,

    Je comprends mieux si c’est le cas que tu sois hypersensible et fatiguée « très souvent ».
    (Personnellement je ne pense pas l’être)
    J’ai tendance à penser qu’il est peut-être mieux de parler d’hypothèse « probable ou non que d’être sûr(e). Je pense que c’est comme les maladies (même si ce n’en est pas une), il est peut-être préférable de vérifier.

    Concernant le sujet de l’hypersensibilité j’ai lu un ou plusieurs articles sur le sujet sur le site « vergiberation.wordpress.com » .
    Ainsi que d’autres articles sur la surdouance :https://vergiberation.wordpress.com/2016/03/14/etes-vous-surdouee/

    https://vergiberation.wordpress.com/2012/01/26/les-enfants-dys-les-surdoues/

    Je t’envoie des ondes positives !

    Bises

    Pétale

    1. Rozie Répondre

      Bonjour Pétale,

      Je lirai ça dès que j’ai un peu de temps, merci !

      Ca expliquerait bien ma fatigue, oui. Enfin, ça expliquerait le fait qu’il me faille plusieurs jours pour me remettre d’une soirée alors que je n’ai pas bu, et que je ne me suis pas couchée tard … Fatigue sociale.
      Mais je pense que ça n’explique pas que cette fatigue soit chronique. Ou alors, ça voudrait dire que même les rapports sociaux simples de la vie quotidienne m’épuise. Etant donné que je ne me suis pas sentie toujours si épuisée, je pense qu’il y a une autre cause.

      Oui, il vaut mieux vérifier. Il faut que je retrouve ma motivation à le faire, ce fameux test !

  4. Valérie Répondre

    Eh bien moi en lisant cet article sur ton hypersensibilité je n’ai pas pensé à la « zébritude » mais au trouble bipolaire… Je te souhaite vraiment de m’être trompée…

    1. Rozie Répondre

      Bonjour Valérie !

      D’autres personnes ont pensé la même chose que toi (j’ai lu les commentaires sur le post FB du HuffPost), et c’était assez flippant ! D’autres parlaient même de schizophrénie ! … Autant te dire que ça m’a pas mal remuée, et que je me suis posée beaucoup de questions … Et si j’étais malade mentale ? On ne s’en aperçoit pas quand on est malade ? Quelle est la réalité, et j’en passe.

      C’est étrange, parce que j’ai moi-même pensé très fortement que mon père était peut-être bipolaire, il y a un an et demi. Il était en dépression, il faisait un séjour chez nous, et il était complètement euphorique. Il bougeait partout, parlait plus que d’habitude, était heureux comme jamais … Ca ne lui ressemblait pas.
      D’une manière générale, au cours de sa vie mon père avait des périodes « normales », et d’autres où, sans qu’on sache pourquoi, plus personne ne pouvait lui adresser la parole.

      Comme je l’ai souvent dit ici, ma famille a un terrain mental sensible, aux multiples pathologies. Donc … Je suis hyper vigilante à ça chez moi. Si j’étais malade, peut-être que ma famille ne s’en rendrait pas compte, mais je me rassure en me disant que mon mari si – mes collègues aussi, et tout le reste du monde – qu’il me le dirait et qu’il m’obligerait à me soigner.

      Quand j’ai découvert la douance, j’ai aussi découvert que les erreurs de diagnostics étaient fréquentes et que de nombreux professionnels diagnostiquaient à tort une bipolarité à des zèbres. Apparemment, les « symptômes » se ressemblent pas mal. Ca m’a rassurée sur mon impression d’instabilité émotionnelle, je ne suis pas la seule !

      Je devrais peut-être passer ces fameux tests rien que pour ça : écarter ou confirmer une maladie mentale. On verra quand j’aurais une réponse !

  5. Marion Répondre

    Pour l’avoir passé aussi, ainsi que mon conjoint, le fait de le « savoir » ne change pas grand chose au quotidien, alors que cela a tout changé fondamentalement. Comment est ce possible ? Juste parce qu’on sait. On sait, on peut mettre un mot sur… sur les émotions, la façon de percevoir, de comprendre, d’être… On sait que ça explique certaines choses de soi. Pas l’intégralité, loin de là. On ne se catégorise pas « en tant que ». Mais on sait. Mon chéri a sa carte Mensa, moi non. Concrètement, le fait d’appartenir à Mensa, c’est « cool » ça permet de se faire un réseau, et puis ça en jette pour la partie pro ^^ et puis c’est notre running gag avec mon chéri, quand il me dit sérieusement de façon toute étonnée, quand il réussit quelque chose « ah ! mais en fait je ne suis pas si con que ça, dis donc ! » > ma réponse > « ben oui, t’as un QI de tant et t’es chez Mensa je te rappelle ! » et là ça part souvent en gros fou rire 😀 Bref. Tout ça pour dire que de notre côté, ça ne change rien, on ne traîne pas qu’avec des gens ultra intelligents, on ne se gausse pas d’être qui qu’on est, c’est juste un trait de notre personnalité, ni plus, ni moins 🙂 (le seul point qui aura changé ma vie, c’est que je l’ai rencontré sur un forum de surdoués, qu’on a quitté depuis, et rien que ça, ça vaut tout l’or du monde). Bonne continuation, et j’espère que savoir te fera du bien, que ce soit dans un sens ou dans un autre <3

    1. Rozie Répondre

      Ce que tu dis me parle beaucoup, c’est exactement le « cheminement » qui prend place dans mon esprit. Ca ne change rien, mais tout à la fois. Ca explique, et en même temps, ça n’est qu’une infime partie de soi. Reste que je n’en suis pas sûre.

      Je n’ai pas tellement envie d’intégrer Mensa (même pas du tout : je ne sais pas ce qu’ils font donc je n’émets pas de jugements, c’est juste que je n’y vais pas pour ça). Leur test me permettrait simplement d’avoir une réponse, sans donner un rein !

      C’est une belle histoire que la vôtre, j’adore ! Merci Marion, je pense qu’avoir une réponse définitive me permettra de passer à autre chose, ni plus ni moins. Bon dimanche à toi !

  6. Melgane Répondre

    Eh bien ce que tu dis là ne m’étonne pas du tout ! Que tu sois zèbre je ne l’aurais pas deviné seulement par tes articles, surtout que je te lis depuis relativement peu de temps, mais ça ne me surprend pas le moins du monde !

    Nous sommes samedi après-midi : tu as passé le test ? tu as le résultat quand ?

    Lire un truc qui nous correspond ça me l’a plus ou moins fait une fois. J’étais à Nature et Découvertes, je passe par le rayon librairie et je lis « petit guide pour les gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués ». Il m’a tapé dans l’oeil. J’ai senti un truc. Je l’ai pris, j’ai feuilleté, y’a des caractéristiques à la fin, ça me correspond pas mal même si je ne suis pas d’accord avec l’hypersensibilité (ceci dit on ne peut pas exclure que mon inconscient me l’ait caché pour me protéger, si ? ou que je ne veuille pas l’admettre, mais il paraît qu’il y a 30 critères pour être hypersensible… enfin bref, je ne pense pas être hypersensible). Mais il s’est quand même passé quelque chose quand j’ai lu ce livre. Raisonnement global que ça s’appelle. En même temps il s’est passé autre chose : l’autrice parle beaucoup du côté « don », c’est-à-dire des personnes qui peuvent résoudre des problèmes sans s’en rendre compte, mettre des papiers devant soi par exemple et tout à coup paf ! la solution arrive. Ca, ça ne me le fait pas, enfin j’ai pas l’impression. Du coup je ne suis ni vraiment concernée par ce livre ni vraiment pas concernée : j’ère quelque part dans la médiocrité, c’est l’impression que ça me fait. Dans le livre elle parle aussi des moments où on reste à regarder le vide sans penser. Depuis que j’ai lu le livre je me rends compte de ces moments donc j’en sors tout de suite, et ça me vexe. Enfin bref ! On s’en fiche ! Tout ça pour dire que ça ne m’étonne pas que tu sois zèbre !

    1. Rozie Répondre

      A croire que ça n’étonne personne sauf moi ! Haha !

      Non, je n’y suis pas allée. Un coup du sort, à croire qu’on a « entendu » mon hésitation ! J’écris cet article et le lendemain (vendredi) je reçois un message de l’organisatrice qui m’informe qu’une partie du bâtiment dans lequel nous devions passer le test a pris feu. Elle ne sait pas si ce sera maintenu, ils cherchent un autre lieu.
      Ils finissent par en trouver un, mais à Marseille. Je reçois l’info à 18h pour 10h le lendemain. C’est trop loin de chez moi. Aix représentait déjà 3 heures de route aller/retour. Alors Marseille … Ca ne rentre plus dans mon budget, ni dans la limite géographique que je m’étais fixée. Bref, c’est trop de contraintes, je peux attendre. Je suis donc sur les listes pour la prochaine session à Aix !

      « J’ère quelque part dans la médiocrité. » => Voilà un beau résumé subjectif de ma vie ! C’est exactement comme ça que je me vois, aussi.
      Les moments dans le vide, ce sont les moments où tu déconnectes ? Ca m’arrive très régulièrement, et pareil, depuis que je l’ai lu, je m’en rends compte. Le genre de truc qui rend mon amoureux totalement dubitatif. On s’amuse, on parle et d’un coup, il a plus personne en face de lui. Il finit par me laisser dans ma contemplation, et je peux rester comme ça, prostrée, pendant une heure, peut-être ! Mais je ne dirais pas que je ne pense à rien. Il se passe des choses à l’intérieur de moi, quand-même !

  7. Ornella Répondre

    Bah, tu sais quoi, ton article a repoussé la limite de ma curiosité et je cherche moi aussi à avoir la réponse depuis toujours. Je viens de faire le pré-test pour savoir s’il était malin que je m’inscrive à une séance de vrai test. Et j’ai fait un excellent score… La prochaine session à Paris du 20 décembre est bouclée malheureusement. Donc je la passerai en janvier.

    En tout cas, ne sois pas honteuse ni rien. On sait que ce n’est pas de la prétention de ta part.

    1. Rozie Répondre

      Je n’ai pas eu un score excellent au pré-test. Mais assez bon pour qu’ils m’incitent à passer le vrai test quand-même.

      Tu me tiendras au courant de ce qu’il en est pour toi ? Plus j’en parle, plus je me rends compte que je suis entourée de personnes concernées, c’est dingue. Peut-être juste une vue de l’esprit, comme quand tu veux un enfant et que tu ne croises que des femmes enceintes, mais bon, ça fait un drôle d’effet quand-même !

  8. Violet Répondre

    C’est la première fois que je commente ici. Ma situation personnelle est différente de la tienne : mon parcours scolaire a nécessité à un moment un test de QI qui m’a permis d’intégrer un établissement avec des classes spécialement pour « zèbres ». Et malgré tout, il m’a fallu attendre mes 25 ans pour réellement y croire et me sentir légitime. Et ce sentiment de légitimité après lectures d’ouvrages spécialisés, cette reconnaissance de soi, ces émotions qui bouleversent… J’ai connu.
    Je fais moi-même partie de Mensa depuis quelques années (un besoin, à un moment de ma vie, de reconnaître « officiellement » cette partie de moi). Je n’ai pas passé leur test par contre (quand on a déjà fait un test de QI, on peut intégrer l’association « sur dossier »). Je rejoins Elisa et son commentaire : j’ai (pour ma part, je ne veux pas généraliser non plus) été assez déçue du côté « fermé » et élitiste de l’association. Certains y trouvent sûrement leur compte malgré tout. Je ne suis pas certaine, moi, d’y rester encore très longtemps.
    Mais peu importe que tu décides d’y adhérer par la suite (il n’y a pas d’obligation ni d’engagement à long terme ^^), je te conseillerais de passer les tests. Si tu as fait la démarche de t’y inscrire, c’est que quelque part tu as besoin de cette réponse-là, non ? Cela permet de ne plus rester dans le flou, on a la « confirmation » quelque part.
    Même si, comme tu le soulignes, être zèbre, c’est bien plus qu’un nombre sur une échelle.

    Bonne continuation en tout cas. De mon côté, la réflexion continue à un autre niveau : je n’ai aucun doute sur la « zébritude » de mon compagnon (même s’il n’a jamais voulu passer de tests)… mais surtout on commence sérieusement à s’interroger sur celle de notre fils (ça me rappelle que quand il était âgé de huit mois, nous étions justement allés en famille à une réunion Mensa – là-bas, une maman que nous ne connaissions pas est venue nous voir « il est tellement éveillé, ces grands yeux… Il me rappelle ma fille, qui est zèbre ! » ^^). Et quand j’anticipe toutes les difficultés que cela peut soulever pour lui dans le futur… J’avoue que j’appréhende un peu ^^. Mais je me dis qu’en étant passé par là, on sera à même de le soutenir et de le guider.
    (ça me permet de confirmer la dimension « légitimité familiale » à laquelle tu fais allusion)

    (ce commentaire part dans tous les sens, désolée)

    1. Rozie Répondre

      Bonjour Violet, ravie de te lire 🙂 !

      Merci pour ton partage ! Oui, je m’y suis inscrite pour ne pas rester dans le flou, avoir une certaine légitimité pour en parler, sinon les gens se disent « Ouais, elle a aucune preuve celle-là, encore une qui se prend pour Dieu. » Tu vois …

      Je voulais y aller pour ça, et surtout pour ma famille. Dans ces bouquins, je me suis reconnue moi, mais j’ai aussi clairement reconnu ma soeur, et mon père (si je suis concernée, je mets ma main à couper qu’eux aussi !!). Je ne sais pas si je dois leur en parler. Ni comment le faire. Avoir un papier qui dit que c’est sérieux, j’ai l’impression (peut-être erronée) que ça m’aiderait, et que ça les aiderait eux à y penser. Mais dois-je leur imposer ce grand bouleversement ?
      => En fait, je le ferai si je suis sûre d’avoir raison et de ne pas les induire en erreur. Du coup, à la fin, j’avais plus l’impression de faire ça pour eux que pour moi, et je me demandais si c’était bien utile. Après, ça ne changera rien à ma vie, est-ce que ça en vaut la peine ? Ne devrais-je pas tout simplement faire ma vie comme avant, quand je n’avais pas connaissance de ce sujet ?

      Je comprends que tu appréhendes cela pour ton enfant. Mais ça doit être rassurant de savoir dès le départ « ce qu’on a », et d’avoir des personnes pour être guidées.

      1. Violet Répondre

        C’est vrai que de savoir change tout… et ne change rien à la fois. Je parle pour ma part, mais la question de légitimité est centrale. Je ne t’ai pas suffisamment lue pour savoir si tu as connu le même genre d’expériences, mais les « tu es susceptible ! », « arrête de te prendre la tête pour ça ! », « lâche prise, c’est comme ça », « tu es trop sensible ! »… J’en ai « bouffé » si tu me pardonnes l’expression. On grandit en se dévalorisant, en se disant qu’on n’est pas normale, que ce n’est pas normal d’être aussi sensible à ce qui nous entoure, à la justice, aux remarques des gens. Le jour où j’ai compris pourquoi je réagissais pourquoi, j’ai été très en colère contre le monde entier. Je trouvais enfin une explication, et une explication « acceptable » qui plus est. Beaucoup de gens entrent d’ailleurs à Mensa dans cet état d’esprit, après des années d’échecs scolaires, professionnels, relationnels, sentimentaux. Ils se sentent comme des moins que rien et c’est l’injustice totale de découvrir qu’en réalité ils sont « doués »/zèbres. C’est assez violent à concevoir.
        Bref, tout ça pour dire : peu importe ce que tu ferais du résultat ou de l’information après… A partir du moment où ça t’aide à être en paix avec toi-même, c’est important de savoir je trouve. Parce que, qu’on le veuille ou non, qu’on l’expose ou non, ça nous définit. Ca ne veut pas dire qu’on en parle autour de nous. Mais quel soulagement (et quelle bienveillance envers soi-même !) que d’enfin comprendre ses propres réactions, dans un monde où l’on dévie de la norme. (mais ce n’est que mon point de vue ^^)

        En ce qui concerne la famille… Il y a souvent des familles de zèbres, oui :-). C’est justement quand j’ai compris, que j’ai compris au passage que ma mère l’était aussi. Ma soeur ne l’accepte pas trop pour l’instant, mais là encore, il y a trop de points communs. C’est délicat d’en parler autour de soi parce qu’on ne sait pas si les gens ont envie de l’entendre. Mais je crois que commencer par parler de soi, en évoquant les pistes d’une dimension familiale, c’est déjà un bon moyen de lancer la conversation !

        Et pour revenir à ta réponse à Elisa : c’est justement pour ces raisons-là que je m’étais inscrite à Mensa, pour rencontrer des gens « comme moi », qui ne me jugeraient pas. Au final, ça n’a pas vraiment été le cas ^^. Ceci dit, j’ai l’impression que même sans savoir, on a tendance à se rapprocher des zèbres que l’on croise. Par « instinct de rayures » ^^.

        1. Rozie Répondre

          Là-dessus, j’ai une expérience complètement différente parce que dès le départ, j’ai été entourée de personnes très sensibles. Pour moi, c’était la norme. Mon père, ma mère, ma soeur, quelques tantes, mes grands-pères …

          A l’école, j’étais bien et, comme je suis une personne silencieuse et très discrète, j’ai vu que les autres étaient durs, qu’ils bafouaient des règles élémentaires (respect, justice, tout ça) mais eux n’ont pas vraiment senti la différence chez moi. Il faut dire aussi que pour éviter les situations qui pouvaient m’embêter (engendrer des pleurs – ça arrivait souvent et je suis devenue fortiche dans l’art de retenir mes larmes ! – ou de grosses colères – là, je gère moins donc j’évite un maximum), j’adoptais la stratégie de la fuite et de l’évitement. C’est comme ça que je me suis retrouvée à jouer avec des enfants de trois ans à chaque récréation alors que j’en avais 10.

          C’est après que ça s’est corsé. J’étais intransigeante sur de nombreuses choses. Trop droite. Au collège, j’ai volé la fumette d’une amie pour la dilapider dans les champs. Au lycée, j’interdisais à mes amis de dire des gros mots (j’étais folle !), j’étais hyper-stricte, violente … Plus tard, j’ai fait une crise à mon amoureux parce qu’il avait récupéré un billet de 50 euros au travail.
          => Je ne supportais plus rien. Le monde ne filait pas droit, même les gens que j’aimais ne respectaient rien, ça me rendait folle. Je me prenais de plus en plus de réflexions.

          L’arrivée dans l’âge adulte a fini de m’achever et c’est vraiment là que je me suis dit : OK, t’es pas normale, t’as un gros problème. Des gens me disaient tous les jours que je me prenais trop la tête, qu’on s’en foutait de tous ces détails (qui n’en étaient pas !!!), que j’étais trop perfectionniste, que je vivais dans une bulle déconnectée de la réalité. La phrase qui m’a le plus marquée et qu’on m’a martelée : « Grandis un peu ». « T’es plus une gamine, arrête de pleurnicher. » Ca me mettait dans une grande détresse. J’ai vraiment fini par penser que je n’étais qu’une niaise pleurnicharde.

          Ajoutes à ça mes difficultés sociales dont j’avais déjà parfaitement conscience, le fait que le monde du travail me brise, me pèse, m’épuise, et que ma première expérience amoureuse aie été d’une rare violence (isolée, je pensais que c’était la norme, alors) … J’avais mal tout le temps.

          Alors, quand cette piste est parvenue jusqu’à moi … Je n’ai pas été en colère. Depuis 4 ans, je vivais une très belle vie et je ne souffrais plus de rien, ou presque. Mais ça m’a démontée.

          Je n’ai plus à me « surveiller ». Je peux me laisser aller. Depuis, je pleure cent fois plus qu’avant puisque je ne retiens plus mes larmes, de joie, de colère ou de tristesse. J’arrête de me forcer. Je me laisse totalement être.

          S’il s’avère finalement que je ne suis pas concernée, ça m’aura de toute façon permis de me libérer et ça, ça n’a pas de prix !

          Pour la famille, oui, c’est bien comme ça que je compte l’amorcer. « Je suis ça, il est fort probable que ce soit héréditaire et que certains d’entre vous soient concernés … » Leur expliquer les détails et voir si ça trouve échos en eux.

  9. Elisa Répondre

    J’ai lu tout l’article et je voulais te prévenir quand même d’une chose. Mensa est fort élitiste. Ils sont, essentiellement, focalisés QI et la douance, c’est ce fameux QI, certes, mais surtout, une façon particulière de fonctionner (hypersensibilité, sentiment de décalage, etc) et d’être au monde. Cela ne se réduit pas simplement au chiffre 130+. Avec ça, je ne te dis pas de ne pas passer le test chez eux?, pas du tout, car si tu es dans les 130+, tu seras quand même fixée sur ce point mais il ne faut pas trop en attendre non plus. Voilà, bon week-end à toi.

    1. Rozie Répondre

      Je suis tout à fait d’accord avec toi Elisa. Je ne compte pas intégrer Mensa après les tests, s’ils s’avèrent positifs. Je ne sais pas comment ils fonctionnent, à vrai dire, donc pas de jugement. Mais ce n’est pas mon but d’intégrer un groupe de cette façon-là. Il y a quelque chose qui me dérange dans le procédé, et en même temps, je comprends son importance.

      J’aimerais, par contre, trouver des gens, des amis avec lesquels je pourrais parler, des gens qui me comprendraient vraiment, qui capteraient ce que je veux vraiment dire. Qui se rendraient compte de l’intensité de mes ressentis et qui seraient capables de les partager. J’avais mon père. J’ai deux amies aussi, avec lesquelles j’ai l’impression qu’elles captent tout sans que je n’aie rien à dire. C’est très agréable, mais je les vois peu.

      Bon week-end à toi Elisa, j’espère que tu vas bien !

  10. Sweetie Julie Répondre

    Ma connaissance du terme « zèbre » est limitée, c’est bien la première fois que je lis ce mot utilisé de cette façon. J’ai fait quelques recherches, parcouru quelques citations d’un ouvrage… que je pense me procurer pour lire à mon tour. Je reste parfois dans l’ombre après la lecture de tes articles mais je dois bien avouer m’être reconnue tellement de fois dans tes pensées, ton mode de fonctionnement, ta sensibilité, ton empathie…

    Ayant lu tes différents articles, et sentant bien comme c’est important pour toi de trouver la paix avec toi-même, je ne peux que te souhaiter d’aller à ce test. Quel que soit le résultat émis, il sera bon pour toi d’y aller. Je t’envoie du courage, et de l’amour !

    1. Rozie Répondre

      Merci beaucoup Julie !

      Je sens beaucoup d’amour à travers tes mots, ça me touche !

      Tu me diras ce que tu en as pensé ? Je suis curieuse. Tu as peut-être raison, ça m’apportera la « paix », je pourrais passer à autre chose en intégrant ça, ou pas, dans les couleurs que j’ai pour me définir.

      Je te souhaite un beau dimanche sous la neige, jolie Julie !

  11. Myriametre Répondre

    Bah moi j’ai trop envie que tu passes ce test. C’est plus un désir personnel qu’un conseil ceci dit.
    Ce ne sera que des cases à cocher (et peut-être ton nom à écrire en haut d’une feuille). Je ne comprends pas : pourquoi n’es-tu pas certaine de vouloir y aller ? Qu’est-ce qui te repousse dans ce test ?

    1. Rozie Répondre

      Il n’y a rien qui me repousse vraiment. C’est simplement que .. La motivation, l’envie, n’est pas là. Etrange, non ?

      Je me suis demandée si je n’avais pas peur, si je ne tentais pas de fuir une réponse positive ou négative et puis .. Rien, je n’ai pas peur, je n’essaie pas de m’échapper ou de me soustraire comme je pu le faire dans d’autres cas. On dirait que ça me barbe un peu, comme si une rébellion montait en moi et disait : « Pourquoi tu irais ? Pour qui tu le fais ? On s’en fout, non ? »

      Du coup, je suis partagée, indécise. Entre l’importance d’avoir une réponse et cette part de moi qui n’a pas du tout envie de se bouger pour ça. C’est quand-même important l’envie. Pourquoi n’en ai-je plus envie ?

      Peu importe, samedi, la séance a été annulée et déplacée à Marseille (le local à Aix a brûlé, apparemment). Marseille est hors limites pour moi (temps, budget accordé, autres contraintes), donc je suis en attente d’une autre session sur Aix. Sans doute courant février/mars.

  12. zenopia Répondre

    Je connais bien un zèbre… c’est loin d’être simple pour lui.
    Gros bisous <3

    1. Rozie Répondre

      Je crois savoir à qui tu fais allusion. J’ai lu :).

      Des bisous Cécile, passe un beau week-end !

  13. marie kléber Répondre

    Je comprends quand tu écris que tu te sens libérée. C’est important de mettre des mots même si ce n’est pas toujours facile. J’avais rencontré un homme « zèbre » l’année dernière. J’avoue j’avais eu du mal à le suivre quand il m’avait expliqué. Avec le recul, ça colle tout à fait avec ce que tu décris Rozie.
    Je n’ai pas de conseil à te donner mais écoutes toi, fais ce qui te semble le mieux pour toi pour le moment.
    Je t’embrasse

    1. Rozie Répondre

      C’est important de mettre des mots, et en même temps, ça peut cloisonner, étiqueter. Je nage un peu entre les deux, je n’ai pas tellement envie de ça prenne beaucoup d’importance. Alors même qu’obligatoirement, ça remet tout en question.

      Ca m’emmerde un peu, en fait, cette histoire ! Je ne sais pas bien quoi en faire …

      Effectivement, il y a de nombreuses choses qui collent. Advienne que pourra.

      Au fait Marie, tu as reçu mon mail ? Je n’ai pas reçu de réponse donc je me demande.

      Je t’embrasse !

      1. marie kléber Répondre

        Rozie,

        Pour info je n’ai pas reçu ton mail…

        1. Rozie Répondre

          Ok Marie !

          Bon, je ne le retrouve pas .. Je réitère dès que possible.

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