Végétarienne ?

Pas de chance, je suis née dans une famille de viandards. A la maison, la viande était présente à tous les repas, immanquablement. Et je ne parle pas de poulet ! Je parle de viandes rouges, de plats en sauces. De boeuf, de porc, d’agneau, de veau, de lapin, de chevreuil, et de sanglier. Je parle de langue, d’abats, de boudin, de crêtes (de coq, si si), de cervelle, de vessie et d’absolument tout ce que se mange sur une carcasse. TOUT.

Autant vous le dire, j’ai vécu l’enfer. Chaque repas était pour moi l’occasion d’une torture terrible. Si, à la cantine, je pouvais m’opposer à avaler ces morceaux de chair, à la maison, j’étais condamnée. Au bagne. D’aussi loin que je me souvienne, manger de la viande rouge m’a toujours profondément dérangée. Il m’arrivait de garder le même morceau en bouche des demi-heures entières, incapable que j’étais de les avaler.

Je subissais des engueulées de haute voltige. Mon père, carnassier né, battait du poing sur la table pour que le muscle passe de mon assiette à mon estomac. Il grondait, et je retenais mes larmes, luttant de toutes mes forces contre cette réaction de dégoût qu’avait mon corps : vomir. Rejeter. Recracher. Lui voyait dans mes refus un affront, un manque terrible de respect face à ces mets de qualité au prix impossible. « C’est pour ta santé ! » Je dois bien lui reconnaître ça, on mangeait vraiment des viandes exceptionnelles. Que je n’arrivais pas à apprécier.

A force d’exercice et de compromis, j’y suis parvenue. Mes parents avaient pris l’habitude de perdre quinze minutes à chaque repas pour me décortiquer les morceaux. Sans gras. Sans nerfs. Sans veines apparentes. Sans os. Sans sang dans l’assiette. Sans rien qui soit susceptible de me rappeler que mon repas venait d’un être vivant. A l’époque, je n’avais pourtant pas une conscience aiguë de la chose. C’était naturel. Je ne POUVAIS PAS m’y résoudre. On avait alors adopté cette stratégie qui bernait à peu près mon esprit.

Mes parents ont essayé à plusieurs reprises de me faire manger des parties que je refusais en me mentant. Croyaient-ils vraiment que je n’allais pas remarquer qu’ils me faisaient avaler des organes plutôt que des muscles ? Foie, reins, coeur, poumons … J’en devenais folle. J’étais prise de crises d’angoisse. Je pleurais tout mon soûl. Et surtout, j’étais en colère. Je leur en voulais de marcher aussi impunément sur mes choix.

Je n’ai pas attendu d’avoir dix ans pour savoir ce que je voulais. Gamine ou pas, cette sensation qu’on ne me respectait pas faisait pousser en moi une haine sourde. Avoir le droit de ne plus manger de viande, c’était le combat de ma vie.

L’hématophobie survenue durant mon adolescence n’a rien a arrangé. En moins de tant qu’il ne fallait pour le dire, j’étais devenue incapable ne serait-ce que de voir un morceau de viande. Le fricassée que je mangeais sans trop d’effort me donnait des sueurs froides. Le poulet entier posé sur la table faisait briller mes yeux. J’usais de stratège pour ne pas être installée face à la bête. Des os dépouillés dans mon assiette et je n’y touchais plus …

Il me semblait que tout mon être me criait de m’enfuir. Je devais devenir végétarienne, c’était une question de survie.

Aujourd’hui, je suis toujours incapable d’apprécier la viande rouge. Peu importe l’espèce, je n’y arrive pas. Il n’y a guère qu’un carpaccio fin qui pourrait me faire plaisir, en termes de goût. J’apprécie cependant les viandes « blanches ». Poulet, canard, canette, pigeon, lapin .. J’en mange rarement, mais ça ne me déplaît pas. J’apprécie aussi la charcuterie. Jambon cru et saucisson ont longtemps fait partie de ma liste de courses.

Et, bien sûr, j’arrive à manger sans difficulté les viandes transformées : saucisses, nuggets … etc.

Dans la vie de tous les jours, je ne mange pas de viande du tout. Zéro. Vous ne trouverez même pas une boite de lardons dans mon réfrigérateur ! Je n’en avale que lorsque je suis invitée, ce qui arrive (hélas ?) souvent. Je vis toujours ces moments comme une honte. Je culpabilise. Souvenir d’enfance, c’est cadeau ! La trouille d’être grondée est toujours là, la peur d’être jugée plus encore. Quant à celle de décevoir …

Ne pas arriver à refuser la côtelette fumante que me tend mon beau-père, puis me confondre en excuse en en gaspillant plus des trois quarts … Refuser la viande du plat principal et entendre les autres s’écrier, horrifiés : « Mais tu ne vas rien manger ! » Passer un pacte tacite avec l’amoureux, qui consiste à accepter la viande qu’on me tend pour ne pas perturber l’hôte, puis discrètement la lui donner quand il a terminé sa part. Et chez mes parents, accepter un micro-morceau, le manger, et répondre que oui, c’était bon, à mon père qui, plein de bonne volonté, me demande ce que j’en ai pensé …

J’en ai marre !

J’en ai marre mais je ne sais pas comment faire. Plus j’avance, plus je souhaite devenir VRAIMENT végétarienne. Après tout, je le suis, dans la vie de tous les jours. Le relais de vidéos choc sur les internets me torture. Je suis née comme ça. Sensible à ces choses-là. Choquée par la viande froide sur les étals, devant lesquels les hommes, comme des loups, se lèchent les babines.

J’arrive, petit à petit, à dire non. Comme je n’ai pas envie qu’on me colle une étiquette, je dis que je n’aime pas la viande. Je parle de mes difficultés et de ma sensibilité, plutôt que de sortir la carte du végétarisme et du militantisme. Je les garde pour moi. Trois membres de ma famille ont fait ce choix. Tous sont épuisés par les remarques incessantes de ces autres qui pointent du doigt leurs contradictions, comme si eux étaient parfaits dans chacune de leurs convictions ! Je n’ai pas envie de vivre ça. Et encore moins l’envie de me battre encore contre mon père.

Les repas de famille sont des moments conviviaux, je refuse qu’ils deviennent une lutte. Alors ce week-end, nous invitons notre famille et nous passons par la boucherie. Je considère pour l’instant que je n’ai pas à leur imposer mon régime alimentaire.

A Paris, j’ai mangé d’excellents sushis. J’adore le poisson, je serai capable d’en manger n’importe quand. Mais malgré mon appétit et mon envie, je n’ai pas pu m’empêcher de penser au fait que j’avalais de la chair fraîche, issu d’un animal. J’ai failli en recracher quelques bouchées, comme quand j’étais petite. Ma tête a compris que le poisson n’est pas un cas à part.

Aujourd’hui, mes yeux se sont posés sur les composants de mon dessert. Gélatine bovine. Ca m’a fait quelque chose. Ca m’a rebutée.

Il n’y a plus que les oeufs dont j’arrive à me régaler sans qu’aucune pensée de ce genre ne m’envahisse. Parce qu’ils sont bio. Parce qu’ils viennent de poules que je vois tous les jours, et qui, je crois, sont heureuses. En plein air. On ne tue pas les vieilles. On ne mange pas les jeunes. On ne sélectionne pas les poussins femelles. On ne les enferme pas. On leur vole « juste » les oeufs qu’elles cachent un peu partout sur le grand terrain. Ma conscience le tolère encore. Pour combien de temps ?

Une chose est sûre, je serai bien incapable de revenir en arrière, et je tends de plus en plus, « malgré moi », au végétalisme. Je dis « malgré moi » car c’est une opération qui s’opère sans réelle prise de décision de ma part, naturellement. Je me demande comment je vais faire, en communauté, pour vivre et assumer pleinement mon régime alimentaire. Quelque chose me dit que ça ne sera pas simple …

Evidemment, je ne considère pas mal les autres régimes alimentaires. J’aimerais qu’on respecte le mien comme je respecte celui des autres. Qu’on ne m’impose rien comme je n’impose rien, même à ceux qui viennent se nourrir chez moi. Et vous, ressentez-vous ces sentiments face à vos assiettes ? Etes-vous à l’aise avec vos « choix » alimentaires ?


32 thoughts on “Végétarienne ?

  1. Julie Répondre

    Comme toi, je ne considère pas mal le régime alimentaire incluant des protéines animales. Comme toi, il n’y en a pas chez moi. Je devrais même dire qu’il n’y en a plus. C’est une longue évolution, qui a commencé après avoir quitté la maison de mes parents : j’ai peu à peu supprimé la viande rouge, puis est venu le tour de la viande blanche, et ensuite la charcuterie. Et j’ai réalisé que même le poisson je ne souhaitais pas en avoir à la maison, pas même des crevettes roses que j’adorais pourtant cuisiné au curry. Et je trouve des substituts aux oeufs que je mange également de moins en moins.

    Pourquoi ? Je ne suis pas une végétarienne ni une vegetalienne, ni une vegan engagée… A part dans mon assiette, je ne fais rien pour vraiment protéger les animaux : je ne rends pas à des manifs, je ne fais la morale à personne, et je n’impose pas mes choix. C’est juste que j’en suis venue à respecter la vie dans sa globalité, et manger des éléments provenant d’êtres vivants, avec toutes les céréales que nous produisons, les autres sources de produits laitiers et de protéines, je trouve dommage de se forcer alors que le corps dit stop, non, je refuse !

    Tes parents essayant de camoufler les organes, ça me fait penser à ma mère essayant de me faire manger du foie et des rognons une fois… elle m’a menti en me disant que c’était tout autre chose et rien que l’odeur m’a donné envie de vomir. Elle ne se souvient pas, ma famille n’a pas la même sensibilité que moi sur la question – bien que ma mère ne se voit pas manger du cheval puisqu’elle adore cet animal ! – mais ils peuvent pas me mentir, ni me forcer. Quand ils viennent, je les invite à découvrir comment je m’alimente, ma cuisine si différente de la leur et pourtant ils se régalent parfois de mes plats sans produit animalier – mais ils ne l’avouent qu’à demi-mots…
    Quand je vais les voir, c’est autre chose. D’abord je ne dis rien, je ressens presque du plaisir à manger un bon morceau de viande rouge – bon parce que mon père l’a préparé, fait cuire sur le grill, avec des herbes, et l’accompagne de petites pommes de terres, de légumes fondants – d’un gigot que ma grand-mère a cuisiné exprès parce que « pour une fois, Julie est là avec nous ! ». J’apprécie l’attention, mais je crois que j’apprécierais que l’attention soit portée en fonction de mes choix alimentaires que je ne cache plus mais que certainement je ne revendique pas assez. Parce qu’encore une fois, comme toi, je ne veux pas me battre avec eux. Parfois, je ressens juste une certaine frustration et plus tard, je sais que je paierais le prix de ce que j’appelle ma gentillesse et ma capacité à m’effacer : migraines, difficultés à digérer, fatigue, douleurs à l’estomac et je passe les détails les moins glamours…

    C’est un sujet délicat, et je crois que je pourrais écrire un commentaire très long si je ne m’arrêtais pas là…
    Je te souhaite du courage face à cette différence que les familles ont tendance à minimiser… surtout, ne regrette pas ton choix, assume-le pleinement (je te dis ça et en même temps, je me le répète sans cesse, c’est toujours un peu stressant quand je reçois de la famille et que je les invite à ne pas manger de viande pendant quelques jours…). Et peut-être qu’un jour, ils nous comprendront un peu mieux, ou au moins accepteront que nous puissions nous alimenter autrement.

    Je t’embrasse !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci Julie pour ton long partage !

      Oui, c’est toujours stressant d’accueillir sans offrir ce que les autres attendent dans leurs assiettes. Pourtant, on sait bien qu’on mange bien. Mais c’est le choc des cultures, des goûts, des textures.

      Ca vient aussi du fait que la génération de nos parents se posaient sans doute moins la question. Je trouve que notre génération remet absolument tout en question pour démêler le bien/bon du reste. Nos parents, eux, avaient simplement tendance à suivre ce qu’on leur a inculqué. Pour la viande et pour le reste. Du moins, c’est un peu comme ça que je le ressens.

      C’est pareil pour le BIO. On se prend la tête en famille pour ça. Ils sont tous d’accord pour dire qu’un produit sans pesticides et fait « naturellement » c’est mieux, mais ça les fait hurler que je n’achète que du bio. Je ne comprends pas toujours …

      Quant à ma démarché Zéro Déchet … Ca les fait rire. Pour eux, je suis « l’originale », celle qui fait exprès de ne rien faire comme tout le monde. Là aussi, ils sont d’accord pour dire que les déchets c’est monstrueux, mais ils rient quand j’utilise des alternatives aux dits déchets. Quand ils viennent chez moi, j’achète quand-même du gel douche en bouteille et ce genre de choses. Pour ne pas leur imposer des habitudes qu’ils ne comprennent pas.

      Moi aussi j’ai des problèmes de digestion quand je mange de la viande, et – pire que tout – quand j’ingère du lait de vache. Comme si mon corps ne pouvait plus se réhabituer, alors que j’en ai bu longtemps (et pas seulement petite !).

      L’épisode du cheval, ça me fait penser à mon père, absolument scandalisé qu’en Chine, on mange du chien, qu’on les tue sauvagement, qu’on leur enlève la peau et qu’on les embroche. En fait, je ne saisis pas la différence d’avec ce qu’on fait dans les pays occidentaux. Pour moi, il n’y a en aucune. Mais quand je le dis, ça passe mal … !

      J’espère qu’un jour on sera compris. Et je pense que ce sera le cas. J’ai d’ailleurs entendu récemment un philosophe discourir sur le sujet. Tout était très sensé et il disait que bientôt, le végétarisme sera une évidence. Il faudrait que je le retrouve. J’ai aussi entendu une autre personne qui explique qu’une révolution passe toujours par trois stades : 1. Ridicule. 2. Dangereux. 3. Evident.

      Je ne veux convertir personne, je respecte toutes les formes d’alimentation. Mais je pense néanmoins que la prise de conscience massive amène à une révolution alimentaire. Elle se fait doucement, mais elle se fait.

  2. Ornella Répondre

    Je te comprends. Moi aussi je suis emprisonnée par la peur de décevoir mes parents qui me font de bons plats quand j’arrive à base de viande ou de poisson parce que c’est vrai, je n’ai pas les moyens de me payer des victuailles si chères. Et contrairement moi, je suis une grande carnivore, j’adore la viande, le sang, le cru, le poisson, j’adore, depuis toujours. Mais ma conscience et mon amour des êtres vivants, et mon anéantissement devant les élevages d’êtres qu’on fait pousser pour les tuer, ça me débecte et c’est pour ça que je me rapproche du végétarisme. Mais en douceur, je ne suis pas encore prête à faire le grand saut. Je t’embrasse

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Il y a de ça aussi. Mes parents nous font constamment une bonne viande ou un bon poisson parce qu’ils pensent qu’au quotidien, on ne se le permet pas. Ce qui est vrai, mais pas pour les raisons qu’ils s’imaginent.
      En plus, ils voient mon amoureux s’en régaler et se resservir à chaque fois, ce qui ne m’aide pas. Je passe pour celle qui prive son homme de manger correctement alors qu’on a deux régimes alimentaires différents au quotidien, et qu’il fait bien comme il veut. S’il n’achète pas de viande, c’est parce qu’il n’en a pas envie au quotidien, c’est tout …

      Il faut changer à son rythme. Et j’imagine bien toute la difficulté de la chose quand on aime ça, manger de la viande. Là, c’est un vrai choix. Moi, c’est quelque chose que mon corps m’impose de toute façon depuis toujours, c’est plus simple !

  3. Charlotte Répondre

    Bonjour Rozie,
    J’ai été vraiment touchée à la lecture de ton article. Je suis complètement végétalienne depuis plusieurs années et mon entourage a fini par s’y faire. Je n’ai pas expliqué. J’ai juste agi : prévenu à l’avance (« Ok, je viens souper chez toi, par contre il y a plein de choses que je ne mange plus ; si ça t’ennuie, et si tu veux, je peux apporter un plat à partager, ça me fera vraiment plaisir »), invité chez moi (« c’est moi qui cuisine. oui oui, tu peux apporter quelque chose. Euh… Le vin ? »), fait découvrir (« Ok, je suis partante pour un resto. Et si on se faisait un resto asiatique ? Il y a des plats végétaux là-bas ») et expliqué, seulement lorsque quelqu’un de vraiment intéressé par le fond de la question me demandait. J’ai appris à éviter de répondre aux questions qui n’avaient d’autres buts que la provocation, entraîné mon sourire à rester doux devant même les pires insultes ou commentaires désobligeants, maîtrisé les réorientations de conversations quand ça commençait à sentir le roussi. Et peu m’importait, au fond. Oui, ça m’énervait au fond de moi, mais pas pour longtemps, parce que rapidement reprenait le dessus la sensation que je faisais ce avec quoi j’étais en accord.
    Pour l’invitation à manger chez toi, il y a des plats que tu peux faire qui ressemblent à des plats non-végé, et il y a même de grandes chances pour qu’à la dégustation personne ne s’en rende compte. Ce qui permet, après coup, d’amorcer la discussion. Souvent, les gens qui nous aiment réagissent un peu violemment par peur qu’on manque de quelque chose. Leur montrer que oui, on mange à notre faim et que oui, c’est super bon, rassure et permet de se parler en-dehors de ces considérations. N’hésite pas si tu as besoin. 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci pour ton partage d’expérience, très enrichissant.

      Faire ce avec quoi on est en accord, c’est essentiel, primordial. Et ça vaut toutes les batailles du monde, je le sais bien (je n’en suis mal/heureusement pas à mon premier cheval de bataille !). Mais j’avoue être éreintée par avance du combat à mener.

      Je sais que mon père réagit violemment parce qu’il a peur pour moi, mais pas que. Il réagit aussi comme ça parce que je remets en cause une grosse par de son éducation et de celle qu’il m’a donné. Il a l’impression que je lui dis « Tu me nourris mal depuis toujours. » Ce que je ne fais évidemment pas. Sur ce sujet en particulier, il entre en confrontation directe avec moi. C’est quelque chose qui le touche bien au delà de la simple alimentation.

      Pour les restos, je n’ai pas encore eu à me poser la question. Pour les invitations, je ne dis rien pour l’instant. Je m’en sors en mangeant les accompagnements et ça va. Un pas après l’autre !

  4. Pétale Répondre

    Bonjour Rozie,

    Je mange de tout.
    Je pense que comme tu le dis tant que tu n’obliges personne à faire comme toi (quoique tu fasses exceptés crimes) et que tu ne juges pas ceux qui ne font pas comme toi (quoiqu’ils fassent exceptés crimes), il n’y a aucun problème.

    Je n’apprécie pas les veines et le sang(sang et veines me dégoutent car c’est des veines quoi et j’aime avoir l’impression de manger des trucs « propres » mais surtout je trouve ça moche et je considère les animaux comme « sales » (et le sang et les veines comme « sales » car se trouvant à l’intérieur de leur corps surtout que ce n’est pas mon corps et/ donc tout ce qui n’est pas moi je le considère comme sale ) et car on se lave les mains avant de manger si en général les gens je pense (moi je le fais mon entourage aussi)/on les a touchés (j’ai un problème avec les trucs que je trouvent moches, ça me dégoute) et le gras dans la viande et les morceaux durs (c’est dur à bouffer et je m’étouffe un peu avec comme pour la peau des tomates et celle des pommes et ça a un goût bof en général je trouve).

    Je vais passer pour une personne horrible, mais voir qu’il y a des substances animales dans la nourriture ne me dérange pas. Je ne traque pas les traces animales dans les produits que j’utilise mais /et : Par contre par souci de propreté je n’ai pas de crème pour visage et autres et de truc pour me laver contenant de l’animal, car sinon je ne pourrais pas les utiliser sinon je serai « sale » car je considère les animaux comme « sales (car je me lave les mains après les avoir touchés surtout avant de manger par exemple et mon entourage aussi).

    Par rapport au « végétarianisme » / « végétalisme » (je ne sais pas on dit ça comme ça), en ce moment j’ai l’impression que ce sont des choses « à la mode » chez quelques personnes comme le bio est « à la mode » chez certaines personnes en ce moment ainsi que le fait de ne pas acheter de produits peu importe lesquels contenant des substances animales qui est à la mode chez certaines personnes .

    Je suis d’avis que la souffrance animale doit être évitée le plus possible (les animaux devraient être de manière à ce qu’ils souffrent le moins possible) ,et/ mais que les animaux tuent (ils sont parfois moins « barbares » que les êtres humains, cela dit il me semble que les pumas tuent parfois des moutons pour boire leur sang et ne les mangent pas après).

    Je pense aussi que certaines personnes choisissent ce qu’ils consomment par envie ou , et conviction et ou d’autres par dégout de la viande par exemple et ne veulent pas « convertir » les autres ni les juger, mais certains -peu nombreux je pense- jugent et veulent « convertir » les autres (ce avec quoi je ne suis pas d’accord, on ne peut pas forcer qqun à faire qqch ou à manger ou à ne pas manger qqch).
    D’autres encore le font par « effet de mode » (ce que je trouve assez « étrange », moi qui ai tendance à ne pas suivre les « effets de modes » car je n’y arrive pas(avant je croyais que je voulais suivre la mode-y a deux ans-, mais en fait non et je veux faire ce que je veux le plus possible et quand c’est possible).

    Bises.

    Pétale

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Bonjour Pétale !

      C’est très étonnant de considérer les animaux comme sales ! Enfin, pour moi :). Je suis du genre « nature peinture ». Je ne me lave pas spécialement les mains après avoir touché un animal (ou quoi que ce soit d’autre, d’ailleurs) sauf s’il m’a bavé dessus ^^. Un aliment qui est tombé par terre, ça ne m’empêchera pas de le manger quand-même. J’ai plutôt tendance à penser que plus on se protège, plus on est vulnérable.

      Mais je me lave les mains avant chaque repas, évidemment. Après mes pauses pipi, évidemment aussi ^^ ! Et quand je me blesse ou que je soigne quelqu’un. Ou que je cuisine. Bref, on a compris ^^.

      Oui, le végé/vegan, c’est clairement à la mode. Disons qu’il y a une grosse prise de conscience globale ces derniers temps, avec les vidéos et articles chocs qui sortent sur l’industrie alimentaire. Ca dégoute pas mal de monde. Certains le font par mode et c’est bien dommage. D’autres par gout. D’autres par conscience. D’autres pour des raisons « physiques » digestives.

      Je suis d’accord, la souffrance animale doit être évitée au maximum …

  5. Marie Répondre

    Moi non plus, je n’ai jamais aimé la viande et les repas du dimanche midi ont longtemps été une torture à cause de ça. Je me force de moins en moins, ceci dit. Le truc bizarre c’est que je ne suis pas du tout dégoûtée par le poisson. Même entier dans mon assiette, ça ne me fait ni chaud ni froid! Par contre, la viande, en dehors des blancs de volaille et du boeuf haché, beurk, beurk, beurk !!! 😊

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Moi non plus je n’ai jamais été dégoutée par le poisson ! Petite, j’adorais même le pêcher, quand j’y repense … !
      Parce que dans notre inconscient, le poisson, ce n’est pas vraiment un animal, ce n’est pas une viande. Comme on ne lit rien dans leurs yeux et que leurs comportements et leurs milieux sont éloignés des nôtres, on se rend moins compte de leur sensibilité. Qui existe, pourtant.

      Je m’en suis rendue compte il y a peu. D’où ma réaction de dégoût face aux sushis qu’avant j’engloutissais avec un plaisir énorme !

  6. Cyan Répondre

    Je trouve ton récit horrible, j’imagine l’enfer des repas… J’ai connu les « mange ta viande » et autres « il y a des enfants qui meurent de faim’ » (je n’ai d’ailleurs jamais compris en quoi le fait que je mange ma viande allait empêcher la famine dans les pays pauvres…), mais rien d’aussi violent que ce que tu as subi.
    Je n’ai jamais vraiment aimé la viande, j’en mangeais parce que c’était comme ça dans ma famille… Et, plus tard, parce que je ne savais pas cuisiner et que c’était facile de coller une tranche de jambon dans mon assiette. J’achetais de la viande industrielle sans trop me poser de questions parce que ça ne ressemblait pas à des animaux, sans y prendre plaisir, mais parce que je ne savais pas comment faire autrement…
    Et puis, le déclic a eu lieu, je ne saurais pas dire ni comment, ni quand exactement, mais j’ai SU que je ne pouvais plus continuer comme ça.
    Je suis complètement végétarienne depuis presque 3 ans (avant ça je l’étais chez moi et je mangeais ce qu’on m’offrait quand j’étais chez les autres), végétalienne un jour j’espère. Si mes amis ont compris et respecté mes choix, ça n’a pas été le cas de ma famille. Au début les repas de famille étaient un calvaire: « c’est insultant pour la personne qui a cuisiné », « tu vas avoir des carences/tomber malade », « tu donnes le mauvais exemple aux enfants », « et la carotte, elle souffre pas? », « c’est quoi encore cette lubie? », « tu ne sais plus quoi inventer pour emm… le monde! », etc, etc.
    Ils ne comprennent toujours pas, mais ils sont bien obligés de faire avec. Bizarrement le soutien est venu de là où je ne l’attendais pas: mon père, qui ne jure que par son steack-frites, a mis fin aux débats quand il a vu que je ne cèderais pas en décrétant qu’il fallait respecter mon choix (j’ai failli en tomber de ma chaise ^^). Les autres ont fini par s’y faire , mais ça a pris du temps. Maintenant, à part un ou 2 irréductibles, ils se sont pris au jeu de chercher des plats végétariens à me proposer quand ils m’invitent ou à remplacer un ingrédient carné par un végétal. Et j’offre toujours d’apporter un plat cuisiné par mes soins pour ne pas embarrasser mes hôtes.
    Si j’ai un conseil à te donner, c’est d’affirmer ton choix. C’est ta vie, ton corps, ta décision. Tu n’es plus une enfant impuissante qu’on peut forcer à manger un plat qui lui répugne.
    Bon courage 😉

    1. Rozie & Colibri Répondre

      « Y a des enfants qui meurent de faim » … Effectivement, c’est un argument qui n’a pour moi aucun sens non plus. Le fait de manger ou non de la viande ne changera effectivement rien à la misère du monde. Quant au gaspillage, il n’y en aurait pas si on ne nous forçait pas. Les « avec ce qui reste dans ton assiette, un africain mangerait trois jours », ça m’a toujours profondément énervée. Je finis toujours mes assiettes quand ce qu’il y a dedans ne me dégoute pas. Ce n’est pas un caprice de princesse. Bref …

      Je trouve ça génial que ton père ait décidé de te soutenir. C’est une belle preuve d’amour et d’ouverture d’esprit. Face au « et la carotte, elle ne souffre pas ? » qu’on m’assène à chaque fois, j’ai quelques réponses particulièrement cinglantes et gore. Mais par respect, je me retiens. Parfois, on dit « trop bon, trop con ». Moi je préfère toujours être meilleure que mon prochain, parce que c’est comme ça qu’on donne l’exemple.

  7. The Flonicles Répondre

    J’avais le même problème que toi enfant, mes parents voulaient que je mange de la viande (on était moins ouvert sur la question du végétarisme à l’époque, aujourd’hui je pense qu’ils auraient agi différemment), et ils ont dû me la couper en petits morceaux rapidement ingérables très tard. J’ai toujours mangé ma viande hyper cuite, peut-être comme tu dis pour oublier le côté « cadavre » et faire abstraction de ce que c’était.
    Contrairement à toi j’avais fini par m’habituer à cette injonction à manger de la viande, jusqu’à récemment où j’ai decidé de ne plus manger de chair. Je n’ai pas encore dû faire face à des remarques désobligeantes, mais j’ai déjà preparé mon lot de réponses cinglantes pour celui qui voudrait s’en prendre à mon régime alimentaire (je ne fais chier personne, je n’essaie de l’imposer à personne, je veux juste qu’on me laisse manger ce que je veux). Je vais encore réduire ma conso de produits laitiers, par contre les oeufs viennent des poules chez mes parents qui vivent comme des princesses donc je continue d’en manger. Bon courage dans ton cheminement 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Haha, c’est exactement ça ! La viande extra-cuite pour faire disparaitre la texture « cadavre » … Je connais !

      Je te souhaite de ne jamais avoir à faire face à ces remarques et réactions désobligeantes, sincèrement. Mais tu fais bien de te préparer au cas où, on rencontre toujours des personnes indélicates. Tu as raison, tu n’embêtes personne, tu ne forces personnes, il est donc hors de question qu’on te fasse subir ce que les autres n’aimeraient pas qu’on leur fasse !

      Je souhaite aussi réduire ma conso de produits laitiers. Ils sont déjà moindres, mais je me sers encore de crème fraiche pour les tartes salées, et de gruyère. Un pas après l’autre !

      Merci beaucoup, courage à toi aussi :).

  8. sandy Répondre

    J’ai eu droit aussi quelques mois à des remarques, mais je ne leur ai pas caché, je suis devenue végétarienne et impossible de revenir en arrière, je ne veux plus.
    Du coup, quand on fait des repas en famille je leur fait des supers plats ! La dernière fois c’était une moussaka veggie, j’avais fait deux plats enooormes, ben ils sont partis tous les deux en un rien de temps 😀
    Et maintenant ma mere mange des fois veggie et ma soeur de plus en plus. ( Mon père reste un viandard, mais il me laisse faire maintenant )

    Tente 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je tente, petit à petit !

      Comme toi, ça prend plutôt bien sur ma mère et ma soeur. Mais sur mon père …. C’est encore le conflit. Il fait des efforts pour ne rien dire mais ne peut pas s’en empêcher. On tempère tous les deux.
      Mais de toute façon, il n’aura bientôt plus le choix. Je ne suis plus son bébé !

      Merci pour ton retour d’expérience !

  9. Nadège Répondre

    J’ai été choquée de découvrir ton expérience. Il est évident que tu n’aimes pas la viande, alors pourquoi continuer à te forcer ? Je te conseille d’expliquer tout simplement que tu n’as jamais aimé la viande et qu’aujourd’hui tu ne veux plus te forcer pour faire plaisir aux autres. Pas besoin d’entrer dans le conflit ni dans les justifications éthiques, parle juste de ton ressenti. Tu peux aussi faire découvrir des recettes végétariennes à tes proches quand ils viennent manger chez toi, histoire de les familiariser avec de nouvelles saveurs. J’espère que tu parviendras à faire respecter ton choix…

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Pourquoi continuer à me forcer ? Mes parents étaient persuadés que c’était bon pour ma santé, ce que je veux bien comprendre.
      Mais aujourd’hui, ça ne sert plus à rien que je me force. Donc, je ne me force plus. Je fais semblant.

      Mon simple ressenti est déjà source de conflit, surtout avec mon père. Peu importe pourquoi, si je refuse la viande, ça le braque. Je ne sais pas quoi faire pour changer ça. C’est déroutant !

      Oui, je leur fait déjà découvrir des recettes végétariennes ! Ca fonctionne super bien avec ma mère et ma soeur. Mon père, par contre, reste sceptique.

      1. Nadège Répondre

        Hello Rozie,
        Je ne critique pas tes parents – ni toi, d’ailleurs. Cela me choque qu’on puisse forcer un enfant à manger (de la viande ou n’importe quoi d’autre), mais je comprends que ça puisse partir d’un bon sentiment. Ce n’est pas évident de changer ses croyances alimentaires, et pas facile non plus de modifier son alimentation quand on est entouré(e) de personnes peu réceptives. Tout ce que je te souhaite, c’est de parvenir à trouver une solution qui te permette d’être en paix avec ton ressenti (et avec ton papa)…

        1. Rozie & Colibri Répondre

          Ne t’inquiète pas, je ne l’ai absolument pas pris comme une critique ! J’expliquais juste le pourquoi du comment !

          Je trouve ça aussi étrange, de forcer un enfant, un adulte ou qui que ce soit à manger/faire quelque chose qui, d’évidence, le rebute complètement. Il y a toujours des alternatives, la vie peut-être plus douce ! Forcer ne résout rien et bien souvent, ça empire la situation !

          Merci. Je marche vers cette paix et cette liberté. Quant à mon père … Il devra s’y faire !

  10. Cendra Répondre

    Je suis végétarienne depuis ma pré-adolescence. Comme toi c’était naturel. Ce n’est pas toujours simple face aux autres, mais en fait, ce n’est plus un problème. Lorsque je suis invitée quelque part, j’annonce tout simplement que je suis végétarienne, et les gens comprennent très bien. Alors bien sûr, ils posent des questions « c’est par goût ou par conviction? », et puis j’explique simplement encore, que je ne peux pas manger ce qui était vivant. Ce n’est pas toujours facile mais tu as déjà l’air d’avoir des difficultés avec l’entourage, et, les gens « aiment » les « cases », les choses claires, alors peut être que d’affirmer nettement ton végétarisme leur permettrait de comprendre et d’accepter sans trop t’embêter.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Avec mes amis, je n’aurais aucun problème, je le sais.

      C’est avec ma famille que le bât blesse. Je suis persuadée qu’au contraire, si je leur annonce clairement mon végétarisme, ça va déclencher des foudres. Je préfère y aller doucement, ne pas les titiller sur ce sujet sensible (certains membres de la famille l’ont fait, j’ai vu ce que ça donnait, pas joli à voir !), et simplement refuser les viandes, sans en parler.

      Je le fais depuis quelques semaines. Ils s’en rendent compte évidemment. « Tu n’aimes pas ? – Non, ça va – Je te fais une autre viande si tu veux ! – Non, ça va – T’es sûre ? – Oui, je préfère la salade qui est déjà sur la table ! ». Et ça passe comme ça.

      Si j’ai le malheur de tomber malade, tu peux être sûre que ce que je vais manger va être fortement critiqué. C’est insupportable !

  11. Suny Répondre

    Quoi que tu fasses, tu trouveras toujours quelqu’un pour te faire des remarques méprisantes ou se moquer « gentiment » de toi… Je viens aussi d’une famille de viandards (grand-père boucher, grand-mère éleveuse, mère ex-éleveuse, père chasseur-pêcheur… du lourd ! ^^ Et je ne t’explique même pas ma belle-famille…) et ça a été le grand branle-bas de combat quand j’ai annoncé ma décision de ne plus manger d’êtres morts. Une vraie trahison ! J’avais presque honte au début, mais je me sens tellement mieux avec moi-même que ça justifie toutes les prises de bec, toutes les moqueries, toutes les mesquineries. Quand la personne en face est trop bornée, je laisse tomber et je me tais, en l’encourageant à faire de même. La personne ne changera pas d’avis, je ne changerai pas d’avis non plus, c’est ainsi et ça ne sert à rien d’aller plus loin.
    Il n’y a cependant pas de solution universelle pour bien s’en sortir avec ce choix, ça dépend de toi, des personnes en face, des conditions, et souvent même, des jours ! Fais simplement en sorte d’être en accord avec toi-même, c’est le plus important. Les autres, ce n’est pas leur problème. Il faut juste le leur faire comprendre gentiment.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Wouahou ! Haha oui, tu as eu moins de chance que moi niveau « antécédant carnivore familial » ! ^^

      C’est compliqué parfois, de faire comprendre gentiment. J’ai deux tantes végétariennes et une cousine végétalienne. Il faut voir ce qu’elles vivent pendant les repas, même si elles ne disent rien et ne revendiquent rien du tout. Elles sont toujours le centre de l’attention malgré elles, et elles en entendent des vertes et des pas mûres. Moi qui suit l’espion caché de l’autre côté de la barrière, j’hallucine, et franchement, j’ai pas envie de vivre ça.

      D’un côté, elles ont vécu le plus dur pour moi ! ^^

      Bien sûr, je vais m’affirmer. Ne pas me laisser marcher dessus. Comme tu le dis, la sensation d’être en accord avec soi-même vaut tout l’or du monde .. !

  12. zenopia Répondre

    Perso, je mange de tout… Mais il ne me viendrait pas à l’idée de juger quelqu’un sur ses choix alimentaires. Je pense que le respect prime toujours. Je crois que si manger des animaux va à l’encontre de ce que tu es, il n’y a aucun mal à t’affirmer. Lorsque tu reçois ta famille, il me semble que c’est justement l’occasion de te « lâcher culinairement ».
    Belle journée Rozie 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Si seulement le monde entier pouvait être comme toi ! Ce serait le Paradis !!
      Je leur fait déjà gouter d’autres choses, et parfois, ils ont de très bonnes surprises. En petit comité ça va.
      Mais j’achète toujours du pain et du café, sans quoi ils seraient vraiment malheureux ^^.

      Pour les gros repas, comme ma famille ne se passe pas de viande et que ma belle-famille, c’est « pire » et en quantité, je ne me vois pas leur servir seulement des plats à base de légumes. J’entends déjà les réflexions : « Et le plat principal, il arrive quand ? », « bon, c’est quand qu’on commence VRAIMENT à manger ? », « ça remplira pas un homme ça ! » et j’en passe …

      Ma tante végé avait émis l’idée de faire un repas de fêtes de fin d’année végé. Je ne t’explique pas le pourparler familial … Ils ont tous décommandé. C’en était insultant pour elle. Alors … Elle a fait de la viande. C’est triste !

  13. Illyria Répondre

    Affirme toi, ils vont bien finir par s’y faire! C’est long et pas facile, mais c’est un cheminement qui en vaut la peine 🙂
    Je suis végétarienne aussi (enfin pas à 100% pour les mêmes raisons que toi, mais je mange de la viande/du poisson seulement avec ma famille, sinon j’ai enfin réussi à m’affirmer avec mes ami-e-s.), mais hier on est allé à un repas fermier avec du cochon grillé et je pouvais pas trop refuser, donc j’en ai mangé, mais qu’est ce que j’ai éprouvé aucun plaisir à manger ça… Donc écoute toi, affirme toi, tu te sentiras mieux après!
    Courage 🙂 Et sinon je ne suis pas végétalienne parce que c’est compliqué en société mais je le suis chez moi 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      On est nombreux apparemment à faire différemment en société et chez soi ! Ca me rassure.
      Que ça en vaut la peine, je n’en doute pas. Je crois simplement que je suis à une période de ma vie où je suis fatiguée d’avoir à me battre pour tout. Ca me fatigue d’avance !

      Courage à toi aussi pour faire accepter ta décision à ta famille !

  14. Nora D Répondre

    Chez moi je suis végétalienne, tu n’y trouveras ni fromage, ni oeuf, ni laitage, ni beurre, ni quoi que ce soit d’animal.
    A l’extérieur, je le suis le plus possible.
    Cela c’est fait petit à petit.
    J’adore le fromage, je suis savoyarde et nourrie à la croûte de fromage (je plaisante lol), et j’apprécie la viande rouge, alors je garde ces extras pour des moments particuliers, avec des amis et pour des mets de très grande qualité dont je connais les producteurs et la façon dont ils traitent leurs bêtes, donc ce doit être au plus 1 fois par mois.
    Cela me convient comme ça. je n’aime pas les étiquettes alors je n’ai pas envie de m’en affliger une. Je ne me considère pas comme végétarienne, ou végétalienne ou flexivore ou je ne sais quoi d’autre encore.
    Quant au regard des autres et à leurs remarques à la con, parfois je répond en leur disant que je ne les fais pas chier avec leur assiette, alors qu’ils me lâchent un peu, parfois je fais semblant de rire à leurs blagues pourries. tout dépend mon humeur et la personne en face.
    les gens sont très lourds parfois, mais je ne veux plus passer le reste de ma vie à me justifier.
    Tu vas y arriver Rozie, tu en as vu tellement d’autres 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Tout comme toi, je n’ai vraiment pas envie de poser une étiquette sur mon front ! Je sens que ça me ferait plus de tort que de bien et dans tous les cas, je ne suis pas prête à ça. Surtout, ça m’enfermerait.

      Hormis les oeufs, et la crème fraiche, on est aussi au tout végétal à la maison. J’aime le poisson, j’aime quelques (très rares) viandes, alors si on va au restaurant, j’aimerais pouvoir me faire plaisir. Mais ça, je n’en suis pas maître, tout dépendra de mon état de conscience sur le moment. Je sens arriver le jour où je ne pourrais plus.

      J’en ai vu d’autres, c’est sûr ! Mais j’aimerais n’en faire pas cas. Malheureusement, ça ne passera jamais inaperçu. On verra comment ça se passe les prochaines fois !

      Merci pour ton partage :).

  15. Maman délire Répondre

    Ma chère rozie, tout ton être refuse de manger de l’animal. Alors respecte toi et arrête. Aux autres, entraîne toi à leur expliquer avec fermeté et conviction mais sans animosité que c’est comme ça, ça fait partie de toi. Il n’y a rien qui justifie que tu piétines tes valeurs pour ne pas heurter celle des autres. Tu ne les forces pas à avaler quoi que ce soit..

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Effectivement, je ne les force en rien. Mais je ne me vois pas expliquer à tout le monde que j’ai « changé » et que donc, au prochain repas, je ne mangerais pas de viandes. Ils vont se casser la tête à faire des plats pour moi, je vais peut-être en apporter mais le problème n’est pas là.
      Je n’ai pas la force. Je n’ai pas envie d’expliquer quoi que ce soit, en fait. J’aimerais qu’on me laisse tranquille sans que je n’aie rien à dire … A croire que c’est trop demandé ! Parfois, j’ai l’impression qu’il y a beaucoup trop de points « différents » chez moi. Mener tous ces combats au quotidien est épuisant.

      Mais tu as raison. J’arrête, un point c’est tout. J’arrête sans prévenir personne, sans rien dire et c’est comme ça.

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