Une cérémonie laïque.

Mes parents se sont mariés à l’église catholique, sous la pression féroce de ma grand-mère maternelle. Le 17 Août 1990, ils se dirent « Oui » sous la coupelle de Dieu, et, bien sûr, cet instant fut immortalisé par quelques caméras indiscrètes.

22 ans plus tard, je me surprends à déposer la K7 dans le magnétoscope pour en visionner le contenu. Si je m’attendais à quelques larmes suivies d’un peu de maladresse, je n’imaginais pas rencontrer un curé soporifique atteint de troubles manifestes de la mémoire, conséquences directes d’un excès de vin qui rougissait ses joues tendues. « Il avait trop bu », m’explique ma mère un peu déçue et honteuse. Evidemment, pour dédramatiser l’instant, j’ai ri. Et heureusement, elle a ri aussi.

Au cours de ma vie, je n’ai assisté qu’à très peu de mariages. Les rares cérémonies religieuses auxquelles j’ai participé n’accueillaient que des couples plus intéressés par le caractère esthétique des cathédrales que par l’idée que Dieu allait, d’un oeil bienveillant, bénir leur union. Les cérémonies, alors dépourvues de leur spiritualité, perdaient toute valeur et l’assemblée trompait l’ennui en parcourant, distraite, les lignes des livrets déposés sur les bancs.

Nous allions nous marier et l’idée de nous unir à l’église ne m’inspirait pas grand-chose. Dire que ma grand-mère avait insisté pour qu’on me baptise. « Si tu ne baptises pas ta fille, elle ne pourra jamais se marier à l’église ! » Désolée, Mamie. Je ne me sens pas Catholique. « Je ne veux pas que mon mariage soit religieux, mais je veux que toutes les confessions puissent l’approuver et l’intégrer », voilà ce que j’ai dit à nos proches pour justifier notre choix.

Nous ne souhaitions pas d’église mais paradoxalement, il nous semblait indispensable d’intégrer le caractère sacré du mariage dans notre cérémonie. J’avais besoin que nos invités comprennent cette démarche unique et personnelle que nous faisions. Nous ne nous sommes pas mariés pour les impôts, mais bien pour que nous ne fassions plus qu’un, pour que nos âmes soeurs s’ancrent l’une à l’autre, pour que notre ligne de vie s’établisse … Pour que nos intentions, nos corps, nos souffles de vie, nos énergies soient liés à jamais. Et pour moi, tout cela relève du Sacré. De l’Amour.

La cérémonie laïque nous est donc apparue comme une évidence. Nous allions la bâtir, pierre après pierre, pour inviter le Sacré et pour que nos convives le ressentent aussi fort que nous. Nous allions choisir les textes, les rituels, la musique et les intervenants. Je vais vous expliquer, si vous le voulez bien, nos différents choix !

Une cérémonie en extérieur


Nous n’avions rien prévu au cas ou il pleuvrait … Heureusement, le soleil était de mise ! Je chéris profondément la nature et ses fleurs (vous n’avez pas remarqué ?). Il n’y a, pour moi, rien de plus fantastique et incroyable que l’éclosion d’une fleur. A ce titre, le printemps est ma saison préférée, bien que j’aime la chaleur de l’été de tout mon coeur. Nous nous sommes mariés un 9 mai et je n’imaginais pas mieux représenter la présence du Sacré que par la nature elle-même. Elle est l’essence de toute chose, et l’idée qu’elle m’entourerait et accueillerait nos serments m’exaltait. Lovée entre les feuilles prolifères et les pétales rougeoyants, je me sentais à ma place, en confiance pour toutes ces confidences.

Elle est un décor qui se suffit à lui-même. Elle nous a aussi permis d’économiser. Une nappe en lin blanc sur l’autel et le tour était joué. Nous avions notre Eglise.

Les Maîtres de Cérémonie

Nous avons choisi de ne pas faire appel à un officiant professionnel. Mais il nous fallait quelqu’un pour lier toutes les interventions, pour animer un peu cette cérémonie intimiste. Nous avions bien quelques idées, mais pour remplir parfaitement ce rôle, nous souhaitions une personne qui nous connaisse vraiment, tous les deux. Nous n’étions ensemble que depuis six mois à l’annonce de nos fiançailles. Autant le dire : aucun de ses amis n’avait passé assez de temps avec moi pour que je puisse lui confier les secrets de mon âme, et vice-versa.

Après avoir tourné le problème dans tous les sens, nous avons choisi de faire appel à deux officiants, deux personnes proches de nous, individuellement. Mon amoureux a naturellement fait appel à son meilleur ami, c’était évident. Moi, j’ai choisi mon cousin. Durant toute mon adolescence, j’ai été très, très, très proche de lui. Nous nous écrivions des lettres, nous passions des heures au téléphone, je lui dévoilais toutes mes pensées les plus intimes … Nous avions vraiment l’impression d’être faits l’un pour l’autre. Il n’y a pas qu’en amour qu’on trouve son âme soeur.

Tous les deux ont été honorés par notre choix. Le meilleur ami de mon mari n’y a d’abord pas cru. Il pensait sincèrement que nous nous moquions de lui. « Mais .. Je vais vous marier ? Sérieusement ? » Mon cousin n’a pas hésité une seule seconde. Je les remercie de leur investissement même si je sais aujourd’hui qu’ils étaient un peu dans l’urgence le Jour J, qu’ils ne s’étaient pas rencontrés et qu’ils n’avaient pas vraiment répété … Mais tout s’est passé pour le mieux !

Le Rituel du Sable

Nous sommes tous faits de myriades de petites pensées, de petites spécificités, et de milliards de cellules. C’est que représente le sable. Il nous rappelle que nous sommes balayés par le vent en quelques secondes, que nous sommes un tout multiple et mouvant, que nous évoluons. Vous commencez à me connaître maintenant, et vous ne serez pas étonnés d’apprendre que j’ai choisi des grains de sable roses pour me représenter. La couleur de l’âme de mon amoureux, c’est le vert.

Nous nous sommes donc versés dans un seul et même contenant, nous nous sommes fondus l’un dans l’autre et gardant certaines de nos spécificités propres (la couleur) et nous formons désormais une nouvelle entité. Nous nous sommes adaptés l’un à l’autre, et nous évoluons désormais l’un avec l’autre.

Nous avons choisi un vase dont la forme rappelle celui du sablier. Nous ne sommes plus soumis qu’à une seule contrainte désormais : celle du temps qui file et qui nous séparera peut-être momentanément.

Pour parfaire ce rituel, nous avons offert à chacun de nos invités un sac de tulle rempli de grains de sable bleu, orange, argent … Tous sont venus verser la partie d’eux qu’ils nous ont donné, l’amour qui nous a fait grandir, ce moment qu’ils ont vécu et qui bénit notre union, au dessus de nous. Ce vase plein de couleurs égaye aujourd’hui notre salon. Il est un symbole fort.

Le Choix des Textes et de la Musique

La trame de notre cérémonie s’est révélée être relativement simple. Mon amoureux et moi commencions par intervenir, suivis par nos parents, certains autres membres de notre famille, puis par nos amis. Après quoi nous reprenions le micro pour l’échange des voeux.

Nous n’avions rien imposé aux différents intervenants et ne savions pas, avant le jour J, ce qu’ils allaient dire ou faire. J’ai été très surprise que ma mère ose faire un discours toute seule. Elle était morte de peur et m’avait soutenu durant tous les préparatifs qu’elle ne le ferait pas. Mon père a fait vaciller mon coeur, une fois de plus, avec sa prose en rimes. Il a une plume extraordinaire, une véritable âme de poète. A ses côtés, mes petits essais  paraissent dérisoires tant il magne les mots avec passion. L’un des amis de mon amoureux a improvisé un discours magnifique, tant emprunt d’amitié qu’il résonne encore à nos oreilles.

J’ai choisi 3 textes pour illustrer notre amour. Le premier, je l’ai lu moi-même : « L’éloge du mariage, de l’engagement et autres folies » de Christiane Singer (un extrait). Il m’a semblé primordial de commencer par celui-ci, pour que ceux qui ne croient pas en ces valeurs là puissent tout de même les palper et les comprendre, pour qu’ils puissent s’imaginer tomber dans cette folie, dans ce projet fou que c’est de croire qu’on va vivre ensemble le reste de nos jours. Ce texte, c’est aussi un clin d’oeil, un revers assumé à certaines de mes connaissances qui me traitaient presque de folle et qui ne comprenaient pas que moi, je souhaite m’enfermer dans un contrat de mariage.

« La vraie aventure de vie, le défi clair et haut n’est pas de fuir l’engagement mais de l’oser. Libre n’est pas celui qui refuse de s’engager.

Libre est sans doute celui qui ayant regardé en face la nature de l’amour – ses abîmes, ses passages à vide et ses jubilations – sans illusions, se met en marche, décidé à en vivre coute que coute l’odyssée, à n’en refuser ni les naufrages ni le sacre, prêt à perdre plus qu’il ne croyait posséder et prêt à gagner pour finir ce qui n’est côté à aucune bourse : la promesse tenue, l’engagement honoré dans la traversée sans feintes d’une vie d’homme.

Entre le désir profond de se lier, de s’engager corps et âme, et le désir tout aussi profond de préserver sa liberté, d’échapper à tout lien, quel tohu-bohu !

Or, pour vivre ces exigences contradictoires et d’égales dignité sans être écartelé, il n’y a aucun secours à attendre ni de la philosophie, ni de la morale, ni d’aucun savoir constitué. Il est probable que les seuls modèles adaptés pour nous permettre d’avancer sont la haute voltige et l’art du funambule. Un mariage ne se contracte pas. Il se danse. A nos risques et périls.

Si le mariage n’était que l’union d’un homme et d’une femme, il ne pèserait pas lourd. Car il existe aussi un sinistre enfermement du couple, des variations multiples d’égoïsme ou d’autisme à deux.

Ce qui rend le mariage si fort et si indestructible, c’est qu’il réunit un homme et une femme autour d’un projet.

D’un projet fou. Souvent voué à l’infortune. D’un défi quasi impossible à réaliser et impérieux à oser. Le drame serait de ne pas tenter l’impossible, de rester, une vie entière, à la mesure de ce qu’on peut. »

Le second est une Prière Apache. S’aimer est une prière. Et celle-ci, belle par sa simplicité et son honnêteté, nous ressemble tout particulièrement.

« Désormais, vous ne sentirez plus la pluie / Car vous serez le refuge l’un de l’autre.

Désormais, vous ne sentirez plus le froid / Car vous serez la chaleur l’un de l’autre.

Désormais, vous ne sentirez plus la solitude.

Désormais vous êtes deux / Mais une seule vie s’offre à vous.

Marchez vers le rivage pour entrer / Dans le sillon de votre vie ensemble,

Que ces jours vous soient bons / Et longs sur la terre.
D
e cette façon, vous pouvez monter hors des orages
Quand les nuages cachent le visage du soleil en vos vies,
Se rappelant que même si vous le perdez de vue pendant un moment, le soleil est toujours là.
Et si chacun de vous prend la responsabilité de la qualité de votre vie ensemble, elle sera marquée par l’abondance et le plaisir. »

Le troisième est « La Charte des Epoux », du Père Stan Rougier. Elle décrit ce à quoi nous promettons de nous engager en nous mariant. Ce ne sont pas des engagements physiques ou relevant de considérations telles que les droits et les devoirs comme on nous l’inflige à la mairie. Ce sont des engagements spirituels, philosophiques. C’est beaucoup de respect et d’amour. C’est l’essentiel.

« Je m’engage à considérer notre lien comme la réalité la plus sacrée de mon existence.

Je m’engage à éviter les malentendus ou à en éteindre au plus vite le caractère empoisonné.

Je m’engage à ne jamais rien dire qui puisse t’humilier ou t’offenser.

Je m’engage à ne pas être avare de compliments et à éviter tout reproche stérile.

Je m’engage à toujours être disponible pour t’écouter et à faire un effort pour renouveler mon attention.

Je m’engage à ne pas caricaturer ou entraver tes positions lorsqu’elles contrarient les miennes.

Je m’engage à ne pas t’en vouloir pour tes sautes d’humeur, sachant que le beau temps revient toujours après la pluie.

Je m’engage à ne pas manifester d’agacement si ta gestion du temps n’a pas le même rythme que la mienne.

Je m’engage à te faire confiance si tu proposes une solution que je ne partage pas et comme jamais je ne parviendrai à suivre de façon rectiligne la piste qui mène à cette étoile, je m’engage à être assez humble pour savoir te demander pardon.

Tu me fais rire.
Tu me rends heureux.
Tu me fais me sentir plus vivant.
Je te donne mon coeur.
Je te donne mon âme.
Je te donne ma vie.
Je promets de t’aimer toujours.
Je promets de toujours te chérir.
Je promets d’être à tes côtés.
Nos deux vies seront liées.
Nos deux vies seront meilleures ensemble.
Nos deux vies deviennent une seule et même vie. »

Nos choix musicaux :

•  The Rose – Bette Midler : Je l’ai chantée lors de mon arrivée au bras de mon père, les yeux rivés dans ceux de mon amoureux. C’était une surprise. J’aime beaucoup cette chanson qui dit que l’amour est une rose qui renaîtra à chaque printemps (elle dit bien plus que ça, mais je vous laisse aller lire la traduction).

•  My love is like a red, red rose – Andreas Scholl : Elle couvrait la cérémonie du sable. La voix d’Andreas Scholl a quelque chose de divin, elle offre la paix dans les coeurs.

•  If I needed you – The Broken Circle Breakdown : Je vous laisse, là aussi, aller lire la traduction. Cette chanson est tirée d’un film bouleversant, que j’affectionne tout particulièrement (Alabama Monroe – Si vous ne l’avez pas vu, prenez ce temps). Elle couvrait l’échange des alliances.

•  Haste of the wedding – The Corrs : Celle-ci est festive et s’est avérée parfaite pour notre sortie ! Je l’aime d’amour !

Etait-ce le bon choix ?

Oui, bien sûr que c’était le bon choix ! Je ne saurais que trop conseiller aux futurs mariés (et aux autres) de songer à la cérémonie laïque, que ce soit pour un mariage, un renouvellement de voeux, un baptême … Jamais nous n’aurions pu espérer un moment si intime et si personnalisé.

A la sortie de la cérémonie, l’un de mes oncles, fervent chrétien, est venu me féliciter la larme à l’oeil. « C’estt magnifique. J’y crois. » Ces quelques mots m’ont bouleversée. Il y croit. Il croit à notre union. Il sait. Nous n’avons eu que des retours excellents. Bien sûr, ceux qui pourraient ne pas avoir apprécié ne seraient sans doute pas venus nous le dire … Mais même (bientôt) deux ans après, alors que les langues se sont déliées, nous n’avons à essuyer aucune remarque négative sur le choix de notre cérémonie et sa composition. Sauf ma grand-mère qui auraient préféré que je me marie dans son église, mais ça … C’est logique !

D’une manière générale, cette cérémonie était une grande première pour tout le monde ! Une personne est venue nous dire qu’elle avait sans doute vécu l’un des moments les plus beaux et forts de sa vie … Beaucoup ont pleuré à chaudes larmes. Et d’autres encore sont venues nous annoncer (un peu plus tard) que notre mariage leur avait ouvert les yeux et qu’ils avaient quitté leurs conjoints … J’en suis restée bouche bée. Je ne m’attendais pas à ce que tout cela fasse tant d’effet à nos invités.

Je crois que ce qu’ils ont surtout senti, c’est à quel point, malgré nos six mois de vie commune, notre union était réfléchie. Et je pense que le fait de leur avoir ouvert comme ça les portes de notre intimité les a incroyablement touché. Nous voulions qu’ils ressentent notre sincérité et la caractère sacré de tout cela, et nous avons réussi.

Evidemment, cette cérémonie n’était pas faite pour eux, mais pour nous. Et, évidemment, elle nous a bouleversé nous aussi. Elle est un vrai pilier de notre couple. Peut-être même le premier. Nous en sommes très, très fiers.

Et vous, avez-vous opté pour une cérémonie laïque ? A-t-elle satisfait toutes vos espérances ? Vos proches ont-ils compris votre choix ? Feriez-vous ce choix là pour votre union ?


12 thoughts on “Une cérémonie laïque.

  1. Peanuts Répondre

    Honnêtement, j’adorerais faire ça si jamais… mais avant que cela ne m’arrive un jour…

    Magnifique en tout cas, et merci de partager ton bonheur avec le Monde : il a besoin de bonheurs simples, de larmes tendres, de baisers doux posés au bord d’un coeur.

    Une question cependant : êtes-vous quand même passés par la mairie ou pas du tout ?

    1. Rozie & Colibri Répondre

      On ne sait jamais ce que la vie nous réserve !
      Et une cérémonie laïque ne s’adapte pas qu’au mariage, on peut en créer à de multiples évènements …

      Oui, nous sommes quand-même passés par la mairie avant, pour que l’Etat reconnaisse notre union et que nous soyons vraiment mariés pour les papiers, les questions administratives, tout ça …

  2. Manayiiin Répondre

    Quel bel article ! Merci de partager tout ça avec nous. La cérémonie laïque me semble pleine de sens et correspondrait à mes attentes, si je devais m’en « préoccuper » ;-). Le rituel du sable est un symbole tellement beau ; la prière apache est une belle découverte de mon côté puisque je ne la connaissais pas. C’est chouette de lire un partage comme ça, avec le raisonnement qui a guidé vos choix. (Les photos sont très belles aussi !)

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci pour tous ces supers compliments !
      Ca me touche vraiment que ce partage aie pu profiter à d’autres.
      La cérémonie laïque est pleine de sens, justement parce qu’on peut lui donner les sens qu’on veut. Elle s’adapte à chacun.Je trouve que c’est vraiment un beau moyen de donner le fond de sa pensée aux convives et à sa moitié. Nous l’avons vraiment conçue comme un don de soi.

  3. MissTexas Répondre

    C’est bbbeeeeaaauuu !!! Bon par contre j’ai bloqué quand j’ai vu la date de mariage de tes parents… j’avais 8 ans (et je suis la petite dernière de la fratrie, loin derrière mon frère et ma sœur) ! Tes parents sont tout jeunes dis donc ! 😀

    Nous avons aussi fait une cérémonie laïque, en tout petit comité (une vingtaine). On s’est marié le matin, ensuite on avait réservé un bateau-mouche resto pour se balader sur le Rhône, puis nous sommes allés tous ensemble à la campagne chez mes beaux-parents pour refaire un bon repas, jouer aux boules et aux fléchettes et danser jusqu’au bout de la nuit dans leur salon. Le lendemain matin, nous avons fait un méga brunch à l’américaine en prévision de notre départ pour les US 3 mois plus tard ! C’était simple, c’était chouette, ça nous ressemblait ! Les invités ont adoré notre mariage, loin des conventions et des flonflons 😉

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Hahaha … Ma mère m’a eue à 23 ans, elle va sur ses 48 ans cette année .. Mon père a 7 ans de plus !
      Oui, j’ai une mère très jeune. Et en plus, elle fait jeune, elle a un visage de bébé, alors … ! Je n’ai pas du tout l’impression qu’elle a 48 ans, et surtout pas dans son comportement ! ^^

      Un bateau-mouche, c’est une idée géniale ! On a hésité pour un mariage en petit comité aussi .. Et puis finalement, on a décidé de rester « classique » à ce sujet.

      Ca a l’air d’être de très beaux souvenirs, votre mariage ! En tout cas, l’après-midi à la campagne pour jouer aux boules et aux fléchettes, c’est top !

  4. Ornella Répondre

    Je partage ton sentiment sur les gens qui se marient à l’Eglise pour l’endroit et non la spiritualité commune. Je trouve que c’est une sorte de viol. C’est comme si tu entrais sans frapper chez quelqu’un pour visiter sa maison simplement parce que l’extérieur était joli selon toi.
    Si je me mariais un jour, ce ne serait pas à l’Eglise non plus, même si petite, je l’imaginais bien.

    Je trouverai un havre de paix aussi, un endroit de charme où tous pourraient se mêler à la nature, avoir chaud dans le coeur et sentir le frais tomber sur leurs épaules quand la nuit arriverait.

    Merci d’avoir partagé ça avec nous en tout cas !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Oui. J’ai une amis convertie, qui est musulmane aujourd’hui. Nous étions en vacances avec sa mère quand celle-ci a voulu qu’on visite une cathédrale catholique. Mon amie n’a pas voulu entrer, elle se sentait très mal de « violer » ce lieu alors qu’elle n’en partageait pas les croyances.
      Sa mère était très choquée. Mais j’ai compris ce qu’elle a voulu dire … Finalement, c’était respectueux.

      C’est très beau, ce que tu dis sur le havre de paix que tu choisirais.

      Merci à toi !

  5. maman délire Répondre

    c’est absolument magnifique ! vraiment une cérémonie comme j’aurai aimé en avoir. sauf que lorsque nous nous sommes mariés, les cérémonies laïques n’avaient pas encore le vent en poupe, et nous n’y avons tout simplement pas pensé… mais il était clair que nous n’irions pas à l’église. Nous avons eu cependant un beau mariage à la mairie, l’adjoint au maire avait pris le soin de faire connaissance avec nous auparavant, en nous demandant des anecdotes qu’il a repris le jour du mariage. Et puis nos 2 familles étaient des familles connues dans la ville ou nous nous sommes mariés, le choix de cette mairie avait du sens.. ( j’ai d’ailleurs un brouillon qu’il faudra que je termine sur ça, nos familles se connaissent depuis plusieurs générations.. ) en tout cas je garde cette magnifique idée ( notamment le sable !) car nous aimerions fêter nos 10 ans de mariage en refaisant la fête avec nos proches !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Oh, c’est chouette cette histoire avec vos famille et la mairie. Il faut que tu nous racontes !!

      Je vous comprends pour les 10 ans de mariage ! Nous, on a déjà décidé qu’on recommencerait pour nos 10, 20, 30 … A chaque fois avec une belle cérémonie !

      D’ailleurs, on est un peu obligé pour les 10 ans … Le jour J, mon amoureux m’a offert, devant tout le monde, une jolie bouteille scellée, dans laquelle patientent 10 promesses, 10 choses qu’il doit avoir fait dans les 10 prochaines années .. Et bien sûr, personne ne sait, à par lui, les promesses que contiennent la bouteille !

      Réponse le 9 mai 2025 !

  6. Illyria Répondre

    Belle et émouvante cérémonie en effet, c’est touchant, merci de le partager avec nous!
    C’est beau l’amour qu’il y a entre vous, ça fait rêver ^^

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci beaucoup !

      Je confirme, il y a énormément d’amour (et un tas d’autres bon sentiments) entre nous … 🙂 On a une chance incroyable !

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