Un animal à la maison ?

On y est ! L’envie se fait de plus en plus forte. Il y a encore trois mois, l’idée n’était pas envisageable et provoquait en moi plus de peur qu’autre chose. Je ne voyais que les contraintes. On n’a pas la voiture adéquate. Il va falloir payer la nourriture. Le vétérinaire. Un portail. Refaire les clôtures. Et surtout, ils vont mourir avant moi. Donc, je vais souffrir.

Ce n’est pas très optimiste, je sais ! J’ai assisté à la mort de 4 de mes compagnons préférés. La dernière en date m’a particulièrement marquée. J’étais folle de cette chienne. Je passais mon temps collée contre elle. J’aimais tellement son caractère débordant de joie, j’étais si sensible à l’attachement qu’elle avait pour moi. Sa façon de me défendre. De me cajoler. De me rendre mon sourire. On était liées comme les doigts de la main. Quand on l’a rencontrée, c’était une évidence.

L’éleveuse avait ouvert sa cage, et la petite chienne blanche faisait déjà des bonds de trois mètres ! Sa vitalité pouvait faire sourire la plus triste des personnes. Il ne m’a pas fallu plus d’une seconde pour l’adorer et supplier mes parents (surtout ma mère qui était sceptique) de l’adopter. J’avais 11 ans.

Ariane m’a suivie durant toute mon adolescence. Elle était un pilier solide. Son amour pour moi, son « sourire » quand elle me voyait revenir de l’école, ses câlins le soir contre la cheminée, étaient autant de sentiments que je savais indéfectibles. Je m’amusais avec elle. Je vivais des instants encore emprunts d’innocence. A cette période de ma vie où tout basculait, où tout prenait l’eau, elle était cette bouée, ce chien nageur qui ferait n’importe quoi pour sauver son petit humain.

Elle est morte 6 ans après. J’étais en terminale. C’était horrible. Elle était jeune mais malade, comme tous les autres chiots de la portée : consanguinité cachée. Après des années de bataille, ses reins ont fini par lâcher et elle est morte dans le couloir, pendant la nuit, avec mon père éploré à ses côtés. Je crois qu’il l’aimait encore plus que moi. Avant de me coucher, je suis allée la câliner une dernière fois. Elle tremblait, elle n’était que souffrance. Son regard nous implorait de ne pas la laisser seule, de la secourir. J’en garde le souvenir une profonde détresse. Au petit matin, elle avait disparu.

Quelques semaines plus tard, mes parents ont accueilli un nouveau compagnon à quatre pattes : Eden. Adorable, tant par sa beauté que par son caractère. Mais moi, je n’arrivais pas à accepter qu’on remplace si vite mon Ariane. Je vivais des sentiments mêlés, troublée de ressentir tant de douleur pour un animal qui appartenait déjà au passé. Je crois que je ne m’en suis toujours pas remise.

Ariane remplaçait déjà Geisha que j’avais vue partir, tout doucement. Mon père est incapable de vivre sans un chien à ses côtés. Ajoutez à cela la mort brutale d’une Princesse (chat) empoisonnée par les voisins quand j’avais 7 ans, puis la disparition prématurée d’un oiseau apprivoisé qui vivait en liberté dans ma chambre, et vous avez le tableau complet. On ne s’imagine jamais à quel point on peut être lié, même à un « simple » oiseau.

Les animaux ont, de tout temps, fait partie intégrante de notre famille. L’investissement que nous avions pour eux n’avait aucune limite. Leur impact sur ma vie est aussi fort que celui de n’importe qui. Alors avoir un chien, un chat, ou même un poisson rouge, c’était hors de question. Pas prête. Trop de responsabilités. Je garde une profonde culpabilité de ne pas m’être assez bien occupée de mon oiseau apprivoisé. J’en fais encore de gros cauchemars.

Mais voilà que depuis quelques semaines, je m’imagine bien avec un chat. Une petite boule de poils sur le canapé, avec moi sur le plaid, qui viendrait miauler contre mes jambes pendant que je lis sur la terrasse, qui viendrait ronronner contre mon visage pour me réveiller le matin … Imperceptiblement, je me suis mise à l’imaginer. Et pourquoi pas ?

C’est sans doute l’effet « maison ». Elle me semble bien vide, cette maison, juste avec nous. Et là, vous y pensez vous aussi … Est-ce que je ressentirai la même chose, un jour, pour un enfant ?? Pour tout vous avouer, je n’espère pas !

Hier, j’en parlais une nouvelle fois à mon amoureux, au détour d’une conversation. Il a souri. Je m’attendais à ce qu’il dise non, il n’est pas très chat .. Il a souri. Il m’a parlé d’un chien, comme toujours. Alors j’ai dit : « Tiens, je vais regarder sur Le Bon Coin ! » 

Et là, j’ai vu l’annonce. « Donne chiots Berger Australien. » Il faut savoir qu’Eden, le chien de mes parents, est un berger australien. Vous l’avez vu adulte, imaginez-le petit … Les photos m’ont fait fondre. Comment ne pas craquer ? J’ai regardé mon mari. J’ai dit « On les contacte ? » Il m’a rendu mon regard, les yeux ronds. « Tu serais prête ?! » Et j’ai envoyé mon message.

Je n’y mettais pas trop d’espoir, tout de même. Un don de Bergers Australiens âgés de deux mois … Ca sentait fort l’arnaque. Ou alors, ils allaient partir comme des petits pains. Mais j’avais l’espoir fou qu’on me réponde que oui, c’était possible, là, maintenant. Que ce week-end on aille le chercher, que dans quelques jours un petit animal coure entre nos jambes.

Il faut dire que l’amoureux attend ça depuis tellement longtemps ! Il a déjà choisi le prénom, c’est non négociable. « Indiana. » Il me fait trop rire, je l’adore ! On était là, à imaginer. A s’empresser de trouver un portail pour ce chien qui n’existe pas encore. A faire des projets.

Finalement, il s’agissait bien d’une arnaque. Une pauvre dame affreusement malade, exilée en Corse avec ces chiots, qui demande 300 euros de frais de port (avion y tutti quanti) pour chaque bête … Et bien sûr, à payer d’avance via Paypal. Déçue ? Oui. Même si je le sentais fort.

On n’aura pas de chien ce week-end. Mais j’ai réalisé quelque chose. J’en veux un, en fait. J’adorerais en avoir un. Maintenant. Même si ça me fait encore flipper et que je me suis dit plusieurs fois, depuis : « Heureusement que c’était faux ! Dans quelle galère tu aurais mis les pieds ! »

Peut-être que ça veut dire que j’ai (presque) fait mon deuil. D’Ariane. Elle me manque tant, cette chienne, c’est fou. J’ai espéré mille fois la retrouver quelque part, un jour. Dans les possibles des mondes parallèles, de l’au-delà où je ne sais quoi. Le manque invente de sacrés scénarios pour emprisonner l’espoir … Et vous, vos animaux de compagnie, vous les aimez comment ? Vous envisagez la vie avec, ou sans ?


26 thoughts on “Un animal à la maison ?

  1. val Répondre

    Ah ces petites boules de poils … Le chat de mon enfance a vécu 15 ans, dormait dans mon lit, sur mon oreiller, frottait sa tête contre la mienne, accourait dès qu’il m’entendait m’assoir sur le canapé. Je l’ai pleuré longtemps.

    Après on a trouvé 3 chatons dans le jardin, la mère tuée sur la route. On en a donné un et gardé les 2 autres. Même si l’attachement n’est pas le même, j’ai toujours une petite caresse pour elles. Mes parents ont fait euthanasié l’une la semaine dernière, problème de rein. On l’a pleuré ensemble.

    Quand j’ai emménagé dans mon premier appartement, j’ai adopté un chaton, trouvé par une copine dans une cave. Je l’ai apprivoisée, soignée (avec compliment du vétérinaire), câlinée. Elle dormait avec moi, répondait à chacun de mes appels. Et un jour, elle n’est jamais rentrée. J’ai appelé tout les soirs pendant des semaines, distribuées des papiers dans toutes les boites aux lettres du village, pleuré toutes les larmes de mon corps en l’imaginant coincé quelque part, blessée, m’appelant et moi impuissante.

    Les animaux, je les aime et je les pleure mais j’y retourne à chaque fois. Parce que l’amour qu’ils donnent est pur et sans contrainte. Et ils apportent tellement.

    Si l’envi est là, ne lutte pas, les contraintes trouvent toujours une solution et les animaux surtout les chiens sont bien acceptés de partout.

    Si je pouvais juste me permettre une petite remarque : allez en refuge pour adopter, ils regorgent d’animaux abandonnés et leur offrir une seconde chance est un merveilleux cadeau qu’il vous rendra au centuple.

    1. Rozie Répondre

      Le chat de mon enfance, tué par de la mort aux rats … Mon père l’a retrouvée en tombant la pelouse. Elle était allée se cacher pour mourir. Je m’en souviens très nettement. Il a appelé ma mère dans la cour, et il n’a pas voulu que ma soeur et moi, on vienne. A ce moment-là, j’ai senti qu’il se passait quelque chose de mauvais, mais à aucun moment je n’ai pensé à ça.
      Ensuite, nous étions devant la télé. Ils l’ont éteinte et se sont mis devant pour nous expliquer la situation. C’est vraiment marquant. Dans les jours qui ont suivi, nous avons bricolé une croix et des mots d’amour à mettre sur la petite tombe. Je m’y recueillais religieusement. Quand j’y repense, mon premier enterrement et mon premier deuil, c’est celui-là.

      Je n’ai pas lutté, Val. Indiana arrive dans quelques jours/semaines. J’en reparlerai ! Nous ne l’avons pas sorti d’un refuge. Mais pour le chat, je pense qu’on procédera de cette façon.

  2. Melgane Répondre

    Pour moi, la seule manière responsable de prendre un animal c’est l’adoption ! Et des asso, des SPA, y’en a des dizaines. D’ailleurs dans les SPA ils n’ont souvent pas de place et les euthanasient (quand ils n’utilisent pas le procédé des familles d’accueil).
    Je n’ai jamais eu d’animaux, à mon grand désespoir. Je sais que c’est un besoin, mais mes parents n’ont jamais cédé. Maintenant que je vis toute seule je vais essayer de devenir famille d’accueil. Mais comme j’ai pas le permis et pas de scooter et que certains déplacements je dois les faire je ne pense pas que les asso accepteront, surtout que dans la ville où je suis je n’en ai trouvé qu’une… alors sans doute les espoirs que je nourris depuis un an que je sais que je vais vivre toute seule vont être détruits…

    1. Rozie Répondre

      C’est horrible de se dire que les associations en arrivent à un point où elles sont obligées d’euthanasier les animaux … Ce n’est pas de gaieté de coeur, ça doit être horrible à vivre pour ceux qui s’en occupent. Quelle horreur !

      C’est chouette d’être famille d’accueil ! Personnellement, ce serait difficile parce que je m’attache trop vite. J’aurais mal à chaque fois donc … Je vais éviter. Et bien sûr, il y a toutes les autres contraintes. C’est très noble de le faire, je respecte vraiment ça.

      Tu peux toujours adopter un animal dont les maîtres se séparent. Il y en a plein sur les annonces en ligne, et moi, ça ne me dérange pas parce que je sais que si ces animaux ne sont pas adoptés là, ils connaitront forcément la case SPA, voire pire … La dernière fois, je cherchais pour un futur chat et j’en ai vu des dizaines ! Personne ne les adoptera jamais (ce ne sont pas des chatons, ni des chats de race) alors … J’en sauverai un comme ça, ou alors directement en SPA, on verra !

      1. Melgane Répondre

        Malheureusement il y a tellement d’animaux abandonnés, maltraités, laissés dans les rues, etc….

        Sauf que les assos que je contacte me répondent pas x) Va falloir que je passe un coup de fil… mais comme je suis en rez-de-chaussée, dans un studio, que je reste dans la région que le temps d’un Service Civique je pense que mon profil ne les intéresse pas.

        C’est vrai que ça peut être une solution. Après je pense (enfin j’ose espérer) que si les personnes ne « trouvent pas preneur » si je puis me permettre l’expression, ils mettent les animaux dans des assos et pas dans la rue.

        1. Rozie Répondre

          Les personnes qui ne trouvent pas preneurs se dirigent en SPA. Je le sais parce qu’il y a le cas en ce moment dans ma famille pour un lapin. Ils vont l’abandonner, je te jure !

          Il est possible qu’effectivement, ton profil ne les intéresse pas. A voir ! Ca ne sera que partie remise … 😉

  3. Marion Répondre

    Je suis comme toi… à la différence près que je n’ai pas eu d’animaux chez mes parents. J’ai découvert ce que c’était chez mes beaux parents, qui avaient des dogues allemands et une dizaine de chats 🙂

    On était à la campagne avec tous ces animaux. C’était certes un peu trop, mais cette année là, j’ai appris à chérir chaque animal, quel qu’il soit. Depuis j’ai eu 3 chats, que j’ai laissé à mon ex conjoint, quand nous nous sommes séparés (il retournait à la campagne et moi j’allais vivre en centre ville, alors pour leur bien j’ai pris cette décision…), mais cela m’a retourné le ventre, le coeur, surtout quand j’ai appris que Kitty s’était faite renversée et est morte là bas… Dieu que je m’en suis voulue…

    Nous avions eu des rats, des rates, parti(e)s, les un(e)s après les autres, dans des crises de larmes pour ma part, de les voir souffrir autant avant de mourir. La dernière, Lila, est partie cet été, et j’ai décidé de ne plus en avoir.

    J’ai eu un lapin pendant 3 ans… Gus. mon chéri a voulu lui rendre sa liberté dans notre jardin. Il restait vers nous, venait me voir tous les jours, et malheureusement, je ne l’ai plus retrouvé un jour.

    Et puis ma chienne, Bonnie… Dieu que j’ai aimé ce chien autant que parfois regrettée, quand je vivais en appart, et qu’elle me détruisait tout et faisait ses besoins sur le canapé… Cette chienne, je l’ai choisie quand nous nous sommes séparés. Quand je ne trouvais plus quel était le sens de la vie. Et qu’un chien, je le pensais, m’amènerai un cadre (obligé de la sortir, de la promener, de se lever les matins de weeks end aussi… et puis une compagnie quand on se retrouve tout seul pour la première fois de sa vie).
    Un an et demi plus tard, de retour à la campagne, Bonnie a fugué un soir tard… je l’ai appelée pendant deux heures, à la lisière de la forêt… le matin elle n’était pas là, et mon chéri l’a retrouvée, froide, sur le bas côté d’une route en contre-bas de chez nous. J’ai pleuré de tout mon saoul, alors qu’il fallait aller au travail ce jour de 2 novembre. Faire semblant d’aller bien, alors qu’une partie de moi est morte ce jour là. J’ai adoré cette chienne, comme la prunelle de mes yeux. Elle était pleine de vie, adorait tout le monde, ressemblait plus à une gremlins (mélange york + bouledogue), qu’au bouledogue français que je voulais 🙂 Maintenant, bien qu’elle soit enterrée sur notre terrain, je me surprends à toujours parler d’elle, à imaginer la retrouver un jour, et rien qu’en écrivant ce commentaire, à la pleurer encore.

    Aujourd’hui, il nous reste 5 chats, dont 2 chatons sauvés il y a une semaine, et une chatte norvégienne récupérée aussi, qui était en piteux état. Les animaux, vaste sujet. Mais pour ma part, je ne me vois pas vivre sans eux. Sans cette candeur qui les anime. Sans cette pureté. Quand on rentre d’une journée de travail dans ce monde « fou », et que les soirs, les weeks, ils sont là. Purs. A nous rappeler jour après jours, que la vie, c’est aussi simple que d’avoir son chat sur les genoux, de le caresser, de l’entendre ronronner. De voir ces chatons jouer, tomber comme des mouches en un quart de secondes. Se lever chaque jour, pour promener son chien, voir son regard, ses attentions.

    Bref il y aurait tellement à dire. Merci pour tes beaux articles, que je lis régulièrement avec plaisir et attention.

    1. Rozie Répondre

      Quelles tristes histoires ! Je suis pleine de compassion pour Bonnie et tous les sentiments que ça a forcément engendré chez toi …

      Candeur, pureté … Voilà qui décrit très bien la chose. J’ai vécu 8 années sans eux. Je ne pouvais pas pour toutes les raisons évoquées ici. Je me fais une joie de renouer. En fait, j’en meurs d’envie !

      Je vous en reparlerai de toute façon … Ca ne fait que commencer !

      Merci pour ce partage. J’aime beaucoup en apprendre plus sur vous, ceux qui me lisent, toi.

      A bientôt ! 🙂

  4. Hylfee Répondre

    Hello Rozie !

    Je suis bénévole en refuge et si je peux te donner quelques conseils pour l’accueil d’un futur animal chez toi, je te dirai d’abord de ne pas en acheter en animalerie ou chez un particulier ! De nombreux chiens attendent en refuge un maître/une maîtresse aimant•e !
    Le commerce d’animaux de compagnie est assez dévastateur pour eux : chats et chiens non stérilisés, ps toujours sevrés correctement, bazardés une fois qu’ils sont trop vieux …Etc. Il vaut mieux adopter !
    Et ce n’est pas parce qu’ils viennent de refuge que ces animaux seront moins propres ou moins bien élevés ! Les bénévoles travaillent activement avec les chiens pour les rendre aptes à la vie de famille ! De toute façon les bénévoles seront là pour vous guider sur le caractère du chien et vous pourrez avoir une période d’essai avec ce chien 🙂
    Au niveau des frais : vous n’aurez qu’à rembourser le prix des frais vétérinaires et vous engagez à faire stériliser l’animal (s’il s’agit d’un chiot)

    Voilà voilà !
    Des bisous 🙂

    1. Rozie Répondre

      Hello !

      Tu fais quelque chose de génial !

      Acheter en animalerie, ça n’était pas une option. En fait, acheter tout court n’est pas une option. Donner de l’argent pour régler les frais, pas de soucis. Mais vraiment payer l’animal, non … Je ne veux pas cautionner le commerce, même si j’ai conscience que certains éleveurs font les choses bien. Comme tu dis, il y en a trop à la dérive.

      Par contre, les particuliers, ça ne me dérange pas. Parce qu’en général, ils essaient de donner l’animal comme ils peuvent avant de le placer en spa .. Alors je me dis qu’au moins, j’évite la case spa à la boule de poils (c’est pour ça que je traîne sur le bon coin) :). J’ai le cas dans la famille … Ils essaient de donner un lapin nain (le maître en parti en centre médical pour toute la vie et le lapin n’est pas accepté) et personne n’en veut. Ils attendent encore quelques semaines et après … SPA. Ca me troue le coeur.

      Du coup, on a trouvé le chien chez un berger qui avait lancé une portée pour avoir de nouveaux chiens bergers. Reste qu’il en avait un peu trop. On tombe sur des personnes de confiance, et on ne paie que les frais vétérinaires et matériels engagés. Pour le chat par contre, ce sera sans doute SPA !

  5. Maristochat Bellemam' Répondre

    J’ai eu un chien de mes 2 ans à mes 21 ans. Il a vécu 19 ans à nos côtés et je n’ai jamais réussi à le remplacer.
    J’ai eu des chats en parallèle, j’en ai encore. J’ai du mal à concevoir la vie sans un animal de compagnie. Qui est bien plus que cela en fait. Chez nous, il fait partie de la famille… Certaines personnes nous prennent pour des dingues.
    Depuis quelques mois, mon mari parle de chien, les enfants aussi. Ca me fait peur.
    Peur des contraintes, de l’attachement… Je me retrouve dans ce que tu expliques.
    On y viendra sûrement, reste à savoir quand .
    Et j’adore les bergers australiens !

    1. Rozie Répondre

      Les animaux sont un vrai puits d’amour et apportent beaucoup à une maison et à ses habitants. Les lieux peuvent parfois paraître stériles sans ça.
      Cela dit, j’ai passé 8 ans sans animaux de compagnie, et ça m’allait bien. Je n’avais pas le temps. J’en aurais fait des animaux malheureux, j’en suis sûre !

      Mes parents m’ont offert un oiseau apprivoisé quand j’avais 15 ans. Il était entièrement à ma charge. Avec le recul, je pense que c’était une grande erreur. Bien sûr je l’ai aimé énormément, mais je n’avais pas la maturité de bien m’en occuper. De lui apporter tout ce dont il avait besoin. Ces souvenirs de ma « flemme », de mon manque de sérieux me hantent aujourd’hui, et reviennent dans mes rêves. Je n’étais pas maltraitante et pourtant, je pense qu’on pourrait envisager la chose sous cet angle.

      Il ne faut pas faire n’importe quoi, il faut être prêt et sûr à 100% de s’investir à fond. C’est dans ce sens que je le fais aujourd’hui.

      On vous prend pour des dingues, je l’imagine sans mal … Je sais ce qu’on va bientôt me dire : « Ton chien, c’est pas ton gosse tu sais ! » Tout le monde va s’imaginer que je fais un transfert, genre que je prends un chien pour ne pas avoir d’enfant mais assouvir quand-même ce besoin. Même si c’est vrai, et alors ? Au moins, cet animal sera aimé comme il le mérite ! Vous n’êtes pas fous au contraire, vous êtes sages. Vous avez compris l’essentiel, l’évident : ils font partie de la famille.

      Tiens-moi au courant de l’avancement de ta réflexion ! 😉

  6. MissTexas Répondre

    Dommage pour cette fois-ci, mais j’ai hâte de connaître l’issue de cette envie et de voir un jour une photo de votre Indiana ! Moi aussi j’ai de plus en plus envie de prendre un chien, mais je n’ai jamais eu d’animal… On réfléchit, car ce n’est pas forcément compatible avec notre mode de vie (à l’étranger, beaucoup de très longues absences…). On verra bien ! Bon week-end !

    1. Rozie Répondre

      Jusque là, nous n’avions pas d’emploi du temps fixe et étions énormément absents (sans parler des autres obstacles d’ordre matériel). Impossible d’avoir un animal et ça m’arrangeait bien, je n’en voulais pas !

      Là, il y a eu un gros déblocage à la vue de ses photos de chiots … Et nous pouvons (enfin ! dirait mon mari ^^) nous le permettre. Nous avons les moyens de pallier aux obstacles matériels, les moyens de le nourrir correctement et d’envisager des frais. Nous avons des emplois du temps fixes. Je travaille quasiment tout le temps à domicile donc l’animal ne sera vraiment seul que deux jours par semaine, de 8h à 17h30. On se dit que ça devrait le faire ! Et surtout, on a le temps de bien l’éduquer, de le promener, de jouer avec lui.

      Je comprends votre hésitation. Il ne faut pas prendre le risque d’en faire un chien malheureux .. C’est ça qui m’effraie mais là, je crois que les conditions sont réunies pour nous !

      Belle semaine !

  7. Escarpins et Marmelade Répondre

    Nous avons toujours eu des animaux à la maison: que ce soit des chiens, des chats et même des tortues! Du coup, étant adulte, j’ai tenu à avoir un chat, malgré les réticences de Pinces d’Or qui trouve qu’un animal de compagnie apporte trop de contraintes. Moi, je pense que ça apporte bien plus d’amour que de contraintes!

    1. Rozie Répondre

      Oui, c’est sûr, ça apporte bien plus de bénéfice que l’inverse ! Et alors, monsieur s’y est fait ? Il l’aime se chat ? 😉

  8. Sel Répondre

    Oh, que je comprends ton raisonnement (adopter un animal, c’est être quasiment certain qu’il mourra avant nous, avec la souffrance que cela implique), et pourtant, c’est un telle joie de l’avoir à nos côtés ! (Malgré les inconvénients pratiques, on est d’accord) J’espère donc que vous finirez par trouver la boule de poils qui viendra prendre de la place dans votre maison et vos cœurs.
    Moi aussi, j’aurai tendance à déconseiller le Bon Coin, par contre, et à privilégier les refuges, sauf si vous cherchez une race précise de chien.

    1. Rozie Répondre

      On ne cherche pas une race précise, mais je dois avouer que je suis sensible à l’esthétique comme j’ai été habituée à avoir de « beaux » chiens bien racés. Mais je fais tout pour que ça n’influence pas (trop) mon choix. Le Bon Coin permet justement des animaux de ce « genre » (j’aime pas trop dire ça parce que je me rends compte de comme c’est … Pas top !) dont les gens se séparent pour X raison sans demander autre chose que des bons soins.

      Mais à la base, on souhaitait visiter les refuges alentours ! Et c’est probablement ce qu’on fera parce que je me doute qu’on ne se cantonnera pas à un seul animal. Nous avons tous les deux vécu dans des familles avec 36 chats, chiens, la

      L’amoureux a grandi avec des animaux issus de la SPA, donc il s’en fout royalement ! Ses critères à lui sont de l’ordre du caractère du chien, et du sexe. Il veut un mâle, c’est non négociable ! Pour un chat par contre, j’ai tout le loisir de choisir. Et ce sera SPA !

  9. Nadège Répondre

    Hello Rozie,
    Je n’envisage plus la vie sans animal (chat) à la maison. Et pourtant, quelle douleur quand ils nous quittent… Une de mes princesses a disparu en janvier et nous ne saurons probablement jamais ce qui lui est arrivé. J’ai du mal à m’en remettre. Heureusement, les beaux moments câlins avec sa sœur remplissent toujours mon cœur…
    J’espère que tu trouveras la petite boule de poils de tes rêves 🙂

    1. Rozie Répondre

      Coucou Nadège !

      Je te comprends … C’est très dur quand on ne sait pas. On avait eu le cas aussi, et des mois plus tard, on avait eu l’échos qu’elle avait trouvé abri sous un autre toit ! La chatte passait quelques mois chez nous, quelques mois chez eux.
      Pour un autre, on n’a jamais su …

      Il se peut qu’on aie trouvé, ça y est ! Suite au prochain épisode 😉 !

  10. Valérie Répondre

    Bonjour Rozie,
    Je suis tout à fait d’accord avec Anne-So : pense aux refuges ! Ils sont pleins de pauvres toutous abandonnés et adorables, qui attendent la chaleur d’un foyer ! De plus ça évite les éleveurs aux méthodes douteuses, la consanguinité… et c’est beaucoup moins cher !
    Je te souhaite beaucoup de bonheur avec votre futur toutou. Un chien, c’est de l’amour sur pattes…

    1. Rozie Répondre

      Bonjour Valérie !

      On y a pensé, évidemment ! Je te laisse lire ma réponse à Anne-So pour comprendre le pourquoi du comment du passage sur Le Bon Coin ! 😉

      Cette histoire de consanguinité, c’était pas de chance. J’ai dit éleveuse, mais la personne qui nous a vendu Ariane ne l’était pas vraiment. Elle faisait du gardiennage canin et, on ne sait pas trop comment, elle avait cette portée sur les bras (qui ne venait pas de ses propres chiens). Elle nous a fait payer les frais de vétérinaire, je crois, et peut-être une centaine d’euros en plus pour elle. Bref. Dès qu’elle a su que d’autres chiens issus de la portée avaient eu de graves soucis, elle nous l’a dit, mais c’était trop tard. On n’allait certainement pas l’abandonner pour ça.

      Pour Eden, mes parents ont fait le choix de l’élevage. Aucun problème, très bien choisi, si ce n’est le prix. Peut-être 900 euros (sans doute plus, à la réflexion) … Je comprends pas. Surtout pour mes parents qui ne sont pas riches. Mais Geisha était aussi un berger allemand issu de l’élevage. Je crois que mon père aime bien connaître l’histoire du chien, sa famille, tout ça, et créer un lien avec les éleveurs. Et il y a aussi une histoire de « précieux » je pense.
      J’en ai un peu hérité dans la mesure où j’ai du mal à me détacher de la beauté extérieure de l’animal. Mais c’est hors de question de débourser des sommes pareilles et d’être insensible au sort de tous ceux qui sont déjà abandonnés !

  11. Anne-So Répondre

    Coucou Rozie !

    C’est « rigolo » : moi aussi je réfléchis à adopter un chien (depuis maintenant quelques mois). Les responsabilités m’effraient, et j’ai peur que mes compagnons félins ne voient pas d’un bon œil l’arrivée d’un nouveau membre de la famille. Mes chats sont vraiment des membres à part entière de la famille, et à ce titre, j’ai peur de bousculer l’équilibre familial. La peur tuant l’esprit, il va falloir s’en défaire et prendre une décision 😛

    Pour ce qui est de ton deuil, je comprends tout à fait ce sentiment « d’injustice » d’avoir tenté de remplacer Ariane. Ce type de comportements de « remplacement » des non-humains le plus vite possible après leur fin est pour moi insupportable, une violation par l’idéal consumériste de relations très profondes et sacrées.

    Plutôt que le bon coin et les éleveurs, je te conseille de regarder les adoptions en refuge. Il y a déjà suffisamment de ces pauvres petites personnes malheureuses et abandonnées (pour des motifs souvent si aberrants !), sans encourager encore des systèmes qui en font le commerce et privilégient l’argent sur la vie. Tu feras un.e heureu.x.se, et tu donneras une chance à un autre abandonné d’intégrer le refuge et plus tard une famille. Et je crois que ça correspond bien plus à ton système de valeurs, d’ailleurs 🙂

    J’attends tes prochains billets pour connaître le fin mot de l’histoire !

    Belle soirée à toi 🙂

    1. Rozie Répondre

      Bonjour Anne-So !

      Les grands esprits se rencontrent ! ^^

      Hmm, j’ai toujours eu du mal avec cet esprit de remplacement. Et j’ai découvert que certaines familles font ça aussi avec les humains … Adopter à la mort d’un enfant. Je ne sais pas trop quoi en penser, en fait. D’un côté ça peut être louable, mais d’un autre c’est … Violent !

      Quand Eden est arrivé, j’ai eu beaucoup de mal à l’accepter, à l’aimer. J’avais l’impression de trahir. Sa présence était de trop pour moi. Et puis ça a fini par passer. Ca avait été le cas avec un chat aussi, et il l’avait senti. Du coup, il ne m’aimait pas et me fuyais comme la peste ! Grande première, je suis plutôt habituée à être tout de suite adorée par les bêtes. Mais ils ne sont pas bêtes, justement !

      Je ne souhaite pas faire appel à un éleveur, ni payer un animal. Tu as tout à fait raison, et c’est réfléchi depuis longtemps pour nous. On pensait visiter les SPA du coin. Je tente Le Bon Coin justement parce qu’il y a souvent des gens qui se séparent de leurs animaux contre bons soins (divorce, déménagement, ce genre de chose). Et donc, au moins j’évite à un animal de passer par la case SPA et je ne donne pas d’argent au commerce d’êtres vivants.

      Là, je suis tombée sur une bergère qui donne des border collie. Ils ont juste un mois. Elle fait des portées pour gérer ses troupeaux, mais il y avait un peu trop de naissances cette fois ! Nous avons juste à régler les frais vétérinaires, et nous avons l’impression d’être face à une bonne personne. Elle nous a posé beaucoup de questions pour être sûre que justement, on n’allait pas abandonner le chien plus tard, et qu’on avait toutes les capacités pour s’en occuper correctement et en faire un animal heureux. Ca fait plaisir de tomber sur des gens consciencieux ! Donc normalement, si tout se passe bien, on accueille un petit être dans quelques semaines … ! Suite au prochain épisode !

      Bon week-end à toi, et bonne réflexion 😉 !

      1. Céline Dehors Répondre

        J’ai hâte de connaître la suite de cette histoire : l’arrivée du petit border collie ! (je suis désolée, je n’arrive pas ce matin à réagir aux autres sujets de ton article, le dueil, le remplacement, la responsabilité…)
        Dans notre famille, nous avons Jedi ! Je n’avais jamais eu d’animal avant —mes parents refusaient cette responsabilité— et je l’adore ! Il est énorme, encombrant, pataud, mais aussi… tellement sensible, attentif, prêt à tout pour être le plus facile à vivre possible ! Dans notre camion, il se faisait si petit qu’on l’oubliait (et notre camion était très étroit ^^). Avant de japper, parce qu’il sait que je suis très sensible aux sons qui claquent, il me regarde pour me prévenir, ou se retient quand ça lui est possible… Et là, dans notre nouvelle maison (nous avons emménagé hier), il s’applique tant à essayer de respecter les codes de notre organisation ! Il vient lécher le visage de la Loutre dès qu’elle pleure (ce qui l’énerve encore plus, mais c’est tellement chou) Me câline au point de me tirer des larmes. Joue avec François sans jamais s’épuiser… C’est incroyable !
        Ce qui me dérange aujourd’hui, parce que je n’avais pas réfléchi à ce problème avant, c’est son alimentation. Jedi est carnivore, sans aucun doute possible et nous… nous sommes limites végétariens pour des raisons écologiques principalement ! Alors, est-ce bien conciliable… ?

        1. Rozie Répondre

          Tu en fais une description sublime, remplie d’amour ! Votre relation a l’air d’être idéale, magnifique. Vous prenez soin les uns des autres.

          Je me pose aussi la question de l’alimentation. Je ne ferai pas de mon chien un végétarien (tant pis pour l’impact écologique), je suis très consciente que c’est incompatible d’avec son métabolisme. Et s’il ne peut pas choisir, je n’ai certainement pas à choisir pour lui. Mais du coup, les croquettes … Je trouve ça bof-bof. C’est pratique, c’est sûr. Mais n’est-il pas fait pour manger des produits non transformés ? Je me pose sincèrement la question. Je sais que certaines personnes nourrissent leurs chiens avec de la vraie viande et se cassent la tête à leur concocter des repas équilibrés, mais je n’arrive pas à trouver de véritables exemples sur internet ou ailleurs. Je suis en recherche. Comment bien nourrir mon chien ?

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