Notes d'Existence

Trop contente.

La vie est tellement belle !

Ce matin, je me suis réveillée surexcitée, car je savais que c’était le dernier jour des travaux. Je savais qu’à partir de 16h ce soir, je pourrais me lancer dans un ménage endiablé. Un ménage d’automne. Et qu’après lui, j’aurais un week-end de trois jours pour profiter de ma maison enfin apprêtée pour l’hiver.

J’ai accueilli les ouvriers avec une chaleur toute particulière. Je tape des mains comme une enfant qui reçoit son cadeau préféré.

Je suis trop contente car hier soir, je me suis offert une doudoune à fleurs. Elle est faite pour moi ! Je suis trop contente parce que le temps est magnifique et que je peux marcher pieds nus dehors. Je suis trop contente parce que dans une semaine, je prends le train pour voir mes amis. Je suis trop contente car ce matin, j’ai trouvé une belle pomme de pain. Le détail qui manquait à ma décoration d’automne.

Mes règles ne vont pas tarder à poindre, mais ça ne suffit pas à calmer mes sursauts d’ébullition. C’est trop pour moi. Je bouge dans tous les sens depuis une semaine. J’ai besoin de marcher, et à un rythme soutenu. J’ai besoin de séances de yoga épuisantes. J’ai besoin de chanter et de danser comme une damnée sur la musique à fond.

Je suis trop contente et mon corps ne sait pas comment gérer.

Je suis trop contente pour tous les détails de ma vie. Ma vie parfaite.

Les murs résonnent de cette effervescence. Indiana me trouve cruelle de l’enfermer avec moi dans le bureau alors que lui aussi n’a qu’une seule envie : aller courir dehors ! Mais je suis obligée pour ne pas qu’il gêne les artisans. Nous bouillonnons de concert. Qu’il va être difficile de travailler aujourd’hui, assise sur une chaise devant un bureau. Je ne suis pas certaine d’y parvenir totalement.

Ce feu me donne faim. J’avale tout ce que je trouve. Je mange d’un bon appétit. J’ai faim. Un appétit d’ogresse. Ce soir, je veux un plat gouleyant pour fêter ce nouveau départ !

Je suis trop contente car je viens de me rendre compte que mon auteur préféré a publié deux nouvelles lectures. Pas une, mais deux ! Quelle joie ! Je ne tiens plus en place. Il faut que je me calme.

C’est fou comme je déteste qu’on me dise ça « Tu te calmes ». Ca me met instantanément en colère. Mon amoureux adore le faire pour m’embêter. Il me regarde, et d’un coup, il me dit « Tu te calmes ». Alors je ressens une violente vague de colère et de ressentiment m’envahir. Une boule chaude dans le coeur qui irradie. Ca a beau ne pas être sérieux de sa part, c’est incontrôlable.

Pourquoi devrais-je calmer mes instincts, ai-je envie de hurler. Laissez-moi tranquille ! Laissez-moi être exaltée ou très énervée, j’en ai besoin. Il n’y a rien de plus frustrant que d’être retenue dans ses élans.

Mais aujourd’hui, je suis trop contente. Trop contente, trop contente, trop contente. !!!

Semer un peu de magie et de poésie dans le quotidien.

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