Stalker, espionner son ex.

Stalker ? Espionner. Trouver toutes les informations qu’une personne laisse d’elle-même sur Internet et ailleurs.

Oui, je stalke D. Régulièrement. Je n’arrive pas à m’en empêcher. Je me demande sans cesse où il est, ce qu’il devient … Avec qui il est. Est-ce qu’il travaille toujours au même endroit ? Est-il toujours à Lyon ? Comment va-t-il ?

D. laisse très peu d’informations derrière lui. Depuis 4 ans, je n’ai plus accès à ses comptes sur les réseaux sociaux. Il m’a bloquée. C’est bien normal, je l’ai bloqué aussi. J’ai même été la première à effectuer cette démarche. Je ne sais pas vraiment pourquoi je l’espionne. Peut-être que je m’interdis de totalement oublier. Sans doute que j’aimerais un jour apprendre sa mort (sans méchanceté, juste par soulagement). Et aussi parce que je me demande s’il peut être heureux avec une autre que moi.

Qu’est-ce que ça changerait ? Je crois que comme dans toutes les relations, c’est important et ça fait quelque chose de savoir que son ex est heureux, marié, qu’il a des enfants. Même si on l’est de son côté, ce bonheur de l’autre précise l’échec qu’ont été ces mois d’amour et de torture. « Je n’étais pas la bonne. » A vrai dire, je suis contente de n’avoir pas été la bonne, malgré la culpabilité. On dit souvent, quand l’histoire se termine « Ca me tuerait si tu étais heureux.se avec quelqu’un d’autre. »

Je ne lui ai pas dit ça. Mais lui, il m’a dit « Tu verras, on est fait pour être ensemble, on se retrouvera. » C’est faux. En tout cas, il faut que je m’en convainque. Alors quoi ?

Alors je l’espionne de temps en temps, de moins en moins souvent, heureusement. Je découvre son groupe de musique. Des photos de lui, cheveux devenus longs, et guitare dans les mains. Toujours les mêmes fringues, les mêmes lunettes. Beaucoup de poids de perdu. Je découvre un CV sur lequel je lis ces quatre années loin de lui. Toujours le même travail, puis du chômage. Je déniche des vidéos prises lors des concerts et reconnais immédiatement sa gestuelle.

Je tombe sur une interview. Et là, je suis mal à l’aise, mon casque sur les oreilles, d’entendre une nouvelle fois raisonner cette voix. Je me rends compte qu’il devient aveugle. Ses yeux tournent étrangement. Ca a empiré. Il fume toujours, tout le temps de l’interview, assez longue. Quand il regarde la caméra, j’ai l’impression que c’est moi qu’il voit. Il est mal à l’aise mais essaie de se donner de la contenance. Je connais ça par coeur.

Il n’a pas changé. Sa vie n’a pas bougé. Il a eu une période plus faste, avec une nouvelle petite amie venue pleurer dans mes bras, et une promotion au travail. Puis l’entreprise a fait faillite. Sa nana semble l’avoir quitté, mais je ne doute pas de ses capacités à s’en être procurée une autre. Je sais ce qu’il a d’irrésistible. Ca se voit aussi dans la vidéo. Il a quitté son groupe, comme à chaque fois, alors que ça fonctionnait bien.

Fait-il exprès de plonger dans le malheur comme ça ? D’abandonner les projets quand ils sont à leur apogée ? Je connais la réponse.

Qu’est-ce que ça m’apporte de voir tout ça ? C’est comme si quelque part, nos âmes étaient encore connectées. On s’attire comme les aimants que nous sommes, mais quand on est trop proches, les énergies s’inversent et se repoussent. Pour rester en bonne santé, physique et mentale, je dois rester loin de lui.

Si un jour mon mari disparaissait brutalement, je devrais me faire violence pour ne jamais reprendre contact avec lui. Cet enfoiré. Cet enfoiré qui m’attire sexuellement encore, malgré les viols. Ce mec à l’emprise malsaine. Celui qui me fait fantasmer un autre monde, tortueux et trouble, dans lequel je pourrais aimer souffrir, encore et toujours. Je me sens comme Jessica Jones face à Kilgrave.

Ces dernières années, j’ai plusieurs fois hésité à lui écrire. Son mail est toujours actif. Pour lui dire quoi ? « Tu m’as brisée en deux, je t’ai détesté autant que j’ai pu t’aimer, mais sache que le bonheur est possible ? » Une partie de moi aimerait le voir heureux. Mort ou heureux dans cette vie. Je pense à son âme. Je me dis qu’elle a droit à une belle vie, que si elle n’y parvient pas ici, elle y parviendra plus tard. C’est ce que je veux pour lui. Je suis folle ? Je suis en pleine dualité.

Je me demande aussi ce qu’il ressent pour moi, envers moi. De quelle manière il digère ce qui s’est passé entre nous. M’a-t-il déjà rangée dans les cartons de son palmarès féminin ? Ai-je eu un peu plus de poids que les autres, comme je le pense parfois ? Est-ce mon ego qui parle, ou ai-je vraiment perçu cette différence ? Evoque-t-il les bons souvenirs quand il parle de nous ? Ou me traite-t-il comme la salope qu’il pense peut-être que je suis ?

J’ai soif de réponses, d’une connaissance complète du sujet. Mon seul point de vue, ma seule souffrance ne me suffit pas. J’aimerais connaître sa version des faits. Pas pour la détruire. Mais pour mettre en perspective mon expérience. Comme cette conférence que donnent ensemble un violeur et sa victime. Je les trouve tellement courageux. Leur geste est si important, si beau. D. ne se résume pas à ce qu’il m’a fait et j’aimerais sincèrement avoir un jour la possibilité d’appréhender une fois la personne et de discuter de nos comportements l’un envers l’autre sans accroche.

Ce n’est pas possible. En tout cas, pas dans ce monde, et je dois apprendre à terminer ma vie avec ces zones d’ombres. Je l’espionne encore, pour tenter de recevoir un semblant de vérité. Et j’espère avoir un jour assez de grandeur d’âme pour me réjouir de son bonheur, si j’apprends qu’il a changé, qu’il rend une femme heureuse, qu’il se marie et qu’il devient papa (ou qu’il suit n’importe quel autre chemin moins cliché, qui lui rendra sa joie). Comme j’espère qu’il se réjouit pour moi en regardant mon bonheur étalé sur mes profils sociaux en ligne …

Je stalke D. Ce n’est sans doute pas très sain comme comportement. Comme une incapacité à laisser derrière soi son passé et les personnes qui le composent. Comme une espérance de compter encore un peu pour eux, ou au contraire, pour se satisfaire de voir une vie moins agréable que la sienne … Certains stalkent aussi par jalousie. Ou suis-je sensée me situer ? Je ne sais pas. Et vous, espionnez-vous compulsivement certaines personnes ? Savez-vous pourquoi ?


17 thoughts on “Stalker, espionner son ex.

  1. Dounia-Joy Répondre

    Je suis une passionnée, quand je décide de m’attacher à quelqu’un je le fais entièrement sans me protéger et j’ai tendance à vouloir tout donner, tout dire d’un coup.
    avec mon ex, on a eu une relation passionnée, parfois violente, mais très tumultueuse, fait de hauts très hauts et de bas très bas.
    Aujourd’hui je l’espionne encore sur les réseaux. sur Facebook et même si on est plus amis dessus. Je n’apprends rien sur lui. A part les différentes petites amies qu’il a eu depuis. 3 ou 4 je crois. La dernière en date bah c fini. Il ne reste jamais bien longtemps avec elles. Et je me dis qu’au final, j’ai été une relation plus longue que toutes celles là… Je ne sais pas peut-être que ça me rassure d’un côté ?
    Au début ça me faisait qqch de le voir avec une autre fille et depuis la dernière en date avec qui s’est fini, ça ne m’a rien fait. Limite, j’étais heureuse de le voir heureux. Le sentiment de jalousie ? je ne l’éprouve pas envers les filles en question, car je ne veux plus de lui dans ma vie, mais par rapport au fait que lui réussit à trouver d’autres copines et pas moi…
    c’est bizarre en fait je me rends compte…
    désolée pour le retard !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Ne t’inquiète pas, ce n’est pas grave ! Tu pouvais commenter dans dix ans si tu le souhaitais :).

      Je crois que oui, ça rassure. De mon côté, je suis aussi rassurée que D. n’aie pas réussi à avoir une relation plus longue de son côté depuis moi. Et je suis encore plus rassurée de voir que ma relation actuelle a plus du double au compteur que la sienne, et qu’on s’aime toujours comme au premier jour.

      C’est un peu sadique, mais je crois que c’est humain. C’est pas qu’on veuille le malheur de l’autre, c’est qu’on veut se persuader que nous, on était normal.e et que le problème venait plus de lui/elle … Enfin pour moi, c’est clairement ça.

      Oui, comme toi, je ne veux plus de lui dans ma vie alors ça ne m’atteint plus. Mais je le fais encore de temps en temps. C’est vraiment étrange, c’est vrai !

  2. Ornella Petit Répondre

    Je comprends ce besoin et je ne pense pas que ce soit malsain comme le dit : jesuisuneguerrière. Ca le serait si tu lui voulais réellement du mal ou si tu cherchais à le récupérer. Or là, tu as juste un égard pour quelqu’un qui a compté dans ta vie, qui t’a fait du mal certes, mais qui a beaucoup compté.

    Aujourd’hui, si tu te sens toujours attirée par lui, l’attachement invisible que tu décris qui te relie toujours à lui, pour moi, il n’y a qu’une explication : vous avez un lien karmique et vous deviez régler quelque chose dans cette vie. D. Est L’Une (et pas des moindres) de tes épreuves. Tu as dû faire le choix de rester à plier sous le poids de ses agressions (encore) ou celui de prendre le risque d’aller chercher l’amour ailleurs, sous une autre forme, qui te corresponde mieux. En celà, tu as réussi ton épreuve. Cependant, les personnes avec qui une tellerelation karmiqie existe, on ne s’en défait pas comme ça. Il y a toujours une curiosité et un titillement intérieur d’y retourner, d’aller voir comment elle va, et si elle roule mieux sans toi.

    Tu peux te féliciter d’avoir choisi de ne plusnêtre une victime. C’est un pas gigantesque dans la progression de ton Être. 🙂

    T’embrasse.

    1. Illyria Répondre

      C’est beau ton commentaire Ornella ^^ merci pour tes mots!

    2. Rozie & Colibri Répondre

      « Or là, tu as juste un égard pour quelqu’un qui a compté dans ta vie, qui t’a fait du mal certes, mais qui a beaucoup compté. » => Je le pense. Plus qu’un égard. Comme j’essaie de l’expliquer, c’est quand-même assez fort. Une résonance. Je ne peux pas être indifférente face aux personnes qui ont compté. Impossible.

      Après, je ne pense pas que j’ai un comportement super sain. Si je tapais son nom sur Fb au milieu d’une flopée d’autres par nostalgie, ça irait, ce serait normal. Mais j’ai vraiment cherché. Fouillé. Gratté. Loin. Je dois avoir trouvé toutes les pages qui le mentionnent de près ou de loin. Ca ne m’a pas fait du bien. C’est assez malsain, je trouve …

      Je vais me renseigner sur les relations karmiques, pour le coup … C’est vraiment intéressant, et ça ouvre des portes de voir les choses dans ce sens là !

      Merci pour tes mots, Ornella. Merci beaucoup. Je t’embrasse !

  3. Nora Répondre

    Je comprends ce que tu vis et ce que tu ressens pour être passée par là…on veut savoir, on veut comprendre. et puis il y a cette habitude aussi, comme des réflexes d’aller espionner.
    Je l’ai fait un temps aussi. Pour voir s’il avait changé, s’il était avec quelqu’un. Mais je me suis rendue compte que je ne faisais qu’entretenir ce lien.

    Vous n’êtes pas liés tous les 2. C’est lui qui te l’a fait croire, comme il t’a fait croire que tu n’étais bonne à rien ou d’autres saloperies aussi.
    Ces hommes là sont vides, ils ne sont que du vent, des vampires, ils se nourrissent de l’énergie et de la personnalité des autres. Sans ça ils crèvent !
    Ils ont besoin des autres pour avoir l’impression d’exister, de leur regard, de leur compassion, de leur amour.
    Ils n’ont aucune compassion, aucune logique. Il n’y a rien à comprendre. Juste que c’était une erreur.
    Ces gens là ne savent pas aimer, ils n’ont pas d’amour en eux. Ils sont vides.
    Oublies ses mots d’amour, il te les as dis pour mieux te manipuler. Oublies ses mots de haine, elle ne t’était pas adressée.

    Je sais que c’est un dur combat Rozie, je le vis chaque jour aussi, mais ne le laisse pas gagner, ne le laisse plus te faire croire que vous êtes liés.
    Tu n’étais qu’un objet pour lui, un moyen d’exercer sa perversion et un si doux reflet pour son narcissisme.
    C’est à toi de décider avec qui tu es liée ou non, à personne d’autre.

    Plein de courage ma belle 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      On n’est pas liés … Je n’en suis pas si sûre, figure-toi. On l’a été. Les liens sont invisibles et ne se cassent pas comme ça. Et moi qui croit très fort à ce monde que je ne vois pas … Si je ne suis pas/plus liée à lui, il n’en reste pas moins un partage d’énergies, ou d’autres choses que je ne sais pas nommer.

      Peut-être que oui, comme tu le dis, je me monte la tête et que c’est lui qui me l’a fait croire. Ce qui est vrai aussi. Il m’a fait penser tout ça. Et par amour, je l’ai pensé de moi-même, sans y être forcée (au début).

      En tout cas, je te rejoins complètement quant à leur description : des vampires ! Aucune compassion, aucune logique, c’est bien vrai. C’est quand-même terriblement dur de se dire que non, il ne m’a jamais aimée. Vraiment. Ca fait mal. Difficile de lâcher ce morceau.

      Merci beaucoup Nora :).

  4. Illyria Répondre

    Ca me fait penser à N. ce que tu dis… Quand on s’était mutuellement envoyé se faire foutre en novembre 2013, je l’avais bloqué sur Fb, et il est resté bloqué pendant 3 ans. Et même si je pensais régulièrement à lui, j’étais contente de n’avoir aucun lien avec lui, de ne pas pouvoir savoir ce qu’il devenait, comment ça se passait avec sa « copine » de l’époque, comment ils interagissaient ensemble… Je pouvais devenir moi, loin de lui, sans son influence. Parce que ce mec a une énorme influence sur moi, je sais que j’ai tendance à me diriger vers ce qu’il aime, ce qu’il fait, dans le but d’attirer son attention… Je me suis calmée maintenant, et heureusement parce que l’influence qu’il a sur moi est toujours là… Mais j’ai réussi à prendre de la distance, et j’en suis très contente. Ce qui fait ma force maintenant vis à vis de lui, c’est que j’ai vécu sans lui dans ma vie pendant 3 ans, j’ai réussi à me passer de lui et à en être très heureuse, donc je sais que je n’ai plus besoin de lui pour me définir, que je n’ai plus besoin de lui tout court.
    Et le fait qu’on se soit reparlé (qu’on se reparle – plus beaucoup maintenant) m’a fait prendre conscience qu’il m’apporte souvent des énergies négatives. En 2013, c’était compliqué entre nous, donc j’écrivais beaucoup et souvent pour me décharger. Cette année, je l’ai refait à un moment et je me suis rendue compte que je me sentais chargée de négatif après, que ça ne m’avait pas fait de bien, donc je n’écris plus rien sur lui maintenant car je sais que ça ne me fait pas de bien. On n’est pas amis sur Fb parce que c’est un sujet tabou entre nous, mais je vais parfois stalker son profil et celui de sa copine, je n’apprends pas grand chose comme on n’est pas amis, mais je m’en rends compte à chaque fois que ça ne m’apporte pas de positif. Donc j’essaie de moins le faire… Et par principe, j’aimerais être amie avec lui Fb, mais dans le fond je me dis que c’est mieux sinon je vais pouvoir le stalker, et je sais que je vais me sentir mal parce que j’ai tendance à comparer sa vie avec la mienne, et par rapport à lui je trouve ma vie nulle… (alors que sans lui, je suis contente de ma vie)
    Donc bref tout ça pour dire que le stalker ne m’apporte strictement rien de positif (même si je le fais un peu parfois), et si je comprends que tu aies du mal à couper les liens avec D., je ne peux que t’encourager à t’en éloigner définitivement, car c’est juste un poids négatif dans ton existence… Je comprends aussi que tu aies envie de lui parler, de t’expliquer avec lui, de lui dire ce que tu as sur le coeur, mais c’est impossible, ça n’arrivera jamais. J’aimerais beaucoup aussi éclaircir les zones d’ombre qu’il y a avec N., mais ça n’arrivera JAMAIS je le sais, donc il faut apprendre à vivre avec ces points d’interrogation… Apprendre avec vivre avec tout ça, et prendre de la distance car c’est la seule chose possible à faire…

    1. Rozie & Colibri Répondre

      C’est impossible, tu as raison, et je le sais très bien. Je n’aurais jamais les réponses. Ou pas dans cette vie là, comme je l’écrivais dans l’article. Je ne pourrais jamais rencontré « l’âme », dénuée de tout son parcours ici-bas, pour parler avec elle sans animosité, sans douleurs. Impossible. Ca me trouble.

      Comme tout le monde, je n’aime pas vivre avec des points d’interrogation. Comme dit Marie, on cherche. Je sais bien que ce n’est pas en stalkant que j’aurais mes réponses. Je me fais du mal pour rien.

      Oui, couper définitivement les ponts est la meilleure des choses à faire, j’en ai toujours été CONVAINCUE. Je l’ai fait. J’en suis fière. Mais il me reste une toute petite fenêtre. Il faut que je la ferme ! Que je l’obstrue.

      Merci pour ton partage, Illyria.

  5. marie kléber Répondre

    Quand on n’a pas de réponses, qu’on ne comprend pas le comportement de quelqu’un ou une décision en particulier, on cherche…
    Je l’ai fait pendant quelques temps moi aussi – je voulais savoir ce qu’il devenait, comment il vivait tout ça. On se fait mal, on le sait, mais on ne peut rien y faire. C’est comme une addiction – l’autre en est à l’origine, il l’a créée en nous de par ses agissements, ses menaces, ses silences et ses retournements de situation. Il ne faut pas l’oublier. L’emprise ne cesse pas le jour où on dit « bye bye ».
    Un jour j’ai réalisé que je n’en avais plus rien à faire, qu’il soit heureux ou malheureux, peu importe. Il fait sa vie loin de moi et tant mieux! Quant à son âme, c’est son problème!
    Ca va passer Rozie – regarde tout ce que tu es devenue, le bonheur dont tu jouis aujourd’hui. Son histoire n’est plus la tienne. Et la tienne est celle qui compte plus que tout.
    Je t’embrasse ma belle.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Comment fais-tu pour y être indifférente ? Je crois que je ne le serais jamais. Effectivement, l’emprise ne s’arrête pas comme ça, loin de là. J’ai déjà eu la chance de ne plus jamais avoir affaire à lui après notre rupture. Ca a été direct, instantané. Son ombre planait toujours, il n’était pas loin (la rue d’à côté), mais je ne l’ai croisé que deux fois en un an, puis plus jamais ensuite.

      C’est son problème, je sais. Et en même temps … Je n’ai pas envie de dire que c’est le mien aussi non, mais … Je ne sais pas, ça me touche. Ca me touche sincèrement qu’il soit malheureux, ou .. Je ne sais pas vraiment quels mots utiliser pour décrire ce sentiment. Comme je le disais à Cécile, ça résonne. Ca entre en résonne avec moi.

      Merci pour tes mots. Je t’embrasse.

  6. Céline Dehors Répondre

    Bonjour Rozie,
    Je profite de cet article pour laisser mon premier commentaire de lectrice.
    Ton histoire avec D. me rappelle sur beaucoup de point une ancienne histoire que j’ai eu avec Jean. Il n’était pas PN, je ne crois pas, mais il y avait je pense le potentiel pour que cela tourne mal.
    Je l’ai quitté il y a des années. Et je l’ai espionné longtemps moi aussi. C’était facile, il avait un blog : je n’avais qu’à le lire. Pendant plus d’un an, il parlait de moi sur ce blog. Cela m’effrayait mais en même temps j’éprouvais une certaine fascination à le lire. Et puis, un jour, je me suis promis de ne plus y aller. Le surveillait ainsi ne faisait que de renforcer le lien qui nous retenait, c’était comme un fantôme, et je voulais m’en débarrasser.
    Après avoir lu ton article, l’envie m’est revenue. J’ai voulu revoir son blog, il était supprimé. Alors j’ai cherché plus loin… et j’ai découvert des photographies du village de mes parents, prises et publiées par Jean plus d’un an après notre rupture. Il habite à plus de 300 km du village de mes parents, il avait donc fait le pèlerinage jusqu’à chez eux, pour publier ensuite des photo sans intérêt sur internet de la mairie, de la rue… !
    Maintenant, j’essaie d’évacuer ces faits qui n’ont plus d’importance aujourd’hui puisqu’ils datent de plusieurs années… Il aurait été préférable que je ne sache rien.
    D’après mon expérience, plus tu continueras à surveiller D, plus il continuera à te hanter. J’ai avec Jean un sentiment d’inachevé. Des vérités n’ont pas été dites, je n’ai pas réussi à corriger le potentiel « toxique » qu’il avait, je l’ai même je crois « cristallisé ». Aujourd’hui, j’ai appris à m’en fiche (même si j’ai rechuté une soirée). C’est ce que je te souhaite, pour ton propre bien être (et pas pour celui du monde entier, oui, parce qu’il continuera à le arpenter…)

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Bonjour Céline, et bienvenue à toi, je suis heureuse de te lire !

      C’est assez troublant, ce que tu racontes … Tu as eu un gros impact sur lui, visiblement. Et ça doit être particulièrement étrange de lire des choses sur soi, positives ou négatives, écrites par son ex. Je sais que D. a parlé de moi à ses copines suivantes. En bien, apparemment. Celle qui m’a retrouvée, avec laquelle j’ai parlé pendant une nuit me l’a dit. Je lui ai demandé comment elle avait fait pour me retrouver. Elle m’a raconté que D. avait parlé de moi en plein repas avec sa belle-famille. Il avait mentionné mon nom et mon prénom et avait été élogieux.

      Il lui a ensuite régulièrement parlé de moi, et apparemment toujours en d’excellents termes. Ce qui la rendait triste et jalouse. C’est tellement logique. J’avais mal pour elle. Moi, ça m’avait vraiment troublée. Qu’il mentionne mon nom de famille. Qu’il dise que j’étais géniale. Sans doute un moyen de la manipuler elle. Je ne sais pas trop quoi en penser … Bref, ça me turlupine, tout ça.

      Je comprends ce que tu dis. Il aurait été préférable de ne pas le savoir, c’est clair. On peut dire que D me hante. Mais j’ai l’impression que de nombreuses personnes de mon passé, pour me pas dire toutes, me hantent. Toutes les personnes que j’ai croisées, avec lesquelles j’ai eu un lien, je repense à elles. A des périodes, plus que d’autres. Peut-on vraiment ne jamais penser à ceux-là ?

      Mais je te rejoins, je devrais arrêter de vouloir savoir sans cesse ce qu’il devient. C’est pas terrible. Une fois que j’y parviendrais, je serais sans doute plus libre …

      Merci pour ton partage ici. Merci beaucoup.

  7. zenopia Répondre

    Cela m’est arrivé… et non ce n’est pas très sain… ça a fini par passer… Moi, ce que j’espère pour toi, ce n’est pas que tu puisses te réjouir de son bonheur, mais qu’il te devienne indifférent… Je pense que tu seras libérée de son emprise lorsque ce qui lui arrive ne t’intéressera plus. Les blessures sont parfois profondes, beaucoup plus profondes qu’on ne le pense…
    Prends soin de toi… Bisous

    1. Peanuts Répondre

      Je n’aurais pas dit mieux.

      J’ai pu le faire, mais jamais une fois en couple. J’ai ce pouvoir en moi de faire une croix définitive sur le passé, enfin, sauf ces derniers mois, j’ai longtemps continué de garder contact, et puis, j’ai fini par me rendre compte que ça ne faisait du mal qu’à moi. J’ai sorti cette personne de mes amis dans les réseaux sociaux, je pensais l’avoir quasiment oubliée enfin, ces quatre derniers mois, et elle a refait surface subitement…

      D’un seul coup, tout le mal qu’il m’avait fait est remonté à la surface alors que je le pensais aux oubliettes : alors un conseil, arrête cela. Tu te fais du mal.

      Comme le dit zenopia, quand ce qui lui arrive t’indifférera, c’est que tu auras enfin pris ta liberté. Alors vole, vole, petit oiseau !

      1. Rozie & Colibri Répondre

        Impossible d’être indifférente Peanuts. Mais oui, arrêter d’aller chercher moi-même l’info, c’est primordial, il faut que j’y parvienne.

        J’admire ta force !

        Etre libre, ça s’apprend :). Le colibri volette déjà pas mal 😉 !

    2. Rozie & Colibri Répondre

      Tu as sans doute raison … S’il me devenait indifférent, ce serait la preuve que je suis définitivement sortie de tout ça, passée à autre chose. Mais deviens-tu un jour réellement indifférent face à une personne de son passé, avec lequel on a eu un lien si fort, une expérience si marquante ? Je n’en suis pas persuadée. Je ne suis jamais indifférente à ce que sont devenues les personnes qui ont compté pour moi d’une manière ou d’une autre.

      Je ne les cherche pas sur les Rs (enfin pas toutes 😉 non, je ne suis pas psychopathe, mais curieuse quelques fois !). Mais quand, par hasard, j’ai de leurs nouvelles, ça m’impacte toujours. C’est pour ça que je pense que quand je serai impactée positivement par son devenir, c’est ce j’aurais complètement guéri.

      Je n’ai pas beaucoup d’ex. Lui, et un autre, avec lequel je suis sortie pendant un mois quand j’avais 14 ans. Autant le dire, ça ne compte pas ! Mais parfois j’ai de ses nouvelles, et ça me fait quelque chose. Ca me chatouille un peu. Pas en mal. Pas en jalousie. Je ne sais pas comment décrire ça. Une vie en résonance avec la mienne. Nos deux vies se sont croisées, entremêlées un court instant. Quand j’entends parler de lui, ça résonne encore.

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