Six mois au chômage.

Chômage

En 2016, nous avons choisi de changer de région, de sortir de la ville tentaculaire de Lyon. Si notre appartement nous convenait, nous commencions à aspirer à un autre rythme de vie. J’aurais pu rester encore quelques temps en ville, mais mon mari étouffait. Il avait besoin de retrouver ses monts provençaux et d’un commun accord, nous avons choisi de nous établir aux alentours de Sisteron, petite ville de charme.

Si la région PACA est belle et chaude, elle est aussi vide. La population s’agglutine sur les côtes et laisse l’intérieur des terres précaires. Pas évident de trouver du travail en dehors des grandes agglomérations. Mon mari a retrouvé un emploi aisément, grâce au piston, mais moi …  J’ai dû prendre mon mal en patience. Il m’aura fallu six mois pour retrouver un semblant d’activité, et neuf mois en tout et pour tout indemnisée par Pôle Emploi.

Le premier mois est passé à grande vitesse. Entre l’emménagement, le rangement, le jardin a réhabiliter et les différents papiers à remplir, j’avais de quoi m’occuper. La famille, curieuse, venait souvent nous rendre visite et c’est à peine si nous avions cinq minutes pour nous. Mais cette effervescence s’est rapidement tassée.

J’ai ensuite profité de ce calme pour me ressourcer et me reposer. Après des années de galère sans vacances, dont la dernière à travailler six jours sur sept, je m’accordais quelques semaines de lâcher-prise bien méritées. Evidemment, j’ai aussi fait de nombreuses recherches : Pôle Emploi ne m’indemnisait pas pour mes grasses matinées et j’ai rapidement compris qu’il me faudrait trimer pour trouver mon bonheur. Si le site actualisait quatre nouveaux postes par jour sur ma zone géographique, c’était déjà très bien ! Et manque de pot, je n’étais ni plombier, ni DRH, ni pharmacien … Ni institutrice, ni puéricultrice, ni conseillère d’orientation (*musique*). Aucun emploi ne me correspondait.

Nous avions emménagé depuis deux mois et malgré mon besoin pressant de solitude, je m’ennuyais. Je me morfondais. L’idée d’être contrainte à accepter le premier poste qui se présenterait me mettait le cafard. Et l’idée de passer mes journées bloquée devant mon téléviseur, plus encore. J’avais devant moi un temps indéfini de liberté, il fallait que j’en profite, avant de me laisser totalement happer par la procrastination !

Qu’avais-je envie de réaliser ? Quelles activités (gratuites) me permettraient de m’épanouir ? Les gens l’oublient souvent : ce n’est pas parce qu’on ne travaille pas qu’on doit ne rien faire. J’ai décidé de regarder le problème sous un autre angle : je ne pouvais pas gagner d’argent avec ce temps, mais je pouvais gagner en épanouissement. C’est une chance ! J’avais le droit de profiter de ce temps à des fins purement personnelles, tant que je continuais à rechercher activement un travail.

Bien souvent, on ne peut pas passer huit heures par jour à la recherche du précieux contrat. Après avoir écumé toutes les offres sur tous les sites, envoyé des dizaines de candidatures spontanées sur toute la région et frappé à toutes les portes pour proposer ses services .. Il ne reste plus qu’à patienter.

J’ai donc choisi d’attendre à ma manière, en faisant toutes ces choses auxquelles je ne consacre habituellement que peu de temps. J’ai commencé par élaborer un planning approximatif. Je me forçais à me lever à une heure précise, à faire un semblant de toilette puis à m’habiller un peu. J’ai ensuite établi une liste de mes activités, avec des objectifs à atteindre. Parmi elles : chanter, lire, écrire et me mettre au yoga.

J’ai suivi mes premiers cours de yoga sur youtube, à raison de trente minutes par jour. Ca m’a fait un bien fou ! Je me suis reconnectée à mon corps et j’en ai ressenti durablement tous les bienfaits. J’ai également décidé de me lancer dans le blogging et ce projet ambitieux m’a en moyenne occupée trois heures par jour (tous les articles que vous lisez depuis août 2016 ont été écrit entre mai et septembre, et il en reste encore beaucoup !). J’ai pris le temps d’écouter de nouveaux albums, de lire de nouveaux auteurs, de découvrir de superbes séries, et de penser.

J’ai énormément réfléchi à ce que j’étais, à mes envies réelles, ce qui fait ce que je suis. J’ai pu me questionner sur des sujets très personnels comme la foi, auxquels je ne pouvais pas prêter assez d’importance avant, lancée à pleins tubes dans les couloirs de la vie active. J’ai pu laisser vivre mon corps, le laisser transpirer, arrêter de me maquiller, laisser mes poils faire leur job, accepter mes baisses de régime … Cette tranquillité inédite m’a permis de tester la coupe menstruelle, notamment. Je me suis laissée respirer, de façon intrinsèque et totalement égoïste.

Bien sûr, la pression sociale était là : je devais trouver un travail, et je m’y attelais. Notre foyer manquait un peu d’argent, on revoyait nos dépenses à la baisse, même si nous ne sommes absolument pas à plaindre ! Terminé sushis et week-ends surprise. On a fait attention. Tout le monde me demandait ou j’en étais et plutôt que de répondre « Je fais le point sur moi-même et je m’épanouis », je disais « Nulle part, pas de travail ». Parce qu’ils n’auraient pas compris que je puisse momentanément me satisfaire de cette situation et en profiter.

En six mois, je n’ai pas toujours tenu la barre et ai lâché du leste à certaines périodes, mes travers de flemmarde reprenant le dessus, mais ce fût, contre toute attente, une expérience positive. J’ai pris le taureau par les cornes et ai décidé de me reconvertir. Tout ce temps passé à penser et réfléchir a fait mûrir un projet. Un vrai projet professionnel. J’avais enfin trouvé ce que je voulais faire, à part chanteuse !

Hors de question de me satisfaire d’un poste dont je ne voulais pas vraiment. Oui, j’en demande beaucoup, mais j’ai mis toutes les chances de mon côté pour parvenir à mes fins. Je me suis battue avec les administrations pour me former à un métier qui me plaît et qui me créerait des opportunités dans la région, j’ai trouvé mon école et mon stage et j’y suis arrivée. Finalement, ne pas trouver chaussure à mon pied a été une aubaine : j’ai pu choisir et faire valoir mon choix.

Le chômage est une plaie parce qu’aux yeux des autres, nous ne sommes utiles à rien durant ce laps de temps et par conséquent, nous sommes vides de tout intérêt. J’ai mal vécu qu’on me dise « Ah mais toi tu ne travailles pas, t’es femme au foyer » alors que je me démenais pour sortir de cette impasse. Tout le monde s’imagine qu’on reste vautré devant les écrans à avaler les encarts publicitaires. Je l’ai fait aussi, j’ai regardé beaucoup de mauvaises émissions et souvent la télévision restait allumée, me servant de fond sonore. Mais j’ai fait tellement d’autres choses à l’allure insignifiante et pourtant dignes d’un si grand intérêt ! J’ai utilisé mon temps à bon escient : j’en ai appris beaucoup .. Sur moi.

Le chômage complexait beaucoup la femme active et indépendante que je suis. Durant cette période, j’ai tenu seule la maison. Interdiction pour mon amoureux de passer le balai, de faire le lit ou de ranger les assiettes sales dans le lave-vaisselle. C’était mon office, ma part de travail. Moi qui suis attachée au partage des tâches, j’avais besoin de les accomplir toutes exclusivement. Je ne pouvais pas payer ma part de loyer, mais je pouvais nettoyer, ranger, laver et tenter des expériences culinaires. Les autres pouvaient bien rire de ma « condition » de femme au foyer (pourquoi serait-elle forcément négative et risible, d’ailleurs ? C’est un vrai travail !), je savais ce qu’il en était.

La pause professionnelle à longue durée est une épreuve. Vous pouvez cependant choisir de la subir ou de vous en servir. Des bonnes choses ressortent de chaque expérience, il ne vous est pas interdit de vivre et d’apprécier le temps seulement parce que vous ne générez pas d’argent. Et vous, qu’avez-vous fait de vos moments de chômage ?


42 thoughts on “Six mois au chômage.

  1. Elise Répondre

    C’est simple j’ai eu l’impression que tu racontais ma propre période de chômage au mot près! En espérant que ta situation a changé depuis!

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Oui, ça a bien changé depuis, heureusement !
      Mais j’ai tout de même apprécié cette période où j’ai pu amorcer de nombreux changements. J’espère qu’il en est de même pour toi !

  2. Clairemsb Répondre

    C’est drôle que je tombe sur cet article dans le Huffington post qui reprend votre article au moment où je baisse littéralement les bras… Je suis Drômoise et plus jeune j’ai fait le choix d’emménager sur Lyon pour me former et trouver plus facilement du travail. J’ai habité 10 ans sur Lyon, 10 années avec le mal du pays. J’ai tout de même rencontré mon compagnon sur Lyon et nous avons eu notre premier enfant. Je lui ai parlé de mon souhait de revenir dans ma Drôme natale en insistant sur le fait que nous pourrions ainsi accéder à la propriété et offrir une meilleure vie à notre enfant. Je l’ai convaincu! Il fallait désormais trouver l’opportunité. Elle a fini par se présenter. Mon entreprise allait déménager. Je décidais de ne pas suivre l’entreprise. J’étais licenciée mais avec des indemnités. Nous pouvions lancer le projet « retour au pays » avec un petit bonus puisque je tombais également enceinte à ce même moment. Nous avions tout prévu! Mon compagnon garderait son poste sur Lyon et ferait les voyages en train. Moi je profiterai bien sûr de ma grossesse dans un premier temps et je m’accorderai quelques temps avec mes enfants. Ensuite je chercherais un emploi et nous irions voir notre conseiller bancaire pour le prêt immobilier. J’ai donc fait les cartons, trouver un déménageur, trouver un appartement (un 2 chambres et c’était déjà pas mal avec un chômage). Tout se déroulait plutôt bien comme nous le souhaitions…jusqu’à ce que mon petit bout décide de venir plus tôt (genre bien plus tôt). Mon petit monde bien réglé s’est en partie effondré. Bébé a passé un mois en Néonat et il a trés bien évolué. Lorsqu’il était sorti je pensais le pire derrière moi mais nous avons vécu l’enfer durant 8 mois. Il avait une immaturité digestive qui le faisait terriblement souffrir, je devais donc être à son chevet jour et nuit. Il m’était donc impossible de chercher un emploi. Je ne pouvais même pas voir ma famille ni mes amis. Puis en juillet 2016 tout s’est arrangé! A la rentrée j’ai donc choisi de le faire garder par une assistante maternelle les lundis et mardis pour me libérer du temps pour cherche un travail. Je commençais ma recherche en septembre donc et la Mairie se proposait de m’aider. Après avoir vécu l’enfer puis en être sortie sans trop de dommages, je rentrais dans une période tourmentée. Je décrochais un CDD avec possibilité de renouvellement ad vitam mais cet environnement professionnel s’avérait particulièrement malveillant. La Mairie m’aidait mais au final pas temps que ça. Elle me faisait passer un entretien avec une société qui proposait le poste de mes rêves. L’entretien se passait trés bien. Il était question d’un second entretien. Le poste devait débuter le 1er janvier et là voyez-vous à l’heure où je vous parle je n’ai toujours pas passé de second entretien malgré mes relances toute en finesse. Résultat des courses: je me sens idiote, dupée, démoralisée…Mon fils aîné me fait de joli dessin de la maison de nos rêves. Mon compagnon passe de longues minutes sur Se Loger. com à la chercher. Et moi je me morfond. Tout comme vous je suis dans une région sinistrée du point de vue de l’emploi. Trés peu de CDI, trés peu de temps plein, trés peu d’annonces me correspondant…j’envoie des candidatures comme des bouteilles à la mer sans trop y croire. Je colle mon CV dans le hall de mon immeuble. Je diffuse mon CV sur facebook…et comme vous j’hésite à prendre un emploi « alimentaire » par désespoir de cause. Il me reste la possibilité de faire une formation d’anglais mais c’est comme s’ils avaient détruit en moi toute volonté, toute combativité…celle que je me suis attribuée par le passé.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Bonjour,

      Wahou, effectivement, tout ne s’est pas passé comme prévu … Je comprends que tu « baisses les bras » et que tu perdes ton envie, ta combativité. Ton périple commence à se compter en année, et un an, c’est très long quand on est dans la galère et que ça nous empêche de construire la suite.
      Je connais bien la Drôme, j’y ai vécu jusqu’à mes 18 ans et y retourne très régulièrement (du côté de Tain l’Hermitage). Je vois donc parfaitement ce que tu veux dire quand tu parles de région sinistrée. Ma soeur a fait le choix d’y rester et enchaîne les CDD depuis deux ans maintenant pour rester dans sa branche. Si elle voulait un CDI, il lui faudrait se tourner vers les rares supermarchés ou l’agriculture … Ca ne fait pas rêver tout le monde (bien que je ne dénigre en aucun cas ces métiers, je les ai bien assez fait).
      Ne désespère pas. Je suis sûre que tu y as déjà pensé et que c’est une question de logistique mais si ton cher et tendre fait les allers-retours entre la Drôme et Lyon, ne peux-tu pas faire pareil ?
      Je l’ai fait un temps (une heure de train et 30 minutes de métro à l’aller ET au retour). C’est lourd comme planning mais peut-être que ça peut t’ouvrir des portes, notamment pour entamer une formation en anglais ou autre chose.

      Ne désespère pas et force auprès de Pôle Emploi et des autres organismes. Beaucoup d’aides peuvent être déployées quand on devient insistant … Courage !

  3. Marion Répondre

    Article très intéressant! J’ai moi aussi connu une période de chomage après un déménagement (à l’étranger du coup je n’avais même pas Pole Emploi pour m’aider…), et je me retrouve tout à fait dans tes mots : on a envie, voir besoin d’en sortir, mais en attendant on profite de soi! C’était d’ailleurs pendant cette période que j’avais commencé mon blog !!
    Sinon, petit detail : quelle chaine Youtue as-tu utilisé pour apprendre le Yoga? Maintenant je suis à mon compte, ça se passe bien, mais bon je fais quand même attention à mes dépenses, et le yoga, là où j’habite ça coute un bras!!!
    Merci de ta réponse et à très bientôt !! 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Bonjour Marion, et merci pour le partage de ton expérience !
      J’en parlerai bientôt, mais je suis Ariane pour le yoga sur Youtube. Sa chaîne s’appelle YogaCoaching.
      Tu trouveras des vidéos adaptées à tous tes besoins (renforcement musculaire, mal de dos, pour les jambes, pour se réveiller en douceur ou pour vaincre les moments de tristesse, séance pour débutants ou pour les jours de règles …). Je la trouve géniale. Tu n’as qu’à t’offrir un tapis et tu peux pratiquer chez toi, à ton rythme et sans dépenser un sou !
      Dis moi, si tu t’y mets ! 😉

  4. Clémence Répondre

    En effet, cette période n’est pas simple, surtout lorsque l’on arrive comme toi dans un nouvel environnement sans connaitre personne.
    Mais tu as très bien fait de profiter de ce temps libre pour créer un blog et pratiquer d’autres activités. Ces moments nous permettent vraiment de se recentrer sur nous même.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je n’avais pas pensé au fait que j’arrivais dans un nouvel environnement où je ne connaissais personne … Ce n’est pas le genre de chose qui m’effraient, et la solitude est dans mon caractère. Mais c’est vrai que ça peut être très dur.
      Tout autour de toi change, toutes tes habitudes sont bousculées et tu ne peux que contempler ces changements, sans toi-même y prendre part.
      Il faut chercher le positif partout ! On peut retirer quelque chose de chaque situation et souvent, faire le point, c’est la bonne chose à faire !

  5. Bougie d'automne Répondre

    Ne pas travailler = Ne rien faire
    C’est effectivement ce que beaucoup de gens pensent, et pourtant… Moi même en ce moment je ne travaille pas, j’ai quitté volontairement un travail qui je me plaisait pas et je m’occupe de mon bébé de 5 mois en attendant un départ à l’étranger prévu dans quelques mois. Et bien je ne m’ennuie pas une seule seconde, je fais plein de choses diverses et variées. Nous sommes dans une société où l’on nous fait culpabiliser pour tout un tas de raisons, il faut « être comme ci » , il faut « faire comme ca »… Et bien non, il faut surtout faire ce que l’on a envie, ce qui nous rend heureux et chacun à sa propre définition du bonheur. Et quand les périodes de chômages ne sont pas choisies elles peuvent s’avérer être finalement bien utiles pour faire un point sur tout un tas de choses. 😊

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Exactement ! On est dans une société où rapporter de l’argent, en générer, est essentiel et inévitable. Or, tous les bénéfices ne se comptent pas en pièces de monnaie. Cette pression est parfois terrible sur les personnes momentanément exclues du domaine du travail.
      Je suis heureuse de lire que tu sais t’en détacher et profiter de ce moment particulier.
      Certaines personnes s’empêchent de quitter un travail qui ne leur plaît pas/plus alors que parfois, elles le pourraient mais être chômeur, c’est pas terrible au regard de la société et des autres.
      Je te souhaite une bonne continuation dans tes projets, qui ont l’air sympathiques !

  6. Illyria Répondre

    Merci pour cet article, je suis contente de lire comment tu as vécu cette période 🙂 Et je vois qu’elle nous a été utile de la même manière! Ca fait tellement de bien une période où on a du temps pour prendre soin de soi et apprendre à se connaître…

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Oui, c’est assez similaire à ce que tu as pu en tirer, c’est vrai !
      Quand on arrive à mettre ce temps à profit, c’est un véritable bénéfice. Encore que six mois, ce n’est pas trop long. J’aurais peut-être moins tenu la route si mon chômage s’était étalé sur un an, voire plus !

  7. Laura de BBxMarmotte Répondre

    C’est une période difficile et délicate ! Je l’ai vécu pendant plus d’un an, puis j’ai cherché du travail ailleurs qu’en France et ça a marché, heureusement ! 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Génial d’avoir réussi à décrocher un poste en dehors de nos frontières ! Ca doit être une superbe aventure !

  8. themetis Répondre

    J’ai moi aussi eu à faire des pauses, dans ma vie, volontairement ou pas. Elles m’ont fait beaucoup de bien et m’ont permis de comprendre que je n’étais pas faite pour rester à la maison…

    1. Rozie & Colibri Répondre

      D’une manière générale, c’est très bénéfique de faire une pause. Si elle n’est pas voulue, c’est plus déroutant !
      Je ne suis pas non plus faite pour rester chez moi. J’aime bien, mais c’est néfaste pour moi : j’attrape trop vite la flemme !

  9. Mademoiselle Kah Répondre

    Bel article, profond et plein de sens!

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci beaucoup !

  10. The Stories Maker Répondre

    J’ai connu ça aussi, et puis finalement j’ai signé un CDI en janvier aprés 1 an de rien, comme quoi, tout arrive à qui sait attendre finalement, mais comme toi, l’attente a été longue, et pleine de remise en question 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Haha oui, exactement … Il arrive que ça se termine bien ! On en est de bons exemples !
      Finalement, toutes ces remises en question sont bénéfiques. Et elles prouvent qu’on souhaite bouger de cette situation. C’est douloureux souvent, mais ça permet d’avancer !

      Bonne chance pour la suite !

  11. Peanuts Répondre

    Le chômage, j’ai connu ça trop longtemps hélas et pas souvent indemnisé malgré des études longues et trois diplômes… six mois, c’est très court, crois-moi. J’ai changé quatre fois de métier en près de 20 ans de vie pro, jusqu’à il y a peu où j’ai enfin trouvé la stabilité et la sécurité de l’emploi que je n’avais jamais eue jusque là. Et là, je ne suis pas près de changer de voie à nouveau ! 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      J’étais très mal indemnisée au chômage, très loin des 80% du salaire annoncé .. Je n’ai jamais su pourquoi !
      J’ai conscience que 6 mois, c’est peu, et qu’on peut connaître des années sans trouver chaussure à son pied. Ce n’était pas pour me rassurer ! J’ai tenu six mois, mais au bout d’un certain temps .. Je ne sais pas. Il faut une grande force mentale.

      Heureuse de lire que tu as trouvé ce qu’il te fallait et que tu comptes y rester !

  12. Marie Kléber Répondre

    Tu as mis à profit ce temps pour toi, te retrouver, te recentrer. C’est très important Rozie, c’est un travail qu’il faut faire et refaire de temps en temps (même si dans la vie on prend rarement ce temps et on en paye les frais un jour ou l’autre).
    Le chômage ce n’est jamais marrant à vivre. Toi tu as su en tirer du positif. Bravo!
    Etre « femme » au foyer c’est du boulot. On ne s’en rend toutefois compte que quand on s’y colle vraiment.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      On en paye les frais un jour ou l’autre, c’est vrai. Ca m’est d’ailleurs déjà arrivé !
      C’est peut-être ce qu’il y a de plus important, mais on ne prend jamais le temps, on est toujours happé par autre chose … Ces derniers temps, je suis vraiment dans une dynamique de vivre pour moi, assainir mon mode de vie, profiter, er réfléchir. Me poser les bonnes questions. Et je m’épanouis vraiment. C’est comme si je sentais des ailes dans mon thorax, qui poussent, et qui se déploient. C’est littéralement ce que je ressens. C’est complètement fou.

      Oui, être femme au foyer c’est un vrai travail. Ca devrait être valorisé.

      Merci pour ton mot positif !

  13. Haribox Répondre

    Comme tous ceux qui sont passé par la case chômage pendant une longue période je pense que nous tous d’accord pour dire que c’est difficile, tant au niveau financier que sociale, on se sent vite exclue de la société… Ma reconversion professionnelle est pour bientôt et j’ai l’impression qu’aujourd’hui avoir un boulot pour payer ces factures n’est plus une fin en soi, enfin c’est quand même super important si tu veux pas finir sans électricité mais ce que je veux dire c’est que les gens n’hésite plus a faire un virage à 180° à 25, 30 ou 40 ans. L’épanouissement professionnel est très important puisque l’on passe toute la journée au boulot autant que cela nous plaise 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Oui, je suis d’accord. On se sent financièrement et socialement « out ». Lorsque mon premier salaire est tombé, j’étais tellement heureuse, je me sentais la femme la plus riche au monde ! On respire.

      Effectivement, la notion du travail a évolué, et c’est tant mieux ! Les gens savent qu’ils vont passer la majorité de leur temps en poste, et pour eux, c’est devenu important de ne plus seulement se satisfaire d’un travail alimentaire mais d’aller vers quelque chose qui leur plaît ! L’époque de nos parents est révolue. AUjourd’hui, on ne reste plus toute sa carrière sur le même poste (et encore moins dans la même boîte). On est de plus en plus amené à se reconvertir une, deux, voire trois fois dans une vie !
      Personnellement, je trouve ça très bien !

  14. Séverine Répondre

    Merci pour ton témoignage ! Il me rassure pas mal.
    Ca ne fait que 2 semaines que je suis au chomâge, mais j’ai déjà une culpabilité énorme, c’est un peu fou.
    Alors je me suis fixée tout plein d’objectifs mais je me laisse vivre un peu aussi. Je vais me renseigner pour voir s’il n’y a pas une formation qui m’intéresse car dans mon domaine, les offres d’emploi ne croulent pas…. En deux mois, il y a 2 offres seulement qui ont paru.
    Je me sens un peu perdue et ça fait du bien de lire des articles comme le tien.

    Merci !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je t’en prie, merci à toi de partager ton expérience avec moi !
      Oui, la culpabilité, c’est quelque chose d’incontrôlable et d’incompréhensible. Surtout quand tu sors d’un métier où on te demandait d’explorer toutes tes ressources. Avant le chômage, j’ai travaillé en restauration puis en boulangerie. J’étais à 200% tous les jours, à bosser 50 heures par semaine. Le choc de ne plus rien faire derrière …

      Il faut quand-même te laisser vivre un peu, te ressourcer. Ca te permettra de mieux visualiser la suite et de te reposer. C’est aussi important, le repos !
      Pour les formations, cherches vraiment en profondeur. Pôle Emploi ne va pas forcément t’aider ou peu .. Il faut vraiment pousser les recherches pour tomber sur le truc qui te correspondra et que tu pourras leur vendre pour qu’ils acceptent.

  15. Girltrotter Répondre

    Je ressens un peu ce que tu écris « le chômage qui te complexait en tant que femme active et indépendante. Pourtant ma situation est bien différente. Et je te suis complètement quand tu dis « élaborer un planning approximatif. Je me forçais à me lever à une heure précise, à faire un semblant de toilette puis à m’habiller un peu. » c’est vraiment ça et tu as eu bien raison de te donner des objectifs car il n’y a que ça pour se motiver et aller de l’avant. Bravo

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci beaucoup pour ton retour positif !
      Oui, se donner un planning et des objectifs, c’est absolument essentiel. Surtout pour les personnes comme moi qui se laissent vite happer par « la flemme ». Ce n’est pas vraiment de la flemme, mais c’est cette impression que moins j’en fais, moins je me sens capable d’en faire et je finis par me complaire dans mon inactivité physique et cérabrale. Très mauvais !
      Cette manière de réagir m’a permis d’éviter ça et d’aller de l’avant.

  16. Charlie Répondre

    Bonjour Rozie,

    Merci pour cet article si bien rédigé. Je suis également dans une période « d’errance » et je n’arrive pas à trouver ma voie… Ça dure, ça dure et je suis de plus en plus perdue. Par curiosité (sait-on jamais si ça pouvait déclencher une sorte de déclic chez moi), quelle formation as-tu réalisée et quel poste occupes-tu maintenant ?

    Je te souhaite une bonne journée !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Bonjour Charlie,

      Merci à toi de venir me lire ! C’est toujours agréable de discuter avec de nouvelles personnes.

      Essaie de te recentrer sur toi, pour ne pas t’égarer ! Et n’oublies pas qu’on peut te financer des formations courtes (entre quelques jours et plusieurs mois) pour te permettre de rebondir .. Il faut juste bouger un peu les institutions (Pôle Emploi …).
      J’ai réalisé une formation d’Animateur E-commerce (créer et animer un site, gérer les stats, gérer une communauté …) et je suis devenue Chargée de communication !

      Belle soirée à toi !

      1. Charlie Répondre

        Je te remercie pour ta réponse et ces conseils bienveillants. Je croise les doigts pour que je trouve mon chemin 🙂

        Bonne continuation à toi !

        1. Rozie & Colibri Répondre

          Je t’en prie et je te le souhaite !

          A bientôt !

  17. Nadège Répondre

    J’aime bien ta conclusion : il n’est pas interdit de vivre ni d’apprécier le temps seulement parce qu’on ne génère pas d’argent… S’occuper de soi, de son foyer, de son éventuelle reconversion, c’est aussi du boulot !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Oui, c’est beaucoup de travail ! Il ne faut pas oublier qu’on vit d’abord pour soi et pas pour son patron …
      Ce temps nous appartient, il ne faut pas culpabiliser de ne l’utiliser que pour soi !

  18. MissTexas Répondre

    Je n’ai jamais été au chômage, mais j’imagine comme ça doit être difficile parfois. Tu as bien retourné la situation pour en faire quelque chose de positif, bravo !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je te souhaite tout de même de ne jamais l’être ! Même avec un esprit positif, c’est dur de lutter contre la crainte, le dénigrement de soi, la « déprime » ..
      Merci beaucoup !

  19. maman délire Répondre

    c’est super que tu aies pu prendre et surtout su prendre du temps pour toi ! tu as raison, on a pas tant de temps que ça dans une vie… et du moment que tu n’es pas restée des jours entiers a regarder la tv, tu as fait quelque chose ! la société porte un regard néfaste sur les chômeurs, les gens pensent qu’ils restent a rien faire en touchant les allocs… sans doute qu’une partie le fait, mais je pense qu’elle est infime comparée a tout ceux qui cherchent et surtout qui s’angoissent de ne pas trouver… et pouvoir choisir un métier qui te plait, c’est le principal !! je ne peux qu’applaudir, moi qui m’apprête a faire un changement de 180 ° dans ma vie professionnelle…

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Oui, j’ai lu ça et je n’ai qu’un conseil à te donner … Fonce !!! Je fais partie de ces gens qui sont intimement persuadés que le changement, c’est super ! Tu vas apprendre de nouvelles choses, te lancer dans un nouveau projet, voir de nouvelles têtes .. C’est intense, mais c’est trop cool !
      Je suis à 100% avec toi !

      Oui, la société est très dure avec ceux qui sont exclus, que ce soit temporairement ou pas. On fait face à un regard dur, comme si tout le monde pensait qu’à partir du moment où tu as passé plus d’un mois au chômage, on valait beaucoup moins … C’est terriblement frustrant. Et parfois pesant.

  20. Emeline Répondre

    Merci beaucoup pour ce partage d’expérience : moi je suis en plein dedans ! et comme je te comprends ! je profite moi aussi de ce temps pour soigner tous mes maux, pour crever des abcès, pour faire de nouvelles expériences comme la méditation ou le running. Je n’ai cependant pas encore trouvé ma voix mais je garde espoir. Encore merci, je me sens moins seule 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Bonjour Emeline,
      Ravie de t’accueillir ici !
      Tu sais, parfois, on trouve sa voie par hasard … C’est un peu ce qui s’est passé pour moi. Je voulais faire quelque chose de plus cérébral, un métier qui me permettrait de mener à bien des projets … Mais je ne savais pas quoi exactement et tout me semblait de toute façon inaccessible. Redevenir étudiante ? Pas assez d’argent, et beaucoup trop long ! Et puis, par le pur des hasards, je suis tombée sur une annonce de formation courte alléchante. Tellement alléchante que j’ai eu peur de me faire avoir ! Et maintenant, j’ai un poste que j’aime beaucoup.

      Tu as raison, profites-en pour faire le point sur toi-même, ce n’est pas du temps perdu et ça t’aidera plus à avancer dans ta vie que n’importe quel contrat ! C’est tellement important, je trouve, de penser à soi. Vraiment.

      Bon courage pour la suite !

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