Corps & Âme

Qu’est-on censé faire, quand on n’a plus envie de faire l’amour ?

C  ‘est une vraie question.

J’ai d’abord songé à écrire ce que j’avais sur le coeur via une lettre anonyme, pour l’envoyer à qui voudrait bien la recevoir. C’était un moment de détresse. Puis j’ai pensé que je pouvais en parler comme d’autre chose.

Je n’ai personne à qui me confier pour ça. Pas d’amis assez proches auxquels je pourrais dire : « J’ai un problème, ma libido est en berne, cela t’est-il déjà arrivé ? » J’en parle avec le principal intéressé, mon mari, mais ça me dessert plus qu’autre chose. Lui, il a de plus en plus envie et est dans l’incapacité totale de comprendre que je ne ressente pas ce désir brûlant.

Je me mets donc à culpabiliser. A douter de moi-même et de ce que je ressens pour lui, étant donné que les seules lectures auxquelles j’ai accès – internet – soient relativement unanimes là-dessus : mort du désir = désamour.

Est-ce si simple ? Je sais que je l’aime et que je suis amoureuse de lui. J’ai beau me questionner là-dessus, la réponse est toujours la même.

J’explore les potentielles causes de cette diminution de ma libido qui s’opère lentement depuis des mois. Troubles physiques : grande fatigue, intestins en vrac quasi-quotidiennement et douleurs pelviennes fréquentes (je devrais consulter, je sais). Troubles émotionnels : je ne me sens pas disponible pour ça et suis souvent happée par le reste, comme l’état de l’environnement alentour, les tâches qu’il me reste à effectuer, et mes sens qui ont besoin de ne recevoir AUCUN autre stimuli externe sous peine que mon désir s’envole instantanément.

Ce n’est pas par honte, j’aime mon corps et ça ne me gêne absolument pas de m’en servir ni de le montrer sous toutes ses coutures. Ce n’est pas par dégoût ni par manque de bonnes sensations : quand on le fait, j’apprécie, mais ça ne me donne pas envie de recommencer, même quand je reçois l’orgasme du siècle.

Je n’ai pas besoin de ça. Comme je l’ai maintes fois répété, je n’y pense jamais, n’ai pas de fantasmes à proprement parler et … Je ne sais pas ! J’ai pas envie. J’ai de moins en moins envie et très honnêtement, si on m’annonçait que j’en serai privée durant toute l’année à venir, ça ne me poserait aucun problème. Peut-être même que ça me soulagerait !

Mais comme avant, j’avais envie assez régulièrement, je me demande ce qui a changé, ce qui est de l’ordre de ma personnalité ou non. Est-ce que ça fait partie de moi à la base, ou est-ce le symptôme de quelque chose de plus prégnant ?

Ca m’angoisse. Mon amoureux perd confiance en lui et se dénigre, le fait que je ne le désire plus le met en branle. Je le comprends mais je suis sincère : je n’ai envie de personne, je ne ressens aucun besoin. Ca ne vient pas de ces changements physiques.

Il fait tout ce qu’il peut pour me laisser tranquille avec ça, ayant constaté que ses allusions incessantes, bien qu’involontaires, me poussaient à me méfier et m’éloigner (je ne subirai pas deux fois les mêmes sévices !). Mais la pression est là malgré tout. Je la ressens de plein fouet. J’y pense constamment, ça me pèse, ça me peine, ça me culpabilise, ça me met en faute.

J’ai peur qu’il me quitte. J’ai peur qu’il me trompe. En réalité, cette deuxième option ne me dérange pas plus que ça, mais le risque serait trop grand qu’il tombe amoureux d’une autre et que nous perdions tout. Je me demande comment je vais pouvoir le retenir si, en plus de ne pas lui « offrir » d’enfant, je le prive de sexe.

C’est dingue, hein, la pensée paternaliste ? J’ai beau intégrer de nouveaux principes, cette idée qu’une femme doive assumer son devoir conjugal et faire des enfants pour être une bonne épouse et trop bien ancrée. Si vous saviez comme je me sens … Comme une poupée qui a eu une chance inouïe d’être récupérée par un.e gamin.e malgré son gros défaut de fabrication.

Comment faire alors ?

Il est admis que je ne peux pas me forcer. C’est en le faisant que je ne prends plus de plaisir à la chose et qu’elle devient dégoûtante. Si je fais ça (l’ayant déjà expérimentée lors de ma précédente relation, je sais de quoi je parle !), c’est la fin assurée. S’il me laissait faire, ça briserait toute la confiance que j’ai en lui, ce serait absolument irréparable. Heureusement, quand j’en suis presque à céder à mes propres peurs et à retomber dans le cercle vicieux du « je culpabilise tellement qu’il vaut mieux ça », il est le premier à refuser catégoriquement. Ce qui me pousse à penser que j’ai vraiment épousé le bon.

J’ai malgré tout tenté de forcer mon désir, de tester des choses pour le pousser à reprendre (je tente encore, d’ailleurs). C’est un cuisant échec. Plus j’essaie, plus ça me met en colère contre cette injonction qui dit que le sexe est le ciment du couple. Très franchement, je trouve cette phrase basse, ridicule et dangereuse. Avoir des relations sexuelles avec son amoureux, c’est sans doute important. Je ne vais tout de même pas le nier, mais cela dépend de chacun. Et il ne me viendrait pas à l’idée de baser mon couple là-dessus.

Cela vient peut-être de mon passé. De la façon dont on m’a inculqué le sexe, dont j’ai vécu son absence, sa découverte et sa présence dans ma vie et autour de moi. A ce sujet-là, rien n’a jamais été évident, je me suis toujours sentie mal à l’aise et en décalage. J’ai tenté de correspondre à l’image de la nana libre et épanouie sexuellement mais rien n’a été une évidence et, hormis quelques mois passionnés, ça ne l’est toujours pas.

Je ne sais plus ce qui est normal. A l’heure actuelle, il y a deux périodes au cours desquelles je sens le désir monter : l’ovulation et les règles. Durant ces deux périodes, je dois avoir envie de le faire une fois. Si je n’écoutais que moi, je ne ferai donc l’amour que deux à quatre fois sur 26 jours. On est quand-même loin de l’abstinence totale. Mais j’entends bien que ce qui est inquiétant, c’est que mon envie ne soit basée que sur mon cycle, et par sur le désir d’être proche de mon partenaire.

A cela, j’ai envie de répondre que je suis très proche de lui et en constante demande de contact. C’est juste que moi … Des câlins, ça me suffit. Pour lui, c’est une torture, il finit donc par me les refuser pour ne pas souffrir davantage.

Heureusement, il y a quand-même du positif là-dedans. Je m’ouvre petit à petit  à de nouveaux gestes, de nouveaux rituels. Ca me force à être à l’écoute de mes sensations et à laisser le plaisir prendre le pas sur les barrières mentales. Mon corps devient, très lentement certes mais sûrement, un terrain de jeu. Il faudra du temps, beaucoup de temps.

Ca ne me donne pas plus envie au niveau de la fréquence, mais au moins, ces moments sont des découvertes et deviennent de plus en plus agréables, ce que je ne croyais pas vraiment possible. Je ne vois pas trop quoi faire de plus.

J’ai malgré tout l’impression que tout cela pèse sur moi. C’est moi la fautive qui n’ai pas envie, moi celle qui ne fait pas assez d’efforts pour que ça revienne, ça ne va pas assez vite et finalement : je DEVRAIS avoir envie un jour sur deux. Mon mari ne me le dit pas, rassurez-vous, mais je ne peux pas m’empêcher d’interpréter tous les signaux de cette manière. Quand je cherche de l’aide, ça se retourne toujours contre moi à ce sujet-là.

Je ne me sens pas libre d’avoir juste vraiment envie quatre fois par mois. Quatre fois qui sont toujours géniales, mais qui ne sont définitivement pas assez. Ca me gave. Pourquoi devrais-je nécessairement avoir plus envie ? Pourquoi une chute de libido est-elle forcément associée à un problème ? Pourquoi dois-je craindre que mon corps ne soit pas au top ? Nous n’avons pas prise sur tout.

On n’est pas des machines. Vous y arrivez vous, à avoir une envie constante ?

Semer un peu de magie et de poésie dans le quotidien.

40 commentaires

  • Sab

    J’ai l’impression de me lire. Je n’ai pas envie. Au bout de 10 ans de couple je me force 1 fois tous les 2 ou 3 mois. Détendue ou pas je n’ai pas envie.
    J’ai testé sexologue, thérapeute, tantra et libertinage, arrêt de la contraception… rien. Je sais que c’est ma nature et que chercher à soigner ça c’est comme essayer de soigner l’heterosexualité ou l’homosexualité…
    Mon mari souffre. Je pense que nous allons finir par nous séparer. Je ne peux plus vivre comme ça.

  • alex

    Bonjour,

    J’étudie l’hypersensibilité depuis maintenant une bonne année étant particulièrement concerné par le sujet.

    La libido ne se commande pas, elle peut être stimulée sans doute mais seulement si votre corps est réceptif et n’a pas d’autres priorités à gérer.

    Pour moi tout est là : « Troubles physiques : grande fatigue, intestins en vrac quasi-quotidiennement et douleurs pelviennes fréquentes (je devrais consulter, je sais) ». Grande fatigue et intestins. Si ces points ne sont pas réglés, je vois mal votre libido remonter. Il est possible que vous ayez une intolérance alimentaire (lait,gluten…) ou un autre problème digestif. Je vous conseille de consulter un gastro-entérologue afin d’avoir son opinion.

    Cordialement

    • Rozie

      Bonjour,

      « si votre corps est réceptif et n’a pas d’autres priorités à gérer » => C’est très juste ! Mais je pense qu’on peut améliorer sa réceptivité, et aussi la pensée sur les autres priorités à gérer. En tout cas, je revois mes priorités. Et « lancer le lave-vaisselle avant de ma coucher » n’en fait plus partie, par exemple !

      J’ai creusé au niveau des troubles digestifs : une pathologie a été très fortement envisagée, mais pour l’instant, ça va à peu près donc on ne peut rien confirmer.
      Par contre, j’ai réglé mon souci de grande fatigue et l’impact est effectivement important ! J’ai plus envie. Et pas que de faire l’amour. J’ai plus envie de vivre.

      Merci pour vos conseils et à bientôt !

  • maman délire

    c’est un sujet qui me parle aussi, comme beaucoup de femmes ( et d’hommes !) comme toi, j’ai démarré tout feu tout flamme avec mon conjoint. je ne me reconnaissais pas, et c’était très agréable ! et puis au bout de quelques temps, le désir c’est tassé ( 2 ans je dirai) après, ça n’a été que dents de scies. souvent un sujet de discussions tendues, il faut bien le dire… lui me disait que je ne venais jamais vers lui, et il avait plutôt raison. je vivais très bien sans.. au bout d’un moment, nous sommes allés voir une thérapeute de couple. ensemble, et séparément. pour moi le sexe n’était que la partie visible d’un problème plus profond de couple. c’était un moment ou l’on pouvait parler librement. ça nous a aidé, mais pas tant que ça. il faut dire que j’ai arrêté d’aller la voir car ça allait un peu mieux, mais j’aurais dû persévérer un peu.. plus récemment, j’ai arrêté définitivement la pilule. et là bim : le désir est revenu comme par magie. je ne pensais pas que la pilule bloquait autant la libido ! je sais que tu ne la prends pas, donc c’est pas ça.. et puis maintenant, une fois encore, le désir est retombé. mais 4 fois par mois, c’est déjà beaucoup pour quelqu’un qui n’a pas envie ! c’est un peu notre rythme… difficile d’avoir des envies quand le quotidien est là. a mon avis, le désir, ca va, ca vient. c’est ce que j’en retiens, depuis le temps.. ne te prend pas trop la tête, et continue à dialoguer avec ton mari, c’est le principal. bisous rozie

    • Rozie

      La pilule bloque énormément la libido ! Je l’ai aussi constaté quand j’ai cessé de la prendre (ce qui coïncidait avec la formation de notre couple). Je dirai que ça a mis trois ans à se tasser ici. Tout doucement. Et le problème se pose vraiment depuis 6 mois, pourtant, on ne passe jamais plus de 10 jours sans donc je trouve que ça n’est pas si grave ! Mais pour lui, c’est un peu la fin du monde, car il fait reposer beaucoup de choses là-dessus. C’est vraiment un critère de santé de notre couple pour lui, pour moi non. Mais personne n’a fondamentalement raison ou tort.

      4 fois par mois, je trouve ça pas mal non plus. Pour lui c’est limite, il ne conçoit pas qu’on puisse passer un mois entier sans, et surtout pas plus. Je considère au contraire que c’est relativement normal, ça arrive à un moment donné (pas nécessairement, certes, et on cherche plutôt à l’éviter !). Sur 30, 40, 50 ans de vie commune … Qu’est-ce que 10 jours ?

      Je t’embrasse, Maman Délire ! 🙂

  • Sel

    Je comprends très bien ton problème, j’y ai aussi été confrontée dans le passé…Et dans notre cas, ça s’est « bien terminé » puisque nous sommes toujours ensemble et que ces tensions ont tendance à baisser ces dernières années !
    Comme d’autres avant moi, je te conseillerais de commencer par explorer la piste médicale : contraception (si tu prends la pilule ou un truc hormonal) et bilan général. je lis que tu as des troubles intestinaux ? Des douleurs pelviennes fréquentes ? Même sans cette question de la libido, tu ne peux pas rester à souffrir comme cela !
    Ensuite, je vois que tu te mets la pression et je lis même que tu te sens coupable, que tu penses que « le problème vient de toi » . Le problème ne « vient » ni de toi ni de ton conjoint, il vient du fait que, malheureusement, vous n’avez pas les mêmes envies/besoins de ce point de vue là…Pour le moment ! (comme l’ont dit d’autres, et comme tu l’as d’ailleurs vécu, les choses peuvent changer, et heureusement :)) Je comprends, mais je suis désolée que tu te sentes si coupable.
    Je n’ai pas de conseils à te donner, à part ce que vous faites déjà (les séances de caresses/massages par exemple), en parler entre vous sans vous braquer (pas facile !)…
    Je vous souhaite à tous les deux que les choses s’arrangent, mais vu d’ici, vous semblez très amoureux, en tous cas (car j’estime moi aussi que cela n’a rien à voir), donc j’ai plutôt confiance 🙂

    • Rozie

      Je crois que si cela se termine souvent mal, c’est aussi parce qu’on nous pousse à considérer que c’est forcément un grooooos problème et que c’est nécessairement anoooormal. La sexualité est devenue si importante qu’elle surpasse bien des choses, et qu’on est aujourd’hui prêts à casser toute une construction pour une baisse de libido. C’est devenu le point sur lequel on ne fera pas de concessions … Je trouve ça dommage, et biaisé.

      Oui, je devrais consulter. Je le sais. Mais l’idée du frottis, d’une prise de sang ou d’une autre façon intrusive pour trouver le problème me fait tellement paniquer (c’est peu de le dire), que je repousse indéfiniment et ne passe que par la médecine douce, alternative. C’est un comportement idiot. Mais pour l’instant, je n’arrive pas à passer outre. Je préfèrerais mourir (je dis ça, c’est pas vrai, mais c’est pour te donner un ordre d’idée de ma panique).

      Merci ! Oui, je pense que nous saurons passer outre et faire en sorte que cela fonctionne. On ne voit de toute façon pas les choses autrement. Il faut juste accepter que cela peut prendre un certain temps !

  • MrB

    Ton texte me fait penser à ma femme. Comme toi elle n’avait aucune envie, jamais (sauf parfois de très légères avant ses règles).
    Je ne prenais jamais l’initiative d’un gros câlin car je ne voulais pas qu’elle se force et que les refus pouvaient être douloureux. Si bien que nous faisions l’amour une fois par mois, des fois une fois tous les deux mois, quand elle prenait l’initiative parce qu’elle craignait que ça soit trop long pour moi.
    Comme ton mari j’avais des phases de déprime où je me demandais si le problème ne venait pas de moi, que je ne l’attirais pas. J’avais d’autant plus de mal à comprendre qu’elle prend beaucoup de plaisir pendant nos rapports.
    La première fois qu’on a constaté une différence ça été pendant sa grossesse: elle en rêvait constamment, avait des orgasmes pendant son sommeil, ce qui faisait qu’elle en avait tout le temps envie.
    Ce n’est pas pour autant que nous faisions l’amour tous les jours, plutôt une fois par semaine en moyenne. L’envie avait beau être là, la grossesse la laissait dans un état de fatigue constant, et elle avait toujours ses obligations à côté qui la fatiguait aussi et la stressait (travail, cours, …).
    Après la grossesse, nous avons attendu quelques mois puis avons repris comme avant la grossesse. J’avoue que les deux années qui ont suivies ont été plus dures pour moi: la baisse de la fréquence des rapports m’a impacté, mais aussi (j’ai du mal à trouver le mot juste) l’énergie qu’elle pouvait dégager lors des rapports lorsqu’elle a vraiment envie.
    Et c’est finalement l’actualité qui a amené un nouveau changement.
    Il y a quelques mois, après plusieurs scandales sur les pilules, j’ai pris conscience des effets négatifs que pouvait avoir la pilule son corps (ma femme fait de la tension, est très stressée, a le sommeil difficile, souffre beaucoup de la fatigue, …).
    Je lui ai donc dit que j’aimerais qu’elle arrête la pilule pour une contraception sans hormones. Vu que l’idée d’avoir un stérilet en elle ne l’enchantait pas, nous avons opté pour ce bon vieux préservatif.
    Au bout d’un ou deux mois à peine elle a commencé à sentir une augmentation (ou plutôt un réveil) de sa libido. Sans atteindre les mêmes sommets que pendant la grossesse la différence nous a surpris. Bien sûr nous savions que la pilule pouvait avoir un effet négatif sur la libido, mais nous pensions que c’était exagéré.
    Nous sommes revenus à un rythme de 3-4 fois par mois. Maintenant elle ne prend plus l’initiative par culpabilité pour me faire plaisir. Elle me saute littéralement dessus parce qu’elle n’en peut plus.

    Bien sûr peut-être ne prends-tu pas de contraception hormonale, et que l’effet doit être différent chez chaque femme, mais le facteur peut être tout autre (problème de santé, autre traitement, passé difficile, …).
    Après il s’agit là de notre exemple, un cas particulier, il n’y a peut-être rien à faire non plus, chaque individu est unique et à des besoins différents.

    Ce que je voudrais dire surtout c’est qu’il faut pas baisser les bras, tout peut changer du jour au lendemain, sans que l’on s’y attende.
    Et pour la fréquence ? On s’en fout, c’est une question d’appréciation personnelle. Tu dis que vous le faites 3-4 fois par mois max ? Mon moi d’aujourd’hui te dis « Normal. », mon moi d’il y a un an aurait dit « La chance ! ».
    Est-ce que j’ai un petit pincement quand ça fait une semaine qu’on a rien fait et qu’on ne fait toujours rien ? Bien sûr et alors ?
    Ça ne m’empêche pas de profiter du moment où, une fois dans lit, elle vient se blottir contre moi avec la tête sur mon épaule.

    C’est vrai que ce n’est pas toujours évident d’être celui qui a le plus envie, mais je pense que c’est encore plus dur d’être celui qui a le moins envie.
    Ton homme t’aime et à l’air d’être attentif à ce que tu as vraiment envie. Une étreinte, un baiser, un je t’aime yeux dans les yeux, suffit parfois à apaiser la déception de ce qui n’a pas eu lieu.
    Alors courage, garde espoir et ai foi en l’amour.

    • Rozie

      MrB, merci beaucoup pour ce partage qui m’a vraiment fait BEAUCOUP de bien. Sincèrement.

      On ressent beaucoup d’écoute et d’amour, une belle prise de recul face au « rythme » de l’un et de l’autre. C’est apaisant. Et venant d’un homme, ça me touche particulièrement (non pas que les hommes ne soient pas comme ça, mais que je ne récolte jamais leurs ressentis et expériences, du coup je me base sur ceux que je peux trouver ça et là).

      Je ne prends pas de contraception hormonale, étant donné que je pratique la symptothermie (méthode qui s’appuie sur les températures, l’étude de la glaire cervicale et la position du col de l’utérus, entre autres). Cela dit, la piste des hormones est bonne à prendre, comme on m’a évoqué de me pencher sur la thyroïde. Il y a quelque chose, c’est sûr et que ce soit physique ou psychologique ou les deux, j’essaie de trouver et de travailler dessus.

      Je ne cesserai jamais d’avoir foi en l’amour, et c’est bien de le rappeler.

      Merci beaucoup, et à bientôt :).

      • MrB

        De rien 😉

        Il m’a fallu du temps pour avoir autant de recul. Ma femme étant ma première partenaire (et la seule), je manquais d’expérience au début de notre relation, et il y a beaucoup de choses que je ne remarquais pas. Quand ça été le cas je suis tombé de haut: je me suis rendu compte qu’elle ne cédait pas à mes avances par envie, mais juste pour me faire plaisir. Suite à ça j’ai décidé que nous ne ferions plus rien jusqu’à notre aménagement ensemble (prévu trois mois plus tard), afin de repartir sur des bases saines. C’est là que ça a commencé à être dur, car il a fallu que je m’habitue à son rythme à elle, ainsi qu’aux nombreux blocages que je n’avais pas vu.
        Petit à petit, au fil des années, les blocages se sont levés un à un en même temps que mon écoute de ses envies et ses besoins augmentaient.
        Cela faisait au moins 3 ans que l’on était ensemble quand elle a eu son premier orgasme, et il a fallu attendre un ou deux pour que ça devienne systématique.
        À côté de ça nous avons dû faire face à d’autres soucis dont la découverte de ma sexomnie.
        Ça n’a pas été simple mais notre patience a été récompensée.

        Moi c’est de découvrir des femmes rencontrant les mêmes difficultés que ma femme qui me fait bien. Et ça la rassure quand je lui en parle, elle se sent plus « normale » (je peux d’ailleurs te conseiller la lecture du Nouveau Rapport Hite, certains des témoignages que j’y ai lu ont également rassurés ma femme quand à sa « normalité »).

        Pour la pilule, j’ai vu après coup ton article sur la symptothermie, mais effectivement le blocage peut aussi être psychologique. C’était aussi un des facteurs au début de notre relation avec ma femme: la seule expérience qu’elle a eu avant notre relation s’est assez mal passé, et il lui arrivait de faire des cauchemars où elle revivait la scène, mais les rêves ont finis par s’arrêter d’eux-même avec le temps.

        • Rozie

          Tu viens de m’apprendre quelque chose, je ne savais même pas que la sexomnie existait ! Ca doit être assez déroutant, tant pour toi que pour elle. Ravie de lire que vous avez surmonté ça, c’est chouette de voir qu’on peut résister à ce genre de problèmes.
          Le sexe, on cristallise tellement de choses là-dessus … C’est dommage !

          J’irai jeter un oeil au nouveau Rapport Hite, je ne connais pas non plus.

  • Melgane

    L’autre jour je faisais quelques recherches sur ce genre de sujets et je suis tombée sur l’interview d’une psy ou d’une sexologue, je ne sais plus, qui disait que le désir ne venait que lorsqu’il y avait manque… donc si tu n’as pas de désir ce n’est pas que tu n’es plus amoureuse, c’est que ça ne te manque pas… J’avais aussi entendu il y a quelque années à la radio une sexologue dire que le sexe ce n’était pas le seul pilier d’un couple et qu’un couple c’était comme une chaise : ça tient mieux avec plusieurs pieds ! (qui peuvent être : un projet ou une passion commune par exemple, ce genre de choses). Et aussi, ce qui va avec ce que tu dis, du coup, c’est que, pour qu’une femme ait envie de faire l’amour il faut qu’elle puisse imaginer la possibilité de le faire. Or, si t’as plein de préoccupations à côté, si t’as les gosses à coucher, la cuisine à faire, les factures à payer, le ménage à réaliser, etc. et que pendant ta journée tu ne penses qu’à ça, ben évidemment la possibilité d’avoir le temps de faire l’amour est loin et donc pas de désir !

    Il et admis, d’après ce que j’ai lu, que les hommes ont plus souvent envie que les femmes et que les disputes et problèmes dans les couples qui en découlent sont des raisons de fréquentation des cabinets de sexologues. Si tu n’as envie que 4 fois en 26 jours, c’est ton rythme, c’est tout. Les statistiques que j’avais trouvées (http://www.psychologies.com/Couple/Sexualite/Plaisir/Articles-et-Dossiers/Les-secrets-des-couples-amants/Faisons-nous-assez-souvent-l-amour) disent que les Français déclarent 2 à 3 rapports par semaine. Sauf que c’est du rapport déclaré ! On n’est pas derrière eux à les surveiller tout le temps et on peut pas savoir si la déclaration est vraie ou pas (je pense que cet article pourrait t’intéresser, il fait intervenir des médecins sexologues sur le désir, la fréquence des rapports, etc.). Si ton rythme c’est 4 fois en 26 jours et que c’est que tes hormones qui te disent d’y aller ben c’est ton rythme et puis c’est tout… j’avoue, c’est facile pour moi de dire ça vu que j’ai jamais été en couple, donc jamais été confrontée à ce genre de problèmes… je ne peux donc que faire intervenir la science pour tenter de te déculpabiliser ! Je pense aussi que plus tu culpabiliseras et plus ça sera compliqué pour toi !

    La solution pourrait-elle de consulter un médecin sexologue ?

    • Rozie

      Honnêtement, je n’ai pas du tout envie d’aller voir un sexologue, parce que je suis persuadée par avance que ça ne servirait à rien. Je ne sais pas pourquoi. Vraiment, l’idée ne me séduit pas du tout. Quitte à en parler et à imaginer des solutions et les racines du problème, je préfère le faire avec mon amoureux.

      J’ai aussi tendance à me dire que c’est mon rythme. Mais je doute en permanence. L’histoire est complexe. Quand mon amoureux m’a connue, sur ce plan là comme sur un tas d’autres, c’est comme si je sortais de taule : j’ai expérimenté tout ce qu’on m’avait refusé avant dans un état de folle euphorie. Donc on a BEAUCOUP fait l’amour, on a testé des choses. J’essayais d’être une femme épanouie. Et puis, tout doucement, les mois passants, j’ai délaissé tout ce qui n’était pas vraiment moi dans tous ces essais pour en arriver là.
      Alors j’ai du mal à juger s’il s’agit d’une baisse de libido ou juste de moi, étant donné qu’avant (comprendre : avant lui et avant même l’autre), je n’étais PAS DU TOUT portée sur la chose mais alors … Pas du tout. Donc … Mystère !

      Le sexe est un pilier si on veut que ça le soit. Je pense qu’il peut s’agir d’un point commun entre les partenaires, mais qu’un couple peut tout à fait être sans sexe. Après, dans mon cas, on n’a pas signé pour ça ^^. Il faut donc trouver un point d’entente, un équilibre qui ne lèse personne et ça n’est pas évident.

      Quant à cette moyenne affichée, c’est bien elle qui m’handicape. Je n’arrive pas à la comprendre. Je n’arrive pas à saisir comment je dois m’évaluer par rapport à elle. Ca me parait incongru de le faire, d’ailleurs. Bref …

      Mais je rejoins ce que tu disais au début : il n’y a pas de manque. C’est clair. Je ne ressens aucun manque d’amour, au contraire, je suis comblée ! Et je remarque que les fois où j’ai envie en dehors de mes hormones, c’est quand nous avons été séparés quelques jours où que nous n’étions pas chez nous et ne pouvions pas nous câliner comme d’habitude. Là le manque s’installe et j’ai envie.

      Merci pour ton aide, en tout cas.

      • Melgane

        Peut-être parce que le sexe est un problème intime et que tu ne te vois pas en parler à un inconnu ? Ceci dit les séances peuvent se faire en couple ! Mais c’est certain que ça ne fonctionnera pas si tu ne penses pas que c’est là que réside la solution, donc autant ne pas se forcer à y aller (et dépenser de l’argent !). Mais tu n’as pas peur de tourner en rond en n’en parlant qu’à ton mari ? si lui ne parvient pas à te comprendre ?

        Les sexologues disent aussi qu’au début d’une relation (la ou les deux premières années, je crois) on fait plus l’amour que quand la relation s’allonge. Et je pense que si avant tu n’étais pas portée sur la chose, comme tu dis, alors c’est que c’est toi et c’est tout. Tu as passé une période de tests comme d’autres testent des drogues ou des sports, des hobbys en tout genre, tu as un peu plus découvert ton corps et fait « tout ce qu’on t’avait refusé ». Une fois la curiosité assouvie ben… il reste toi, avec tes envies et ton rythme… je pense.

        Oui, c’est un peu bizarre de se comparer à une moyenne !

        Va falloir sortir plus souvent dans ce cas ! x)

        • Rozie

          Ca ne me dérange pas d’en parler à un inconnu, je pourrais en parler à tout un tas de gens une fois passée la barrière du « je vais passer pour une frigide » (j’exagère ^^).
          Mais je n’y crois pas. Mon amoureux n’y croit pas non plus. Je n’ai pas envie de mettre de l’argent là-dedans.

          En parler avec mon amoureux, parfois c’est bof parce qu’il ne me comprend pas, c’est vrai. Mais d’autres fois on avance vraiment.

          En fait, je considère que je n’ai besoin de personne pour en parler et y penser, et aller au fond du problème. Je le fais très bien toute seule étant donné que je souhaite vraiment que cela change. Le thérapeute pourrait sans doute me donner des exercices. Certes, mais j’en fais déjà sans lui. Il pourrait me donner un autre point de vue et un éclairage, mais je peux avoir la même chose ici et là, en en parlant à d’autres.

          Faire de l’hypnose ou de la sophrologie, ça ne me dérangerait pas. J’en avais parlé à mon ostéopathe, par exemple. Aucun problème. Mais vraiment rester assis sur une banquette en face d’un « psy », ce n’est paq une méthode qui me correspond.

          Hahaha, oui !

  • Ornella

    C’est vraiment fou, tu relates exactement mon histoire avec mon ex, sauf que moi j’étais dans le rôle de ton mari. Je t’en déjà parlé. C’est vraiment pas facile à gérer comme situation, tout le monde culpabilise pour des raisons différentes. Ca fait chier.

    Moi, j’ai envie tout le temps, avec mon amoureux actuel, depuis 6 mois, c’est l’amour fou et la distance fait que chaque jour pas ensemble est un événement et est célébré par de nombreuses parties de jambes en l’air. Je comprends que tu sois horrifiée de voir qu’une baisse de libido soit cataloguée si fort comme quelque chose d’invraisemblable. Après, peut-être que tu as un simple dérèglement thyroïdien ou que tu n’es juste pas une affamée du sexe et que c’est ainsi.

    • Rozie

      Oui, je m’en souviens !

      Je devrais peut-être bien me pencher sur un diagnostic de santé. Je recule l’échéance à cause de ma phobie, mais je devrais le faire, je sais bien … Ca me parait insurmontable, d’autant plus que je n’ai pas de médecin ici et que personne ne veut plus de nouveaux patients. LA bonne excuse … Je ne suis pas dupe de moi-même !

      Je crois quand-même ne pas être une affamée de sexe. Mais cela me perturbe car dans ce qui m’interesse en ce moment, je lis de plus en plus que c’est l’énergie vitale, primordiale. Je pense que tu comprends ce que je veux dire ! A creuser.

  • Marlowe

    Premier commentaire pour moi pour dire que j’aurais pu écrire ton texte du début à la fin ! Je pense aussi que l’envie constante est un mythe et qu’il suffit de pas grand chose pour perturber le désir (même si on aime l’idée de l’épanouissement sexuel, ce qui n’est pas en contradiction avec une vie plus « tranquille »). J’espère que tu vas pouvoir régler ce sujet qui te perturbe !Et bravo pour ton blog que j’aime d’amour !

    • Rozie

      Merci pour ce premier commentaire ! Ca me donne l’occasion de te lire et d’en apprendre plus sur ceux qui aiment flâner ici … J’aime beaucoup ! Merci pour ton amour, de tout coeur.

      L’envie constante est un mythe, c’est certain ! Enfin … J’essaie de m’en persuader. Souvent j’ai peur qu’en fait si, ça existe. Je crois que nous sommes beaucoup à avoir ce genre de soucis.

      A bientôt Marlowe.

  • Soa

    Je te comprends car je suis dans le même dilemme que toi. C’est assez compliqué, puisque ne pas avoir envie ne veut nullement dire absence de sentiment. Les hommes ont du mal à accepter cette situation et le couple est impacté !!

    • Rozie

      J’imagine aisément comment ceux qui ont besoin de sexe pour se sentir aimés et aimer l’autre doivent se sentir face à un intérêt minime de la part de leur partenaire. C’est terrible. Mais de notre côté, que pouvons-nous faire ? Discorde, discorde !

      Heureusement, nous communiquons et avançons de concert. J’imagine que tu n’as pas plus de clés que moi, alors je te souhaite de trouver votre équilibre.

  • nadine

    Ah la libido en berne, quel casse-tête ! On voit dans des tas de magazines que la moyenne est de tant de rapports par seùaine pour un bon équilibre relationnel du couple ! Chacun fait ce qu’il veut ! A la base la femme n’a envie que pour se reproduire contrairement à l’homme qui doit se reproduire coute que coute. Les hormones gèrent tout ça ! Vois si tu n’aurais pas un dérèglement de la thyroïde, ca joue beaucoup dessus. Ginseng, gingembre, maca, petits rituels. Dans l’acte sexuel y’a aussi faire plaisir à l’autre même si l’envie n’est pas là. T’es pas toute seule en tout cas dans cette situation ! C’est par vagues 😀

    • Rozie

      Le gingembre, la maca (j’en prends tous les matins) et l’HE d’Ylang Ylang complète (je me lave les cheveux avec) n’ont aucun effet sur moi ! Ca me laisse de marbre …
      Je suis dans la mise en place de rituels, notamment avec les oeufs de Yoni, l’instauration de caresses .. Ce genre de choses.

      De par mon passé, il m’est impossible de passer à l’acte sans en avoir envie et dans le but de faire plaisir à mon partenaire (ce qui me ferait plaisir par extension et pourrait me faire passer un bon moment) : c’est un supplice. Je me sens violée, n’ayons pas peur des mots. Donc … Si je n’ai pas envie, c’est NON, et ce n’est pas négociable. Ca fait malheureusement partie des traces, des cicatrices que je dois porter suite à ma mésaventure amoureuse précédente.

      Je suis plutôt d’accord avec l’idée d’une envie basée sur la reproduction et il est donc plutôt logique que j’aie envie en période d’ovulation, puis de règles car à ce moment, mes hormones font le grand 8 ! C’est une bonne piste la thyroïde, je vais me renseigner.

  • Rhiannon

    Une envie constante ? Non, loin de là. Mon homme et moi n’avons jamais été très demandeurs. Les câlins normaux oui, tous les jours, mais le sexe, si on fait ça 2-3 fois par mois c’est le max. On se contente de câlins ^^
    Je n’ai jamais réussi à comprendre les gens qui veulent à tout prix remplir des quotas de sexe juste pour être dans une norme choisie par d’autres… le sexe c’est quand les deux ont envie, c’est tout.
    Là le problème c’est que ton homme et toi n’êtes pas sur la même longueur d’onde, et si personne ne crève l’abcès ça va faire mal quand ça va exploser :/ il y a frustration chez l’un des deux et la frustration ne donne jamais rien de bon.

    • Rozie

      On se câline également tous les jours ! Moi ça me va très bien, j’adore ça ^^. Quelque part, ton témoignage me rassure : ça existe les gens peu demandeurs, ouf !

      On crève l’abcès souvent, ne t’inquiètes pas. On en parle très régulièrement, on avance. Même si je n’apprécie pas ces discussions (le problème vient de moi, ça m’oblige à remuer des choses que j’aurais espéré évincer à tout jamais, je me sens coupable et jugée), elles sont nécessaires et elles apportent des déblocages, petit à petit. Loin de moi l’idée de faire l’autruche et de le laisser dans sa frustration !

  • Maman Nouille

    Bon je suis loin d’être une experte sur le sujet (surtout de ma position de blogueuse famille, quoique l’arrivée d’un enfant ça vient pas mal chamboulé tout ça). Ce que je vais te dire, ne va pas t’aider à résoudre ton souci comme tu le voudrais mais j’aimerai juste remettre les choses dans leur contexte.
    !souvent on prône la liberté sexuelle de la femme et quand on parle du droit d’assumer son désir sexuel, on suggère qu’on aurait le droit de se taper qui on veut (s’ils sont d’accord), aussi souvent qu’on veut, de la manière qu’on veut. Bref, on a le droit de chevaucher un homme différent tous les soirs. Bon, on a quand même le droit de dire non. Mais le droit de dire non tout les soirs pendant des mois, celui de ne pas avoir envie, ou une « petite » envie, celui de ne pas aimer le sexe ça plus que ça, celui de ne pas jouir? Il y a quand même une injonction à l’épanouissement sexuel.
    Dans la réalité, tout monde ne fait pas l’amour tous les jours, tous les deux jours, tous les mois. La juste fréquence je pense, est celle qui satisfait les deux membres du couples, une fois par jour ou une fois par semestre, on s’en fout. Là , ton conjoint en souffre, donc effectivement, je comprends ton inquiétude.
    D’autre part, il est tout à fait NORMAL d’avoir un désir qui varie , même plusieurs mois. Tu lies ça avec des douleurs, difficile d’avoir envie quand on se sent inconfortable, non? Difficile d’avoir envie quand on est préoccupé par autre chose. Parfois la baisse peut avoir une raison (douleurs, dépression, problèmes de couples…) parfois non. Allez savoir pourquoi, moi j’ai des phases alimentaires où j’ai envie de chocolat tout le temps et d’autres où je m’en fiche (oui j’avoue, la comparaison est moyenne xD)
    Malheureusement les conjoints sont souvent dépassés, remettent leur virilité en question, sollicitent beaucoup ce qui peut être oppressant (comme ils sont oppressés par leur désirs) et ça font culpabiliser plus ou moins consciemment.
    Bref, je voulais t’apporter mon soutien pour te faire déculpabiliser mais j’ai un peu l’impression que je te fais la morale du coup je ne sais pas si c’est très soutenant XD

    • Rozie

      Je suis tellement d’accord avec ça : il y a clairement une injonction à l’épanouissement sexuel. ON DOIT faire l’amour, on doit trouver son équilibre dans cette voie et il vaut mieux faire beaucoup que peu. On a du mal avec l’idée qu’on peut être épanoui.e sexuellement en pratiquant peu.
      Dans mon cas, je ne suis pas épanouie, mais ça ne veut pas dire que tous ceux qui pratiquent pas ou peu ne le sont pas !

      Mon conjoint est clairement oppressé par son désir : il ne le contrôle pas, tout comme je ne contrôle pas le mien qui baisse. On voit bien que l’autre ne fait pas exprès et n’y peut rien, mais c’est sûr que quand la différence est si flagrante, ça pose question.

      Ne t’inquiètes pas, je n’ai pas du tout eu l’impression que tu me faisais la morale, au contraire, c’est intéressant ! Merci :).

  • Elisa

    Je vais peut-être faire de la psychologie de comptoir (ce qui suit est donc à prendre avec des pincettes) mais est-ce que tu ne te mets pas trop de pression toi-même parce que tu sens que ton mari et toi n’avez pas le même rythme? Je ne suis pas la plus expérimentée des femmes mais je sais que pression et sexe ne font pas bon ménage. Ce n’est, en tout cas, pas ce qui aide au désir. Je pense mais peut-être que je me trompe que le désir est plus fragile chez une femme et qu’il dépend de plus de facteurs que chez un homme. Je comprends aussi ton mari qui doit se sentir rejeté, même si on sent bien que ce n’est pas le cas. C’est facile à dire mais je pense que le lâcher-prise est nécessaire…et comme le dit Marie, consulter, si vraiment ça ne s’arrange pas. Courage, tout va finir par rentrer dans l’ordre.

    • Rozie

      Ooooh si, que je me la mets la pression ! Et toute seule, en plus !
      J’essaie de lâcher mais quand tu vois ton conjoint de plus en plus mis à mal avec les jours qui passent et que tu comptes dans ta tête les moments qui y seraient propices et que tu sais que si tu ne le fais pas à ce moment-là ce sera une immense déception et frustration chez lui (même s’il ne le montre pas et fait tout ce qui est en son pouvoir pour calmer le jeu), c’est impossible de ne pas se mettre la pression … C’est humain.

      Le lâcher-prise, j’ai bien conscience que c’est le maître-mot. Quand j’y arrive, grâce au yoga (ça m’apporte tellement), ça se passe bien. Mais je n’arrive pas toujours à lâcher-prise et quand bien même … Si je n’ai pas envie, j’ai beau être tranquille et sans pression, je n’ai pas envie. Mais c’est déjà bien de pouvoir lâcher-prise quand je sens l’envie arriver pour ne pas la gâcher.

  • Dounia-Joy

    Moi tu connais ma position, du coup moi je ne connais pas tout ça, les calins me manquent, j’ai aussi envie d’éprouver cette sensation mais j’en ai tjs aussi peur, je me demande si je le ferai un jour… bizarre hein ? Je sais pas, pourquoi faut-il qu’il y ait une putain de norme qui n’en est même pas une et des tas de gens qui pensent à tort qui sont en décalage….
    je crois que 4 fois / mois c’est déjà bien… surtout que j’avais lu un truc sur le sujet où les gens le font bcp moins de ce qu’ils disent…..
    je ne pense pas que cela t’aide, je ne peux pas vraiment comprendre ton ressenti, je ressens un peu l’inverse.
    comme le dit Marie, as tu pensé à consulter un sexologue ou un thérapeute ?
    bisous ma jolie

    • Rozie

      Je pense aussi que les gens le font beaucoup moins que ce qu’ils disent, d’où mes sensations circonspectes face à une norme sur laquelle je devrais m’appuyer.

      Tu te demandes si tu le feras un jour. En as-tu envie ?

      Aller consulter ne me dit vraiment rien alors … Je crois que ce sera vraiment si je me sens dans une impasse. J’irai à reculons !

  • Marie Kléber

    Peut-être que tu pourrais en parler à un médecin, un sexologue ou sexothérapeute? Toi seule. Ou avec ton mari. Même si le dialogue est ouvert, ça ne doit pas être facile ni pour toi, ni pour lui.
    Je ne sais pas, je n’ai pas été en couple au quotidien assez longtemps pour me positionner sur le sujet.
    Je t’envoie de tendres pensées Rozie.
    Ecoute toi surtout. C’est là l’essentiel.

    • Rozie

      Merci beaucoup Marie !

      Je n’ai pas du tout envie d’en parler à un « pro » ou à un « médecin ». Je n’y crois pas, et mon mari y croit encore moins. Il y a des fois ou c’est très difficile d’en discuter (surtout pour moi) et d’autres où ça coule de source. Mais on en parle souvent, on ne laisse pas ça moisir entre nous (nous prenons très au sérieux la communication au sein de notre relation !).

      Parfois j’aimerais en parler à une amie. Mais à un thérapeute, vraiment non, l’idée me déplaît fortement ! A un médecin pourquoi pas, ça peut peut-être être une symptôme de quelque chose d’autre.

      Je t’embrasse !

    • Rozie

      Je trouve ça plutôt normal aussi ! Avec une libido tout le temps stable … On n’est pas des machines ! Mais il est vrai qu’on s’inquiète vite lorsqu’on observe une baisse.

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