Poilue.

Edit : Cet article n’a pas pour but de juger ou de critiquer les femmes qui le font, même si je conçois qu’il peut être lu et compris de cette façon. J’ai décidé de ne pas le retoucher parce que je l’ai écrit sous le coup de « l’émotion » mais je ne veux blesser personne. J’expose un avis, et surtout un coup de gueule sur les raisons qui poussent les femmes à le faire, quand elles ne le font pas purement et simplement pour elles-mêmes.

J’ai appris hier que ce que j’imaginais n’être qu’un mythe n’en était pas un. A savoir : l’épilation totale du sexe. Chez la femme.

Alors je vous préviens, aujourd’hui, on va parler poils pubiens sans aucune retenue ! Et d’ailleurs, pourquoi devrait-on prendre des gants ?

La norme : l’épilation intégrale du pubis … WTF ?

Je pensais que lorsque D. me disait « Tu as de la chance que je te laisse les garder, c’est très rare », ça n’était qu’une énième façon de m’humilier et de me dévaloriser. D’avoir une emprise sur mon corps. Je n’imaginais pas une seule seconde que c’était vrai et que, de fait, en 2018, la majorité des hommes exigent de leurs amies qu’elles arborent un sexe imberbe. Et – PIRE ! – que la majorité des femmes s’y plient, et sont même fières de le faire.

J’en ai perdu mon latin. QUOI ?! Les gens – tous genres confondus – trouvent ça sale ?! De laisser à leur place les poils pubiens ? … J’hallucine complètement.

J’ai donc demandé à mon amoureux. Il m’a expliqué que ses amis ont effectivement toujours exigé de leurs compagnes un sexe de petite fille. Il m’a expliqué que la plupart d’entre eux étaient horrifiés par cette toison naturelle et que, pour cette raison, ils avaient parfois refusé de faire l’amour à certaines femmes. Certains se moquent même ouvertement d’anciennes conquêtes sur cet aspect … !

Il m’a même avoué que j’étais la première qu’il avait connue avec des poils à cet endroit. Je répète. Ca me laisse bouche bée.

Avec toute la naïveté qui me caractérise, je lui ai demandé si ces mecs en question s’épilaient eux-même le sexe. Car, être dégouté par le poil, ça peut se comprendre mais dans ce cas, on ne hiérarchise pas. On déteste tous les poils, sur les autres et sur soi, ou on les accepte tous.

Réponse évidente, mais abrutissante quand-même : « Non, bien sûr que non, Rozie. Ils les aiment leurs poils, c’est viril pour eux. Et soyons sérieux deux minutes, c’est trop douloureux ! » Ah.

Parce que c’est connu, sur un sexe de femme, l’affaire est absolument indolore. N’est-ce pas ?

Je ne suis pas complètement déconnectée de la réalité, je savais bien que quasiment toutes les femmes se font le maillot. Mais il y a une grande différence entre enlever ce qui dépasse d’un bout de tissu  – beaucoup trop étroit – et TOUT retirer !

J’ai donc mené ma petite enquête. J’en ai parlé. Au travail avec les filles, à droite, à gauche. Je suis allée lire et écouter l’internet.

Je suis tombée sur plusieurs collègues qui enlèvent tout, toutes les semaines. Parce que c’est plus joli, et comme ça, ça n’est pas sale. SALE ? Alors là, les gars, il va falloir que vous retourniez lire la définition de ce mot plusieurs fois dans le dictionnaire ! En quoi est-ce sale d’être poilue ?

Ces même nanas déclarent des cystites environ une fois par semestre, quand elles ne se choppent pas une mycose ou un autre phénomène tout aussi réjouissant (oui, on se raconte tout). Je leur ai demandé si elles en déclaraient avant de s’infliger une telle torture. A la réflexion, elles m’ont toutes avoué que non. J’en mets ma main à couper, c’est lié !

Les poils pubiens sont là pour PROTEGER (comme les autres, d’ailleurs) et réchauffer. Ils ont une sacrée utilité et les retirer systématiquement revient à se mutiler et à se fragiliser. Quelle idée ?

L’éradication des poils, et moi :

Pour la petite histoire, j’ai commencé à me raser jambes et aisselles à l’âge de 11 ans. Les vestiaires de sport et la honte qui en découlent m’ont vite fait prendre le pli. J’avais une amie qui faisait de la résistance, fallait voir ce qu’elle devait subir !

Puis, les poils ont commencé à apparaître sur mon pubis. Personne ne m’en avait jamais parlé alors je n’ai pas compris et j’ai commencé à les raser aussi. Grossière erreur ! J’ai fini par comprendre, et face aux irritations (et la précipitation de l’allongement de la zone) que le rasage provoquait, j’ai arrêté.

Quelques années plus tard, mes amies juraient toutes par l’épilation à la cire, arguant que la douleur s’atténuait avec l’habitude. J’ai testé plusieurs fois. Sur un tibia. J’ai souffert le martyre. Il n’y avait rien à faire. Que je tire d’un côté ou d’un autre, que j’étale comme-ci ou comme-ça, que je sois aidée ou non. Une TORTURE, qui malheureusement ne s’arrêtait pas une fois la bande retirée. J’en avais pour des journées entières, exactement comme lorsqu’on se blesse et que ça guérit.

Je suis retournée à mon rasoir, malgré les coupures régulières et parfois profondes, pendant une bonne dizaine d’années.

Il y a deux ans, j’ai investi dans un épilateur électrique. Allez savoir pourquoi, pour moi, c’est un poil (haha !) moins douloureux. J’ai cru à l’adage qui dit qu’en arrachant les poils constamment, ils finissent par ne plus repousser, ou si clairs et si fins qu’on ne les voit même plus.

J’ai tenu peut-être six mois. Evidemment rien n’a changé. Je ne suis pas devenue plus résistante à la douleur et j’ai toujours la même pilosité. Je me suis infligé six mois de sueurs froides pour RIEN.

Je précise que je ne faisais ça que pour mes tibias et mollets. Epiler mes aisselles, je crois que je m’évanouirais. Quant au sexe, je n’en parle même pas !

Il faut préciser que j’ai une pilosité vraiment agréable à vivre, selon les dictats actuels. J’ai des poils « transparents », fins et courts, sauf aux endroits où j’ai commencé à les raser. Mais même comme ça, ils sont relativement clairs et parsemés. Je n’ai pas de moustache, je ne touche pas à mes sourcils, je n’ai rien sur le dos, le ventre, les fesses, les cuisses. Bref, je suis « chanceuse ».

Revenons-en à mon pubis, alors ! 

Non, je n’ai jamais été intégralement épilée là-bas, et mes différents partenaires ont dû faire avec. Hormis D., qui me faisait souvent la réflexion que j’avais de la chance qu’il accepte, aucun autre ne m’a fait de remarque.

Mon amoureux actuel l’accepte parfaitement. De toute façon, je ne lui laisse pas le choix et c’est une évidence : si un jour il m’intime de le faire, j’en exigerai autant de sa part, même si je m’en balance ! Juste pour qu’il puisse se rendre compte.

Jusqu’à l’été dernier, je me faisais le maillot au rasoir, mais c’en est fini ! Cette année, je vais tout simplement jeter ce bikini riquiqui qui ne protège rien du tout, et qui ne sert qu’à montrer ce que je veux garder pour moi. Je vais investir dans un shorty, et je vais gagner en tranquillité.

Ca ne signifie pas que je laisse pousser mes poils pubiens jusqu’à la lie. Je les entretiens et je les coupe régulièrement, parce que sinon ça devient désagréable. Mais quand bien même. On a le droit de ne rien faire du tout, et ça ne doit pas être considéré comme un manquement à l’hygiène. Tant qu’on se lave régulièrement, je ne vois pas où est le problème !

Considérez-vous que vos cheveux sont sales ? Vous viendrait-il à l’idée de vous raser (épiler ?) la tête pour ça ? Les cheveux ne sont-ils pas, au contraire, attirants et sensuels ? Et bien, je suis d’avis qu’il en va de même pour les poils pubiens ! Et même les autres.

Oser sortir poilue

Je n’ai pas encore tenté la chose, mais c’est en préparation. Cet hiver, je n’ai rasé mes jambes que deux fois. Là, j’ai des poils longs. Est-ce disgracieux ? Plus je les vois et plus je me dis que non.

D’autant plus que depuis que je les laisse, je n’utilise plus d’hydratant et que j’ai une belle peau, en bonne santé.

Mes aisselles, je les rase une fois par semaine en hiver. Tous les deux jours en été. J’ai plus de mal, déjà. J’ai plus vite la sensation que c’est gênant. Et clairement, je n’assumerai pas (foutu regard inquisiteur !).

A cela s’ajoute ce que me dit mon amoureux. Il serait gêné si je sortais en plein été les jambes poilues. Le sans-SG, il s’en moque, mais les poils aux jambes, ça ne passe pas. A-t-il le droit de me demander de me raser ?

Le conjoint et les concessions

Je me suis beaucoup posée la question et pour l’instant, je me dis que je peux me raser pour lui. Parce que de son côté, il se rase la barbe pour moi même quand il n’en a pas toujours envie. Il fait ça pour me plaire et c’est agréable.

Selon lui, c’est normal de faire des concessions, même physiques, pour plaire à l’autre, et je suis assez d’accord. C’est aussi ça, entretenir son couple. Il préfère les jambes lisses.

Il faut donc trouver le bon équilibre. Se demander pourquoi on le fait. Dans mon cas, il ne me l’impose pas mais me dit ce qu’il préfère. Je sais qu’il fera avec si je choisis de rester poilue, mais il sera content que je me rase pour lui. C’est une marque d’attention, pour continuer de séduire.

Revenons-en à ses amis qui exigent de leurs chéries qu’elles s’épilent toujours intégralement le pubis sous peine de faire la grève du sexe. Clairement, je n’accepterais jamais qu’on m’impose un truc pareil. Un truc qui prend du temps et de l’argent, mais aussi qui apporte une bonne dose de souffrance et d’incommodités. Un truc qui touche à la santé, de corps et d’esprit.

Je crois qu’on peut dire ce qu’on préfère, mais qu’on ne doit jamais l’exiger. C’est à l’autre de choisir, en fonction du ratio : plaisir de l’autre/gêne personnelle.

Pourquoi les femmes s’épilent-elles intégralement ?

Ce qui me gêne dans cette histoire, c’est qu’on intime à 50% de la population de se mutiler, et de tenir « à jour » la partie la plus intime d’elle-même tout le temps.

De nombreuses femmes sont hyper mal à l’aise pendant un rdv gynécologique d’urgence, ou pendant leur accouchement, parce qu’elles savent qu’elles ne sont pas (bien) épilées. Ca revêt une importance extrême. Comme si, en voyant l’état de pilosité du sexe d’une femme, on pouvait tout savoir d’elle : son hygiène, son sex-appeal, sa beauté, son rang, et j’en passe.

Moi-même, j’ai été très mal à l’aise lors des rdv chez un médecin, quand celui-ci me demandait d’enlever mon pantalon alors que je ne m’y attendais pas. Je paniquais : « PUTAIN, j’ai les jambes poilues et PIRE ! Des poils qui dépassent de ma culotte !!! Qu’est-ce qu’il/elle va penser de moi ? »

C’était comme si ma réputation se jouait. J’allais être jugée par mon médecin. J’aurais dû m’en foutre royalement ! Et c’est le cas aujourd’hui. Je me fous complètement de mes poils lorsque je vais voir ma sage-femme, et elle s’en fout autant que moi.

La majorité des femmes vous diront qu’elles font ça parce qu’elles l’ont décidé. C’est sans doute vrai, mais pourquoi l’ont-elles décidé ? Est-ce parce que ça leur plaît réellement ou parce qu’elles craignent que leur prochaine touche fasse la grimace une fois la culotte à terre ?

La plupart d’entre elles souffrent toujours chez l’esthéticienne, même 20 ans après. Pourquoi continuent-elles à y aller ? Pourquoi pensent-elles que c’est plus esthétique comme ça, plus « hygiénique » ? On sait tous qu’elles ne pensent pas ça par elles-mêmes au départ, c’est une injonction répétée, qui nous pousse à avoir honte et à n’être sûre de soi qu’après passage d’une bonne dose de cire.

Et pour ces messieurs, c’est la même chose. Pourquoi considèrent-ils une femme non épilée, « crade » ?

Heureusement, j’ai aussi trouvé des témoignages d’hommes qui suppliaient les femmes d’arrêter, qui expliquaient que les poils pubiens, c’est sexy et excitant, et qui se lamentaient de n’en avoir jamais croisé en 10 ans de sexualité active … Petit à petit, les mentalités changent !

Peut-être qu’un jour j’oserais, moi aussi, sortir avec mes poils aux jambes et aux aisselles sans avoir honte ni baisser le bras dans la seconde. Comme je l’ai fait pour le no-bra et l’acné. Car après tout, c’est moi, et rien que moi. Ca dérangera le regard des autres, mais ça l’éduquera aussi. Et vous, vos poils, vous en prenez soin ?


82 thoughts on “Poilue.

  1. Pascal Répondre

    Je suis un homme (44 ans), marié depuis 10 ans avec une femme qui ne se rase et ne s’épile jamais (et qui a les jambes plus poilues que moi !).

    Je pense qu’il vaut relativiser le « C’est mon choix », « Je préfère ». Qui peut encore croire que pour son apparence, ses décisions lui appartiennent vraiment en totalité quand on voit le matraquage publicitaire et la pression de la société… Moi même je ne supporterai pas de porter une jupe, mais je sais bien que c’est du conditionnement, mon libre arbitre n’a aucune incidence…

    Quand la totalité des femmes que l’on voit à la télé et dans les magazines sont parfaitement épilées, comment croire sérieusement qu’on préfère l’épilation par choix personnel ?

    Il faut voir que même pour un homme il faut « assumer » sa conjointe qui ne s’épile pas (« Ah non, moi mon épouse elle doit être parfaitement épilée », « Faut pas exagéré non plus, il y a une limite » etc…). Ouah, quelle ouverture d’esprit. Ont-ils au moins essayé en mettant de côté leur a priori ?

    Que les deux personnes au sein du couple en parle. Que la femme demande à son homme à quel point ça le gênerait si elle conservait sa pilosité à tel endroit. Que l’homme lui réponde en prenant le temps de réfléchir (et non pas la réponse toute faite dans sa tête, formatée par la société).

    Votre texte est merveilleux. Sans accuser les femmes qui décident de s’épiler, vous condamnez ceux et celles qui « l’imposent » aux autres. Face aux innombrables « Le poil c’est dégueux » il est important de rappeler à ces fermés d’esprit que non, que tout le monde ne pense pas ça…

    1. Rozie Répondre

      Merci beaucoup Pascal !

      Ca me fait du bien d’être comprise, et je trouve ça merveilleux que votre couple en aie discuté, que vous acceptiez de laisser cette liberté à votre compagne, malgré les pressions. Car, comme vous le soulignez, il faut aussi que le conjoint « assume » sa compagne au naturel lors des sorties, et mine de rien, c’est pas évident pour tout le monde. L’idée est passée dans la tête de mon amoureux, je l’ai senti, quand il a pensé à l’été et à mes jambes poilues aux yeux de ceux qu’ils connait. Mais il n’a rien dit.

      Je pense la même chose, nous sommes tous conditionnés bien malgré nous, et il y a de nombreux « choix » que nous faisons qui en fait n’en sont pas ! Je n’en suis pas exempte, et c’est ce que j’essaie de remettre en perspective dans ma vie. Je me pose beaucoup de question en ce moment, sur ce que je fais par automatisme. C’est un peu barbant parfois (ce serait plus simple de ne pas réfléchir et de continuer comme avant !) mais c’est vraiment enrichissant.

      Bref, merci beaucoup pour votre partage, c’est très agréable !

  2. Francesca Répondre

    Plusieurs trucs en vrac:
    – Vous imaginez L’Origine du monde de G. Courbet, sans poils?
    – Au Grand Siècle, l’eau était proscrite pour la toilette, mais ils tenaient à la propreté! Le hic c’était un corps glabre (j’ignore si dans les parties intimes aussi).
    – Madonna – et surtout sans fille – promeut un mouvement (dont je ne rappelle pas le nom) qui consiste à ne pas dépiler les poils des aisselles.
    – Les documentaraires de Arte, indiqués par quelqu’un plus en haut, sont vraiment très bien.

    Euh… c’est tout pour l’instant 🙂

    1. Rozie Répondre

      L’origine du monde, un superbe tableau. Qui a justement fait scandale parce qu’on voyait les poils et le sexe avec les lèvres et tout !

      J’ai visionné les documentaires Arte, très intéressants effectivement !

  3. Camille Répondre

    Les filles : imaginez un homme nu, sans sexe, sans poils pubiens. Vous y êtes ?
    Et bien maintenant vous savez ce que les (la plupart) hommes ressentent en voyant une femme totalement épilée.

    1. Rozie Répondre

      J’ai l’image de l’épisode 1 – saison 4 – de Black Mirror qui me vient.
      Effectivement, c’est loin d’être alléchant.
      Mais malheureusement (ou heureusement pour celles qui adorent être épilées, parce qu’il y en a !), ça m’étonnerait que tous les hommes ressentent ce que j’ai ressenti face à cette image …

  4. karim Répondre

    si je peux apporter mon temoignage en tant qu homme et photographe….J ai de plus en plus de mal a trouver des femmes qui assument et garde leur toison pubienne,etant d un certain age,les filles de ma jeunesse etait moins exposer au dictate imposer a la fois par d autres femme et par la mode qui emprisonnent des femmes dans une attitude souvent a des anneès lumière de ce qu elle desirent vraiment et je pense que la consommation en libre service de films a caractere pornographique joue un role important dans ce phenomène

    1. Rozie Répondre

      Je pense aussi que le porno a joué un grand – immense – rôle là dedans !

      Ca ne m’étonne pas tellement que la plupart des modèles soient intégralement épilées. J’imagine le casse-tête pour en trouver une « nature » !

      1. karim Répondre

        ON NE MESURE PAS L IMPORTANCE A MON AVIS DE L IMPACT QU A CE MEDIA ( internet et le porno) A LA FOIS SUR LA JEUNE GENERATION ET SUR LA VISION QU ILS ONT DE L INTIMITE FEMININE …..

  5. Viviane Répondre

    Une expérience qui peut être méditée.

    Les poils ont été un des grands emmerdements de mon existence et j’ai écrit un certain nombre d’articles sur le sujet, ils ont été aussi la cause de souffrances inhumaines qui ont laissé leur trace dans ma mémoire traumatique, au même titre que mes fractures.
    J’étais un garçon peu poilu, en dehors des bras, mais affligé d’une barbe épouvantablement dure poussant sur une peau très tendre, avec des poils orientés dans tous les sens.
    A 17 ans, déjà, je ne pouvais me raser proprement que tous les 3 jours, et uniquement avec une lame neuve, la dureté des poils cassait les lames et avec une lame ayant déjà servi je faisais de la charcuterie.
    J’ai ainsi souffert jusqu’à 25 ans et c’est à l’armée que j’ai décidé de laisser pousser la barbe. Lors de ma première permission, ma mère ne me reconnut pas, c’est à ma voix qu’elle me reconnut.
    Après l’armée, j’ai gardé la barbe pendant 20 ans, grand confort et taille régulière… et puis, deux ans après le décès de mon épouse, j’ai rencontré une dame adorable qui me demanda de sacrifier mon ornement pileux.
    C’était reparti pour la charcuterie, d’autant que… j’aimais bien me travestir et me balader en ville en tenue féminine, en plein jour évidemment, les poils étant incompatibles avec cette fantaisie. Les rasoirs à 3 lames duraient plus longtemps que ceux de ma jeunesse mais j’étais toujours dégueulasse et le maquillage, avec des produits professionnels pour le cinéma, était toujours très compliqué. J’acquis rapidement une expertise dans ce domaine et en 2004 je participai à un atelier de maquillage, réussissant à « effacer » une barbe de 2cm d’un jeune homme sans le raser.
    J’étais mûr pour l’épilation au laser.
    Avec mon poil dur et ma peau tendre, le laser fut presque une rigolade. 12 séances en un an me libérèrent des poils noirs mais il restait les blancs, et à 55 ans il y en avait énormément, il fallut passer à l’aiguille.
    Ce furent 43 séances de torture chez la meilleure spécialiste de Paris, elle était désolée de me faire souffrir autant, alors qu’un copain-copine s’endormait sans anesthésie. Chez moi, les piqûres d’anesthésique me causaient une douleur inhumaine et l’anesthésie prenait mal, bref ce fut abominable.
    Mais pourquoi diantre supprimer la barbe ?
    Vous ne savez pas ce que c’est, mesdames, quand un mec normalement constitué décide de changer de sexe.
    On peut changer « le haut », « le bas » et quelques bricoles comme le pif, on peut raboter la pomme d’Adam mais on ne change pas la taille des mains, la structure du thorax ni la géométrie des hanches, bref les chirurgies aboutissent à un « machin ni mâle ni femelle »,comme disait mon ex quand elle voulait m’humilier, ce en quoi elle se trompait : cela ne m’humiliait pas parce qu’elle était dans le vrai.
    Bref je me suis débarrassée de la barbe mais 10 ans après la fin de l’épilation, à bientôt 70 ans, il reste des poils noirs ! Un coup de rasoir de temps en temps les fait disparaître, et j’utilise maintenant des rasoirs jetables, à sec, j’en consomme 3 par an.
    On peut considérer la question comme résolue.

    Les jambes ne furent pas un problème. Ma belle-soeur m’avait donné son épilateur à pinces rotatives qui ne fonctionnait plus et je l’avais réparé, puis il rendit l’âme et j’investis dans un « Satinelle ». Depuis que je suis sous hormones, je me « fais » les jambes une fois par an au début du printemps.
    Les bras, c’est tous les 3 mois.
    Les aisselles, c’est fini depuis très longtemps.

    Je me rappelle l’été 1994 à Cabourg, j’étais en short et je marchais bras dessus-bras dessous avec une jolie blonde, les gens nous regardaient de travers parce que je n’avais pas de poil aux pattes. Cela me faisait rigoler.

    Le pubis fut au départ une provocation. Je fréquentais depuis peu une dame à la toison exubérante, je n’avais jamais rencontré une telle jungle et cela m’aurait fait rigoler si elle avait attrapé des morpions. Cette dame trouvait que je n’étais pas assez poilu à son goût et elle ne me touchait pas, autant dire que je n’allais pas perdre mon temps très longtemps avec cette pioche. Pour l’emmerder, je décidai de m’épiler les intimités.
    Mamma mia !
    Les poils pubiens poussent sur une peau sensible et l’épilation à l’arrache-poil, qui donnait de si bons résultats sur les jambes, fut un enfer. En cause des poils trop longs : ces appareils exigent un poil de 5mm au maximum, sinon ils en chopent une touffe à chaque prise et cela multiplie la douleur.
    La dame s’aperçut de la chose 3 semaines plus tard. Dire que cela lui fit plaisir d’avoir mis 3 semaines à la constater serait assez loin de la réalité, moi je rigolais intérieurement.

    Celle qui lui succéda (que je fréquentais déjà) était intégralement épilée, c’était la 50ème sur ma liste rose et la première qui fût ainsi parée. C’était sublime et la relation dura 9 ans, il n’y a que ça que je regrette. Pour le reste, elle était à peu près comme toutes celles de ma génération, avec les mêmes qualités humaines et les mêmes tares sociales liées à l’éducation et au vécu dans une société patriarcale machiste.

    Quand je décidai de faire ce que Maud Marin appela « le saut de l’ange », il était évident qu’il fallait nettoyer toute la zone chirurgicale de toute forme de poil, ce que je fis avec une épilation à l’aiguille de ce qui restait, épilation toute simple comparativement à la barbe, qui se contenta d’une crème anesthésiante et fut très supportable.
    La St Barthélémy des poils avait sonné, le chirurgien pouvait travailler en toute sérénité.
    13 ans plus tard, il n’y a pas de repousses, juste quelques poils « du maillot » faciles à éliminer avec l’épilateur à jambes.

    Je ne possède pas de maillot de bain et mon dernier bain de mer ce fut en août 1966 (soixante six), un bain de minuit en Corse avec une belle Italienne… (poilue). Mon dernier bain en piscine, ce fut lors des épreuves sportives du bac, en 1965.
    Je n’aime pas l’eau.

    Au soir de ma vie, je suis tranquille avec les poils. Ils ne me dérangeaient pas sur les femmes qui traversèrent ma vie mais je ne trouvais pas ça beau. Je ne les supportais pas sur moi, je trouvais ça animal et dégueulasse sur les copains… et je n’ai pas varié, mais je sais bien que c’est naturel.
    Ce que je trouve ignoble par contre, c’est l’exigence de certains mâles que leurs partenaires s’épilent. C’est un comportement liberticide et terriblement agressif, des mecs comme ça il faut en user comme des mouchoirs en papier : on consomme et on jette. Des mecs qui ne respectent pas l’intégrité physique des autres ne sont pas respectables,encore moins fréquentables, et je suis prête à parier que ce sont des mauvais coups.
    Ne vous laissez pas dominer, les filles, c’est vous qui avez le pouvoir (si vous ne le savez pas encore) et si un macho vous demande de vous épiler exigez de lui qu’il montre l’exemple et se fasse virer la barbe.

    Quant aux poils pubiens, ils ont des fonctions importantes et une utilité certaine, autre que permettre aux morpions de faire de l’escalade :
    – ils assurent chez la femme une protection des lieux contre diverses pollutions et contribuent à une bonne hygiène.
    – ils assurent une agréable protection de la peau contre les frottements mécaniques lors des rapports sexuels.

    Maîtresse Viviane, transsexuelle dominatrice – Paris et Annecy.

    1. Rozie Répondre

      Et bien, Viviane, quelle expérience !

      Merci beaucoup pour ton témoignage, qui est hyper intéressant. Je n’ai pas grand-chose à répondre, si ce n’est que l’épilation à l’aiguille, je ne sais pas du tout ce que c’est ? J’irai me renseigner.

      Bonne continuation !

  6. val Répondre

    C’est un sujet qui me parle énormément. Mes poils et moi, c’est une longue histoire, pas vraiment très heureuse. Concernant mes poils pubiens, ça n’a pas échappé à la règle. d’autant plus que j’ai le « privilège » (non) d’être particulièrement bien doté, dans des endroits plus surprenant les uns que les autres.

    J’ai aussi eu droit aux petits amis qui me demandaient de « déblayer le terrain » je n’ai jamais totalement cédé, mais je mettais un point d’honneur à tenter le maximum. quitte à souffrir, quitte à être terriblement complexé, quitte à en pleurer. Mon ton léger cache un peu les moments très difficiles que j’ai pu vivre à cause de ça.

    Les après midi entiers passés à utiliser les différentes techniques, toutes décevantes, toutes douloureuses. L’argent perdus, l’énergie, et l’estime de soi aussi au passage. Le passage chez le gynéco, une épreuve, aller à la piscine devait se planifier bien à l’avance. Quand à l’été, je le voyais arriver avec méfiance.

    Et puis …

    Et puis le temps à passé et un jour je me suis promis de devenir plus bienveillante avec moi. c’était une maladie au fond. Est-ce qu’on en veut à quelqu’un qui a une maladie chronique ? Non, ce n’est pas de sa faute, ce n’est pas de la mienne non plus.

    J’ai eu l’immense chance de tomber sur un homme qui ne m’a JAMAIS demandé quoi que ce soit (par contre, il m’a proposé lui d’ôter ses poils pubiens si ça me gênait, mais non. du coup on vit très heureux, lui, moi et nos poils respectifs). J’entretiens un peu la zone (avec je l’avoue de moins en moins de zèle au fur et à mesure du temps), je le vois même comme un prélude à une séance sous la couette, ce n’est pas systématique, mais pour les « grandes occasions » ça fait toujours son petit effet. Mais si je suis totalement honnête, c’est plutôt vivre et laisser vivre ! Sans gêne aucune, ni de sa part, ni de la mienne, et c’est aussi pour ça que je l’aime très fort, parce qu’il m’accepte telle que je suis dans ma totalité.

    Concernant l’accouchement, j’y ai quand même pensé, puisque je vais être concernée par la question dans peu de temps.
    Quelques vieilles peurs reviennent, mais c’est surement pas en ce moment que j’irais me faire charcuté. En réalité, je suis encore moins assidu que le reste du temps. Est-ce parce que je me réconcilie encore un peu plus avec mon corps (il a réussit l’exploit de fabriquer un petit être, je vais pas lui infliger une épilation !) ? Ou est-ce parce que j’ai pris goût à la carte « femme enceinte » dédaignable pour tout est n’importe quoi, surtout ce qu’on a pas envie de faire (au choix, la vaisselle, les courses, cette soirée barbante ou justement, l’épilation !!) ?
    Je ne sais pas.
    Peut-être que j’ai juste d’autres choses à faire (comme poquer mon gros bidon pour voir si on me répond ou engloutir des tonnes d’olives). Je sais que certaines passe par un rdv esthéticienne avant le jour j, mais bon … peut -être que je « déblayerais » le terrain avant de partir à la maternité si j’en ai l’occasion/l’envie. J’ose espéré que le personnel sera suffisamment bienveillant pour ne pas en faire cas (si ce n’est pas le cas, je crois que j’aurais d’autres soucis que mes poils à gérer !!) .

    Oulala post fleuve ! Tout ça pour dire que prendre du recul par rapport à ça est un long chemin, personnel évidement, mais qui est bien facilité quand la personne qui partage sa vie n’est pas culpabilisante à ce sujet.

    Pour la petite anecdote, cet été, en allant à la piscine, je me suis rendue compte dans les douches que je n’étais pas épilée du tout et que ça se voyait bien. J’en ai ris et j’ai sauté dans l’eau !

    1. Rozie Répondre

      Bonjour Val !

      Je suis heureuse de lire ça, que ta relation avec tes poils, et donc avec ton corps, ton intimité et le regard des autres, s’est apaisée. C’est vraiment positif, et chouette !
      Toutes mes cousines, et même ma soeur, sont très fournies niveau poils. Ma soeur a eu de la chance parce qu’elle est blonde, mais ça n’enlève rien au nombre. Moi … Je suis passée à la trape !
      Elles s’épilent presque tout le corps. Et l’une d’entre elles me parlait vraiment, comme toi, de séance de torture et de journées entières passées à souffrir pour juste une séance de piscine au collège. Pareil, on devait prévoir large pour une excursion en maillot de bain.
      Le seul avantage qu’elles en retirent, c’est leurs cheveux. Forts, denses, de superbes crinières de déesses, qui poussent à une vitesse folle, et que je n’aurais jamais, même en m’appliquant un sérum magique sur le crâne !

      Ca me fait de la peine. De nombreuses femmes sont atteintes d’hirsutisme et à cause de ces pressions sociétales à la con (!), leur vie sociale, voire leur vie tout court, devient vite un enfer. C’est intolérable.

      Si être enceinte te réconcilie avec ton corps, alors, en plus du petit être merveilleux que tu abrites (félicitations ! :D), c’est le plus beau cadeau que tu pouvais t’offrir.
      Je te souhaite que ça continue en ce sens. Et ne t’inquiètes pas pour l’accouchement. Je connais pas mal de sages-femmes, et elles ne jugeraient leurs patientes pour rien au monde !

    2. Sonka Répondre

      Val, sincèrement, quel est le rapport entre l’épilation et l’accouchement ? 😉 Quelques jours avant de partir à la mat, ma soeur m’a fait une remarque à se sujet, comme quoi elle s’était rasée avant d’aller accoucher… Ca ne m’avait même pas effleurée. J’ai fait juste un petit raccourcissage comme je le fais en temps normal, mais avec un gros bide, comment dire… c’était approximatif ! :o) Et puis c’est tout. Tout. Après, les poils n’ont eu aucun rôle dans mon accouchement. Je ne sais pas ce que le personnel médical en a pensé, je suppose qu’il s’en fout, mais à vrai dire je m’en contrefous. Sérieusement, pendant qu’on accouche (et qu’on aide autrui à accoucher !), on a dix mille autres choses à faire que de se soucier de poils pubiens ! Bel accouchement à vous.

      1. Val Répondre

        Je suis bien d’accords. Après l’accouchement c’est aussi avoir quelqu’un la tête en bas pendant une bonne paire d’heures. Des personnes inconnues au bataillon, donc forcément quand on a un rapport un poil (Haha) compliqué avec son corps, il y a une petite crainte d’être jugée qui remonte. Après j’imagine bien que le personnel se concentrera sur autre chose que sur ma coupe pubienne 😆.
        Et moi même j’en aurait probablement rien à cirer.
        Mais pour discuter activement avec des femmes enceintes en ce moment, je sais que certaines se font un.ppint d’honneur à se préparer. Encore une fois, chacun fait comme il le sent. Pour ma part, je continue sur le chemin d’acceptation que j’ai entamé, même s’il est parfois un peu escarpé 😉

  7. J. F. Launay Répondre

    La bataille du pubis est donc éternelle !

  8. Wachonichi Répondre

    Je souhaite apporter un point de vue différent,
    Je crois plutôt que cette pratique (rasage des poils pubiens) est en liens avec la révolution sexuelle des années 70. La libération des pratiques sexuelle en particulier le plaisir féminin.
    Le clitoris avec ses milliers de terminaisons nerveuses est devenu le nouveau centre du plaisir féminin, conséquemment le cunnilingus qui autrefois était peut pratiquer est maintenant usuel dans les pratiques sexuelles.
    C’est la pratique du cunnilingus qui je crois est à l’origine du rasage des poils pubiens, la mode, les films XXX ont simplement permis de la rendre populaire. Donc, à mon avis la pédophilie n’a rien à voir et c’est plutôt des arguments fallacieux.
    Demandez à ceux qui pratiquent le cunnilingus ce qu’il préfère.

    W

    1. Camille Répondre

      Le cunni peut se pratiquer sur un clito tout lisse sans pour autant raser l’intégralité du pubis. Il suffit de s’entretenir la vulve , comme depuis les années 70 que vous mentionnez. Le tout-épilé est très récent, et n’apporte rien érotiquement parlant. Au contraire: plutot l’impression d’être ‘asexuée’ (sans aller jusqu’à parler de pédophilie comme lu dans cette discussion)

    2. Rozie Répondre

      C’est un point de vue hyper intéressant, merci !

      Effectivement, les sensations sont vraiment différentes avec le pubis glabre. Et elles sont bonnes ! Je n’en ai pas parlé parce que je ne suis pas portée sur le sexe, je n’y pense jamais au quotidien.
      Cela dit, un cunnilingus peut tout à fait se pratiquer avec des poils, entretenus ou non. Je conçois que ce soit moins agréable pour celui qui fait, encore que … Quand on pratique des fellations, certains homme ont beaucoup de poils et ne les entretiennent pas des masses. Ca n’est pas plus dérangeant que ça.

      Bien sûr, ça dépend de la sensibilité de chacun !

      Mais je te rejoins, la pédophilie, si je comprends le chemin qui peut mener à penser ça, ça me semble … Fallacieux.

    3. Jacques Répondre

      C’est la jouissance qui est au coeur de ce débat. Il n’y a rien de pedophile dans cette pratique pour la plupart… mais c’est le cunni qui a tout changé. J’ai commencé ma vie sexuelle dans les années ’70 alors j’ai vu toutes ces pratiques de rasage évoluer. L’intégral n’est pas nécessaire, il est vrai, mais la jouissance est pour certaines plus facile et plus directe avec le cunni sans poil.
      La question du plaisir est primordial, rasée ou pas.
      Dans les années 70 et même ’80, le sexe oral était une pratique moins répandue, moins prisée et souvent vu comme quelque chose de sale.
      J’ai parfois la nostalgie de la touffe, mais elle est rare, et les femmes de mon âge font ce qu’elles veulent avec leur poils, pourtant elles sont toutes rasées… ce n’est pas une demande des hommes… puisqu’il semble que même la masturbation est plus agréable sans poil.

  9. Belette Répondre

    Entièrement d’accord sur la crypto-tendance pédophile de ceux qui ne tolèrent un sexe de femme qu’intégralement épilé. Le poil, particulièrement au pubis, étant la marque du passage à l’âge adulte, qu’est-ce-que cela veut dire de ne tolérer aucun poil pubien, sinon qu’on est un peu tordu ou nostalgique du corps infantile ? c’est très malsain je trouve, et de nombreuses femmes se soumettent à ce diktat. Ce n’est pas mon cas 😉

    1. Rozie Répondre

      Alors, je comprends cette idée de passage à l’âge adulte et de tout le bagage inconscient qu’il y a derrière. Cependant, la pédophilie, c’est quand-même autre chose, selon moi ! C’est un avis personnel, mais je pense que ce terme ne devrait pas avoir sa place ici, même si je trouve ça un peu malsain aussi.

  10. Paula Répondre

    Cet été, à Paris, j’ai vu une fille en short, la trentaine, qui avait des jambes non épilées (pas un petit retard d’épilation, non -, des jambes très blanches bien poilues). C’était clairement totalement assumé de sa part. Elle était d’ailleurs très stylée par ailleurs, donc on ne pouvait même pas se dire que c’était peut-être un laisser aller non désiré.
    Je ne trouvais pas ça « beau » (et au fond pourquoi est-ce que je trouve ça « pas beau »?), mais je l’ai enviée, je sentais une décontraction et une indifférence complète aux regards des autres. Elle se sentait bien comme ça, très visiblement. Et c’était tout ce qui comptait.

    Oui, je l’ai enviée, vraiment.
    Je n’arrive pas encore à faire comme elle, et je ne sais pourtant pas si je m’épile les jambes pour plaire aux autres ou pour me plaire à moi.

    1. Rozie Répondre

      Je l’envie vraiment, moi aussi, cette fille. Mais je suis sûre qu’un jour j’y parviendrais.

      J’enviais déjà follement toutes ces filles qui sortaient sans maquillage (avec des peaux à boutons ou autre). Leur aisance, elles s’en foutaient, elles s’acceptaient, elles étaient bien. Je pensais que c’était impossible pour moi. Et bien, il m’a fallu 15 ans, sur cette question de l’acné. Mais c’est bon, maintenant.

      Je l’ai fait aussi avec le soutien-gorge que j’ai éradiqué de ma vie. Et la prochaine étape, donc, ce sont les poils … C’est possible ! Mais comme toi, je n’en suis pas encore là.

  11. Viou Répondre

    je recommande vivement la série de mini documentaires (5-10 min), instructifs et plein d’humour, sur le sujet fait par Arte creative :

    https://www.youtube.com/watch?v=AhntykNXANM

    pour compléter cette réflexion sur ce qu’incarne le poil pubien au féminin à notre époque.

    1. Rozie Répondre

      Oh super, merci ! Je viens de la terminer, elle est vraiment intéressante !

  12. Ornella Répondre

    Coucou toi, intéressante cette réflexion.

    En ce qui me concerne, j’ai commencé à m’épiler le maillot intégralement à l’âge de 20 ans. Pendant mes études au cours Florent, j’ai fait pas mal de cabaret, de comédie musicale, et c’est juste une question de confort de tout enlever. On a envie de se sentir léger et de pouvoir faire des écarts sans craindre que quelque chose ne dépasse. Et en fait, j’y ai énormément pris goût. C’est devenu UN PLASIR. Oui, je dis bien un plaisir. Parce qu’en fait, me faire épiler les jambes est une torture, je l’ai fait une fois, plus jamais. Elles restent au rasoir. Mais pour ce qui est du maillot, c’est agréable de sentir les bandes emmener mes poils. Et à la fin de la séance, il y a une forme d’anesthésie qui me rend un peu euphorique, juste bien. Je trouve ça très confortable d’être épilée intégralement et pour le coup, c’est un peu moi qui l’impose à mes partenaires et en l’occurence en ce moment, à mon chéri. Mais je crois qu’il préfère comme ça en plus. J’ai commencé à le faire aussi pour limiter les petites odeurs, et je dois dire que je suis très satisfaite de ça.

    Quand tu demandes : Pourquoi elles ont commencé à le faire ? Je crois que tu as absolument raison. Je l’ai fait aussi en me disant qu’au moins comme ça, on ne me « reprocherait pas » d’être poilue. Même si au final, je suis assez peu poilue dans cette zone. En effet, j’ai été influencée par les discours de mes « potes » qui parlaient de leur dégoût des filles qui sentaient mauvais en bas. Et j’ai toujours craint qu’on me fasse la même réflexion ou qu’on veuille le faire. Ca n’est jamais arrivé. Heureusement. Le problème vient surtout du fait que les hommes sont mal à l’aise devant un pubis. Ils ont une idée préconçue de ce qu’il faut y faire, de ce qu’ils ont appris dans les pornos, et manquent cruellement d’intuition et d’écoute du corps de l’autre. Toujours est-il qu’aujourd’hui, je suis épilée intégralement sur le maillot, et je ne changerai pour rien au monde. Je compte sans doute faire cette zone au laser quand j’aurais l’envie d’y consacrer mes sous en priorité.

    Je t’embrasse ma toute belle !

    1. Rozie Répondre

      Ton expérience est différente Ornella !

      J’imagine que tous les danseurs, gens de scène le font beaucoup pour ces raisons spécifiques. Les collants qui collent et frottent, et tirent … Les grands-écarts et autres enjambées où tu n’as pas envie que la moitié de ta toison ne s’échappe … C’est déjà plus évident.

      Par contre, sur ce coup-là, on est diamétralement opposées : pour moi l’épilation (surtout à la cire) c’est une PUTAIN de torture ! ^^

      Au niveau de l’odeur, c’est fou. Pour ma part, je sens « moins » avec mes poils que sans, c’est véridique.

  13. Marc Répondre

    Bonjour,
    Il n’y a pas eu beaucoup de réactions d’hommes et je trouve ça dommage, aussi voici ma réaction à cet article:
    L’article sous entend beaucoup trop la notion de dictat de la part des hommes et je ne partage pas ce point de vue partial. Cela fait maintenant quelques années que mon épouse s’épile intégralement avec des périodes avec et d’autres sans les fameux poils pubiens. Je ne lui ai jamais demandé et ça a était sa propre volonté à la fois de me faire une surprise et à la fois d’expérimenter d’autres sensations lors des câlins. Le retour d’expérience ayant été sympa pour les deux, elle s’épile de nouveaux intégralement de temps en temps. Objectivement, nous apprécions tous les deux les périodes avec et sans. Les périodes sans les poils, permettant d’autres sensations et plaisirs en particulier lors des caresses intimes et cunnilingus….
    Je lui ai fait lire l’article et elle considère qu’il n’est pas du tout représentatif du choix des femmes de faire plaisir et de partager. Il y a certainement aussi des contraintes de la part de certains hommes, je ne le nie pas mais il faut aussi exprimer la liberté des femmes qui le font en pleine conscience et avec plaisir pour elle et leur compagnon.
    Au passage je connais aussi pas mal d’hommes qui s’épilent…

    1. Agathe Répondre

      Bonjour, merci pour cet article très intéressant émanant d’une femme éprise d’indépendance à l’égard des diktats stupides des modes et des conformismes.

      Depuis plusieurs années, lors de mes vacances naturistes estivales et ma fréquentation hors été d’un club naturiste, j’ai croisé des centaines et des centaines de pubis féminins et masculins. L’épilation du pubis est très répandue mais jamais totalement majoritaire. Elle est très variable selon les nationalités, les années, les lieux. J’ai maintes fois vu le retour de la pilosité chez des jeunes femmes apparues lisses l’été précédent !!!

      Je crois vraiment à des tendances pédophiles inconscientes (qui heureusement ne passeront sans doute jamais à l’acte) chez les hommes qui exigent l’épilation pubienne de leur compagne.

      Question hygiène : j’ai l’impression que les personnes qui prétendent la pilosité anti-hygiénique ignorent l’usage du savon.

      1. Rozie Répondre

        Bonjour Agathe,

        C’est une question que je me posais ça : est-ce que dans les camps naturistes, ce diktat est également présent ?

        Je pense que je testerai le naturisme un jour (en fait, je suis quasiment sûre d’y prendre goût !) mais j’avais peur de cette pression du poil. Qu’allaient penser de moi ces gens qui me voient nue et poilue, si jamais la majorité d’entre eux est épilée ?

        Donc, tu réponds en partie à ma question. Merci !

        Pour ma part, je pense que « pédophile », c’est violent, et pas représentatif du tout. Je ne peux pas penser ça ! Ils ne fantasment pas sur des enfants, non, ils fantasment sur des femmes « propres », comme le leur a savamment appris le porno (et quand je dis « ils », ça représente autant les hommes que les femmes !).

    2. Rozie Répondre

      Bonjour Marc !

      Merci pour ce partage d’expérience.

      Oui, j’étais un peu vindicative au moment de la rédaction, surtout parce que j’étais stupéfaite. Il me semble que dans mon entourage, rares sont les hommes qui obligent à quoi que ce soit. Et puis, j’ai ouvert les yeux sur toute une autre frange de la population qui, elle, ne se prive pas. Je repense à un collègue de travail qui m’avait dit que j’étais dégueulasse de ne pas m’épiler les cuisses (poils « transparents », blonds, fin, et courts … C’est dire). Il ne m’obligeait à rien, ce mec, mais sa remarque recelait bien une obligation sous-jacente (je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire). Et je suis consciente que les femmes font la même chose entres elles.

      Je n’ai pas mentionné le plaisir sexuel que peut apporter l’épilation intégrale. C’est vrai que je n’y ai pas du tout pensé alors que c’est important et intéressant à mentionner aussi. C’est vrai, quand je me rase de près (ce qui est rarissime), les sensations sont différentes et plutôt bonnes ! Mais comme je ne suis pas très portée sur le sexe, forcément, je n’ai pas songé à le dire. Alors, merci pour cet apport !

  14. Bela C. Répondre

    Je suis un vieux matou qui ai connu tous les pelages imaginables, du plus exubérant au plus désolé. L’époque actuelle me rend bien triste, car je raffole des pilosités féminines et je n’ai plus affaire qu’à des corps de petites filles ; or, je ne suis plus un petit garçon. J’ai été patient longtemps, mais désormais je me suis détourné des femmes à cause de cette fichue mode de l’épilation intégrale. C’est moche, c’est triste, et quand ça sent quelque chose, c’est un effet de la mycose. Pour la poésie et la sensualité, on repassera !

    1. Rozie Répondre

      Hahaha, vous m’avez fait rire !

      Je crois qu’il en faut pour tous les goûts, et comme vous, je suis navrée que les tendances actuelles aspirent à la peau glabre partout.

  15. Melie Répondre

    Bonjour, j’ai été intriguée par le début de cet article et j’ai fini par le lire en entier avec beaucoup d’intérêt. J’avoue avoir tenté la version épilation totale et outre les inconvénients liés à la cystite, les démangeaisons lors de la repousse, les frottements des vêtements qui deviennent inconfortables… J’ai surtout eu un « choc » psychologique en voyant les résultats : enfant. Je me suis sentie vulnérable comme une petite fille et, même si je fais de mon mieux pour éviter les jugements, j’ai mis un long moment avant d’arrêter de penser que les hommes qui ne veulent pas que leur compagne ait de poils au pubis avaient un côté pédophile. C’est extrême comme pensée mais c’est celle qui m’a frappée la première fois que j’ai vu le résultat de cette épilation. Depuis, je me contente d’entretenir cette zone mais je n’ai jamais pu refaire d’épilation totale, je ne suivrai pas une mode qui me met aussi mal à l’aise. Je pense que l’important c’est que nous puissions décider nous mêmes de ce que nous voulons faire de notre corps sans imposer à une autre de faire la même chose. Vive la mode tant que je peux décider si je veux la suivre ou non 😊

    1. Laurent Répondre

      Vous savez ce qu’on dit des modes ? Elles sont créées pour celles et ceux qui sont incapables de juger et penser par eux-mêmes 😉
      Depuis des millénaires, personne ne trouvait à redire de la pilosité pubienne, et voila que depuis quelques petites années, c’est moche, c’est sale, c’est ringard. Idem d’ailleurs pour la barbe des hommes (à l’inverse) !
      Complètement d’accord avec vous.
      Une toison entretenue, c’est idéal.

    2. Rozie Répondre

      Bonjour Mélie,

      Alors, je n’ai jamais pensé à ça : « pédophile ». C’est très fort comme terme, et je pense, pas du tout représentatif de ce que pensent les hommes, de ce qu’ils fantasment (et heureusement ! :O) … Après, je comprends qu’on puisse penser ça. Moi-même, je pense « enfant » et ça blesse certaines personnes.

      Tout à fait, le plus important, c’est qu’on soit libre de choisir et, pourquoi pas, qu’on évite les pratiques douloureuses … Mais ça, c’est mon propre avis :). J’ai du mal à me dire qu’il faille souffrir pour être belle/beau ;).

  16. Laurent Répondre

    On parle bcp des hommes dans ce sujet éminemment féminin, alors j’ose apporter mon poil à l’édifice 😉
    Evidemment ça reste mon opinion et pas forcément représentative du reste de mes congénères.
    – Je suis trop heureux de lire qu’une (des) femme se démarque du diktat actuel ! A savoir se transfert de pilosité entre le pubis des femmes et les joues des hommes 😉 j’ai lu que 50% des jeunes femmes s’épilait intégralement. Depuis peu. C’est donc bien une mode.
    – Perso, une femme sans poil, c’est une femme sans sexe. Déjà visuellement, sans parler du côté infantile, c’est frustrant : ce tringle de poil, c’est LE sexe de la femme. Sans lui, votre attractivité est à peu près identique à ces mannequins de plastique qu’on voit dans les vitrines ! (j’exagère un chouille)
    – Non tous les mecs n’imposent pas à leur copine de se raser! Honnêtement les avis sont partagés.
    En revanche les femmes lisses que je rencontre ne m’ont jamais dit qu’elles s’entretenaient pour plaire aux hommes: elles le font surtout pour elles mêmes, et parce que les copines le font aussi.. nous revoilà au diktat 😉
    – c’est une mode et ça disparaitra bientôt, aussi vite que c’est venu ! Le naturel reprend toujours le dessus 😉

    1. artigue Répondre

      A lire pour une approche du sujet, les Petits Cheveux de Jean Feixas
      ouvrage consacré aux poils pubiens

    2. richard Répondre

      je suis un homme de plus de 60 ans. Je suis épilé intégral à la cire depuis plusieurs années. Je le fais pour mon plaisir personnel et je ne supporte plus quand mes poils repoussent. Je me fais épiler tous le 6 à 8 semaines environ. Et cela ne fais pas si mal que ça! Côté pratique, ma toilette est beaucoup plus facile à faire. Et côté intime, mes partenaires adorent ma peau lisse. Quel bonheur! Et je me fiche que ce soit à la mode ou pas. Mais c’est un avis personnel et je respecte ceux ou celles qui ne pensent pas comme moi

      1. Rozie Répondre

        Bonjour Richard !

        Tout comme je respecte votre avis et votre pratique personnelle :). Tant que vous aimez ça et que vous le faites pour vous … Je n’ai rien à y redire !

        Au niveau de la douleur, je pense que ça fluctue beaucoup d’une personne à l’autre. Pour moi, c’est juste insupportable, j’en pleure de douleur. Heureusement, tout le monde n’a pas cette sensation-là !

    3. Rozie Répondre

      Bonjour Laurent,

      Merci pour ton apport !

      Bien sûr, tous les mecs ne l’imposent pas, et fort heureusement. Le mien ne me l’impose pas, et je me doute bien qu’il n’est pas le seul. Je ne sais pas si je le tourne tel quel dans mon article, mais c’est la phrase (coupée) que le HuffPost a utiliser pour le présenter. Ca dépend fortement, j’imagine, des cercles sociaux dans lesquels on évolue !

      J’espère, oui, que cette mode passera et que le naturel reprendra le dessus !

  17. Illyria Répondre

    En tout cas ce sujet déchaîne les passions et les controverses, je ne l’aurais pas cru ^^
    Je suis 100% d’accord avec tout ce que tu dis!
    Mon mec trouve que ça fait « masculin » d’avoir des poils au sexe, merci le porno pour les images véhiculées…

    1. Rozie Répondre

      Moi non plus, je n’aurais pas cru ! C’est étonnant. Peut-être parce que ça touche à l’intimité et au regard intime qu’on porte sur soi et sur les autres, je ne sais pas …

      Masculin ? … Le porno n’a pas aidé, ça, c’est clair. Je n’en ai jamais regardé, mais curieuse, j’ai demandé à mon amoureux de me montrer ce qu’il aimait voir. Et bien, on ne voit effectivement que des sexes de femmes imberbes. Ah ça, pour être nickels, ils se sont mais moi, ma première réaction, c’est d’en être dégoutée (mais c’est aussi et surtout le porno en tant que tel qui me débecte donc bon .. !).

      Ton mec apprendra à voir les choses autrement petit à petit. Je te le souhaite en tout cas !

  18. Flora Répondre

    Moi c’est ton texte qui me surprend ! Je n’aime pas la sueur et je ne supporte pas avoir des poils dans les endroits qui transpirent (aisselles et pubis principalement). J’epile tout à la cire mais pas souvent, une fois par mois/6 semaines. Je m’en fous d’avoir un sexe imberbé mais c’est plus efficace pour ne pas devoir s’inquiéter de poils pendant le plus longtemps possible. Je le fais pour moi et d’ailleurs je ne m’épile plus les jambes parce que ces poils là ne me dérangent pas (même si ça dérange Monsieur).
    Je n’ai jamais eu d’infection ni autre parasite en plus de 10 ans aussi, ça tient à plus que des poils à mon avis…
    Bref, je suis d’accord ce n’est pas normal de faire ça sur ordre de ces messieurs mais je crois que tu mélanges un peu trop de choses dans cet article…

    1. Rozie Répondre

      Bonjour Flora !

      L’histoire des infections doit en effet ne pas être liée seulement aux poils, j’en ai conscience. Mais je ne peux m’empêcher de me dire que c’est lié, et plus qu’un peu. Dans mon cas, les rares fois où j’en ai un peu trop enlevé, BAM, je déclarais une mycose !

      Au niveau des soucis pour la sueur, je te rejoins, ça me dérange moi aussi, et c’est en partie pour cela que je ne laisse pas pousser mes poils outre mesure sous les aisselles, même si c’est quand-même plus pour « l’esthétique » dont je n’arrive moi-même pas encore bien à me détacher. Ca me gêne. Et au niveau du pubis, je coupe/tonds (en laissant toujours une certaine longueur) de temps à autre, quand ça commence à me gêner aussi. J’ai l’impression que ça « tire » dessus.

      Ce n’est pas normal de le faire sur ordre de ces messieurs, non, on est d’accord. Et c’est surtout là-dessus que portait ma colère !

      A ton sens, qu’est-ce que je mélange ? Ca m’intéresse d’approfondir un peu, surtout si tu n’es pas d’accord, ça me permettra peut-être d’appréhender les choses différemment !

    2. Telechatte Répondre

      Non, l’auteur de ce témoignage tout à fait intéressant ne mélange rien.
      En revanche je me permets de te dire que ton commentaire mélange plusieurs choses.

      Par exemple, la transpiration axillaire et pubienne, les glandes eccrines (la transpiration qui n’a aucune odeur en soi – et oui !) et les glandes apocrines (celles qui sentent car apparaissant à la puberté et liées à des phénomènes de reconnaissance sexuelle), les infections en général (virus, bactéries, mycoses) contre lesquels les poils protègent et qui sont en revanche facilitées par l’épilation comme les micro-coupures, les papules, les kystes sous peau, la cellulite (pas celle qui est connue mais l’inflammation de la peau), le passage des agents infectieux, etc.

      Bref, la nature a mis des poils ici et là, et ce n’est pas sans raison : fonction émolliente, barrière aux agents infectieux, amortissement des chocs lors de l’activité sexuelle, augmentation de la sensibilité (un poil est ultra-sensible, même touché à sa pointe), excitation du partenaire masculin par opposition au sexe glabre d’une petite fille qui (en principe !…) ne l’excite pas, etc.

      Concernant la cause de l’épilation pubienne, elle est claire puisque directement consécutive au déferlement du porno avec l’Internet haut-débit : l’an 2000. Les ados et jeunes hommes (95% des consommateurs de porno) ont échafaudé leur fantasmes sur des femmes 100% épilées (depuis la fin des années 90′). Toute la génération de moins de 35 ans (et même plus, malheureusement) aujourd’hui a été biberonnée aux sexes glabres des femmes. Ils l’ont imposé aux femmes afin qu’elles assouvissent leurs fantasmes visionnés et revisionnés. Et les femmes, bien malheureusement, l’ont accepté comme elles ont accepté beaucoup de choses (cf. les affaires en cours qui se révèlent enfin). Et maintenant, magie du marketing et de la pression masculine, elles le font d’elles-même en étant persuadé que c’est mieux, qu’elles se respectent, que c’est plus sain, plus propre, moins malodorant, etc.

      Pour terminer, rappelons que si les poils pubiens et axillaires ont 1000 fonctions et que leur épilation est mauvaise pour la santé (mais aussi la santé mentale des hommes qui fantasment sur un sexe de petite fille, rappelons-le tout de même…), en revanche les poils des jambes n’ont aucune utilité, ils sont les restes de l’évolution (car nos ancêtres primates ont des poils de partout SAUF aux aisselles et au sexe… vérifiez, vous verrez ! Et ce n’est pas sans raison – mais cela déborderait ce déjà très long commentaire).

      Dès lors, l’extrémisme qui consiste à laisser pousser tous les poils y compris les jambes chez certaines militantes est contre-productif. En effet, même si elles font bien ce qu’elles veulent, elles rendent très difficile le travail de pédagogie car elles sont vues comme de véritables repoussoirs pour des hommes qui ont déjà du mal avec simplement quelques poils au sexe…

      1. MG Répondre

        Super intéressant, j’aurais voulu que ton commentaire soit encore plus long pour en savoir plus ! Des sources !

        Sinon, complètement d’accord avec la notion des 1000 fonctions du poil, j’ai pas de source mais en en parlant autour de moi et en me basant sur mon expérience, je continue à faire un lien (pour moi très clair) entre les conséquences sur les mycoses et cystites de l’épilation, mais aussi sur le rôle bénéfique par rapport à la sueur d’un peu de pilosité : c’est prouvé qu’au contraire le poil permet au corps de mieux se réguler, et d’évaporer la sueur (bah oui, il y a plus de surface, et de la surface plus loin du corps…). Si on évite les déos industriels, après quelques semaines le corps apprend à se réguler, et quand on arrête de se raser il y a aussi une période d’adaptation, mais moi qui était très dégoutée et gênée par la sueur, je n’ai presque plus ce problème depuis que j’utilise un déo à la coupe (dans une grande enseigne de savons à la coupe…) et que je me laisse avoir un peu de poil ! Idem, je n’ai eu ni mycose ni cyctite depuis des années… Le corps a une capacité d’adaptation phénoménale, il fait juste lui laisser quelques semaines, que ce soit quand on arrête l’épilation, le sucre, le lait, la viande, le gras, le chocolat, le café ou l’alcool…

        1. Rozie Répondre

          MG,

          Complètement d’accord ! Et véridique : je transpire nettement moins quand mes poils ont un peu de longueur.

          J’ai arrêté totalement le déo et … Tout va bien dans le meilleur des mondes !

      2. Rozie Répondre

        « Et maintenant, magie du marketing et de la pression masculine, elles le font d’elles-même en étant persuadé que c’est mieux, qu’elles se respectent, que c’est plus sain, plus propre, moins malodorant, etc. »
        => C’est tout à fait ce que je pense. Et malheureusement, c’est loin d’être le seul sujet sur lequel c’est le cas. Il doit encore y avoir un tas de choses que je pense faire par/pour moi-même alors qu’en réalité, je suis incitée par tout sauf par mon libre-arbitre … C’est tellement triste et emprisonnant !

        « Dès lors, l’extrémisme qui consiste à laisser pousser tous les poils y compris les jambes chez certaines militantes est contre-productif. »
        => Sur ce point-là, par contre, je ne suis pas d’accord. Si on les voit comme des repoussoirs, ce n’est pas de leur faute. Et personnellement, j’espère bien réussir à sortir un jour prochain avec mes poils sur les jambes et sous les aisselles. C’est un détail, quand on regarde bien. Je n’en serai pas plus repoussante !

  19. Aurore Répondre

    Ce qui me choque surtout ce sont les hommes qui imposent leur choix alors qu’eux-même ne sont pas épilés et ne le ferraient pour rien au monde. Après pour les femmes, chacune fait comme elle veut, je sais que dans certaines cultures les poils sont vus comme sales et oui jusqu’au cheveux. Perso, je fais partie de la catégorie avec poils mais dans mes amies il y a de tout celle qui font tout, celle qui font rien, celle qui font un peu et je trouve ça très bien comme ça. Qu’un homme n’est rencontré que des femmes totalement épilés me choquent mais après peut-être est-ce dû au fait qu’ils sortaient tout le temps avec le même type de femme.

    1. Rozie Répondre

      Tout à fait, ça dépend aussi beaucoup des cultures, et c’est un gros point dont je n’ai pas du tout parlé ! Ce serait intéressant, d’ailleurs.

      Je n’ai rien contre les femmes qui le font. Je parais peut-être véhémente, l’article a été rédigée sous le coup de la stupéfaction, mais ça n’est vraiment pas contre « elles ». C’est contre ceux qui les obligent. Et si elles ne sont obligées à rien et qu’elles le font vraiment pour leur propre plaisir/bien-être, et bien … Je n’ai rien à dire à part : Super !

      Dans celles qui ont dit qu’elles le faisaient, il y en avait qui le faisaient complètement pour elles (elles m’ont parlé de leur rapport au corps, leur sensualité, comment elles se sentaient bien comme ça et c’était chouette à entendre !), et d’autres qui se sentaient vraiment obligées, ou qui l’étaient effectivement par leur mec et ça … Ca me dépasse et me mets hors de moi.

  20. Azylis Répondre

    Euh pardon mais il faut sortir de sa bulle.
    L’épilation n’est absolument pas une mutilation, faut arrêter.
    La plupart des conjoints n’exigent rien du tout de leur compagne. Les 4 hommes avec qui j’ai été n’ont jamais fait aucun commentaire sur ce point et je ne suis pas épilée intégralement ni même de manière minimaliste.
    Et il ne faut pas comparer les poils et les cheveux, ça n’a juste rien à voir.

    Bref c’est dommage parce que le message de fond est plutôt bon mais il y a trop d’amalgames, de raccourcis et de déformations de la réalité.

    1. Illyria Répondre

      Sors de ta bulle aussi parce que beaucoup d’hommes préfèrent largement les sexes épilés ^^ Tu as eu de la chance de tomber sur 4 hommes comme ça parce que moi aucun de mes partenaires n’étaient satisfait de mon sexe non épilé, et mes trois derniers m’ont fait / me font bien chier avec ça 🙂 🙂 🙂
      Donc ça dépend VRAIMENT de qui on tombe, et si, avoir un sexe non épilé est la norme….

      1. Rozie Répondre

        Illyria … Tiens-leur tête ! C’est ton corps, ton ressenti passe avant tout !

    2. Rozie Répondre

      Et bien, en fait Azylis, dans ma bulle originelle, je pensais que c’était vraiment rare, les femmes s’épilant intégralement le pubis. Et surtout, je pensais que personne ne les inciterait très très fortement, pour ne pas dire « obliger » à le faire. Mais bien sûr, j’ai conscience que de nombreuses nanas le font pour elles et juste pour elles, et c’est très bien, je n’ai rien à redire à ça !

      Pour le coup, quand on a commencé à m’en parler et que j’ai questionné les gens autour de moi à ce sujet, je suis sortie de ma bulle. Et, ça doit dépendre des cercles sociaux dans lesquels on évolue mais c’est impressionnant, tous les amis de mon mari trouvent les poils pubiens (des femmes, parce qu’ils gardent les leurs !) DEGUEU et refusent que leurs compagnes restent au naturel. Dans mon groupe, c’est un peu moins marqué mais ça représente une bonne moitié.

      Au travail aussi, c’était très marqué, donc … Bien sûr, je n’ai pas de statistiques, mais je pense que ni toi ni moi ne sommes dans le vrai. Il y a des deux. Mon article a été écrit dans un moment de « Wooouha non mais c’est pas possible ! », d’où l’exagération !

      Quant aux cheveux .. L’idée était de dire : les cheveux sont un critère de beauté et de sensualité dans notre société, pourquoi pas les poils ? Ca pourrait tout à fait être envisagé comme sexy d’avoir des poils.

      Cela dit, si tu veux réagir plus en profondeur sur les raccourcis, je serai contente ! J’ai bien conscience de n’avoir pas fait un travail de fond. Je tiens un blog, et parfois, j’ai juste envie de donner un avis sur un phénomène que j’ai observé. Je fais mes petites observations, mais elles sont forcément subjectives et incomplètes. Donc .. N’hésite pas :).

  21. Anonyme Répondre

    Salut Rozie 🙂 Personnellement je ne suis pas forcement d’accord avec tout ce qui est dit que ce soit ici ou dans d’autres articles similaires à celui-ci. J’ai un sexe sans poils par choix et non parce qu’on me l’a imposé d’une quelconque façon (copain, effet de mode…d’ailleurs ce n’était pas trop à la mode quand j’ai commencé à le faire). Pour en avoir discuté avec mon entourage et avoir lu des articles dessus, beaucoup de personnes (même des hommes) trouvent ça aussi étrange et que ça fait « sexe d’enfant » et j’avoue ça me blesse qu’on puisse dire ça. Je n’ai jamais aimé avoir des poils sur cet endroit. Je me sens beaucoup mieux sans. C’est une question de préférence, de ressenti. Mais je respecte celles qui préfèrent en avoir et je n’irai pas dire d’elles quoi que ce soit. Dire « sexe d’enfant » c’est un peu insultant… comme si on remettait en cause ma condition de femme parce que je n’ai pas de poils même si oui je vois ce que vous voulez figurer par là. Finalement certaines femmes se demandent si ne pas s’épiler c’est remettre en question cette féminité mais c’est la même chose pour moi dans le sens inverse quand je lis ça : parce j’enlève tout je ne suis pas une femme mais une enfant voir autre chose d’encore plus insultant. Je n’ai pas eu de mycose ni de démangeaisons, c’est vrai que les poils ont ce rôle de protection mais une bonne hygiène suffit aussi. En fait, j’ai l’impression qu’une fois de plus le sujet divise entre femmes que ce soit d’un sens comme dans l’autre, encore une façon de se juger entre nous là où les hommes ne le font pas, par exemple entre ceux qui ont une barbe ou pas , ceux qui rasent un peu au niveau de leur zone ou pas. C’est dommage… mais j’ai conscience aussi qu’un blog est fait pour ça et je suis contente que ton article permette d’en discuter.

    1. Marie kleber Répondre

      Si c’est un choix personnel je peux tout à fait le comprendre. Et c’est respectable comme toute autre décision d’ailleurs
      Ce qui dépasse ma compréhension ce sont les hommes qui demandent aux femmes de s’épiler le pubis. Là on rentre dans un schéma complètement différent…
      Avec poils ou sans poils, ce qui prime c’est d’être bien dans sa peau.

    2. Rozie Répondre

      Bonjour *** 🙂

      Alors, premièrement, je m’excuse platement et sincèrement si je t’ai blessée, ça n’est vraiment pas le but. Je dois avouer que malgré toute l’attention dont je fais preuve dans le choix de mes mots pour ne blesser personne, je n’aurais pas imaginé que le terme « sexe d’enfant » puisse blesser une adepte de l’épilation intégrale du pubis. Donc pour ça, pardon !

      Je ne choisissais pas ces mots dans l’idée de rabaisser. C’était plus dans l’idée qu’une petite fille n’a pas de poils sur le sexe et donc, quand on enlève tout sur celui d’une femme, ça redonne le même aspect. 🙂

      Tous les choix sont respectables, et donc, le tien autant que le mien ! Je n’ai pas envie qu’on s’imagine que je dis « Boouh, vous faites le mauvais choix ! » Ma véhémence donne peut-être cette impression, mais ça n’est pas ce que je veux, au contraire ! Je veux juste dire qu’à titre personnel, je suis contre. Et surtout que ça me désole et me mets en colère pour toutes celles qui le font parce qu’on leur demande lourdement, qu’on insiste, ou qu’on les oblige. Vraiment, ça m’énerve.

      Au niveau des infections, j’en attrape souvent quand je décide de tondre d’un peu trop près donc, forcément, ça dépend des personnes, de la santé de chacun et sans doute de sa morphologie aussi. Mais d’une manière générale, je pense que les poils protègent et que, notamment pour ma collègue qui est concernée, il serait bon de faire le lien.

      Hmmm … Je vois ce que tu veux dire, et tu as raison. Je me répète mais je suis désolée si tu as eu l’impression que je te juge. Je ne veux pas que ce soit le cas et chaque jour, je fais en sorte d’apprendre à arrêter de juger (ce qui n’est pas toujours évident !). Je modifierai peut-être l’article en conséquence, du coup !

      1. Telechatte Répondre

        Tu n’as pas vraiment à t’excuser car quand « Anonyme » dit que c’est un choix et qu’elle l’a toujours fait sans aucune pression extérieure c’est évidemment faux. Et je ne dis même pas qu’elle est de mauvaise foi, je pense qu’elle le croit et même qu’elle le dit sincèrement !

        C’est très facile à démontrer : demande autour de toi dans la génération des plus de 40 ans qui ont connu des femmes avant l’an 2000/2005, et a fortiori dans les années 80 ou 70 ou avant, absolument AUCUNE femme ne s’épilait le sexe (sauf exceptions rarissimes). Hormis le maillot.

        Et alors on veut nous faire croire qu’un jour, après des milliers d’années de sexes naturels (je passe les anecdotes habituelles sur les égyptiennes et autres cas particuliers ultra minoritaires dans la grande histoire de l’humanité), alors toute une génération de femmes s’est mise à se dire que, par pur choix, sans aucune influence, elles se sont dites que finalement le poil c’est moche, ça pue, et que le sexe parfaitement épilé c’est mieux ?

        Curieux, non ? 😉

        1. Gilbert Répondre

          Bonjour,
          Vous avez raison. C’est fou le nombre de choses que l’on croit faire naturellement et qui ne sont que le fruit des pressions sociales. Et ce dans tous les domaines. Dans le mien de domaine, le journalisme, il y a une précarité galopante, la concurrence entre les pigistes est de plus en pluféroce, le prix des feuillets ne cesse de baisser. Mais si vous interrogez les pigistes, la plupart vous diront qu’ils ont choisi d’être pigistes « parce que c’est la liberté ». Mon vieux maître Alain Accardo disait d’eux : « ils font de nécessité vertu ». Autrement dit, ils se dorent la pilule pour ne pas désespérer. Mais si vous leur proposez un CDI, ils sauteront dessus. Pour aller dans le sens de ce que dit Telechatte, j’ai plus de 60 balais et si l’on regarde les pornos des années 70, on ne verra pas une seule actrice avec la chatte rasée. Et aucun mâle n’avait l’air dégoûté en broutant des minous broussailleux. J’ose espérer que la mode actuelle n’est qu’une mode, mais ce qui m’inquiète un peu, c’est qu’elle a l’air de durer.

        2. Rozie Répondre

          Curieux, effectivement.

          Et dans l’idée, je suis d’accord avec toi, Telechatte ! Mais après, nous ne connaissons pas cette personne et ne pouvons pas juger. Peut-être qu’effectivement, son idée sur l’épilation est dénuée de tout matracage publicitaire … !

  22. marie kléber Répondre

    Comme Cécile, je reste bouche bée devant mon écran. Tout à fait un sexe sans poil c’est un sexe de petite fille. C’est hyper choquant quand on y pense…
    J’ai jamais entendu ça. Ou alors je ne m’y suis jamais intéressée.
    Je me rase les aisselles et les jambes, juste parce que je suis plus à l’aise. Deux ou trois fois par semaine grand max.
    Je me fais épiler le maillot l’été et un peu d’entretien dans l’année, le tour est joué!
    Mon ex m’avait plusieurs fois fait la réflexion – sur ce point là je n’ai jamais cédé.

    1. Rozie Répondre

      D. me faisait souvent la réflexion aussi, et j’ai cédé plusieurs fois, surtout au début ! Je n’épilais pas, trop douloureux, mais je rasais et franchement, c’était vraiment pas le top. Personnellement, je me sens beaucoup plus à l’aise avec que sans.

      Les jambes, ça me soule de le faire et je le fais vraiment parce que je crains le regard des autres et que je sais que je vais avoir des réflexions … Il faudrait que je m’en détache !
      Les aisselles par contre, moi aussi, je me sens à l’aise quand il n’y a plus rien ou quand ils restent encore courts. Je peux tenir deux semaines, max !

      Et oui, moi aussi ça m’a fait le même effet. Je savais que ça existait mais j’imaginais que c’était hyper rare. Ou que les nanas le faisaient juste pour elles. Mais, apparemment, c’est loin d’être le cas de toutes celles qui le font, et ça m’attriste.

  23. maman délire Répondre

    ah ! mais depuis quand c’est le conjoint qui décide de ce qu’on épile, ou pas ???? On fait ce qu’on veut ! j’avoue que moi aussi l’épilation intégrale me mets mal a l’aise, au delà des problèmes d’hygiène ou de douleur que ça peut provoquer !
    mon mari ne m’a jamais mis aucune pression sur ce sujet, même les jambes il s’en fiche. alors chez moi, le triangle reste quasiment en l’état !!! j’avoue, je me fais épiler les aisselles, et c’est vrai, je me sens plus propre. les jambes, ca fait plus de 20 ans que je le fais à l’épilateur. Mais si je n’ai pas eu le temps, ça ne m’empêche pas de sortir en jupe ou d’aller a la plage. après tout ceux à qui ça ne plait pas n’ont qu’a regarder ailleurs !

    1. Rozie Répondre

      Punaise, je ne sais pas comment tu fais pour épiler les aisselles ! J’imagine le côté pratique (plus besoin d’y penser pendant un certain temps) mais l’idée de la douleur m’en empêchera à tout jamais.

      J’aurais plus de facilité à sortir poilue devant des inconnus (à la plage, durant une fête …) qu’avec mon entourage proche. Du coup, généralement, je me rase toujours la veille d’une rencontre familiale ^^.

      1. maman délire Répondre

        l’épilation des aisselles, c’est une copine esthéticienne qui me le fait. ça fait mal 15 secondes, et après c’est fini, en général je suis tranquille plus d’un mois, donc ça vaut le coup.. et du coup on papote au moins une heure avec ma copine pendant ce temps, 🙂

        1. Rozie Répondre

          Un mois, oui, ça vaut le coup !

          Quand j’ai testé l’épilateur, je devais le faire une fois par semaine : mes poils ne poussent pas tous au même moment, c’est chiant. En ce moment, j’ai les poils des jambes « longs », et en fait, il y en a de toutes les longueurs ! Donc je serais obligée de le faire toutes les semaines si j’utilisais cette méthode. Chiant.

          C’est vrai que c’est agréable, quand c’est une amie et qu’on passe un moment à papoter !

  24. Charie Répondre

    Ah, MERCI ! J’ai aussi été étonnée quand mon copain m’a dit – à nos débuts – que j’étais la première fille avec qui il avait une histoire qui ne s’épilait pas intégralement. J’ai halluciné. Je ne concevais pas qu’on se fasse la totale, et je pensais que seules des filles extrêmistes, très à cheval sur l’apparence, pouvaient le faire. Par contre, il ne m’a jamais dit que c’était une exigence des mecs, lui ne l’a jamais demandé (d’ailleurs, il préfère justement mon côté « nature ») : ça a l’air d’être une sorte de diktat que s’imposent aussi les filles. Aucune de mes aventures ne m’a fait une réflexion là-dessus aussi… J’ai l’impression que ce n’est pas complètement une exigence masculine : les femmes ont intégré ce « diktat » donné par la pub, les films etc…

    Anecdote rigolote : j’ai regardé l’année un film des années 70, les Galettes de Pont-aven… Un film comico-érotique avec Jean-Pierre Marielle, pas mal axé sur le sexe. Les quelques scènes qui montraient des femmes nues les montraient sans filtre, avec toison fournie, et j’ai été « choquée » car effectivement… aujourd’hui, tout ça est artistiquement caché – ou rasé.

    1. Rozie Répondre

      Bonjour Charlie !

      Je pense aussi que c’est un diktat que s’imposent aussi les filles (pas le premier et pas le dernier malheureusement … Nous en suivons toutes quelques uns sans nous en rendre vraiment compte, je crois !). C’est dommage. Pas de le faire en soi, mais de le faire sans y avoir vraiment réfléchi, juste parce que « c’est comme ça qu’on fait ».

      Hahaha, j’imagine tellement ! C’est vrai que pour le coup, on n’a tellement plus l’habitude de voir des sexes de femmes complètement au naturel que ça fait bizarre. C’est un peu triste, quand-même, je trouve.

  25. Sophie Répondre

    Merci mille fois pour chaque mot de cet article Rozie. Je ne peux dire à quel point ça me choque qu’on puisse considérer les poils pubiens comme répugnants et à éradiquer d’office sous peine d’être considérée comme une nana qui ne prend pas soin d’elle. Je n’en reviens pas.
    Cela me choque beaucoup que les amis de ton mari se moquent des filles qui restent au naturel.
    Je ne sais plus où j’ai vu ou lu que cela datait d’il n’y a pas si longtemps. La mode du sans poil nous vient je crois des films pornographiques, et cela s’est tellement répandu qu’aujourd’hui les gens pensent que c’est la normalité. Alors que dans les années 60-70 (bon j’avoue balancer les dates sans être certaine mais en gros, avant), les femmes ne s’épilaient pas et personne ne voyait le problème. Mais les garçons de notre époque ont malheureusement grandi avec ces images de sexes imberbes…
    J’ai l’impression que cette mode est particulièrement française (l’épilation quelle qu’elle soit est de loin de soin le plus vendu en France dans les salons d’esthéticienne, ce qui n’est pas le cas dans chaque pays).
    Je vis à l’étranger et j’ai eu un amoureux italien qui m’a dit que les italiennes ne s’épilaient absolument pas le pubis. Il adorait les poils pubiens et m’avait dit que plus je resterais au naturel, plus il serait content. Ce n’est pas le seul garçon que j’ai rencontré à avoir cette attitude d’ailleurs, et je dois dire qu’à chaque fois j’ai été ravie de m’entendre demander de les garder (ça tombait bien puisque c’est ce que je comptais faire). Cela donne de l’espoir .
    Je suis vraiment contente de me dire que jamais je ne me suis épilée à cet endroit. Entretenu, coupé, dans un souci esthétique (cela me plait davantage), oui mais rien d’autre. L’idée de la douleur me fait pâlir. Il serait tellement hors de question que je me l’impose régulièrement, sans parler de l’argent dépensé…
    Je crois que si je rencontrais un garçon qui veuille m’imposer de tout épiler, ce serait un motif de rupture. Connais-tu la chaine Youtube Marinette, Femmes et féminisme ? Elle a fait une vidéo géniale sur le sujet des femmes et des poils, je pense vraiment que ça va te plaire.
    Merci encore pour cet article Rozie. J’ai vraiment l’impression qu’il est important (je parle vraiment de l’épilation du pubis, je ressens le sujet de l’épilation des jambes et aisselles comme un peu à part, je ne sais pas pourquoi)

    1. Rozie Répondre

      J’étais très mal à l’aise quand mon amoureux m’a raconté le surnom qu’un de ses amis donne à une ancienne conquête à cause de ça. Paraît que ça revient régulièrement sur le tapis genre « le summum de l’horreur ». Franchement, j’arrive pas à comprendre. Ou alors si, mais quand on est au collège ou tout gosse et qu’on est dégouté par le moindre bisou un peu mouillé ! Pas à 30 ans, quoi …

      Mais bon, j’ai déjà eu des collègues hommes (de tous âges) qui se foutaient de la gueule de certaines clientes parce qu’elles n’étaient pas épilée (ou pas bien) au niveau des cuisses et du visage. Les « Putain, elle est déguelasse, celle-là ! », j’en ai entendu alors … Pourquoi je m’étonne encore ?

      Ce serait également un motif de rupture pour moi, aujourd’hui. D’une manière générale, le moindre empiètement sur mes libertés serait un motif de rupture. Je suis même assez extrême. C’est dû à ce par quoi je suis passée. A prendre ou à laisser !
      Je peux concevoir de faire plaisir de temps en temps, quelques concessions, mais ça reste léger.

      Merci à toi, Sophie !

    2. Gilbert Répondre

      La solution, mesdames : laissez tomber les gamins nourris aux mauvais pornos et sortez avec des vieux soixantenaires comme moi.

  26. Kariana Répondre

    Coucou,
    Le maillot, oui je me l’épile régulièrement. En premier lieu, c’était surtout pour des questions pratiques : avec l’endo j’ai des règles parfois bien hardcore, et quand les caillots se coincent dans les poils, ça rend la chose encore plus gênante et douloureuse. Du coup, j’épile toujours avant mes règles (quand j’arrive à les prévoir u_u).
    Après j’ai eu mes premiers émois amoureux, et j’ai commencé à épiler toujours plus souvent. Je pensais que c’était la norme, limite obligatoire, avec toutes ces fictions peuplées de femmes imberbes.
    Et puis je me suis calmée, car effectivement, épilée, ça m’arrive de faire des mycoses ou d’avoir des irritations qui rendent la simple marche douloureuse et désagréable. L’épilation à l’huile de coco rend les irritations plus rares mais la sensation de gêne et les mycoses restent présentes.
    Je l’ai expliqué à mon homme, il s’en fout. Il préfère épilé mais si je ne le fais pas il ne va pas me faire du chantage au sexe ou une aberration du genre. J’épile grand max deux fois par mois.
    Et si les gens ne sont pas contents, bah, je les emmerde ^^

    1. Rozie Répondre

      Je n’avais jamais songé à ce souci dû à l’endo ! Je comprends que ça change la donne.

      « Après j’ai eu mes premiers émois amoureux, et j’ai commencé à épiler toujours plus souvent. Je pensais que c’était la norme, limite obligatoire, avec toutes ces fictions peuplées de femmes imberbes. »
      => C’est exactement ce dont je voulais parler, et ce que je voulais dénoncer !! Ca m’énerve à un point !

      Deux fois par mois, c’est déjà pas mal, je trouve. Ca a le temps de vraiment repousser, entre ? Certaines m’ont dit une fois par semaine, et je trouvais ça énorme mais bon .. Comme je ne l’ai jamais fait, je peux difficilement savoir ! ^^

  27. Anne-So - Ze PermaLab Répondre

    Clairement, depuis que j’ai arrêté de faire la guerre à mes poils pubiens, fini les démangeaisons/mycoses/cystites à répétition ! Et pour RIEN au monde je ne reviendrais en arrière ! Sans compter la souffrance endurée à chaque épilation, le temps et l’argent perdus, non plus que de la perte d’estime de soi dès le premier millimètre sorti…
    J’ai définitivement arrêté de m’épiler il y a quelques années maintenant, et vivre avec ses poils, en paix, c’est vraiment cool. Je ne fais aucun « entretien » : si mes poils poussent jusqu’à telle ou telle longueur, c’est que c’est ainsi qu’ils sont les plus efficaces. Et très honnêtement, une fois prise l’habitude de voir mes poils, j’ai commencé à trouver les corps sans poils dérangeants ; j’ai l’impression de voir une chair malade, comme un chat ou un chien rasé après opération chez le vétérinaire.
    Comme quand on arrête de porter le soutien gorge, le plus dur quand on décide de garder ses poils, c’est les premières expositions : on croit que tout le monde va nous pointer du doigt, ricaner, se moquer. Je n’ai jamais été confrontée à cette situation (et pourtant je ne me prive ni pour lever les bras, ni pour porter des shorts). La plus grosse pression, c’est nous-même qui nous la mettons – bon, sauf concernant les proches qui ne se privent pas de faire des remarques désagréables, mais après tout, c’est leur problème s’ils ne sont pas contents !
    Bon choix pour le shorty ! Après tout, y’a pas de raison de s’embêter à porter des vêtements inconfortables et inutiles. 🙂 Et ton corps n’est pas non plus un objet d’exposition à destination du regard des autres.
    J’avoue que je ne partage pas ton avis sur les concessions s’agissant de la gestion du corps de chacun ; je pense que la moindre contrainte physique que l’on s’impose, et d’autant plus en tant que femme, est une barrière à la libre expression de soi. On subit tellement de pressions et de jugements en permanence sur notre physique (même si ceux sur les attitudes ne sont pas en reste) qu’on passe finalement plus de temps à tenter de cacher qui on est, comment on est, qu’à vivre tout simplement. C’est réellement épuisant au quotidien. A ce sujet, j’ai lu il y a peu « Libérées » de Titiou Lecoq, et je te le recommande très chaudement !
    En attendant ton futur billet d’annonce « j’ai arrêté d’enlever mes poils », je te souhaite une très belle soirée !

    1. Rozie Répondre

       » la perte d’estime de soi dès le premier millimètre sorti »
      => … Ca veut tout dire. C’est désolant que de nombreuses femmes ressentent ça, moi la première. Ce qui me désole encore plus, c’est que tous ces diktats, on se les prend en pleine face pendant l’adolescence, période où on avale les contenus (livres, films, séries) ou ces stéréotypes sont divulgués. C’est pire que tout. L’estime de soi tient à si peu de choses déjà, à cet âge !

      Pour tout te dire, au niveau des concessions, j’étais comme toi. C’était niet, je gère mon corps comme je veux et je t’emmerde !
      Et puis … Petit à petit, mon amoureux me fait changer d’avis. Lui, il fait des choses pour moi, pour continuer de me plaire, comme se raser la barbe régulièrement, ne pas couper ses cheveux trop courts, ce genre de choses … Il le fait parce que ça lui fait plaisir de me faire plaisir et je trouve l’intention vraiment belle.

      Donc, j’apprends à mettre de l’eau dans mon vin, et j’accepte aussi de faire de même. C’est à dire concéder à me raser de temps en temps pour lui faire plaisir. Et ça lui fait vraiment plaisir alors ! MAIS, que si c’est indolore et vraiment peu contraignant. Il ne me le redemande pas, il attend que ça vienne de moi. C’est notre petit fonctionnement de couple.

      Mais dans l’idée, je suis complètement d’accord avec toi ! En tant que femme, on a déjà si peu de liberté « physique » ……..

    2. Telechatte Répondre

      Bravo !
      Le choix en vérité n’est pas « chacun fait ce qu’il veut, il s’épile ou il ne s’épile pas », car le fait de s’épiler est une invention moderne liée au porno, à l’idéologie ambiante du consommateur uniforme mondialisé et, last but not least, au marché de l’épilation !

      Dès lors, c’est un choix comme « la guerre ou la paix » : c’est un faux choix que nous feraient des vendeurs d’armes.

      Le vrai choix c’est celui du naturel. Même si l’on peut concéder que parfois maîtriser la Nature ou la transformer légèrement peut donner du bon. Mais dès qu’on s’en éloigne trop ou que les motivations sous-jacentes sont malsaines….

  28. zenopia Répondre

    Je suis ébahie ! pour moi, les poils c’est juste normal… enfin, un sexe sans poils, c’est un sexe d’enfant… Pardon, si je choque mais c’est l’effet que ça me fait. Ou alors je suis trop vieille… je ne sais pas. En tout cas, comme Escarpins et Marmelade, mon compagnon n’intervient pas dans ma gestion ou ma non-gestion de mes poils…

    1. Rozie Répondre

      C’est aussi l’effet que ça me fait, Cécile. Mais il semblerait que cela puisse blesser alors dorénavant, je ferai plus attention aux comparaisons que je choisis !

  29. Escarpins et Marmelade Répondre

    Excellent article, Rozie! Je suis tout à fait d’accord avec toi: vive les poils! Moi, j’aime bien avoir un maillot échancré l’été, parce que je trouve ça sexy, mais l’hiver, je suis moins exigeante et mon mari n’a pas son mot à dire sur le sujet!

    1. Rozie Répondre

      Merci ! C’est vrai que c’est sexy, un maillot échancré, à l’occasion !

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