Noces de coton.

Noces de coton

Voilà un an que nous sommes mariés. Une année douce et tendre. Les moments passent, fugitifs, et deviennent de superbes souvenirs. Ces instants que nous volons au bonheur, ces secondes précieuses qui fondent notre complicité me rendent sage. Ils m’apprennent l’éphémère et me font rêver d’éternité.

Je ne sais pas si nous pouvons nous aimer plus, nous rendre plus heureux encore. Le mariage était le sommet de notre monde, et nous découvrons qu’il nous reste l’univers à conquérir. Tant de jours attendent notre venue. Ils sont tous empreints de toi, et j’ai hâte de t’y reconnaitre.

Cette année, la nostalgie des préparatifs m’est parvenue quelques fois. J’ai tellement aimé faire ces choix avec toi, passer ma robe, imaginer notre cérémonie, te regarder résister pour ne pas porter ton alliance avant l’heure … Je ne suis pas mélancolique mais j’apprécie le goût de ces nouveaux mémoires. C’était parfait.

Cette année, je me suis sentie être vraiment ta femme. Je suis légitime, tu m’as choisie et tu as assumé ce choix aux yeux de tous. Ca me remplit de fierté et de reconnaissance. Merci. Merci d’avoir décidé que « copine » ou « petite-amie » ne qualifiait pas assez la qualité de notre engagement. Nous nous sommes épousés, et ça revêt maintenant à mes yeux une importance toute particulière. Nous en avions besoin, nous nous sommes accomplis dans cette tâche.

Cette année, mon entourage m’a nommée différemment. J’ai pourtant conservé mon nom et je l’ai revendiqué. J’ai expliqué que je restais Rozie, mais eux voient à présent Epouse, quoi que j’en dise. Voilà ce qui me froisse dans la fabuleuse épopée de nos noces. Je ne peux plus choisir l’image que je renvoie, quand toi mon amour, tu renvoies toujours la même.

Cette année, j’ai ressenti un poids nouveau sur mes épaules. Au détour d’une conversation, on ose désormais me questionner sur mon désir de procréation. On imagine que je serai enceinte l’an suivant, on ne me laisse pas vraiment dire non. Mes employeurs guettent mon ventre et craignent les mensonges. Nos proches imaginent sans cesse des signes qui ne viendront pas.

Cette année, nous avons déménagé. Finies les ballades le long du canal (*musique*), nous avons quitté les rues vivantes de Lyon pour la splendeur de la Provence. Une accueillante villa nous a recueillit, et le soleil nous sourit chaque matin. Notre jardin nous donne du baume au coeur, nous respirons si bien. Ici, le bonheur est partout.

J’ai encore grandi à tes côtés. Je te vois t’épanouir, rire, et vivre si intensément. Je voudrais que ça ne s’arrête jamais, qu’on ne vieillisse pas, que le temps cesse de tout balayer indéfiniment. Tu me donnes la foi. Je veux croire que je ne te perdrais jamais, que notre chemin ne se scindera pas, que la vie est infinie.

Lorsque mon regard se pose sur mon alliance, un sourire attendrit instantanément mon visage. Je ne peux plus me passer de ce bout de métal, il me manque quand, après la douche, j’oublie de le replacer à mon annulaire. J’adore que la tienne marque ta peau, j’aime qu’elle soit si massive, j’apprécie que mon nom y soit gravé, tout contre ta peau.

Cette année mes parents t’ont aimé plus. Ils ont laissé leurs sentiments à ton égard exploser, certains désormais qu’ils te côtoieraient jusqu’à la fin. Ils t’ont pris comme le fils qu’ils n’ont pas eu, ils t’aiment fort. Tes parents aussi m’aiment indéniablement, surtout ton père qui a cette faculté magique de me le montrer de manière impromptue. Quand il me serre dans ses bras, comme ça, pour rien. Quand il me présente à ses amis : « Regardez ma belle-fille, comme elle est belle » avec le regard pétillant et sa main dans la mienne.

Cette année nous avons tenu les promesses que nous avions faites cet après-midi là, dans la douce chaleur du mois de mai, entre les rosiers et les invités. Nous avons bâti notre maison sur les fondations solides, et nous construisons tout doucement notre église.

Noces de coton. Voilà un matériau qui représente bien ces 365 jours de bonheur. Nous sommes comme sur un nuage qui ne cesse de s’épaissir, nous offrant là la couche ouatée que méritent nos étreintes. Dire « Je t’aime » ne suffit plus, c’est dans nos câlins que je reçois et que je t’envoie la horde des sentiments qui nous animent.

Lorsqu’on me demande ce que le mariage a changé pour nous, je réfléchis pour finalement répondre « Rien, si ce n’est qu’on s’aime plus ! ». Ca ne change rien entre nous deux, c’est vrai, mais avec le reste du monde, c’est différent, n’est-ce pas ?

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6 thoughts on “Noces de coton.

  1. barbatrucs1 Répondre

    Très beau texte d’amour, ça donne envie de mariage de lire ça !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci !
      Le mariage, lorsqu’il est ardemment désiré, c’est merveilleux !

  2. Themetis Répondre

    Je vous souhaite un très bel anniversaire de mariage et encore de nombreuses belles années!

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci beaucoup !

  3. maman délire Répondre

    c’est encore une fois très beau ce que tu écris ! le bonheur transpire ! profites, profites de cette belle vie qui s’ouvre à toi !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci !!! <3 <3
      Il est tellement fort ce bonheur, que je ne vais pas le lâcher !

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