Mon syndrome (pré)menstruel.

Cet article pourra se lire comme une interrogation : « Suis-je normale ? » Ou un appel à l’aide : « J’ai trop mal ! » Je suis persuadée que nous sommes des centaines à nous poser la question. Ai-je assez mal pour me plaindre ? Suis-je trop douillette ? Ma douleur est-elle symptomatique d’un problème, est-elle héréditaire ?

C’est connu et reconnu, les femmes souffrent pendant que leur endomètre se détruit plus ou moins tous les 28 jours. Mais personne n’en parle. Pour ma mère, c’est un calvaire : crises d’urticaire, démangeaisons, insomnies, fatigue extrême, douleurs intestinales … Qui commencent 7 jours avant et se terminent 5 jours après. Et encore, je suis persuadée qu’elle me cache certains de ses symptômes par honte. Elle est en souffrance 15 jours sur 28. Normal.

Pour moi, ça n’allait pas trop mal. Je n’ai pas souvenir d’atroces souffrances avant mes deux ans sous pilule. Depuis que j’ai arrêté les contraceptifs hormonaux par contre, je valse. C’est la danse des émotions, des sensations, des indispositions. On avance d’un pas et on recule de dix. On invente des excuses pour ne pas aller aux soirées parce que dire qu’on a ses règles, c’est ridicule.

Depuis que mon mari me connaît, il me dit que je devrais consulter, faire quelque chose. Comme il n’avait jusque là jamais vécu avec une femme, je me disais simplement qu’il n’était pas habitué. Mais depuis 4 ans, depuis mon passage à la contraception naturelle, la place que prennent mes douleurs dans ma vie s’allonge. Je souffre.

Je ne m’évanouis pas. Je ne pleure pas non plus de douleur. D’après ce que j’ai compris, il faut en arriver à ces extrémités pour être prise au sérieux par un médecin. Je me demande si je ne suis pas atteinte d’endométriose ou d’autre chose de récurrent. Ca expliquerait peut-être pourquoi ma pose de DIU a raté, et pourquoi ma contraception naturelle fonctionne si bien …

Avant que mes règles arrivent, je subis le syndrome prémenstruel. Une fatigue intense (et ce n’est qu’un euphémisme) me tombe dessus. Les trois jours qui précèdent les premières coulées (et jusqu’à ce qu’elles terminent), je les passe endormie. Je me couche à 21h et me lève à 11h, et je dors au cours de la journée. J’ai l’impression que tous mes muscles hibernent. Je me sens terriblement ankylosée. Le moindre mouvement me coûte. Marcher quelques mètres me demande beaucoup trop d’énergie.

Cette sensation va bien au delà du physique. Lire un livre est hors de mes capacités. Regarder un film aussi. Travailler … Impossible. Je ne peux rien faire d’autre qu’attendre, coincée dans une léthargie handicapante.

Je subis aussi de fortes inconstances intestinales. Quand j’ai mes règles, j’ai la diarrhée. Je sais que je ne suis pas la seule, mais apparemment c’est très gênant d’en parler. Pas pour moi, et j’aimerais qu’on me dise une fois pour toutes, si c’est normal ?!

Evidemment, quand j’ai mes règles, j’ai mal au ventre. Mais je n’ai plus d’appétit. Je pourrais ne pas manger durant toute la période sans jamais ressentir une sensation de faim. J’ai également des nausées. Je ne vomis pas mais les odeurs  m’incommodent, je sens mon corps se préparer à rejeter le vide.

J’ai l’impression d’avoir une gastro, mêmes symptômes. Sauf qu’en plus, j’ai mal aux ovaires. Les anti-douleurs ne me calment pas. Les anti-inflammatoires font leur effet mais perturbent encore plus mon système digestif alors je cesse d’en prendre.

Depuis quelques mois tous ces symptômes, a priori classiques, ce sont aggravés. Je peux de moins en moins faire l’effort de me lever et de bouger. Je reste prostrée sur le canapé avec une bouillotte que je tiens à même ma peau, dans l’espoir que la morsure de la chaleur – la quasi-brûlure – supplante le capharnaüm interne. Je ressens comme des contractions d’une violence inouïe, des pics qui me clouent au lit.

D’autres symptômes font doucement leur entrée. Les insomnies, que je n’avais jamais connues, pourrissent mes nuits. La douleur sourde me tient en éveil. Mes jambes sont aussi sensibles qu’après une randonnée de 10 km. Mon mari passe beaucoup de temps à les masser pour casser ces courbatures « imaginaires » mais la nuit, cet inconfort m’oblige à changer de position tous les quarts d’heure.

Je suis sujette aux bouffées de chaleur, rapidement terrassées par un froid polaire. Je transpire énormément et, c’est logique, je sens beaucoup plus fort qu’à l’accoutumée. Mes émotions me jouent des tours. La fatigue accumulée me rend très irritable. Je sais, en disant ça, je n’aide pas à éliminer les clichés, mais c’est un fait. Je suis si éreintée que la moindre contrariété me bouffe. Je n’ai qu’une envie, rester enfouie sous la couette en dormant, seule. Laisser mes membres gonfler et dégonfler. J’ai besoin de silence, de calme. Même discuter, c’est trop.

Mon mari me voit me dégrader de mois en mois. Il me dit : « C’est beaucoup plus difficile qu’avant, Rozie. Tu m’inquiète. » Ma mère me prévient : « Si tu tiens ça de moi, ça va s’empirer au fur et à mesure des années. » Alors quoi ? Parce que (si) c’est héréditaire, je dois l’accepter et faire avec ? Accepter que 5 jours tous les 28 je ne puisse plus rien faire ? J’accepte mes règles. J’accepte mon besoin de repos. C’est normal. L’accepter permet de le vivre mieux, en harmonie avec son corps et son cycle. Mais je sens que ça va bien au delà d’une fatigue normale.

J’ai repris une alimentation saine. Ca aide à atténuer peu à peu. Une synergie d’huiles essentielles soulage aussi mes douleurs momentanées. J’espère que la naturopathie pourra m’aider, mais je dois avouer que j’aimerais avoir un diagnostic sérieux de la médecine conventionnelle. Est-ce normal ? Est-ce que plus une femme prend de l’âge, plus elle souffre ?

Si la grande majorité d’entre nous vit ça tous les mois, pourquoi en parle-t-on si peu ? Pourquoi si peu de moyens sont-ils déployés quand la moitié de la population aurait besoin d’aide contre la souffrance ? J’ai du mal à comprendre.

Je souffre de plus en plus, et on me fait comprendre que ça ne va pas en s’arrangeant. « T’es trop douillette ma pauvre, et t’es pas au bout de tes peines. Tu verras, l’accouchement ! » Est-ce que pour vous c’est pareil ? Comment vivez-vous vos périodes de règles ?


44 thoughts on “Mon syndrome (pré)menstruel.

  1. Aya Répondre

    Je pense qu’on peut remercier internet parce qu’avant tout ça, ces douleurs, ces changements, ces 15 jours par mois où j’allais mal, je ne comprenais pas. Je pensais que c’était moi le problème !

    Puis j’ai lu des témoignages comme le tien et j’ai compris que ce que je vivais c’était « normal », j’étais pas seule. Mais j’ai aussi compris que ce n’était pas normal de souffrir autant et qu’on ne puisse rien y faire.

    Les SPM chez moi durent une bonne semaine, mal au ventre, au dos terriblement, ovaires en feu, mal de tête, faim terrible, douleurs dans les jambes qui m’empêchent de dormir, bref grosse fatigue générale et moral au plus bas. Heureusement je compense avec des règles courtes. Le souci c’est que j’ai le sentiment que mes symptômes empirent d’un mois sur l’autre.

    Et le plus difficile dans tout ça, c’est parfois l’entourage qui ne comprend pas, qui pense qu’on exagère ou qu’on a encore un truc de travers pour changer. Du coup on se sent frustrée et parfois on ose plus rien dire jusqu’à minimiser notre propre douleur.

    Bref, merci pour ton article, ça fait du bien de savoir que nous ne sommes pas seule et courage pour la suite ^^

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je te comprends, c’est pareil pour moi ! Je croyais que le problème c’était moi, ou la génétique de ma famille … Et puis j’ai commencé à trouver et lire des témoignages. Mais pour autant, comme on en parle si peu, j’ai parfois toujours l’impression de ne pas être « normale », même si comme tu le dis, ce qu’on vit n’est effectivement pas normal.

      J’ai également des règles courtes, en trois jours c’est plié ! Mais 3 jours de règles + 3 jours d’avant règles, ça fait un SPM de 6 jours. Tous les 28, c’est terrible !

      Oui, l’entourage ne comprend pas. Parfois, je me dis même que les femmes de mon entourage ne veulent pas avouer et me traite comme une idiote qui ne supporte pas la douleur. D’où les mensonges, plutôt que de donner la vraie raison du pourquoi je ne viens pas.

      Merci à toi de partager ça avec moi. Ca te fait du bien, mais réciproquement, ça me fait du bien de te lire !

      Courage à toi aussi !

  2. zenopia Répondre

    Comme beaucoup l’on dit plus haut, je pense qu’il faudrait quand même consulter un médecin… cela me paraît une situation plus qu’inconfortable mais carrément horrible… Comme si ta vie se trouvait entre parenthèses chaque mois :/
    Perso, justement, je me suis sentie mieux en arrêtant la contraception hormonale… Je ressens quelques symptomes : frissons, mal au ventre et au dos, nausées… Mais rien de comparable à ce que tu décris ! J’espère que tu trouveras la solution ! Peut-être consulter un homéopathe ?
    Bisous

    1. Rozie & Colibri Répondre

      J’ai consulté des médecins conventionnels. Ils ne m’ont pas aidée.
      L’arrêt de la pilule a été une délivrance. Je n’ai plus les seins comme des enclumes, je n’ai plus d’effets horribles. Ca a petit à petit été remplacé par une fatigue sans précédent. C’est exactement ça, ma vie entre parenthèses chaque mois.

      Un homéopathe, j’y penserai ! Je consulte une naturopathe dans quelques jours. Ca fair partie des points que je vais voir avec elle. J’en attends beaucoup !

  3. Elisa Répondre

    Je ne pense pas qu’on vive toutes ça. J’ai presque envie de te dire: « fais un enfant » car grâce à ça, mes douleurs se sont atténuées (pas disparues), même si en ce qui me concerne, ces maux duraient 2 jours pour des règles qui en durent 8. Je pense vraiment qu’il faut que tu fasses des exams et/ou essayer des méthodes comme l’acupuncture.
    Courage,
    Ta façon d’écrire me touche.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci pour ta bienveillance :).

      Malheureusement, je ne veux pas d’enfant, donc ce ne sera pas la voie de la guérison pour moi !
      J’essaie plein de choses, à vrai dire. J’ai consulté : gynécologue et médecin traitant. Résultat : rien. Ils n’ont pas jugé bon de pousser plus loin les investigations. J’ai changé, je suis allée voir d’autres personnes pour voir, en étant plus vindicative … Idem.

      Alors je me tourne vers les médecines non conventionnelles. Acupuncture, ostéopathie, naturopathie, exercices ciblés du corps … Je pense que la voie de la guérison prend du temps. Il faut sans doute en passer aussi par le « mental ».

      Un long chemin en perspective, mais c’est déjà un pas de voir dans vos commentaires que ce n’est pas normal, mais que pour autant on est assez nombreuses à le vivre … Merci !

  4. La Petite Culotte Répondre

    Hello,
    tu connais le livre « lune rouge » ? je te conseille de le lire 🙂 c’est sur le pouvoir du cycle menstruel
    c’est un livre très axé sur l’énergétique, je pense qu’il te plaira
    bises 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Hello ! On m’a déjà conseillé ce livre, c’est vrai ! Je me suis renseignée et on en dit que du bien. Il me fait vraiment envie et fait partie de mes prochains achats ! J’espère y trouver de belles choses, des clés … A vrai dire, je n’en doute pas ! Qu’en as-tu retenu toi ?

      Bises 🙂

  5. Pétale Répondre

    Bonjour Rozie,

    Je pense que le fait que tu ais aussi mal n’est pas normal et que peut-être pourrais-tu voir un médecin spécialisé ou compétent dans ce domaine ?

    Pour ma part, j’ai peut-être le syndrome pré-menstruel : je ressens de la tristesse (plus ou moins importante) 2 semaines avant et 1 semaine après les règles. Je prends du Doliprane et ça marche heureusement. Pour je côté tristesse, le pire c’est l’hiver sans rapport avec mes règles, mais en hiver, les bouffées de chaleur très légères sont plus facilement soulagées par le froid et la faible température.
    J’ai aussi des frissons (de froid).

    J’ai un dégoût ou un léger rejet de certaines choses (aliments) pendant mes règles, mais ce côté-là ne me dérange pas.
    Rarement le bruit me dérange un peu lorsque j’ai mal et que je n’ai pas encore pris de Doliprane.
    De mon côté, ce n’est pas génétique en tout cas pas du côté de ma mère, car elle n’a pas mal.
    J’ai le transit intestinal légèrement facilité ce qui ne me dérange pas.

    Je n’ai pas aussi mal que toi, mais je n’aime pas sortir pendant mes règles surtout le premier jour, à cause de la douleur qui pourrait revenir- et j’ai assez donné en tristesse cet hiver.
    J’ai un médecin homéopathe qui m’a prescris de l’huile d’onagre par rapport à la tristesse je crois que c’est surtout.
    Celles que je prends se présentent sous forme de gélules remplies d’huile d’onagre.

    Il est possible que la pilule que tu prenais ai bouleversé ton cycle hormonal, j’avais lu un article là-dessus sur le site de madmoizelle : http://www.madmoizelle.com/dereglement-hormonal-176123 . (« J’ai teste pour vous… le dérèglement hormonal à haute dose »).

    Bises

    Pétale

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Bonjour Pétale,

      Je suis allée consulter, déjà. Mais ils pensent que tout en normal et ne souhaitent pas faire de plus amples examens. J’avais songé à consulter un spécialiste de l’endométriose, parce qu’il y a quelques mois, j’étais vraiment persuadée d’en être atteinte. Mais après l’inscription sur un groupe facebook où les filles parlaient de leur souffrance, j’ai bien vu que moi, à côté, je n’avais « rien ». Enfin, c’était pas comparable. Alors … Je ne sais pas trop.

      J’ai un peu peur aussi, c’est vrai, de passer pour la fille qui a rien mais qui est une « chochotte ». On nous rabats tellement les oreilles avec ça depuis petites, qu’on ne se trouve pas légitimes à demander de l’aide.

      La tristesse fait aussi partie de mes symptômes. Elle s’abat sur moi comme un éclair. En l’espace de quelques minutes, je remets tout en question, toujours à la même période. Depuis que j’ai fait le lien avec ça, ça va mieux. Je sais que ce n’est que passager et qu’en réalité, tout va bien.

      Je vois que tu as aussi des symptômes que j’ai ! D’un côté, ça me rassure. Si tant de femmes vivent avec, moi aussi je peux.

      De l’huile d’onagre ? Je ne connais pas du tout ! J’irai me renseigner par curiosité.

      J’ai lu cet article sur le dérèglement hormonal. Honnêtement, j’ai arrêté ma pilule brutalement, mais ça n’a eu que des effets positifs. Plus de douleurs au sein, un cycle régulier, une libido revenue, un bonheur revenu aussi. Mon corps a reprit sa forme initiale (je n’avais pas pris de poids mais la graisse n’allait pas au même endroit, c’est surprenant).

      En tout cas, je n’ai pas vécu de séisme comme celui qu’elle décrit. Peut-être qu’il s’est passé la même chose pour moi mais sur long terme (4 ans). SI c’est ça … Déjà que je regrette amèrement d’avoir pris cette pilule tout ça parce que D. m’y obligeait … Je regrette plus encore. On ne m’y reprendra plus !

      Il y a du chemin à parcourir pour comprendre tout ça …

      Bises à toi, Pétale 🙂

  6. Ornella Répondre

    Il y a beaucoup de symptômes lourds et divergents selon les femmes. Moi, par exemple, tu vas rire, mais une journée où je vais avoir pleins de gaz, je sais que le lendemain, je vais avoir mes règles. Et je tiens ça de ma mère. J’ai de violences migraines au début et à la fin de mes règles quelques fois. Globalement, je suis plutôt chanceuse, de ce côté là. Tes symptômes sont beaucoup trop nombreux et déployés pour être complètement normaux.

    Alors OUI consulte ! Va demander un avis médical ! Se soigner seul, c’est bien, mais savoir se faire aider, c’est mieux.

    Je vais t’expliquer une anecdote me concernant.
    Quand j’avais 18 ans, ma mère a eu un grave problème cardiaque et s’est retrouvée en service de réanimation pendant des semaines avec plus aucun organe qui marche, du jour au lendemain. Mes frères et mon père m’avaient préparé à l’idée que c’était surement la fin. Je ne vais pas rentrer dans les détails parce que j’en parlerai sur mon blog. Toujours est-il que j’ai commencé à développer de fortes douleurs au ventre, jusqu’à avoir la sensation permanente que j’allais me faire dessus, en cours, dans la rue, n’importe quand. Mais je me suis dit que je ne pouvais pas aller chez le médecin pour des maux de ventre, c’est naze, t’es une putain de chochotte, que je me disais.

    J’ai laissé traîner pendant des mois, et ça allait de mal en pis. Quand j’ai découvert beaucoup de sang dans mes selles, j’ai commencé à flipper. Alors j’ai vu un gastroentérologue, fait une colposcopie. A ce moment là, j’allais au toilettes 40 fois par jour y perdre des caillots de sang mais par voie intestinale. J’ai découvert que j’avais la rectocolite hémorragique chronique. Plus connue sous le nom de maladie de Crohn. Et que j’étais sévèrement atteinte.

    Alors ne pense pas que tes douleurs sont ridicules. Ecoute les, donne leur le crédit qu’elle mérite. Si tu as mal, c’est pour t’alerter de quelque chose, de concret, physique, ou bien de psychique. Mais écoute, secoue toi et va consulter, c’est pour ton bien !

    Je t’embrasse.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci Ornella !

      Ce que je ne dis pas, c’est que je suis déjà allée consultée, mais que tous ont décrété que ce n’était rien de bien grave. Ils n’ont pas voulu aller plus loin. Pour eux, la fatigue, c’est pas bien méchant. J’ai du mal à leur faire comprendre que ce n’est pas juste de la fatigue, c’est comme si je mourrais. C’est comme si je devenais handicapée du jour au lendemain.

      Disons que j’ai conscience que mes symptômes ne sont pas normaux. Ils sont trop forts. Mais à chaque fois que j’en parle, j’ai les mêmes réactions : « ouais, ben, moi aussi … » « t’es pas la première » …

      Lire vos commentaires me fait du bien. Ca confirme ma pensée mais d’un autre côté, je lis aussi que pas mal souffrent autant voire plus !

      Du coup j’essaie des méthodes non conventionnelles. Comme à chaque fois la médecine conventionnelle ne m’est d’aucun secours, je me tourne vers ce qui m’a toujours aidée.

      Tu as la maladie de Crohn ? Sacrée expérience …J’imagine comme tu as dû avoir peur. La panique. J’espère qu’aujourd’hui ça va mieux ? Et pour ta mère aussi … ?

      Ca ne m’étonne pas des masses que tu sois ballonnée le jour d’avant tes règles. Même si ce n’est pas commun, c’est tellement liée aux intestins et à la digestion. Je vois la galère chez moi avec la diarrhée alors les ballonnements … C’est logique !

      En tout cas, merci pour le partage de ton expérience ! Je t’embrasse !

  7. Illyria Répondre

    Euh non ce n’est PAS DU TOUT normal que cela te fasse souffrir autant, non pas du tout !
    C’est fou que cela t’affecte autant… La douleur des femmes est généralement méprisée et sous estimée… Pour l’endométrose, une femme sur 10 en est atteinte (ce qui est TRES loin d’être anodin), mais c’est encore un sujet tabou et mal connu par les médécins — » — » *mode blasage intense*
    Donc pour dire que oui consulte, essaie de trouver des solutions, tu ne peux pas rester avec ce mal ! Et non tu n’as pas à souffrir ainsi, loin de là.

    Pour les troubles digestifs, je te conseille cet article qui explique bien : http://www.madmoizelle.com/regles-digestion-explications-681649

    Je te souhaite de trouver une solution pour que ça aille mieux…

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Oui, cette douleur là est particulièrement sous-estimée … Quand je lis le témoignage de certaines d’entre vous, à côté, je vais bien quoi.

      Je me suis beaucoup renseignée sur l’endométriose. Il y a quelques mois, j’étais vraiment persuadée d’entre être atteinte. Mais le fait de discuter avec des personnes qui en souffraient vraiment m’a fait me rendre compte que si c’était le cas, je pleurerais vraiment. Ou alors, j’en suis au tout premier stade et malheureusement, cette maladie est détectée bien plus tard …

      De toute façon, si je l’ai, il n’y a pas 36 solutions. Me faire opérer si j’ai vraiment trop d’endomètre partout. Prendre la pilule pour retarder la maladie (et c’est hors de question) ou vivre avec tout en adaptant ma vie autour de ça (alimentation spécialisée, rythme de vie optimisé). Et c’est cette dernière solution que je suis entrain d’instaurer.

      J’ai lu cet article concernant les troubles digestifs ! Et ça m’avait VRAIMENT soulagée, parce que c’est la première fois qu’on parlait de diarrhée avec les règles … Et qu’on disait qu’on était très nombreuses à le vivre sans oser en parler. Alors voilà, je libère aussi la parole ^^.

      Merci Illyria !

  8. So' Répondre

    Première fois que je commente sur ton blog ma jolie Rozie. Mais ce sujet me touche particulièrement. J’ai 22 ans et depuis mes premières règles, celles-ci sont synonyme de perte de connaissance, de vomissements parfois, de nausées insupportables et d’une douleur qui paralyse tout mon corps par sa puissance.
    La seule position qui me convient, bien que la douleur soit intense, est lorsque je suis allongée, les genoux jambes pliées. Une position qui m’empêche de dormir. Mes règles sont longues et violentes, comme toi j’ai la diarrhée. Je suis hyper sensible, limite dépressive durant la première journée où la douleur me provoque de l’asthme et me fait grogner des douleurs pendant que des larmes brûlantes inondent mon visage.
    Evidemment, travailler ou faire quoique ce soit à cette période est peine perdue.
    Mon copain m’a déjà ramassé par terre dans la salle de bain.

    C’est frustrant, ce n’est pas juste et c’est invivable.
    Et évidemment aucun médicament ne fait effet.

    La seule solution que j’ai trouvé est de prendre la pilule contraceptive Qlaira, car raisonnablement je ne peux pas rater le travail une semaine par mois et perdre ainsi des semaines entières de ma vie à souffrir le martyr, dans le noir de ma chambre, une bouillotte collée à même ma peau. La pilule a ça de bien qu’elle atténue la douleur la faisant passer d’handicapante à plutôt supportable. Sauf qu’évidemment maintenant que je ne souffre plus, je n’ai plus aucune libido et le fait de gober un cachet tous les soirs dont je ne comprends ni ne connais la substance me rend dingue.

    Mon copain en souffre, j’en souffre mais c’est la seule solution que j’ai trouvé pour ne pas voir ma vie constamment gâchée par ce que je ne peux éviter. Je n’ose même pas songer à l’endométriose, ça serait le coup de grâce en plus toutes ces souffrances. Alors je gobe cette merde tous les soirs et je me demande pourquoi personne ne parle de ce mal qui ronge et pourrit la vie de tant de femme.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Wa-hou. Déjà, merci pour le partage de ton expérience.

      Ce que tu vis est tout bonnement atroce. Que te disent les médecins quand tu consultes ?

      L’endométriose, je comprends, ça serait le coup de grâce. Pour moi en fait, ce serait plutôt un soulagement, parce que je mettrais enfin un nom sur ce que j’ai. Ca légitimerait ma douleur. As-tu quand-même consulté en ce sens ? Parce que là, c’est clair que les médecins ne peuvent pas nier ta souffrance. Enfin j’espère.

      Pour la pilule, c’est pour toutes ces raisons que tu décris et encore d’autres que je refuse de la prendre. Autant que possible, j’essaie de trouver une autre solution au problème. Mais je n’en suis pas au même stade que toi. Je suis horriblement fatiguée, atrocement, je ne peux rien faire. Mais mes pics de douleurs me laissent pas mal de répit, et je n’en suis pas à pleurer (c’est fou comme pleurer est ma limite mentale).

      Dans quelle détresse tu dois vivre … J’espère que tu trouveras des méthodes qui te soulageront. Si je trouve la mienne, je viendrais t’en faire part … 🙂

      Encore merci, et ravie de te lire pour cette première fois (malgré un sujet peu heureux) ! 🙂

      1. So' Répondre

        Tous les ans je me promet de consulter mais j’ai tellement peur de connaitre le diagnostic que je repousse à plus tard. C’est stupide et lâche, comme je suis sous pilule j’ai l’impression d’être « normale » donc je ne ressens plus l’urgence de consulter. Néanmoins il faudrait que j’y aille, ton article m’a servi de déclic. Je pense que cela vient aussi du fait qu’il est difficile de trouver un bon médecin attentif à ce genre de symptômes. Je crois que si il me dit que je suis « juste douillette », je passe par dessus son bureau pour lui greffer mon utérus haha (je suis gore désolée !)

        Je vais suivre ton parcours bien évidemment ! Je lis ton blog à chaque nouvel article. J’aime ta façon d’écrire et d’aborder des sujets aussi graves, quels qu’ils soient. C’est marrant de découvrir des écrits sur une page web et de se sentir aussi proche de la personne. C’est significatif de ton talent d’écriture.

        Tu me reprendras sûrement à commenter à nouveau.

        Prends soin de toi.

        1. Rozie & Colibri Répondre

          Ce n’est pas stupide, c’est assez normal d’avoir peur. De craindre d’être « malade » et de se dire que c’est à vie. Mais c’est bien de prendre le problème à bras le corps. Il le faut à un moment donné … Et même si ça ne m’éclate pas non plus des masses, je me lance parce qu’il y a des limites à la souffrance !

          Hahaha, tu es gore, mais tu es drôle ^^ ! Oui, tu serais en droit, je crois. Personne n’a le droit d’imaginer une seule seconde que tu prends la peine de consulter parce que tu es trop douillette. Quand bien même ce serait le cas, et alors ? Tu as trop mal et ça handicape ton quotidien. C’est un médecin et il doit t’apporter du bien-être … C’est tout.

          Merci pour tes mots qui me touchent, du fond du coeur. En ouvrant ce blog, jamais je n’aurais pensé rencontrer autant de belles personnes. Jamais je n’aurais pensé que mes mots puissent toucher ou interpeller. Alors merci :).

          Je serai ravie de te retrouver par là !

          Toi aussi, prends soin de toi. Beau week-end :).

  9. maman délire Répondre

    Vu ce que tu décris mais bien sûr que tu devrais consulter ! il ne faut pas rester comme ça, il faudrait surtout que la médecine avance sur le sujet… non, ça n’est pas normal à ce point-là.
    Lorsque j’avais 18 ans, j’ai fini plusieurs fois à l’infirmerie du lycée, pliée en deux… on me donnait du spasfon et basta… j’avais des pertes de flux très importantes… j’ai pris la pilule à partir de cet âge-là, et les symptômes se sont estompés. Tellement estompés que lorsque je l’ai arrêté je n’ai plus eu de règles du tout… ni de cycle.. pas pratique pour tomber enceinte… (si tu avais lu mon parcours pour avoir mes enfants tu sais que j’ai un peu galéré..) maintenant tout est plus calme. Plus de contraception hormonale. Mais les douleurs sont soft, je ne suis fatiguée « qu’une journée ».. ne reste pas comme ça rozie.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je suis allée consulter mais les médecins estiment que ce que je vis est normal. Je leur parle de fatigue, tu comprends, c’est pas violent, la fatigue … Bref. J’ai insisté, puis j’ai abandonné.

      Oui, j’imagine que pour tomber enceinte, c’est plus sympa d’avoir un cycle stable ! Satanée pilule … Je ne la reprendrai jamais (enfin j’espère).

      Je t’avoue ne pas trop savoir quoi faire. A part améliorer mes conditions de vie, mon alimentation, mon sommeil, tout ça .. Et vivre avec mon cycle. Apprendre à accepter. J’accepte mes périodes de fatigue, j’accepte de ralentir le rythme. Psychologiquement, ça fait du bien.

      Mais physiquement, c’est toujours pareil. J’en suis au début de mon processus en même temps. Ca fait trois mois que j’opère de gros changements auxquels je suis entrain de m’habituer. On en reparle dans un an pour faire l’état des lieux … !

      Merci Maman Délire, des bisous !

      1. maman délire Répondre

        bien sur que la pilule n’est pas la solution. c’est le moment de te tourner vers les médecines douces ou parallèles, qui sont bien plus a l’écoute des sensations de notre corps que la médecine occidentale, qui décidément ne pense qu’a soigner un symptôme sans écouter les gens… ca sera peut être long, mais tu trouveras un praticien qui t »coutera..( ou une praticienne… )

        1. Rozie & Colibri Répondre

          C’est exactement ce que je suis entrain de faire :). J’ai bien compris que la médecine occidentale, qui ne traite que les symptômes (quand comprendront-ils ??) ne pourrait rien m’apporter … C’est en marche (non, ce n’est pas un pub pour les présidentielles ^^) !

          Merci à toi !

  10. SweetieJulie Répondre

    Ce que tu décris est horrible… et je réalise que nous pourrions aller ensemble consulter.

    Parce que chez moi, c’est exactement la même chose et je ne sais plus quoi faire. Il n’y a pas que la perte de sang, il y a les jours où le corps est douloureux avant, et la fatigue qui reste après. C’est cette sensation désagréable de perdre le contrôle – et la vie aussi, quelque part, l’énergie qui disparaît sans avoir eu le temps d’être vraiment là, les sensations d’avoir froid puis d’avoir trop chaud, l’irritabilité, les jambes qui pèsent très lourd et sont douloureuses sans parler du bas-ventre, de ce tiraillement constant… Mon appétit est instable pendant les règles, je vais tout dévorer un jour et souffrir d’insatiabilité pour ensuite ne pas avoir faim du tout, et souffrir de nausées. Et depuis quelques mois, les règles s’accompagnent de migraines qui s’étaleront pendant une semaine, d’intensité variable.

    C’est difficile d’en parler, difficile de faire comprendre. Je suis allée aux urgences plus d’une fois, on m’a rétorqué « je ne vous soigne pas, vous refusez de prendre la pilule ». Même si je souffre, j’ai au moins cette consolation de me dire que je respecte le rythme naturel de mon corps, que le cycle hormonal n’est pas saturé par une pilule qui doit encore prouver qu’elle ne tue pas… J’ai pris la meilleure décision qui soit en arrêtant la pilule, et les médecins n’ont pas à nous faire la morale pour ça !

    Alors que faire ? Comme toi, la bouillotte devient ma meilleure amie. En plus de me réchauffer, elle calme les douleurs, un temps. Je dors avec elle, la journée j’essaie du mieux que je peux de tenir le coup. Rester allongée paraît être la meilleure chose à faire mais ça n’aide pas. Prendre l’air quelques minutes, faire quelques pas, c’est quand même mieux. J’accentue ma pratique du yoga. Je fais du coloriage. J’essaie de m’occuper l’esprit, de ne pas trop m’inquiéter devant ce corps qui m’échappe, j’essaie de me fixer des petites tâches à réaliser dans la journée. Pendant cette période du mois, c’est vraiment un jour à la fois… Je prends des bains pour me détendre, je me masse quotidiennement. Et si je n’en peux vraiment plus, alors je vais dormir. Parce qu’après tout, il faut bien respecter ses besoins.

    Je ne sais pas si mon commentaire t’aide. J’arrête là mon pavé – moi aussi, je peux écrire de très longs commentaires comme toi. Je pense fort à toi et t’envoie force et tendresse <3

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci Julie pour le partage de ton expérience.

      « Je ne vous soigne pas, vous refusez de prendre la pilule. » …. Ca m’énerve. Mais je vais taire ma colère, elle n’apportera rien.

      Comme toi, je pense qu’avoir arrêté de prendre la pilule est l’une des meilleures décisions de ma vie. Hors de question que je reprenne des hormones.
      Et comme toi, ça me console de me dire qu’au moins je respecte le rythme de mon corps, c’est très important pour moi. Essentiel.

      J’avais des migraines avant, mais elles sont quasi-inexistantes aujourd’hui. J’ai le souvenir d’une d’entre elles ayant duré 5 jours sans s’arrêter. Même la nuit. C’était éreintant, j’avais l’impression de devenir folle.

      Très difficile d’en parler, c’est clair. Et surtout de faire comprendre à quel point c’est handicapant. Le mot handicap n’est pour moi pas anodin. Cette période là, j’ai sincèrement l’impression d’être handicapée.

      Dans quelques jours, j’ai mon premier rdv de naturopathie. Ce problème est l’un de ceux dont j’attends une aide pour le régler. J’espère sincèrement que ce cheminement m’apportera ça. Pas la guérison, mais la voie vers la guérison. Si c’est le cas et que ces conseils fonctionnent, je viendrais t’en parler.

      Il ne faut pas reste comme ça, et c’est horrible de se sentir impuissante, prisonnière de son corps. D’autant plus quand on est à son écoute, avec lui, et pas contre lui … Je fais preuve de beaucoup d’indulgence envers mon corps, je prends vraiment soin de lui. Je remarque qu’en étant dans l’acceptation, ça va mieux.

      Mais il y a des jours où on ne peut pas accepter. On n’a pas toutes la chance de pouvoir stoppé net ces jours-là. Loin de là.

      Ton commentaire m’aide Julie. C’est agréable de lire que je ne suis pas seule et donc presque « normale ». Ca me fait penser que certaines ont bien dû trouver des solutions et qu’on les trouvera aussi.

      Courage ! Je te renvoie force et tendresse. Merci <3 !

      1. SweetieJulie Répondre

        Tu me diras comment le/la naturopathe que tu consultes souhaite adresser ce problème ?

        Non, la colère n’est pas très utile face à cette absence de compréhension et de dialogue. Comme si nous n’avions pas le droit de décider de ce que nous savons bon pour notre propre corps – parce qu’après tout, nous l’avons testé la pilule alors pourquoi vouloir nous la redonner si nous la refusons en toute connaissance de cause ?

        J’ai la chance d’avoir un très bon gynécologue. Il sait que je ne suis pas stupide. Quand j’ai été opérée en 2013, je sortais de 6 mois de reprise de pilule. Il pensait que ça diminuerait les kystes que j’avais sur les ovaires. Au bout de 6 mois, rien n’avait changé, les kystes avaient même grossi. Alors il m’a dit qu’il avait eu tort et il a arrêté de me la prescrire. Il a respecté ma décision. Aujourd’hui, je le rencontre une fois par an, pour un contrôle. Nous discutons un peu de mon rapport encore difficile parfois à mon intimité. Il sait que ce fut un choc pour moi d’apprendre que je n’avais pas deux ovaires mais un, et qu’on arrive pas à définir si celui de droite a toujours été absent ou s’il s’est nécrosé suite à une infection (la seule trace que nous avons dans cette partie de mon anatomie est une moitié de trompe nécrosée, et des cicatrices qui malheureusement agissent comme un membre fantôme et me font mal tous les mois…)

        A la lecture de ton article, je me suis sentie moins anormale. Je me suis dit que finalement je ne faisais pas ma chocotte, qu’il pouvait vraiment y avoir un problème. Mais y a-t-il seulement une solution ? Je ne sais pas… Malgré les progrès scientifiques, le corps humain reste un mystère par moment, et nous passons notre vie de femme à tenter de comprendre, d’accepter, de vivre selon les besoins de notre corps.

        1. Rozie & Colibri Répondre

          Oui, je ferai de toute façon un retour sur mon expérience avec la naturopathie. Sans doute un retour directement après la première séance, et un autre, quelques mois plus tard, pour voir si ça a fonctionné. Si la situation s’est améliorée.

          Heureusement que tu es bien accompagnée ! J’avais trouvé une sage-femme géniale sur Lyon mais depuis que je suis ici, dans le sud, je ne sais pas à qui m’adresser. L’attente est interminable (un an), et j’ai peur d’attendre tout ce temps pour finalement tomber sur une personne qui ne me comprendra pas, ne m’écoutera pas, ne me prendra pas au sérieux …

          Je comprends ton choc. Ce n’est pas évident à digérer, surtout si tu souhaites une famille. La crainte d’être stérile doit être là, quelque part …

          Tu as des kystes depuis longtemps ? Ils sont « sains » ?

          De mon côté, rien n’a été détecté à ce niveau-là. Tout semble être en place et normal. Ce qui pousse encore moins les médecins à un quelconque examen approfondi.

          Tu n’es pas anormale, Julie. Mais je comprends ce sentiment que je ressens. Mon premier jour de règles, c’est aujourd’hui. J’en suis malade. Et ça se voit sur mon visage. Cernes noires, visage boursoufflé, petits yeux … On dirait vraiment que j’ai la grippe, c’est fou. Je ne comprends pas pourquoi ça me fait ça, quand j’ai l’impression que toutes les femmes de mon entourage (ou presque) le vivent sans soucis. En tout cas, ça ne se lit pas sur elles comme ça se lit sur moi !

          C’est vrai, le corps humain garde ses parts de mystère … Mais je reste persuadée que c’est aussi parce qu’on se fout un peu des douleurs des femmes. On créée des coeurs artificiels, on trouve le moyen de couper la tête d’une personne vivante pour la greffer sur un corps viable (comment c’est possible ????) mais on ne trouve pas d’où viennent ces douleurs-là, ancestrales, ni comment les soulager ? … Je n’y crois pas complètement. Quelque chose cloche.

          Prends soin de toi, Julie.

  11. Marie Répondre

    Ce que tu décris a l’air terrible. Je connais bien les douleurs dans le bas-ventre et les cuisses, les seins douloureux quelques jours avant, la diarrhée aussi parfois. Mais ne savais pas qu’on pouvait être aussi affaiblie par les règles. Tu ne perdrais rien à consulter, au moins pour te rassurer. Bon courage.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci Marie !

      J’ai consulté mais .. Il n’en ai rien ressorti à part « pilule ». Et c’est non. Certes, je ne serais plus aussi fatiguée (enfin, ça reste à prouver !) mais j’aurais beaucoup trop d’effets secondaires. Vu ceux que j’avais avec une micro-dosée, je n’ose pas imaginer avec une normale. C’est hors de question.

      Il y a une solution, je la trouverais. Ca prendra sans doute du temps …

      1. Marie Répondre

        Je comprends. J’évite aussi les traitements hormonaux pour cause de migraine avec aura, avec pour conséquence directe le port d’un stérilet au cuivre et des règles très-trop abondantes, et donc une anémie chronique. Mais je préfère ça aux crises de migraine répétées qui sont invalidantes. Finalement, ces règles prennent beaucoup plus de place dans notre vie qu’on veut bien l’admettre!

        1. Rozie & Colibri Répondre

          Ah oui, le DIU au cuivre te cause tous ces soucis ? Punaise, je crois que je suis contente que ça aie raté finalement pour moi … Même si c’est vrai que c’est une belle méthode naturelle.

          Oui, les règles prennent beaucoup de place et en fait, c’est normal. C’est le fait qu’on ne veuille ni l’admettre ni en parler librement qui ne l’est pas …

      2. Marie Kléber Répondre

        Rozie, Idem pour moi – pilule à croire que les gynécos n’ont que ce mot là à la bouche. En effet depuis plusieurs cycles mes règles arrivaient en 2 temps et c’était épuisant. Depuis que j’ai décidé de vivre plus sereinement mes règles, je vois quelques changements. Comme quoi le traitement hormonal n’est pas l’unique solution. Tu vas trouver…

        1. Rozie & Colibri Répondre

          Tes règles arrivaient en deux temps ? C’est étonnant ! Et j’imagine l’épuisement physique et psychologique …
          En tout cas tu me montres la voie ! Il y a d’autres solutions, mais il faut chercher …
          Merci Marie :).

  12. marie kléber Répondre

    Je crois qu’on commence tout juste à en parler – c’est encore très « tabou » même dans nos sociétés. Comme si c’était un sujet sans intérêt alors qu’il affecte la vie de beaucoup de femmes.
    J’ai lu un article il y a quelques temps qui disait que dans d’anciennes communautés, les femmes vivaient leurs règles en dehors de la maison. Elles se retrouvaient entre femmes pour vivre ce moment particulier – moment où il est important de ralentir, de prendre soin de soi, de s’écouter. C’est sûr qu’avec la vie que nous menons aujourd’hui c’est plus compliqué de prendre ce temps de pause 1 fois par mois.
    Mais je crois que plus on essaye de ralentir à cette période, plus on revient à soi, plus on écoute les messages de son corps, plus on a de chance de vivre un cycle plus apaisé.
    En tous cas c’est ce que je teste depuis 2 cycles et je vois la différence. Une alimentation plus équilibrée, du repos, des exercices de yoga adaptés. Mes règles n’ont jamais été extrêmement douloureuses mais j’ai toujours eu les mêmes symptômes (avant – pendant – après la pilule): grande fatigue – émotions à fleur de peau – mal de ventre – mal de tête et acné.

    On nous a tellement répété (nos mères, nos grands-mères) qu’il fallait subir que nous n’avons jamais imaginé que cette période pouvait être vécue autrement.

    J’espère que tu trouveras des solutions Rozie pour moins souffrir et profiter de ce temps sacré à l’avenir.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je suis exactement dans la même démarche que toi, Marie. Une alimentation totalement revue, des exercices physiques adaptés, du repos … Avec mon nouveau travail, je peux me permettre de reste chez moi ces jours-là, et de complètement ralentir (si ce n’est ne rien faire).
      J’ai beaucoup de chance. Avant, c’était chaotique.

      Ca me fait du bien de m’écouter. Ces périodes-là, je prends encore plus soin de moi qu’à l’accoutumée. Je passe du temps à baigner ma peau d’huile, à me masser, à me reposer … Je pose un regard bienveillant sur mon enveloppe.

      Psychologiquement, ça fait beaucoup de bien. Ne plus s’en vouloir, ne plus pester .. Mais physiquement, je ne vois pas encore le changement. Ca ne fait que trois mois, que je revois mon rythme de vie en profondeur. Je pense qu’il faut du temps pour que je m’y habitue.

      On verra dans un an, ce que ça dit. J’espère que ce sera concluant !

      Mais je suis d’accord avec toi, c’est un temps sacré. C’est magnifique, en fait. J’espère que je réussirais à être apaisée.

      Merci pour tes mots !

  13. Kariana Répondre

    Je pensais être la seule folle à me coller la bouillotte dessus au point de me brûler (j’ai des brûlures sur le ventre et les cuisses) pour oublier la douleur des règles… eh bah non ><

    1. Kariana Répondre

      Euh, mon commentaire s’est fait couper totalement ou je bug ? oO

      1. Rozie & Colibri Répondre

        Hmm, non, je le vois en entier !

        1. Kariana Répondre

          C’est bizarre je ne vois que la première phrase qui s’arrête à « eh bah non » alors que j’ai écrit un pavé des familles 🙁

          1. Rozie & Colibri

            Ah mince ! Oui, il s’arrête là, je n’ai pas le reste !
            Je suis désolée, je ne sais pas ce qu’il s’est passé !

    2. Rozie & Colibri Répondre

      Et ben non ! Je pense qu’on est beaucoup en fait … Rien qu’à voir les commentaires, c’est effrayant !
      Moi aussi, j’ai des marques de brûlure …

    3. Kariana Répondre

      Je ne me souviens plus mot pour mot de ce que j’avais dit, mais j’y retourne (et cette fois je copie !) :

      Donc, en ce qui concerne l’endométriose, depuis quelques temps le facteur génétique est mis en avant : une mère souffrante a de bonnes chances de transmettre ça à ses filles. C’est le cas dans ma famille, ma mère, ses soeurs, leurs filles en souffrent toutes. Donc si ta mère avait des douleurs similaires, elle devrait consulter elle aussi, par précaution : la ménopause enlève la douleur des règles, mais si elle a de l’endomètre là où il ne devrait pas y en avoir, ce n’est pas sain pour autant.

      Le diagnostic est compliqué, pour moi ça s’est fait à 25 ans, après 15 ans de « tu es une chochotte c’est normal de souffrir ». Non, ce n’est pas normal. Et ça empire. A l’adolescence j’avais mal, mais pas autant que maintenant. Et ça s’étend plus ou moins vite selon les gens. Donc si tu lis des personnes qui souffrent bien plus que toi en étant plus jeunes, ça ne veut pas dire que tu n’as rien.

      Le plus important est de trouver un praticien compréhensif. Pour ma part comme je refuse la pilule et autres traitements chimico-hormonaux eh bien… je me fais envoyer paître, comme quoi je cherche ma douleur et que je n’ai qu’à rester dans ma merde. Sauf que la pilule, j’ai déjà donné, et les ravages sur ma santé étaient là sans pour autant avoir calmé les douleurs ! N’hésite pas à changer à chaque fois si tu tombes sur un idiot qui te dit que tu n’as rien. Tu n’as pas rien, les douleurs menstruelles sont trop sous-estimées. Le site gyn-and-co recense quelques praticiens respectueux, tu auras peut-être des pistes pour un diagnostic conventionnel.

      J’ai lu que tu comptais consulter un naturopathe, j’avoue que si tu comptes faire un retour je l’attendrai avec impatience. A l’heure actuelle, j’aimerais me soigner naturellement, j’ai quelques connaissances mais je ne suis pas pro, et je n’ai pas non plus les moyens de payer un naturopathe…

      Et sinon dans ton article tu parles d’un mélange d’HE qui te soulage un peu, je pourrais avoir la recette s’il te plaît ? Je me soulage un peu avec de l’aloe vera, mais je ne sais pas quoi utiliser pour le ventre.

      1. Rozie & Colibri Répondre

        J’en ai parlé à ma mère et à ma soeur. J’ai dot à ma mère d’aller consulter, d’autant plus que ces derniers temps, elle a d’autres soucis. Elle m’a parlé d’une fois, quand elle était jeune, où l’un de ses ovaires avait brutalement gonflé pour devenir énorme, mais que finalement il était revenu à taille normal. Donc les médecins n’ont rien fait.

        Je lui ai beaucoup parlé de l’endométriose et des symptômes. Mais ma mère n’ira chez le médecin qu’en cas de dernier recours là-dessus. Elle a trop peur du diagnostique.

        Pour ce qui est de la pilule et des traitements chimiques, je suis comme toi. J’ai déjà donné et c’est hors de question. Je suis persuadée qu’on peut soulager ça avec des méthodes plus douces et qui ne perturbent pas tout le reste du corps. Mais peut-être que je peux aussi me permettre ce discours parce que justement, je n’ai pas « assez » mal …

        J’ai changé déjà plusieurs fois de médecin, mais rien à faire. Alors j’ai jeté l’éponge, je t’avouerai. Je me suis inscrite sur un groupe FB d’endogirls. Et tout ce qu’elles décrivaient était tellement plus horrible que ce que je vis que je me suis dit que je n’avais peut-être pas ça, finalement …

        Mais comme tout le dit, je n’en suis peut-être qu’au tout début. Je ne sais pas trop.

        Merci pour le site, j’irai jeter un oeil rapidement !

        Oui, promis, je ferai un retour sur mes expériences en naturopathie et les autres, d’ailleurs. C’est vrai que ça coute très cher et qu’une séance ne suffit pas, il en faut plusieurs … Je viendrais en parler. De l’après séance, et de ce que ça donne au bout de quelques mois, promis !

        Yep, une synergie d’HE me fait du bien. Je la prends en prévention, trois jours avant et trois jours par jour. Et aussi trois fois par jour pendant les règles, et je sens un mieux non négligeable ! Il faut appliquer le mélange (5 gouttes) à même le bas-ventre et masser jusqu’à pénétration complète.
        Le mélange : bergamote, estragon, sauge sclarée et HV de bourrache. Tu peux le trouver ici, c’est ma boutique préférée pour l’aromathérapie 🙂 : https://www.compagnie-des-sens.fr/boutique/regles-douloureuses-pack-d-huiles-essentielles-429

        1. Kariana Répondre

          Ah merci pour la synergie ! Bon pour les trois jours avant ça va être compliqué car mes règles ne sont pas régulières mais je vais tenter !

          1. Rozie & Colibri

            Je t’en prie !
            Oui, c’est compliqué quand tu n’as pas un cycle régulier .. Mais si tu es comme moi, tu ressens peut-être des prémices quelques temps avant ? Pars de cet avertissement-là pour commencer, peut-être … Bon courage à toi !

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