Mon hypersensibilité au quotidien.

J’ai longtemps considéré les gens qui s’auto-proclamaient hypersensibles assez pompeux et énervants. Soit ils avaient des problèmes et se reposaient sur leur « maladie » en déclarant qu’ils ne pouvaient rien y faire, soit ils avaient un ego inqualifiable et évoquaient leur hypersensibilité comme une mutation extraordinaire, les classant forcément au dessus du reste de la plèbe.

Bref, ils me tapaient sur le système.

Puis j’ai rencontré Céline. Céline m’a tout de suite profondément irritée aussi. Elle avait 14 ans à l’époque, moi 15, et son excitation perpétuelle pour les affaires quotidiennes la rendait chiante. Elle sautait partout tout le temps, elle parlait sans cesse avec une voix très aiguë et trop vite, elle manifestait beaucoup trop sa joie.

Au fil du temps, Céline est devenue l’une de mes meilleures amies, qui fait toujours partie de mon entourage aujourd’hui. Je me reconnaissais en elle, en ses goûts, en ses aspirations, en sa façon singulière de percevoir le monde et d’interagir avec lui.

Céline vivait toutes les émotions avec une intensité rare. Quand elle était triste, elle semblait se morfondre dans un abîme sans commencement ni fin. Quand elle se sentait victime d’injustice, quand elle était en colère, elle était incapable de se contenir et finissait toujours par pleurer à chaudes larmes, le visage rouge et la voix vacillante, ce qui lui valut nombre d’humiliations.

Céline avait honte de ses réactions que d’aucun jugeait surfaites, Céline ne comprenait pas qu’on ne la comprenne pas. Bref, elle était une véritable hypersensible qui s’ignorait. Comme moi.

Je ne sais plus quelle est la première personne à m’avoir classée dans cette catégorie à laquelle je ne souhaitais pas appartenir. Non, je n’étais pas cette personne ridicule qui fait toute une montagne de rien ! Si, je savais parfaitement gérer mes émotions et sentiments ! Mais si enfin, tout le monde était indisposé comme moi par le trop-plein de stimulis extérieurs !

Je n’en démordais pas. Je voulais être une personne stable et équilibrée. Une personne normale. Pas fragile. Une personne à l’aise avec ses 5 (6, 7, 8 ?) sens. J’ai longtemps fait semblant, j’ai longtemps supporté, pour finalement renouer avec cette magnifique part de mon être.

L’hypersensibilité au quotidien, ça se traduit comment ?

Ca se traduit d’abord par mes cinq sens exacerbés. Je suis, par définition, une personne extrêmement sensible sur le plan physique, ce qui me rend particulièrement exigeante. Le quotidien peut rapidement devenir lourd à supporter, éreintant.

L’ouïe :

Chez moi, le sens le plus vivant, c’est l’ouïe. Là, par exemple, j’ai dû m’isoler pour écrire, parce que mon amoureux fait du bruit en nettoyant le jardin et que c’est pénible. Les sons, les bruits en tous genres m’indisposent et m’épuisent.

A l’école, je mettais toujours un temps fou à lire les textes et à les comprendre. Chaque chuchotement, chaque grincement de chaise, chaque crayon tombé par terre me déconcentrait à un point tel que j’étais obligée de m’arrêter.

En voiture, je demandais à mes parents de baisser le son. Pour écouter de la musique ou un quelconque enregistrement, il me faut une enceinte de qualité, sans quoi je subis les petits grésillements suraigus, ces fréquences que les autres n’entendent pas mais qui me rendent folle.

Pour que vous vous rendiez compte de l’effet que ça me fait, je pourrais utiliser cette expression : ça fait saigner mes oreilles. J’ai des acouphènes très régulièrement.

Heureusement, mon ouïe sensible est aussi une véritable source de joie. Ce n’est pas pour rien si je suis passionnée de musique ! Ecouter des sons harmonieux provoque en moi un profond bien-être, une paix, un amour indescriptible.

La vue : 

Mon vilain petit canard. Je n’ai pas une excellente vue, je suis un peu myope et porte des lunettes pour conduire et aller au cinéma.

On voit grâce à la lumière, et c’est précisément là que le bât blesse. La lumière, lorsqu’elle est « mal dosée », est un véritable facteur de gène. Je ne supporte pas les néons, ni les leds des supermarchés. Je règle toujours les ordinateurs au minimum. Je me fatigue très vite. Chez moi, les sources de lumière sont principalement diffuses, dites d’ambiance.

Le soleil que j’aime tant est une véritable source de souffrance, surtout ici, en Provence ! Dès que je sors, ça m’handicape. La lumière crée de violentes migraines ophtalmiques, et je suis incapable de dormir si je ne suis pas plongée dans le noir complet. Un vampire !

L’odorat :

Chez moi, vous ne trouverez aucune source de senteurs non naturelle. Les parfums d’ambiance ? Quelle horreur ! L’encens ? Sortez-moi de là ! Les Febrez’ et autres purificateurs ? Hors de question ! Ca pue comme c’est pas permis.

L’odeur peut s’avérer violente pour moi. Je sens tout. Si vous avez embrassé votre cher et tendre deux heures avant de me dire bonjour, vous pouvez être sûrs que je reconnaîtrais son parfum sur vous. La moindre trace d’une quelconque fragrance parvient toujours à mes narines. Parfums, savons, shampoings, crèmes, lessives … Mon passage au naturel est un soulagement sans nom !

Je vous laisse imaginer ce que ça donne dans le métro, ou bien dans une parfumerie. Même combat, c’est insoutenable. Ce n’est pas tant l’origine de l’odeur qui m’indispose – bonne ou mauvaise – que son intensité. Là aussi, les migraines sont fulgurantes.

Mais c’est également une source de sentiments très positifs. J’adore me parfumer le matin, j’ai toujours su dénicher des perles de délicatesse, et être entourée d’une odeur salvatrice me fait sourire tout au long de la journée. De la même façon, je demande toujours à mon amoureux un T-shirt porté pour pouvoir dormir paisiblement. Ca me rassure infiniment.

Le goût : 

Là, par contre, c’est une source de jouissance rare !

Ce qu’il y a de bien avec le goût, c’est qu’il est le seul sens qu’on peut choisir, ou non, de solliciter. Si je ne peux rien contre les sons et les odeurs, je peux décider de ce que je donne à découvrir à mon palet. C’est génial !

Sans rire, je jouis vraiment en mangeant des plats raffinés.

Je ne peux pas manger ni piment, ni épices, ni poivre, ni sel, en trop grande quantité. La majorité du temps, je n’assaisonne rien. Ce qui est insipide pour vous, est vraiment goûteux pour moi. Les légumes ont beaucoup de goût sans rien. En fait, je ne connais aucun aliment (proprement produit) ayant besoin d’un exhausteur.

Tout ce qui est saturé me déplaît,(presque) tout ce qui est issu de l’industrie me laisse de marbre. Je suis difficile à contenter. Par contre, les produits « purs » m’offrent une satisfaction sans nom. Je me régale. Manger est un grand moment de plaisir. J’adore ça !

Le toucher :

Aaah, le toucher … ! Pour faire court, je peux dire que je supporte particulièrement mal la douleur. Avoir faim est insupportable. Combien de fois ai-je entendu que j’étais trop douillette ? Que je pleurais pour rien ? … En réponse à ma perception, mon corps marque pour un rien. Je suis pleine de bleus, tout le temps.

Je frissonne beaucoup. Je suis très sensible aux écarts de température. J’adore les caresses du bout des doigts, ainsi que les massages profonds. J’ai souvent l’impression qu’on m’agresse en me touchant.

J’atteins difficilement l’orgasme parce que la limite entre trop fort et pas assez est très ténue. C’est compliqué. Si je sens un souffle dans mes oreilles, ça me coupe. Si sa barbe chatouille mon cou ne serait-ce qu’une seconde, ça me coupe. Si mes tétons sont stimulés par les poils de son torse, ça me coupe. Et je ne vous parle même pas des sensations de mon clitoris, ni de celles plus intérieures …

Je fais très attention aux matières de mes vêtements, je ne les supporte pas toutes. A leur taille aussi. Une étiquette oubliée et c’est l’enfer. Une simple couture peut me préoccuper.

Je suis très sensible à tout ce que je touche au quotidien : objets, meubles, linge, matières organiques. Faire la cuisine à mains nues m’a toujours déplu. J’ai détesté ça longtemps – ça me révulsait – et suis à peine entrain d’apprivoiser cet état de fait, maintenant que je comprends d’où il vient.

Au delà des sens physiques ?

L’hypersensibilité ne s’arrête pas au physique, vous le savez. C’est aussi et surtout là dans l’émotivité, dans les sentiments, dans notre perception de l’autre, de l’univers.

L’impression que le monde entier m’en veut :

Comme mon amie Céline, je prends de plein fouet mes émotions et celles des autres. J’ai souvent eu l’impression que tout était personnel, que les gens m’en voulaient personnellement. Je me suis sentie sans cesse attaquée et, en réponse, je suis devenue une personne à forte susceptibilité. Je prenais tout mal. Je me vexais pour des broutilles. J’étais pleine de ressentiment à l’égard des autres. Un pas de travers de la part d’un ami et c’était fini, je lui en voulais éternellement. Ce n’est plus le cas à présent.

Je suis très attentive aux détails, j’enregistre tout. Avant de comprendre que l’autre avait ses propres démons à combattre et que ses réactions étaient muées par ses propres problématiques, j’étais persuadée d’être la source de tous les problèmes.

L’empathie :

Sans que je m’en rende compte, mon empathie me jouait des tours. Mon humeur s’adaptait toujours à celle de la personne avec laquelle j’étais, sans que je ne puisse le contrôler. Je fusionnais littéralement avec elle, en particulier avec mon père. Mon père, cet homme génial, mais aussi cet être torturé, triste et désabusé.

Ses regrets, ses remords, sa vision noire de la vie sont devenus miens. Je prenais tout sur mes épaules. Je détestais les fêtes sans savoir pourquoi, c’était plus fort que moi. Tout ce qui le faisait souffrir, sans qu’il ne le formule, me torturait aussi.

Les gens heureux, voire euphoriques, m’emplissaient d’une énergie nouvelle, qui s’affaissait dès que je n’étais plus en contact avec eux. J’avais l’impression de ne pas avoir de personnalité, de dépendre des autres pour vivre et pour ressentir, pour décider si j’étais heureuse ou pas. Les gens malades me rendaient malades. Quand on me parlait de cancer, je le ressentais en moi.

Je pleurais de joie aux mariages, l’angoisse de ma soeur me parasitait le coeur, le désespoir d’une chanson écroulait mon monde. Je ressentais tout très très fort, et n’avais qu’un exutoire : chanter.

Comme si quelque chose partait de moi, une antenne, et allait se connecter directement au coeur de l’autre. Je sens généralement quand on me ment, quand c’est à fleur de peau, quand une personne est sournoise. J’ai la larme à l’oeil facile, et j’ai besoin de montrer à l’autre que je comprends et que je suis là pour lui.

Cette empathie fait aussi de moi une personne très indignée par l’injustice, une personne qui souhaite, sinon guérir, aider.

S’émouvoir de rien :

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été profondément bouleversée.

Bouleversée par ce poème, bouleversée par le baiser que déposait mon père sur mon front, bouleversée par la cruauté du camarade de classe qui écrasait les fourmis, bouleversée d’avoir à manger de la viande, bouleversée par les gouttes d’eau qui tombent du ciel.

Une véritable drama-queen ! Je gardais toujours pour moi ces sensations et n’en parlais à personne. Tout le monde semblait trouver tout ça banal : passer pour une hystérique était contraire à l’image de stabilité, de roc, que je souhaitais donner au monde.

Ca se traduit par des périodes de désespoir dingue : pensées suicidaires, auto-mutilations (rares, heureusement !), dormir 15 heures par jour, pleurer tous les soirs, imaginer un monde monstrueux dont on ne peut se sortir, et j’en passe.

Ca se traduit aussi par un bonheur si intense qu’on le sent venu tout droit de contrées divines : soulèvement du coeur, chaleur dans la cage thoracique, sourire qui décrocherait la lune, confiance inébranlable, certitude, paix profonde. Tout ça en étant tombée par hasard sur une abeille les pattes pleines de pollen. Dans mes phases de bonheur, comme actuellement, c’est un émerveillement de tous les instants.

Etre instable, réagir trop fort :

Comme Céline, je réagis très fort. Mes colères sont brutales, violentes. Elles ne durent que quelques minutes, voire secondes, pètent comme un éclair pour « rien ». Une tâche sur un papier important, un petit truc qui foire. L’instant d’après, tout le monde est tétanisé mais moi, je suis passée à autre chose et je ris. Mon amoureux trouve ça particulièrement déstabilisant.

Je suis instable dans le sens où je passe d’une émotion à l’autre sans prévenir, ce qui est particulièrement fatiguant pour moi, et pour ceux qui me côtoient intimement.

J’aime intensément, à la folie. Je fais tout ce qui revêt de l’importance à mes yeux à fond.

Comme je le disais plus tôt, c’est quelque chose que j’ai particulièrement renié. En façade, je suis très calme, très zen. C’est une demie façade parce que c’est aussi vrai, je suis d’un naturel calme. Mais je cache le plus possible à la société mes tornades internes.

Nervosité, incapacité à ne « penser à rien » :

Quand Ornella m’a dit que j’étais nerveuse, je n’ai pas compris. Depuis, j’ai fait du chemin, et j’ai accepté que ça faisait partie de moi. Je ne laisse plus mon ego me donner une fausse image de moi-même (du moins j’essaie !).

Je suis nerveuse, et l’hypersensibilité fait de mon esprit un endroit dénué de pauses. Je pense à mille choses en même temps, de façon non linéaire. Mon mode de pensée fonctionne plus comme un arbre à multiples branches qui se côtoient et interagissent, que comme une pyramide dont les étages se succèdent logiquement et sont distincts.

Je suis en constante ébullition. Je mets du temps à m’endormir. Mes rêves sont peuplés de myriades d’évènements sur lesquels je réfléchis sans cesse. Je ne connais pas de moments de répit. Méditer m’apporte beaucoup, même si j’y arrive très (vraiment très) peu.

J’ai soif d’apprendre. Je ne peux pas m’arrêter d’apprendre.

Souffrir d’être seule et différente mais accentuer mon « originalité » :

Je me sens profondément en marge du reste du monde. C’est un sentiment qui n’a jamais changé. J’ai mis du temps avant de rencontrer d’autres personnes avec lesquelles partager ça, et je me demande même si j’y suis vraiment arrivée.

Cette différence m’isole et me fait souffrir. J’aimerais être quelqu’un qui n’a pas de problème pour s’intégrer, qui est animé par des sujets de conversation normaux. J’aimerais être quelqu’un de moins « profond », parfois.

Mais d’un autre côté, je cultive cette différence, j’en fais mon étendard. J’aime être originale, j’aime casser les standards et montrer qu’on peut faire autrement, ouvrir les portes, creuser de nouveaux passages. Si j’en parle ici, c’est parce que j’ai constaté que c’est quelque chose que les hypersensibles expérimentent beaucoup. Ca me rassure.

Je crois avoir fait le tour de ce que l’hypersensibilité apporte et génère au quotidien. On peut le vivre comme un fardeau – je crois que nous l’expérimentons tous de cette façon les premières années – ou comme un splendide cadeau. Aujourd’hui, c’est de cette façon que je choisis de le vivre, que je me teste. Je vois que grâce à ça, je peux apporter beaucoup autour de moi et vivre en harmonie.

C’est un article beaucoup plus long et différent des autres. Il était nécessaire. Il me fallait vous expliquer ça pour ensuite vous parler de mon éveil, pour vous raconter quels enjeux se jouent désormais dans ma vie, pour vous décrire ce que c’est que de mettre un pied dans ce qu’on appelle la spiritualité.

Et vous ? Dites-moi, comment gérez-vous votre sensibilité ? Comment ressentez-vous ? De quelle manière vibrez-vous ?


75 thoughts on “Mon hypersensibilité au quotidien.

  1. margot baster Répondre

    bonjour Rozie,
    j’ai bcp aimé ton article.
    je me trouve dans le même cas et je l’ai découvert que très récemment suite a une rupture amoureuse dans laquelle je n’ai rien compris.
    tu as su bien résumer nos « problèmes » . merci pour cela.
    je n’ai jamais eu cette idée la , de me considérer comme une hypersensible. mais la réalité est la. Je le SUIS. je me reconnais à 100% dans tes descriptions.
    tu écris au passé. comment as tu su gérer cette « handicap »? t’en sortir? de vivre avec?
    j’ai 52 ans et je découvre mon « problème ».
    margot

  2. Eduardo Bessa Répondre

    I’m sorry for writing this in english, but I hope you can understand that. I could take a time and work a little on a french message now, but I’m just too excited to tell you how I’m feeling right now about your post!
    I found your blog searching for some article about feelings to work on. I’m from Brazil and I study portuguese-french licenciatures, so I had to chose some post or some article and make a presentation about it. This is tomorrow, so I was reading your text and it’s really amazing. I felt really connected to you and I really knew how it felt like almost everything that you wrote. Amazing thoughts, and it’s realy nice to see how many people you’re getting to know your work. That’s the kind of thing we have to spread on the internet, well done.
    So now I’ll go back to my homework, adieu!

    1. Rozie Répondre

      I’m not very good in english for write or speak but I understand ! Thank you for your message, I’m glad !!
      You’re the first one in english, the first one from Brazil : congratulations ! 😉

      From all the world, we are a lot of to feel the connection, all these feelings … That’s amazing ! I would like to tell you more and more but I don’t have the right words in this langage … !

      Thank you so much, really.

      I prefer to tell you « Au revoir » 😉 !

  3. Marianne Répondre

    Bonsoir Rozie,
    Je me remplie d énergie pour t écrire car écrire me demande beaucoup de concentration, je suis à l aise avec ma voix et mon corps.

    Je me reconnais dans ton écrit, j’ai beaucoup pleuré après t avoir lu. De soulagement, d apaisement et pleins d’autres émotions.

    Je me suis vu avant, avant de commencer à m accepter. J’ai encore beaucoup à apprendre, et j aime apprendre alors c’est une belle expérience.

    J’ apprends à accueillir mes émotions, à m aimer pleinement et à me comprendre.
    Et j’ai découvert des trésors fabuleux en moi…
    Je fais du yoga, beaucoup, beaucoup de méditation. J’ai besoin de beaucoup de calme, repos et temps pour moi, au quotidien pour pouvoir sortir de ma bulle et me mêler au monde.

    Je te souhaite de très beaux moments dans ta vie, je t envoie de belles énergies.

    Au plaisir de lire.

    Marianne

    1. Rozie Répondre

      Merci Marianne pour tes mots, ton temps, ton énergie.

      Ca me fait beaucoup de bien, je ressens toute l’attention que tu y a mise. Merci BEAUCOUP.

      Je suis en pleine phase d’acceptation, et je commence à peine à me préoccuper vraiment de mon corps pour harmoniser le tout (taïchi et yoga en cours …). Je ressens ces trésors dont tu parles. Je sais qu’ils sont là, quelque part, qu’ils n’attendent que moi. Et j’arrive, à mon rythme.

      Je te souhaite d’aussi belles choses, d’aussi bons moments, émotions, et sentiments. Ta bienveillance à mon égard donne à voir la beauté de ton âme.

      A bientôt.

  4. Séléné Répondre

    Bonjour bonjour,
    Je me permets de commenter pour signaler que -la fin notamment sur le fait d’être en ébullition permanente- laisse à supposer que vous êtes t.hqi
    je viens moi-même d’être diagnostiquée autiste asperger et thqi (enfin ce dernier diag traîne depuis mon enfance) et je sais à quel point ça peut être bon d’avoir une étiquette précise sur ce qu’on est. Mais uniquement si vous le voulez bien, si vous n’en jugez pas l’intérêt… bon ahah. Les test se passent en CMP notamment pour les gratuits; et la douance est bien loin des clichés véhiculés par les médias

    1. Rozie Répondre

      Bonjour Séléné,

      Vous êtes si nombreux à venir me souffler cette piste … C’est perturbant ! Un grand choc pour moi que d’oser l’imaginer.

      Bien sûr qu’il y a de l’intérêt à la savoir .. C’est exactement la démarche dans laquelle je suis en ce moment, mettre des mots sur moi, sur ce que je suis. Etre HP, ça me paraît dingue à l’heure actuelle. Mais l’idée fait son chemin après que plus d’une vingtaine de HP diagnostiqués soient venus me « prévenir » …

  5. Gwen Répondre

    Bonjour,

    Je vous conseille de lire « je pense trop » de Christelle petitcollin.

    Moi même hypersensible ce livre m’a permi de mettre des mots sur ce que je ressent au quotidien.

    Cela fait plaisir de voir que l’on est pas seul dans ce monde qui nous paraît si différent.

    Bon courage à tous sur le chemin de la sérénité.

    1. Rozie Répondre

      Bonjour Gwen,

      Je l’ai acheté aujourd’hui :). J’espère qu’il va m’aider, mais j’essaie de ne pas en attendre trop, de peur d’être déçue …

      On est beaucoup nombreux que ce que je pensais, oui ! C’est magique :).

      Bonne suite à toi aussi sur ce beau chemin !

  6. Anne-Claire Répondre

    J’aurais pu écrire cet article tellement cela me ressemble ! Tout y est : les sens exacerbés, prendre sur ses épaules toute la misère du monde, ces moments de tristesse infinie suivis de bonheur intense qui m’envahit de la tête aux pieds, Ces colères imprévisibles, violentes mais courtes.

    Une force et une faiblesse à la fois.

    Merci Rozie

    Anne-Claire

    1. Rozie Répondre

      Je t’en prie Anne-Claire, merci à toi pour ces quelques mots laissés ici.
      C’est toujours agréable de lire qu’on n’est pas seul.e !

      Plus une force qu’une faiblesse, sois-en sûre !

  7. Guillaume Répondre

    Rozie,

    Je pense qu’effectivement tu dois appartenir à la tribu des zèbres (je n’aime pas les mots surdoués, haut potentiel car ils n’expriment pas la réalité qui est simplement une différence dans la perception et le vécu de ce qui nous entoure – peut on dire qu’une pomme est plus fruit qu’une poire ?)
    Bravo pour ce témoignage et, comme exprimé par beaucoup, je me retrouve entièrement dans ton appréhension du monde.
    Savoir que j’appartiens à la tribu des zèbres m’a apporté la sérénité de savoir que je n’étais pas fou ou souffrant d’une pathologie. Mais aussi, et peut être surtout, de savoir que je ne suis pas seul et que nous sommes toutes et tous différents et donc source d’une grande richesse.
    Maintenant je suis « connecté » avec ce que je suis, vis avec tous mes sens et me permet de m’épanouir.
    J’ajouterai que tu n’es pas seule et que je serai ravi d’échanger sur ce sujet de la « zebritude », d’un cerveau en pensée permanente, avec toujours ce bruit de fond 🙂
    Belle continuation à toi. #YouDontFlyAlone

    1. Rozie Répondre

      Guillaume,

      Comment as-tu fait pour le savoir ? Es-tu passé toi aussi par le test de QI ? Comment as-tu parcouru ce chemin ?

      Merci pour tes mots qui me rassurent, pour ta gentillesse. Jamais je n’aurais envisagé tout ça avant que vous tous ne veniez m’en parler. C’est tellement improbable pour moi ! Tellement loin de l’image que j’ai de moi. J’hallucine encore qu’on puisse « croire » que j’en suis, et plus encore que ce soit possible, et peut-être même vrai. C’est perturbant !

      Une belle continuation à toi aussi, ravie de savoir que tu es connecté à toi-même, que tu t’épanouis. Qu’on soit zèbre ou pas, ça n’est jamais évident je crois, et pourtant c’est magique.

      1. Guillaume Répondre

        Rozie, je pense que j’ai fait comme beaucoup : un jour, au hasard d’une lecture, d’une vidéo, d’une rencontre, j’ai entendu parlé de ça. Ca a chatouillé mes neurones et mon coeur et j’ai approfondi et là, paf ! Je me lisais dans tous les articles de description, etc.
        Donc, à force de me retrouver, de chercher, j’ai voulu *savoir*. La recherche de cette « preuve » qu’on qualifie soi même d’absolue, qu’on pourrait brandir à la figure de chacun disant « ha ! je te l’avais bien dit ! » – de chacun, c’est plutôt à soi même 🙂
        Alors oui, j’ai passé le test de QI… Mais parler du test juste à l’aune d’un chiffre est trop réducteur. Disons que ce test regroupe en fait plusieurs dimensions, et qu’il te positionne dans chacune de ces dimensions : tu es Très Haut Potentiel dans cette dimension, mais « juste » Haut Potentiel dans celle-ci et ainsi de suite.
        La découverte de cela m’a également conforté dans le fait que nous – les zèbres j’entends – sommes extrêmement différents les uns des autres. Pour conserver l’image fruitière, il y a autant de différence entre les zèbres et les non-zèbres qu’entre une pomme et une poire. Mais entre zèbres, il y a autant de différences qu’il peut exister de variétés des pommes.
        C’est pour cela que les notions de SURdoués, de HAUT potentiels et autres termes utilisant des qualificatifs ne me plaisent pas. Il n’y a là que de la différence. Point.
        Quant à passer le test, oui, il y a l’appréhension de se tromper et que « ce n’est donc pas CA ». Encore que cela permet d’écarter cette hypothèse. Mais j’ai préféré. Un petit peu comme le fait d’avancer sur une route dont tu connais la direction générale (si je vais à l’ouest , c’est que je ne vais pas dans les autres directions) et que sur cette route tu vois un panneau t’indiquant que tu es sur la bonne direction. Ca ne change pas ta destination, mais tu es content.e de savoir que finalement, tu ne t’es pas trompé.e.
        Après avoir passé le test ? Ca n’a rien changé de mon quotidien. C’est toujours autant le bazar avec mon ascenseur émotionnel monté sur élastique. Je ne me suis pas réveillé Einstein d’un coup d’un seul.
        Non, ce qui a changé, c’est ma perception à moi même, mon « acceptation » : je ne suis pas fou, je suis juste différent et les critères d’évaluation qu’on m’a donné petit ne sont pas adaptés. Est-ce qu’il y en a d’autres ? Oui et non. Bon, ben j’essaie de me les construire, avec ce que je peux donner et recevoir des autres zèbres que je cotoie et rencontre. Je sais, mieux peut être, reconnaître les zèbres et les non-zèbres et mieux me comporter – ma capacitation sociale s’est améliorée. Probablement, l’effet le plus saillant est la paix avec moi même. Ne plus me considérer comme un inadapté ou quoi que ce soit. Je suis juste différent. Et ça m’a appris à aimer et apprécier encore plus la différence.

        Aujourd’hui ? Ben… je continue avec un soupçon de sérénité supplémentaire, d’acceptation de moi et … peut être de savoir un peu mieux ce que je ne veux pas – donc en fait, par opposition, ce à quoi je suis le plus ouvert – et donc de mieux m’orienter. Ce qui ne veut pas dire que j’en suis plus efficace ni même efficient 🙂

        Mais… Je sais maintenant à peu près où sont mes forces et j’ai bien l’intention d’appuyer dessus pour aller plus loin tout en utilisant mes faiblesses pour créer du lien 🙂

        Bref, ça reste le bazar, mais j’ai un meilleur point de vue 🙂 Ce qui m’a rendu définitivement optimiste, même dans des situations « critiques » ou tendues.

        Je serai ravi de continuer d’échanger là dessus. Je crois que, entre zèbres (et même pas uniquement), l’échange reste la clé 🙂

        Bises

        1. Rozie Répondre

          Merci pour ta réponse Guillaume !

          Pour l’instant, j’ai plus tendance à douter, à me dire que je m’emballe pour rien, que tout le monde peut plus ou moins se découvrir là-dedans. En fait, ça me fait peur.

          Ca me travaille tout de même beaucoup cette histoire. Je fais des recherches, j’entame des conversations avec des personnes qui ont été diagnostiquées, je regarde et écoute des vidéos sur le sujet, et vais même acquérir les bouquins qu’on m’invite à lire.

          A chaque fois c’est la même chose. « C’est dingue, moi aussi. » Suivi d’un « Mais je croyais que tout le monde fonctionnait comme ça ! » Suivi d’un « Je suis sûre que des gens normaux sont aussi comme ça … Comme les tests de personnalité, en somme. »

          Bref, je doute. Et j’ai plutôt tendance à rejeter l’éventualité tout en cherchant quand-même, ce qui est paradoxal. Le problème, c’est que depuis que cette question a été soulevée, je suis profondément remuée. Cette éventualité d’être zèbre remet absolument tout en question ! Moi qui avais réussi à être a peu près sûre de « moi » …

          Je suis encore plus sensible qu’à l’habituée. Comme si le fait d’avoir dit à voix haut « je suis hypersensible » rendait enfin la chose acceptable pour moi et donnait le droit à mes sentiments d’enfin complètement sortir. Je suis un peu paumée.

          Si je regarde ma vie sous le prisme du zèbre, tout prend un sens différent et frappant. C’est troublant, ça pourrait expliquer beaucoup de choses qui jusque là n’avaient pas d’autre sens que la fatalité. Mais bon … Je suis quand-même bien dans ma petite place. Je me suis construit un monde que je n’ai pas envie de remodeler encore.

          J’aimerais ne plus avoir à y penser. Sauf que c’est trop tard. Maintenant, je sais qu’il me faudra le « vrai » résultat pour être en paix. Je ne peux pour l’instant pas me le permettre. Et puis … C’est un peu « prétentieux » d’aller voir un pro pour lui dire « j’ai besoin d’un diagnostic, j’ai des raisons de penser que je suis HP » … Je ne me sens pas prête à dire ça à quelqu’un, comme ça …

          Quelles sont ces raisons d’ailleurs ? Finalement, ce n’est qu’une foule de petits détails. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire. Je ne sais pas s’il est normal que je réagisse comme ça et si d’autres sont passés par là. Toujours est-il que c’est un élément qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Ca me travaille.

          Désolée, je ne réponds pas vraiment à ton commentaire et t’accable de mon ressenti brut. Mais c’est que je ne peux pas faire autrement.

          Bises 🙂

          1. Guillaume

            Alors là, je te dirais que le doute, l’humilité, la timidité et tutti quanti sont également mon lot quotidien. That’s life… my life… 🙂

            Bien sûr, « nous zôtres » zèbres avons tendance à « accompagner malgré elle.lui » celles et ceux qui font montre de caractéristiques zèbrées… Je t’avoue être sincèrement désolé si j’ai participé à la pagaille dans ton équilibre.

            Quant au test… c’est affaire de chacun. Moi j’en ai ressenti le besoin. Un coin scientifique qui traîne dans ma tête et qui s’est dit que c’était l’étape dont j’avais besoin. Cela n’a pas changé mes actes au quotidien.. pas complètement. Ah si, faire preuve d’un peu plus de bienveillance à mon égard et une meilleure absence de jugement de moi même.

            La « zèbritude » n’est pas quelque chose de plus, quelque chose de SUR, de « plus haut que ». Ces faux-amis sont source aussi de non reconnaissance par les zèbres, parce que, justement, le syndrome de l’imposteur est très souvent présent et que « pourquoi moi ? C’est pô possible ! Dites moi pas que c’est pas vrai ! ». Mais il faut bien savoir ce que l’on est, en soi même, mais aussi par rapport aux autres. C’est ce qui permet de se placer correctement, de trouver et faire sa place dans ce monde, ma bonne dame ! 😉

            Tu ne m’accables pas. Bien au contraire, c’est sain d’avoir tous ces questionnements. Et si je peux t’apporter des réponses ou ne serait-ce qu’écouter, ce sera avec plaisir 🙂

            Au final, je ne te dirais qu’une chose : fais confiance à ton intuition. Ne lutte pas contre, mais ne te laisse pas embarquer par elle non plus. Considère là comme une orientation « brute », non travaillée. Après, elle s’analyse et on agit en fonction de…

            A disposition pour en parler encore 🙂

            bises

          2. Rozie

            Bon, la tempête émotionnelle est passée. Je suis en phase d’analyse de moi-même ^^. J’ai acheté des bouquins, je lis et écoute beaucoup de choses dans lesquelles je ne me reconnais que trop mais .. Disons que pareil, sans preuve réelle que j’en suis, le doute subsiste alors il faudra bien que j’aille passer ces fichus tests pour savoir sur quel pied danser.

            Mais je ne l’avais pas vue venir celle-là ! ^^ La zébritude …

            Le syndrome de l’imposteur .. Hmm, oui. Si j’en suis, c’est clair que je n’utiliserai jamais le mot « surdoué » ou « sur » quoi que ce soit. C’est tellement loin de tout ce que j’ai l’impression d’être, ce mot. Et ça fait très « moi, je ». Et d’un autre côté, c’est ce mot-là qui a été choisi alors .. Je ne sais pas.

            Même si je ne suis pas de ce « groupe », le fait d’en avoir appris l’existence me soulage. Parce que vous avez des caractéristiques précises que j’ai, qui se cognaient sévèrement au reste du monde. Et donc … Savoir que je ne suis pas seule à penser comme ça, c’est une rédemption ! J’exagère à peine ..

            A bientôt 🙂

      2. Guillaume Répondre

        Et moi aussi je pleure toutes les larmes de mon corps lorsque j’entends The Voice avec des performances exceptionnelles 🙂

        1. Rozie Répondre

          Ha ça !
          C’est ce qui m’a toujours fascinée dans le chant … Il n’y a rien que j’aime plus parce que la voix fait ressentir des choses à nul autre pareil.

  8. Jérémy Répondre

    Merci pour ce texte Rozie, c’est merveilleux, je me reconnais tellement dedans (pas sur tout les points mais beaucoup du côté de l’émotion) j’aurais presque pu l’écrire, cela est apaisant de se sentir simplement plus vivant. Pour ma part c’est l’écriture qui m’apaise, elle me donne la sensation de coucher sur le papier mes peines.

    1. Rozie Répondre

      Merci Jérémy pour tes mots.

      C’est également l’écriture qui m’apaise en ce moment. Généralement, c’est plus le chant, mais ces derniers mois je l’ai remplacé par les mots. Cet espace, c’est ma thérapie personnelle :). Mon journal intime, en quelque sorte, bien qu’il n’aie pas grand-chose d’intime, en fait !

      Je m’en vais lire tes poèmes sur ta page FB !

  9. Ludivine Répondre

    Bonjour, quand j’ai lu ton texte je n’ai pas pu m’empêcher de me reconnaitre dedans. J’ai appris il y a un peu moins d’un an que j’étais surefficiente. Un mot qui fait peur et qui fait assez pompeux lui aussi. Et l’hypersensibilité rentre dedans. Je suis allée voir une psy parce que je ne dormais plus, je devenais un fantôme. En fait j’étais mal dans ma peau parce que je ne comprenais pas pourquoi je réagissais plus fort que les autres, pourquoi j’avais des sens plus exacerbés que les autres. Dès la première séance elle a mis le doigt dessus et j’ai eu l’impression que tout changeait autour de moi. Je sais maintenant comment gérer mes émotions même si ce n’est pas toujours facile. Seulement ma famille a eu du mal à comprendre, de même que mes amis. Grâce à ton texte je pense qu’ils vont enfin comprendre ma manière de ressentir les choses et de les analyser. Car tu sais quel mot utiliser, tu sais vraiment décrire comment on fonctionne. Et j’avoue que cela fait du bien au moral et aussi de voir que l’on est pas seul. Si tu as le temps, essaye de lire des textes sur la surefficience, c’est comme ça que l’appelle ma psy.
    Aujourd’hui j’essaye de transformer ce don en quelque chose de positif, car pour moi il s’agit d’un don. Il faut juste savoir le contrôler et savoir s’en servir.

    1. Rozie Répondre

      Bonjour Ludivine,

      Je suis heureuse si mon texte peut t’aider, peut aider tes proches à comprendre ta façon d’interagir avec le monde. Ca me fait plaisir de servir à quelque chose !

      Je lis plein de choses en ce moment autour de la sureffience et du haut potentiel. Vous êtes nombreux à m’avoir encouragée dans ce sens. Je ne sais pas trop quoi en penser … Peut-on vraiment savoir juste en se reconnaissant au travers de quelques lignes ? Je ne sais pas .. Je me pose des questions. Mais même si ce n’est pas moi, ça m’aura au moins appris plein de nouvelles choses !

      Tu as raison d’en faire quelque chose de positif au quotidien en tout cas, c’est comme ça qu’on avance !

  10. Aude Répondre

    Ca me fait plaisir de lire un article dans lequel je me reconnais sur pas mal de points!
    Je n’allais vraiment pas bien ces derniers temps, j’ai donc vu différents professionnels et après avoir évoqué dépression et troubles de l’humeur, ils ont aussi parlé d’hypersensibilité et du fait d’être toujours à fleur de peau…
    Effectivement quand je lis des articles sur l’hypersensibilité je me reconnais bien, mais comme tu le dis, j’ai peur de passer pour une fille « pompeuse » à me considérer comme tel, alors que loin de moi cette idée ^^
    Et je n’arrive pas encore à voir ce trait de personnalité comme un point fort…un long travail faire j’imagine, mais merci pour cet article 🙂

    1. Rozie Répondre

      C’est vrai, ça fait « pompeux » et certaines personnes l’ont malheureusement pris comme ça (comme moi avant !), alors que comme tu le dis si bien, loin de moi cette idée …

      Un long travail oui, mais très chouette. Tu vas apprendre à te « réguler », à en voir tous les côtés positifs ! C’est tout ce que je te souhaite en tout cas.

      Merci !

  11. Emy Répondre

    Bonjour, moi aussi depuis toute petite j’ai toujours été mise à l’écart. Sans vraiment comprendre pourquoi… j’ai été jugée et incomprise par mes parents (je les appelle la juge et le bourreau…) bref. A l’adolescence, comme beaucoup d’entre vous, tentatives de suicide, scarifications… repli sur moi, depression… j’ai été psychanalisée, suivie, j’ai passé plein de tests, « phobique sociale », « hypersensible », « surdouée », j’ai rejeté tout ça en bloc car je ne voulais pas être différente… j’ai maintenant 26ans et en début d’année j’ai du faire face à tellement de difficultés que j’ai encore plongé dans la dépression, gros burn out. Et je suis tombée sur un livre : « je réfléchis trop, comment canalyser se mental envahissant » de Christelle Petitcolin. Elle explique qui nous sommes, le fonctionnement de notre cerveau, et j’ai pleuré. Tellement pleuré de me prendre en pleine gueule cette « différence » que je refusais… Mais maintenant j’apprend a accepter qui je suis, et j’apprend a mieux prendre soin de moi. J’ai découvert qu’aller reposer mes 5 sens en foret régulièrement était salutaire, et que je n’avais pas besoin de l’approbation des autres pour avancer. J’ai beaucoup plus confiance en moi maintenant. Et j’essaye de m’entourer petit a petit de meilleurs personnes, de gens comme nous, qui peuvent me comprendre.

    Merci pour vos témoignages à tous, il n’y a rien de plus précieux pour moi que de ne plus me sentir « seule au monde ».

    1. Rozie Répondre

      Wahou … !

      Emy, tes mots et ton vécu sont très touchants. Et la relation que tu entretiens avec tes parents fait mal. Je suis sincèrement désolée pour cette déferlante de douleur et d’incompréhension mutuelle. Tu me fais beaucoup penser à ma soeur. Elle a 21 ans aujourd’hui et a passé une enfance terrible, entre phobie scolaire, phobie sociale, phobie de mourir et j’en passe … Les rdv psy n’ont rien changé. Elle était tellement introvertie qu’elle ne leur parlait pas. Ca a été très dur pour elle de vivre, d’avoir des relations avec les autres, et je suis sûre que ça l’est encore.

      En comparaison, ma vie est tellement facile ! Je fais partie de la tranche qui « le vit bien » et ne se fond pas trop trop mal dans le décor. Enfin je crois.

      Merci pour ce partage. Je te souhaite beaucoup de joie et d’amour pour la suite !

  12. […] En parcourant le forum Aspi-girls que je suis, je me suis posée sur l’article suivant, posté... https://danslesetoilesblog.wordpress.com/2017/08/27/hyper-sensibilite
  13. Fernandez Thaïs Répondre

    Tout d’abord bonjour.
    Pour commencer, j’ai 14 ans et j’ai appris il y a quelques mois que j’étais précoce, et la fameuse dame qui m’a fait faire ce test, en me donnant les résultats, m’a dit que j’étais dans les 2% de la population possédant un quotient intellectuel (et je sais bien que l’intelligence se voit dans la façon de penser d’une personne et non à sa capacité à mémoriser des chiffres) supérieur à 140. Donc je me sentais déjà différente des autres et le vivait très mal, je m’en voulais d’abord (scarifications, périodes de « dépression profondes », envies suicidaires…) et pensait que c’était « ma faute » que c’était parce que je l’avais voulu. Maintenant je sais que ma précocité et mon hypersensibilité y sont pour quelque chose, donc j’apprends à me controler par rapport à mes émotions et savoir que je ne suis pas seule et que, non ça n’est pas parce que j’ai un caractère « de merde » que je suis comme ça, me fait du bien et m’aide à relativiser. (P.S.: je crois bien que mon père est comme moi, serait-il possible que je le sois parce que lui aussi l’est ?)

    1. Elisa Répondre

      Coucou Thaïs, étant (il me semble° un peu plus avancée sur le sujet) je me permets de te répondre au sujet de ton questionnement par rapport à ton père. En fait, la douance est héréditaire, donc, ce n’est pas du tout impossible que ton père soit aussi zèbre.
      Pour en revenir à toi, Rozie, cela ne m’étonne quand tu dis que tu as l’impression que plusieurs membres de ta famille sont comme toi (je suis en train de t’écrire mon mail comme promis ;-))

      1. Rozie Répondre

        Elisa,

        Merci beaucoup, j’ai hâte de le recevoir :).

    2. Rozie Répondre

      Bonjour Thaïs,

      Oui, il est fort possible que ton père soit comme toi ! En fait, c’est génétique et héréditaire, la majorité du temps. Ca pourrait peut-être l’aider que de l’apprendre.

      A ton âge, je venais de passer ma période « noire ». Je griffais mes jambes le soir en pleurant des torrents de larmes, j’avais la manie de me mordre très fort (entre le pouce et l’index) et l’ai encore, et je « m’amusais » à marquer mon corps en plantant mes ongles un peu partout dans ma peau. Je ne suis jamais allée vraiment plus loin parce que je suis hématophobe. D’un côté, ça a peut-être pu m’être bénéfique d’être phobique ^^.
      Je ne voyais pas le bout du tunnel. Pourtant, la joie est revenue naturellement après deux ans. Je pensais que c’était une simple crise d’ado. Je le pense toujours en fait (mais je ne dis pas que c’est ton cas) !

      Courage pour la suite. Mais la suite est belle, tu verras 😉 !

  14. Anne-sophie Répondre

    Bonjour,
    Merci pour ce texte qui décrit ce que nous ressentons au quotidien.
    J’ai 46 ans et ce n’est que depuis 5-6 ans que j ai découvert que j’étais hypersensible.
    Donc une bonne partie de la vie, j’ai essayé de coller à la norme, a maîtriser mes sensations, a croire que j’étais folle qd je piquais une de ces fameuses coleres , qd les bruits les lumières les odeurs de la société humaines me fatigués que je recherchais la solitude pour me reposer….
    Aujourd’hui que je sais que je suis hypersensible je le vis mieux, je prends des moments où je suis seule , je vis fs un petit hammeau en pleine campagne ou il y a des arbres …
    Le fait de vivre dans cet endroit m’aide bcp a me ressoucer.
    Je suis aidé à domicile, l’hypersensibilité est un atout car à peine suis je chez les personnes que je sais si ca va ou pas mais par contre je suis très fatigué en fin de journée. ..

    1. Rozie Répondre

      Bonjour,

      Merci pour votre passage ici !

      Comme vous, j’ai fini par retourner à la campagne (perdue au milieu des champs !). En ville, je ne m’en apercevais pas, mais c’est en revenant à la campagne que je me suis sentie immensément soulagée. Ce calme … Il m’avait manqué en fait !

      Vous exercez un métier magnifique, soyez fière !

      1. Anne-sophie Répondre

        Merci😊

  15. Teia Répondre

    Woaw.. comment dire. Evidemment ces mots m’ont donné l’impression de flotter dans un univers familier, réconfortant. Parce que c’est dur à vivre au quotidien et qu’on se sent démunis. Loin d’etre aussi sensible physiquement (bien que les musiques me fassent vibrer intensément, ou m’orripilent énormément), je le suis émotionnellement. Ce sentiment de persécution que tu décris est mon quotidien, couplé forcément à d’autres failles dans mon développement (Freud ne me démentirait pas) et fait que la vie sociale me semble être une lutte de tous les instants.
    J’apprends aujourd’hui, petit à petit, à comprendre que les autres aussi ont leurs faiblesses et que je n’en suis pas (toujours) la cause.
    Merci pour cet article, superbement écrit, qui rassure et soulage.

    1. Rozie Répondre

      Merci beaucoup pour tes compliments.

      Je suis allée visiter ton blog (la tournure de tes phrases dans ce commentaire m’a fait penser qu’il y avait une belle plume cachée par là !). Si jamais tu recommences à écrire, sache que tu as une lectrice !

      Ma vie sociale me semble aussi comme … Une lutte, c’est bien dit. Ca va mieux en ce moment, ces derniers mois, j’ai l’impression d’avoir renoué avec mes amis. Mais je suis toujours entrain de le remettre en question et je m’imagine TOUT LE TEMPS que je me fais des idées, que les autres ne tiennent pas à moi, que c’était du « fake ». Je ne sais pas pourquoi, c’est un automatisme. Je ne suis jamais rassurée.

      Voilà des années que je n’ai pas réussi à me faire un véritable nouvel ami. Finalement, il n’y a pas grand monde autour de moi ! Et en société, je ne sais pas comment me comporter. Surtout quoi dire, et à qui !

      Comme toi, il y a sans doute d’autres failles dans mon développement qui font que .. Je travaille dessus !

  16. Séb Répondre

    Bonjour Rozie,

    Je viens de lire ton article via le HuffPost.
    Je devais à tout prix te laisser un commentaire pour te dire MERCI !!
    Je me suis reconnu en grande partie dans ton article.
    Même si je le savais déjà, ça fait du bien de savoir qu’on est pas tout seul à être comme ça !
    Début de cette semaine encore, je pétais un plomb car j’en ai marre de ne pas être compris dans mon entourage, de recevoir des réflexions, etc…
    Marre de mettre mon costume de « monsieur tout le monde » comme je dis, afin d’être accepté/apprécié.
    Mais en fait je mets un masque car les gens ne comprennent pas et ça les gêne…
    J’ai décidé de dorénavant vivre dans mon authenticité et tant pis si ça gène, ça ne plaît pas à tout le monde !
    Moi je me sentirais mieux, en étant fidèle à moi-même et je finirais bien par rencontrer des gens qui comprendront 🙂
    J’ai aussi hate de voir la suite de tes écris car moi aussi j’ai entamé un chemin vers la spiritualité !
    Encore merci et à bientôt 🙂

    1. Rozie Répondre

      Bonjour Séb !

      Moi aussi, je te dis MERCI ! Ton passage ici me fait vraiment plaisir, c’est toujours agréable de discuter avec des personnes qui semblent nous comprendre. Ca fait beaucoup de bien !

      On dit que les hypersensibles sont des êtres originaux (dans leurs choix, leurs décisions, leurs réflexions) qui se cognent à la rigidité du monde. Je n’aime pas trop me qualifier d’originale (ça fait très « moi je » …) mais c’est bien comme ça que je le ressens, sur nombre de mes choix. C’est ambivalent comme sentiment parce que d’un côté ça isole, et d’un autre, on ne peut juste pas faire autrement !

      Alors tu as raison, fais comme tu as envie. Tant que tu n’empiètes pas sur la liberté et l’intégrité de l’autre, tout est permis ! Etre heureux, en harmonie avec soi-même, ça vaut le coup !

  17. Mickaël Répondre

    Je vois surtout un égo surdimensionné et une très haute opinion de soi même. « Je suis l’élue, je n’appartiens pas à votre monde, pauvres mortels ». Se regarder le nombril à ce point, c’est extraordinaire. Mais vous avez trouvé des copines apparemment, c’est cool.
    Effectivement, en se forçant à être casse-pied, on peut le devenir assez rapidement. Trop de bruit, trop d’odeur… on peut tout trouver pénible… Après, on peut faire un effort, respirer un bon coup et se dire que l’hypersensibilité est juste la pseudo-« pathologie » à la mode, comme l’intolérance au gluten. Il y a quelques années, tous les enfants nuls à l’école etaient surdoués… tous les medias nous cassaient les pieds avec ça, c’est passé.
    En tous cas, merci pour les fous rires que votre article m’a procuré. (J’ai pas tout lu, désolé pour votre égo). Votre intelligence supérieure est difficilement accessible à un pauvre petit erre.

    1. DE LA FUENTE Répondre

      Bonjour Michael,
      Je vais vous parler de Vincent, mon fils de 13 ans, qui est hypersensible. Il a toujours été un très gentil garçon qui ne pose aucun problème. Pourtant, ses sens sont exacerbés. Pour exemple, je vous citerai :
      – Il y a 2 ou 3 ans, dans une grande parfumerie de Paris, Vincent s’est vite senti mal à cause de toutes les odeurs. Je lui ai demandé de patienter un peu. Je me suis même un peu fâchée. Résultat, 10 mn plus tard, il tombait dans les pommes.
      – Quand il était en CM2, le maître l’a forcé à chanter seul en public (c’est un grand introverti). Résultat : Il s’est évanoui.
      Et j’en ai encore d’autres en stock.
      Voilà
      Merci
      Patricia

      1. Rozie Répondre

        Patricia,

        Je suis impressionnée par la force de la sensibilité de votre garçon … Vous êtes vous tournée vers la piste de l’enfant précose, HP, comme ça m’a été suggéré ? Ca doit être complexe à vivre au quotidien !

    2. Océane Répondre

      Vous savez la connerie est aussi une pathologie, et ne pas accepter que tout le monde vis et ressent les choses différemment est un symptômes. Si vous trouviez cette dame condescendante avec un ego surdimensionné c’est votre droit, par contre commenter pour ne rien dire afin d’enfoncer quelqu’un qui parles de son ressenti ça vous apporte quoi ? Vous avez besoin de rabaisser les autres pour vous sentir vivre ? Nan doit y avoir un truc comme ça parce-que sinon je ne comprendre pas, critiquer négativement OK tant que c’est constructif. Mais la la sensibilité est quelque chose de subjectif et propre à chacun. Elle ne parles pas des autres ou très peu elle parle de comment elle vie sa sensibilité, c’est quelque chose de personnel. Et avec votre commentaire je doute que vous compreniez cette sensibilité ni que vous avez un jour porter ce fardeau. Alors que vous ne soyez pas d’accord c’est une chose mais que vous vous sentiez obligé de commenter une chose subjective comme cela c’en ai une autre. Apprenez à vous contenir parfois surtout quand vous dites des choses qui n’ont pas lieu d’être juste sous prétexte de blesser les gens.

    3. Rozie Répondre

      Vous pensez que j’ai des problèmes d’ego, soit. Je ne dis pas que ce n’est pas le cas, il est vrai que j’ai plutôt une bonne estime de moi ces derniers temps, j’ai pas mal de travail à faire sur mon ego – je le reconnais -, et votre commentaire aurait pu m’être utile et constructif, s’il n’était pas si teinté de condescendance et de méchanceté.

      Vous n’avez pas tout lu, vous me jugez donc sur quelques lignes survolées ? Les êtres sont complexes Mickaël, et je suis sûre que derrière votre attaque se cache une personne tout aussi complexe et toute aussi belle.

      Oui, j’ai trouvé des « copines », mais aussi des « copains » … Pourquoi cette usage du féminin ?

  18. Ju Répondre

    Rozie, je vois que l’on te l’a déjà proposé… Mais à mon avis, tu n’es pas qu’hypersensible. Tu es probablement également un haut potentiel intellectuel. Rien de grave à ca, au contraire, c’est un joli pouvoir lorsque l’on sait vivre avec.
    J’ai fait ce cheminement, de découverte, de retrouvailles avec moi-même, d’acceptation… Il y a moins d’un an. Oui, le HP est hypersensible, hyperémotionnel, hyper tout en fait… Avec un sens moral à pleurer pour une injustice « futile », avec des angoisses parfois sourdes, avec… Avec un tas de trucs cool une fois qu’on sait jouer avec.
    (je ne te connais pas, j’ai lu l’article sur le huffington post. Et je me suis dit « mais mince, mais faudrait lui en parler ! »

    Bonne chance dans ta vie future.

    1. Rozie Répondre

      Merci beaucoup Ju, pour cette suggestion. En effet, une personne m’a déjà mis sur la voie, mais le fait que vous soyez une dizaine d’autres HP à me dire que je fais partie du groupe … Me perturbe, et m’étonne en même temps ! Je n’arrive pas à y croire et j’ai du mal à me dire que ça pourrait vraiment être le cas.

      En tout cas, je suis en plein cheminement dans la « connaissance de soi », je fais plein de « découvertes » sur moi ces derniers temps .. C’est fascinant et nécessaire !

      Je te souhaite réciproquement bonne chance dans ta vie future :).

  19. Paillette Répondre

    Coucou,
    J’ose te laisser un petit mot.
    Je me suis beaucoup reconnue dans ton article. Comme toi, je suis hypersensible et parfois, cela me handicape au quotidien… Je suis différente, je le sais et je le brandit haut et fort.
    Depuis que je suis enfant, j’ai toujours entendu que je prenais tout trop à cœur, que j’étais une « braillousse » (je pleurais pour rien, que j’étais chiante, j’en passe et des meilleurs.
    Je l’ai su depuis mon enfance, j’ai remarqué que j’étais vraiment différente des autres enfants et puis, j’ai appris que j’étais hypersensible. Et j’ai enfin compris pourquoi j’étais si différente des autres…
    Je me sens souvent très seule et cela me fait souffrir, même si parfois, je recherche cette solitude. Longtemps, comme toi, j’ai cru que le problème venait de moi et je m’auto punissait. Puis, j’ai enfin compris que non, ce n’était pas moi le problème.
    Beaucoup de choses m’insupporte (les odeurs, les bruits de bouche, etc, etc…), mais avec le temps, j’arrive à gérer un peu mieux, même si ce n’est pas toujours facile.
    J’adore apprendre. Je n’aime que les programmes qui m’instruise, les livres, etc, etc… Je suis insatiable de ce côté là!
    Je déteste quand les plus fort s’en prennent aux plus faibles et je ressens également la tristesse et la douleur, plus qu’il ne faudrait parfois.
    Et puis, le dernier point qui m’a sauté aux yeux et qui finalement m’a fait prendre conscience que cela était dû à mon hypersensibilité est le rapport que tu entretiens avec ton conjoint car effectivement, je suis méga colérique, je « pète des cables » pour une broutille, puis une fois ma colère passée, hop, je redeviens « normale »… C’est assez déroutant pour les personnes qui vivent avec nous…
    Alors, merci d’avoir si bien expliqué l’hypersensibilité aux autres. Merci beaucoup pour cet article qui me fait du bien. De dire aux autres que oui nous sommes « normaux », mais différents, c’est tout.
    Merci du fond du cœur.
    Je te souhaite une agréable journée et t’envoie des bisous pailletés. :*

    1. Rozie Répondre

      Bonjour Paillette !

      Braillousse ? Voilà un mot super drôle que je vais pouvoir rajouter à mon vocabulaire !
      Comment tu as appris que tu l’étais ? Moi, ça s’est fait sur le tard. Les médecins ORL avaient bien décelé que j’étais très sensible au niveau de l’ouïe (je me suis toujours plainte du bruit et j’avais des otites tous les deux mois, l’horreur !), mais il a fallu attendre que je sois grande pour comprendre. C’est une psy (que je n’ai vu qu’une seule fois à une période critique) qui a posé le mot. Je crois qu’on me l’avait dit quelques autres fois avant, mais je n’y prêtais pas foi.

      C’est drôle parce que moi aussi, je me punis. J’aime être seule, mais j’aime aussi avoir des amis. Mais comme j’ai toujours l’impression que « ça va pas », je m’éloigne. Je n’arrive pas à créer vraiment de nouveaux liens, c’est pesant !

      Haha, la colère .. Au début, je croyais que je la tenais de mon père (une personne très très colérique, sa colère est fulgurante à chaque fois, et en général, il casse toujours quelque chose), mais aujourd’hui, je me demande plus s’il n’est pas une personne très sensible aussi. Ca expliquerait beaucoup de choses quant à son comportement !

      Merci beaucoup ! Je t’envoie également de toutes douces pensées et des bisous ! A bientôt !

  20. MissTexas Répondre

    Ah la la, Rozie, depuis le temps que je voulais te laisser un message !!! Je t’ai lu tout cet été (je me jette sur tes articles dès qu’ils paraissent !), mais entre mon séjour en France et la rentrée sur les chapeaux de roues, je n’ai pas pris le temps de commenter !

    Donc j’arrive un peu après la bataille, mais quand tu te posais des questions sur la poursuite de ton blog, cela a fait écho en moi puisque j’avais publié presque le même article quelques temps avant. Je suis bien contente que tu poursuives, et je te lirai, peu importe le sujet. Je suis moi aussi dans un vrai cheminement de réflexion personnelle, tout en devenant de plus en plus accro à la simplification de ma vie (dans ma tête, dans mon intérieur, dans mon alimentation…), donc j’ai hâte de lire les sujets que tu annonces dans tes nouveaux articles !

    Concernant ton hypersensibilité (très bien décrite au demeurant), je crois que de nombreuses personnes se reconnaîtront. Ce qui a pu te paraître une faiblesse est certainement une force dans ce monde où toutes les émotions sont contrôlées et assainisées. D’ailleurs, un des résultats directs de cette hypersensibilité, c’est la qualité de ton écriture et la finesse avec laquelle tu arrives à décrire tes émotions, mais aussi celles des autres, et la vie qui vous entoure. Tu ne pourrais pas avoir cette plume si tu ne ressentais pas les émotions au plus profond de ton être. Tu vois, ça peut être un vrai atout 🙂

    Bises du Texas chère Rozie, et au plaisir de te relire prochainement 🙂

    1. Rozie Répondre

      Merci ma belle pour ton engouement, ça me fait super plaisir !!

      Oui, j’ai l’impression qu’on vit plus ou moins la même chose en ce moment, toutes les deux. Toutes ces remises en question, ces nouvelles conduites qui « s’imposent » autant qu’on les désire, ces réflexions sur le monde qui nous entoure et l’impact qu’on peut avoir … Et surtout, le sentiment que notre cheminement intérieur démarre enfin. C’est très particulier, et génial en même temps, tu ne trouves pas ?

      En fait, on est très nombreux à être hypersensible. Il semblerait que ce soit en 15 et 20% de la population, c’est énorme !
      Je ne l’ai jamais vécu comme une faiblesse, mais plus comme .. En fait, j’avais l’impression d’être une personne vide : il me faut du temps pour me construire un véritable opinion, je suis sans cesse ballotée d’un camp à l’autre par exemple. J’avais l’impression de n’avoir aucune personnalité, ce qui m’a poussé, à l’adolescence, à m’en construire une « forte » et « intransigeante ». Mes amis seraient plus à même de décrire mon comportement de l’époque, mais c’est comme ça que je le vois. Je voulais creuser ma place, arrêter d’être insipide. Aujourd’hui, je sais que je ne l’étais pas, et que je ne le suis pas.

      Oui, c’est un véritable atout. J’en suis consciente maintenant qu’il me sert dans tous les pans de ma vie : travail, passions, privé .. C’est très utile ! J’apprends à doser.

      Merci mille fois pour tes compliments.

      Des bises de Provence 😉

      1. MissTexas Répondre

        Merci pour ta réponse !

        En fait, je ne démarre pas vraiment mon cheminement intérieur, puisque j’ai commencé à me poser des tas de questions vers 17-18 ans, il y a 15 ans, donc. J’ai déblayé beaucoup le terrain et accepté / pardonné beaucoup de choses. Puis j’ai eu mes enfants à 27 et 30 ans, et j’ai tout mis en pause, j’avais bien assez à faire ! 😀 Je m’y remets doucement maintenant qu’ils grandissent. J’avais énormément travaillé sur moi la première fois, et maintenant que je me sens bien plus libre, je travaille sur mon environnement. Je réfléchis beaucoup plus à mon interaction avec la planète, alors qu’il y a 15 ans ce n’était pas du tout le but de mes réflexions, qui étaient vraiment centrées sur moi même. J’ai l’impression que dans ton cas, c’est un peu un tout qui va ensemble, je me trompe ?

        Concernant la personnalité, j’ai longtemps été complètement vide, avec peu de culture générale et d’expérience dans la vie. Heureusement, j’ai rencontré mon mari qui m’a ouvert des portes, fait voyager et appris beaucoup de choses. Et puis l’expatriation a fini de peaufiner ma personnalité 😉 Maintenant je peux dire que j’ai une personnalité très forte (dans le bon sens du terme) et que je sais où je vais. Mes amis et ma famille me disent fréquemment : « y’a que toi pour faire ça de toute façon ». Et c’est vrai, parce que je suis très loin des sentiers battus. Je ne suis aucune mode, je suis incapable de parler de séries, je n’ai pas acheté de vêtements pendant 18 mois juste par conviction, je refuse de toucher une goutte d’alcool pour ne justement pas faire comme tout le monde, je me lance dans des projets perso un peu fous… Et que ça plaise ou non, ça me passe complètement au dessus 😉

        Bref, ton cheminement est très intéressant, et je suis sûre que tu trouveras le bon dosage rapidement. Il y aura des retours en arrière, ils sont inéluctables, mais c’est pour mieux rebondir après 😉

        A bientôt !

        1. Rozie Répondre

          C’est rigolo, je n’ai pas acheté de fringues depuis …. Si longtemps, juste par conviction et je ne bois pas une goutte d’alcool non plus (ce qui fait bien râler mes camarades de soirée, d’ailleurs !). Je l’entends aussi souvent, ce « Il n’y a que toi pour … »

          Oui, c’est un peu tout en même temps pour moi. Un gros et profond travail sur moi est en cours. En fait, c’est un peu l’inverse de ton parcours. J’ai commencé en remettant en cause « les règles » et en faisant différemment. Ensuite, j’ai ouvert les yeux sur mon impact sur la nature (c’est toujours en cours). Tout ça a débloqué quelque chose, a ouvert une porte qui m’amène à aller en profondeur à l’intérieur de moi. C’est génial !

          L’essentiel, c’est qu’on grandit et qu’on ne cesse pas d’évoluer, pour se rapprocher de soi et de ses valeurs. Avant, je croyais qu’on devenait adulte vers 25-30 ans, et que rien ne bougeait plus après dans notre personnalité, dans nos réflexions. On savait. C’est l’image que j’avais de mes parents, et des adultes en général.

          Aujourd’hui je constate comme j’avais tort ! Et heureusement !

          J’espère que vous vous en sortez avec Harvey ;). A bientôt !

  21. travel&run Répondre

    Je suis « cerveau droit » et hypersensible. Mais ce que tu décris dépasse largement l’hypersensibilité. Je n’ai pas lu d’autres articles du coup je ne sais pas où tu en es dans tes démarches mais si tu souhaites retrouver un peu de paix chercher également ailleurs que dans l’hypersensibilité.
    Perso j’ai réussi récemment en voyant une psy à me détacher de ce côté de moi. Bien sûr j’en suis toujours « capable » mais j’arrive à prendre les choses telles qu’elles sont et à beaucoup moins me poser de question (bon même sans ça j’ai toujours du mal à dormir ^^). Bref arriver à vivre avec ça en atténuant les effets négatifs c’est largement possible mais il faut en faire la démarche et être ouverte à cela.

    1. Rozie Répondre

      En ce moment, je suis ouverte à tout ! Je fais un gros travail sur moi depuis un an environ. Je cherche, j’ouvre les portes fermées à double tour, j’essaie de me « libérer », de devenir vraiment moi. C’est fatigant, mais pour rien au monde je n’arrêterai maintenant que je suis lancée !

      A l’heure actuelle, les seuls côtés qui restent négatifs, sont mes intolérances à certains bruits (ils m’empêchent de me concentrer ou de me reposer, ça m’irrite franchement), à la lumière (mais des lunettes de soleil à ma vue viendront bientôt régler le problème) et aux odeurs. Des amis nous ont offert de l’encens et des parfums d’ambiance pour notre emménagement. Mon amoureux adoooore l’encens ! Je prends sur moi pour ne pas le priver. En fait, ça ne sent pas vraiment mauvais, mais trop fort !

      Tu as des pistes à me suggérer ?

  22. Plume d'Auré Répondre

    Un superbe article <3
    Je connais ça, car moi aussi, hypersensible je le suis…
    Je vois cela plutôt comme une force dans la vie! On sent tout, tout est décuplé, cela ne rend que notre vie plus intense.
    Des bisous

    1. Rozie Répondre

      Oh, merci beaucoup <3 !
      Tu as raison, c'est une véritable force, c'est un peu magique 😉 !

  23. marie kleber Répondre

    Je crois que l’essentiel c’est de l’accepter et comme tu le dis ce n’est pas toujours chose aisée Rozie. Je ne sais pas si je pourrais me qualifier d’hypersensible mais plus jeune, j’étais très à fleur de peau. Je garde des souvenirs d’heures noires, d’envies d’en finir, de bruits assourdissants et d’un manque profond, d’un mal être intense qui n’en finissait pas face à la cruauté du monde. Je me prenais tout de plein fouet et j’avais du mal à trouver ma place et mon équilibre dans ma vie, dans ma famille, auprès des autres.
    Le jour où j’ai accepté cette part de moi, où j’ai réalisé que cela pouvait aussi être une force, comme on n’avait cessé de me le répéter pendant des années, quelque chose a changé en moi. Etre sensible m’apparait comme une chance, surtout à travers les mots que je partage et la façon dont j’envisage la vie, les gens, l’autre, le quotidien.

    Merci d’avoir partagé ce témoignage avec nous. C’est toujours enrichissant.

    1. Rozie Répondre

      Pour ce que tu fais Marie, c’est une véritable force, un atout formidable. C’est ce qui fait que tu nous touches intensément à travers tes mots. C’est l’intelligence du coeur, comme j’aime à l’appeler. Et c’est sûr, tu en es fortement dotée !

      Peut-être l’es-tu aussi. On dit que 15 à 20% de la population l’est, ce n’est pas rien ! Si ça t’intéresse, fais quelques recherches, ça t’éclairera peut-être sur certains de tes comportements !
      Pour moi en tout cas, c’est libérateur. Comme tu dis, dès qu’on accepte, tout va mieux. Accepter est l’une des grandes clés de la vie, elle ouvre toutes les portes !

  24. Paula Répondre

    Serais-je donc hypersensible ? Ton article me décris parfaitement, je viens de mettre des mots sur certains états que je ne comprenais pas. merci 🙂

    1. Rozie Répondre

      Continue tes recherches en ce sens, alors ! Tu verras, on apprend beaucoup, on se comprend mieux après. Et si le coeur t’en dit, viens me raconter un peu :).

  25. La parenthèse psy Répondre

    Je me reconnais en beaucoup de points dans ce que tu écris. Je transformé cette « sensibilité » en compétence et je m’en sers dans mon travail comme indicateur. Ma sensibilité est devenue mon allié !

    1. Rozie Répondre

      Tu es psychologue ?

      Je crois que tu ne te trompes pas quand tu parles de compétence. Maintenant que je travaille dans le social, c’est clairement devenu une compétence pour moi aussi.

  26. Elisa Répondre

    En fait, ce que tu décris là c’est la douance, la haute potentialité…
    Pas facile à vivre au quotidien mais très riche.

    1. Illyria Répondre

      Non pas forcément, tou.te.s les « surdoué.e.s » sont hypersensibles, mais être hypersensible ne signifie pas forcément être « surdoué.e », et en l’occurence, ce post ne laisse pas penser que Rozie est forcément surdouée. On peut le penser, notamment avec sa façon de penser (qui se retrouve aussi chez les hypersensibles non zèbres a priori), mais c’est loin d’être certain.

      1. Elisa Répondre

        Je lis Rozie dans l’ombre depuis quelques mois et je pense que pour elle, si ça l’intéresse, bien sûr, c’est une piste à explorer. Je n’ai rien dit de méchant que je sache.

        1. Illyria Répondre

          Désolée mon ton était beaucoup trop sec, mais non tu n’as rien dit de méchant et ce n’était pas du tout l’intention que je vais mettre dans ce message.

          1. Illyria

            que je voulais mettre dans ce message *

      2. Rozie Répondre

        Illyria,

        Je suis plutôt d’accord avec toi, ça se sentirait plus « fortement » dans ma manière d’écrire et d’appréhender les choses si j’étais « surdouée », non ? Je ne sais pas, c’est l’idée que je m’en fais, surtout quand je lis le blog de Postman (super intéressant, j’adore) ! J’ai l’impression d’être à des années-lumière.

    2. Rozie Répondre

      Elisa,

      De la douance ? Comme je n’étais pas sûre de ce que signifiait le terme, je suis allée chercher. J’ai lu les grandes caractéristiques des adultes HP. En suis-je ? Il faudrait vraiment passer des tests pour le savoir, bien que je ne pense pas. Ca me décrit assez bien, mais il me semble qu’il manque quelque chose .. Je ne me sens pas spécialement « douée » (ce serait même plutôt l’inverse !) ^^. Je sais que c’est plus complexe que ça, évidemment. J’irai me renseigner plus en profondeur (la curiosité !).

      Je pense qu’Illyria n’a pas du tout voulu être brutale, c’est la tournure de la phrase qui donne cette impression d’attaque ..

      1. Elisa Répondre

        Rozie, la plupart des surdoués ont ce sentiment de ne pas être doué. Ta réponse ne me surprend donc pas. On pense toujours que surdoué= doué pour l’école/les études alors que c’est beaucoup beaucoup plus vaste que cela et qu’au contraire, beaucoup ont été considérés comme cancre (je ne dis pas que c’est ton cas). C’est une autre forme d’intelligence et ce que tu décris, notamment, sur ta façon de penser en arborescence et le fait que tu aies été victime d’un PN me fait penser que tu pourrais l’être.
        Il y a des gens qui se sentent différents et qui ont besoin de savoir pourquoi pour pouvoir se sentir mieux. D’autres sont bien comme ils sont et donc ne cherchent pas. C’est une démarche très personnelle. Je pense que c’est une bonne idée de creuser si l’on se pose des questions ou qu’on ne se sent pas tout à fait bien avec qui l’on est (à nouveau, je ne dis pas que ce soit ton cas).
        En ce qui me concerne ce sont des vidéos qui m’ont mises sur la voie (https://www.youtube.com/watch?v=OrNqRd-dvrE&list=PL_c9MZzbbaqXGdlBtjyb-3VgDoCyH8xLA) car je me sentais différente et en décalage depuis le début de mon adolescence et ce que j’attribuais à quelque chose d’autre s’est en fait révélé être de la douance. 🙂

        1. Rozie Répondre

          Elisa, merci pour ta réponse éclairante !

          J’étais plutôt bonne élève à l’école, surtout concernant les matières musique/littérature/philosophie/parfois histoire, qui me plaisaient beaucoup ! Par contre, quand je n’avais aucun atome crochu avec une matière, je ne foutais rien. Mais rien de rien. C’était le cas en maths et en physique. Et SVT, j’étais nulle pour une autre raison !

          J’ai échoué plus tard, à la fac. Un gros échec pour moi, très lourd à porter. Ca n’allait pas dans le sens que je voulais, alors je ne travaillais pas assez, je frôlais les 0 partout, j’ai fini par tout plaquer. Je suis très exigeante envers moi-même, alors souvent, en situation d’échec, je fuis ! C’est plus facile ^^.

          J’ai appris il y a peu que les hypersensibles étaient souvent victimes de personnes toxiques, ce qui, en un sens, m’a soulagée ! Puisque justement, mon expérience prenait sens quelque part. Je suis étonnée de lire que c’est aussi le cas pour les HP, c’est fou !

          J’ai regardé quelques vidéos du lien que tu me donnes. Je me reconnais assez dans la description qu’en fait le jeune homme musicien HP. Mais j’ai toujours le truc de me dire : c’est facile de se reconnaître, des centaines de personnes pourraient se reconnaître sans pour autant être comme lui !

          Est-ce que je me sens différente ? Oui. Depuis mon entrée au collège, soit le tout début de mon adolescence. Aujourd’hui, c’est quelque chose que je vis (plutôt) bien, puisque j’ai réussi à trouver un équilibre dans ma vie, que je suis heureuse, et qu’au regard des codes sociaux je « réussis » ma vie (j’ai beau savoir que ces codes sont idiots et ne représentent rien, ça me soulage quelque part de réussir, d’être mariée et propriétaire, d’avoir un job stable qui me plaise). Je te dis des choses très personnelles !

          Adolescente, j’ai vécu des années très noires. Au lycée, j’ai décidé de tout recommencer et me changeant. J’ai commencé à me maquiller les yeux, j’ai changé de coupe de cheveux, j’ai acheté des vêtements de marque, pour avoir une place, être là, visible. J’ai abandonné tout cet attirail ridicule à peine quelques semaines/mois plus tard. Mais j’ai fait semblant d’être forte et intransigeante, je voulais être quelqu’un qui « mène la barre ». J’ai été dure et assez ridicule je crois, mais je ne m’en veux pas. Il me fallait ça pour me construire.

          Bref, ce n’était pas tout à fait moi. Le masque a fini par tomber au cours de ces trois années qui ont été géniales. Pour totalement s’écrouler à mon entrée en fac, où, sérieusement, je me suis demandée « Qu’est-ce que je fous-là ? Qui suis-je ? Ai-je un avenir ? Et surtout, pourquoi je ne me sens pas en phase avec ce monde ? »

          S’en sont suivies trois années très galère avec mes gros échecs, les blessures que j’ai infligées aux autres, ma rencontre avec D. L’enfer !

          Aujourd’hui tout ça est largement dépassé, je suis heureuse. Mais toujours en décalage. C’est une sensation que je ressens quand je suis avec les autres. Chez moi, avec mon amoureux ou mes parents, quelques amis, je me sens bien. Avec tous les autres … En décalage. Collègues, connaissances, « potes », n’importe qui, en fait. Parce que je ne sais pas quoi dire, pas quoi faire. Je n’intéresse pas, je crois. En tout cas, je suis « bloquée » et suis incapable d’aborder une conversation normale. Je fais illusion cinq minutes en riant et évoquant le temps ou un truc que je sais sur la personne, mais rapidement, le silence retombe. Et les gens s’en vont.

          Pour moi, tout ça n’est pas caractéristique d’un HP (je te dis ça mais je n’y connais rien). C’est juste un vécu, et j’ai la sensation que des millions de personnes normales vivent ça toute leur vie. Non ? Rien que dans ma famille, nous sommes nombreux à être/se sentir en décalage … Je me suis souvent dit que c’était un héritage ^^.

          En tout cas, si le coeur t’en dit, ça me ferait plaisir que tu me parles de ta propre expérience, de ton diagnostic, de ce que ça à changé, de ce qu’est concrètement la douance au quotidien (par mail ?). Tu n’es pas du tout obligée, hein ! Même si tu ne me réponds pas, tu m’auras déjà beaucoup aidée grâce à cette piste, et je t’en remercie du fond du coeur !

          1. Elisa

            Ok Rozie, je reviens vers toi dès que possible via mail 🙂

          2. Rozie

            Oh super, merci beaucoup ! J’ai hâte de te lire !

  27. Lucie Répondre

    Cet article me parle beaucoup et je le trouve très bien écrit.
    Je ne me qualifie pas comme hypersensible mais je ressens beaucoup de ce que tu décris: l’intolérance des bruits, des lumières, un odorat sur développé, une empathie hors du commun… On m’a souvent dit « tu es trop sensible » ou « trop à fleur de peau » ce qui fait que j’ai l’ai souvent pris pour un défaut, mais aujourd’hui c’est un vrai point fort pour moi.

    1. Rozie Répondre

      Merci Lucie pour tes compliments.

      Peut-être fais-tu partie des 15 à 20% de la population concernée ? Moi non plus, je ne me qualifiais pas du tout comme ça.

      Bravo de l’avoir transformé en bon point plutôt qu’en fardeau. La sensibilité est un cadeau.

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