Ma spiritualité au quotidien.

J’ai tenté dix fois d’écrire cet article. Je n’étais jamais satisfaite. J’établissais des listes, je parlais de concepts que vous avez forcément croisé ça et là, j’avais l’impression de n’être qu’une blogueuse de plus à en parler, sans réussir à donner de la profondeur et du sens à mes gestes quotidiens. Ils en sont pourtant emplis.

Si vous me suivez, vous avez sans doute compris que j’ai besoin de sens. J’ai du mal à faire quelque chose qui ne soit pas logique, et je poursuis un but qu’on pourrait qualifier d’utopiste.

Ca s’est particulièrement ressenti avec la construction de notre mariage. Il me fallait du sacré, de l’évident, et je me suis employée à l’immiscer dans chacun de nos choix : notre cérémonie laïque, le choix de la couronne de fleurs, celui du nom d’époux … etc.

Je ne me suis jamais imaginée comme étant une personne vraiment spirituelle. Allez savoir pourquoi, ce mot revêtait pour moi une image pompeuse. La spiritualité était un graal réservé aux hautes sphères et groupes de penseurs libres, aux philosophes, aux hommes de Foi …

Les racines de la passion :

C’est pourtant quelque chose que j’ai expérimenté très jeune. Du côté maternel, j’ai la chance d’avoir une famille passionnée et passionnante. Avec eux, les fêtes familiales étaient toujours riches de sujets que je ne pouvais palper nulle part ailleurs : philosophie, astronomie, ésotérisme, musique, littérature, politique, croyances, origines du monde et questions existentielles en tous genres.

Cette branche de mon arbre généalogique me fascinait. Remplie de personnages hauts en couleurs, les têtes pleines d’un savoir qui me paraissait inaccessible, j’étais déçue de n’avoir pas été touchée par la « grâce » et de rester sur le bord de route, juste capable de contempler une « intelligence » qui ne m’animerait jamais.

En fait, j’étais juste trop jeune.

Je me rends compte aujourd’hui que je porte bien les espoirs et questionnements de mes aïeuls dans mes veines, et qu’à 25 ans, je suis animée par un désir viscéral d’étudier. D’étudier quoi ? Tout ! Tous ces sujets qui me passionnent complètement aujourd’hui et que je brûle de ne pas pouvoir appréhender en même temps. J’ai soif d’apprendre et n’excelle pas par la patience. J’ai l’impression que je n’aurais jamais assez d’une Vie pour atteindre ce but : dévorer l’arbre de la connaissance, atteindre la dernière marche de la pyramide et expérimenter la Paix et l’Amour Universels.

Et là vous vous dites : « Ca y est, elle est devenue folle ! Elle est partie trop loin, on l’a perdue. »

Je ne sais pas si vous ressentez cette fougue qui me transcende, si vous captez comme j’ai besoin de ça … Ca me passionne. Depuis que je me courbe devant le puits de la Foi (on ne parle pas de religion ici), je comprends que j’ai toujours été une personne « spirituelle », même si le dire me paraît toujours prétentieux et hautain. J’espère que vous n’y verrez là aucune cheville enflée. Ce que j’essaie de dire en définitive, c’est que j’ai toujours eu besoin de sens et de communion.

Le moment de l’éveil :

Il y a quelques mois, alors que l’engrenage commençait à peine à intensifier ses tours, je me demandais si je n’étais pas entrain de suivre une mode, avec mes envies soudaines de Zéro Déchet, de Bio, de minimalisme, de végétarisme et j’en passe.

Tout d’un coup, j’ai souhaité adhérer à ces mouvements, les épouser complètement, alors que j’avais toujours vécu ma vie hors des considérations écolo. Sans que je ne comprenne vraiment pourquoi, c’est devenu un enjeu vital pour moi. Je voulais mener une vie parfaitement respectueuse. Respectueuse de quoi ? De tout. De moi, de mon mari, de tous les autres, des animaux, de la nature, et même des objets et du mobilier.

Aujourd’hui, je peux assurer que je ne suis pas une mode, mais qu’il s’agit bien d’un éveil. Un éveil des consciences que nous sommes nombreux à vivre. Un éveil que personnellement, je qualifie de spirituel.

La chose m’est apparue d’un coup évidente. Je me suis mise à comprendre et à ressentir à quel point tout est lié, à quel point les énergies sont précieuses, à quel point il est cruel de ne pas respecter la Vie.

La souffrance du monde, qu’elle soit reconnue ou plus insidieuse, est venue me frapper de plein fouet. Je connaissais déjà les guerres et les massacres. Ce n’est pas sur ce terrain-là que je veux aller. Pour faire simple, je dirai que j’ai enfin reconnu que le moindre de mes gestes avait un impact. Positif ou négatif, parfois les deux.

La réflexion qui s’installe à chaque action :

A partir de là, il n’a plus été possible pour moi d’agir dans l’inconscience. Que j’achète une boîte de thé (Coucou Miss Texas 😉) ou un vêtement, que je coupe les branches d’un arbre ou que je jette des restes dans ma poubelle, chaque geste a pris toute son importance.

Quoi que je fasse, je me demande en quelle mesure c’est respectueux de ce qui m’entoure. Je me pose la question de l’impact : qu’est-ce que ce geste cautionne, qu’est-ce que ce geste apporte ou génère. L’effet papillon passé et futur.

Au début, ça a été particulièrement difficile. Je suis une personne exigeante, et je déteste faire les choses à moitié. J’ai donc voulu tout changer, je me suis imposée de nouvelles règles strictes, j’ai énormément culpabilisé de ne pas être capable de devenir « clean » en un claquement de doigts.

Mon quotidien m’horrifiait. Je pense que tous les apprentis écolo me comprendront, et plus largement tous ceux qui ont un jour brusquement ouvert les yeux, quel que soit le sujet. Toute une éducation à refaire, toutes ces habitudes à changer, avec ce que ça apporte d’inconfort et de renoncements.

J’ai dû me rendre à l’évidence, impossible d’être dans l’idéal. A mon grand dam, la perfection n’existe pas. J’ai beau le savoir, je la recherche encore activement.

Concrètement, ça change quoi ?

L’alimentation :

Au départ il s’agissait de prendre soin de notre corps. Nous sommes donc passé d’une alimentation irréfléchie à une alimentation qu’on espère saine. Dans les faits, on a facilement divisé par deux nos passages aux fast-food. Notre alimentation est aujourd’hui composée à 50% de légumes frais, le reste étant principalement des légumineuses, quelques féculents, et des oeufs.

Quasiment plus de viande, ni de produits laitiers d’origine animale.

Il faut bien penser que nous sommes deux dans mon foyer et que je n’essaie pas d’imposer mes choix à mon amoureux. Ce n’est pas parce que je décide de ne plus ingérer de produits animaux que je le lui impose. En plus, le cuisinier, c’est lui, donc je le laisse faire même si ça n’est pas toujours à ma convenance, et je mange ce qui me convient sans le fustiger. Au contraire, je le remercie.

Nos courses tendent à être à 100% Bio, au maximum en vrac. J’évite de plus en plus les supermarchés. Le but : ne plus y mettre les pieds et préférer les petites enseignes éthiques et locales.

L’hygiène :

Notre salle de bain est Zéro-Déchet. Plus de gel douche, ni de shampoing, ni de dentifrice, ni de déo, ni de coton … Nous nous lavons au savon, mes cheveux sont adeptes du rhassoul – vive le No Poo -, je ne me maquille plus, et mes produits de beauté suivent les principes de la Slow Cosmétique. Du brut donc : huiles végétales vierges, aloe vera, huiles essentielles. Le tout en Bio.

Pour ceux qui se posent la question pour le dentifrice : nous l’avons remplacé par une recette maison à base de poudres d’argile et de bicarbonate, c’est nickel !

Nos produits d’entretien sont à présent faits maison, à base de vinaigre et de bicarbonate aussi.

Concrètement, je n’ai jamais eu une peau et des cheveux aussi beaux, un vrai miracle.

La consommation raisonnée :

Nous n’achetons plus rien d’inutile. Et là, vous vous dites « Merci mais moi non plus ! » En êtes-vous bien sûr.e.s ?

N’avez-vous pas dans vos placards nombre d’ustensiles, de bibelots, de vêtements, neufs dont vous ne vous êtes jamais servi ou si peu ?

A chaque achat, je me demande si je vais vraiment en avoir besoin (c’est à dire plus d’une fois ou deux). Si ce n’est pas le cas, je sais que je peux l’emprunter à quelqu’un. Je me demande ensuite ce qu’il va m’apporter et pourquoi il me fait envie. Bien souvent, il n’y a pas de raison valable.

Ca ne veut pas dire qu’on ne se fait plus plaisir : on ne se prive pas pour les loisirs, on achète pas mal pour notre nouvelle maison … Mais je n’ai plus envie de m’acheter des fringues, des chaussures, des bijoux parce que j’ai compris que j’en avais largement assez !

Il ne me viendrait pas à l’idée d’acheter une deuxième voiture juste par confort. Ni de dépenser de l’argent pour refaire la cuisine. La mienne est loin d’être belle et moderne, mais je compte la restaurer avec de l’amour et de la peinture. C’est ça, le respect des objets. Stop au jetable !

Vivre mieux avec moins :

J’ai donné, vendu et en dernier recours jeté (quand vraiment, même les associations n’en voulaient pas !) tout ce qui ne servait à rien d’autre qu’à nous encombrer. De la place dans mes placards, de la place dans ma tête !

« C’est plus je pense mais j’ai donc je suis. » J.J.Goldman, vous vous souvenez ? J’ai compris que mes possessions m’emprisonnent, qu’elles envahissent notre espace et nous polluent.

Il ne s’agit pas de se débarrasser de tout. J’ai gardé des « babioles » qui ont une forte valeur sentimentale à mes yeux. J’ai viré ce qui nous encombrait pour rien. J’ai encore quelques scrupules avec les cadeaux qui me déplaisent mais .. Ca viendra ! Pourquoi garder quelque chose dont on n’a rien à faire ? Je préfère les donner à des personnes qui apprécieront vraiment.

L’économie :

L’économe est vite perçu radin. Et pourtant … !

Bien sûr, quand on est économe, on gagne de l’argent. C’est d’ailleurs la partie plaisante de la chose. C’est le seul item dans lequel nos efforts sont récompensés. Et tant mieux !

Si aujourd’hui je suis économe, ce n’est pas pour les quelques euros que je vais grappiller à la fin du mois, même si, bien sûr, ça va quand-même me faire plaisir et entrer en ligne de compte.

Dieu sait comme je pestais contre mon père quand je l’entendais hurler « On éteint la lumière quand on quitte une pièce ! ». Aujourd’hui, je le remercie, il avait raison.

Etre économe, ça veut dire économiser les énergies, éviter les fuites inutiles. Au quotidien, c’est économiser l’électricité en débranchant les chargeurs, en installant des multi-prises … C’est économiser l’eau en prenant des douches de 5 minutes (je n’y arrive pas tout à fait …) … C’est conduire en mode éco en anticipant.

L’énergie, d’où qu’elle vienne, est précieuse. Je ne peux décemment pas me permettre de la gaspiller juste parce que c’est plus confort de laisser constamment mon chargeur branché. Quel manque de considération ! Chaque watt est créé à partir d’une ressource. Une ressource offerte par notre environnement. C’est important.

Les déchets :

Avant, nous jetions un sac tous les deux jours (pour rappel, nous ne sommes que deux). Aujourd’hui, c’est un sac toutes les deux semaines. Sans compter que nous avons changé de poubelle pour un modèle plus petit quand la précédente s’est fissurée. Donc 30 litres à la place de 100, il me semble.

Nous participons au tri sélectif, et d’une manière générale, achetons beaucoup moins d’emballages. C’est encore très compliqué d’être vraiment Zéro-Déchet, il va nous falloir du temps.

Nous comptons construire notre propre compost, étant donné qu’à présent notre poubelle est remplie à 80% de déchets verts. Une fois cette étape passée, les ordures ménagères deviendront un vieux souvenir pour nous, et nous n’aurons plus qu’à diminuer nos emballages recyclables. Un pas après l’autre !

L’argent :

Alors, le Bio, le vrac, le local … C’est plus ou moins cher ??

Au départ, j’ai du investir. Pour remplacer tout ce que ma maison contenait de jetable par du durable. Mais ensuite … Notre budget a largement diminué !

Oui, je crois que la nourriture Bio est plus chère. Mais à côté de ça, nous n’achetons plus rien d’autre .. Plus de produits d’hygiène, plus de nettoyants, QUE de la nourriture. Dans votre caddie, au sortir du super, quel pourcentage est vraiment consacré à la nourriture ? Imaginez que le montant de votre note ne soit que des denrées alimentaires.

Vous avez la réponse. C’est un tout, un mode de vie à part entière. Quand on le fait à fond, nul doute qu’on fait de grosses économies. C’est chouette de redevenir maître de son budget et de se rendre compte qu’en fait, un SMIC peut suffire dans certains cas.

A titre d’exemple, nous gagnons un peu moins de 2900 euros à deux, les meilleurs mois. Plus du tiers passe dans la maison, sans compter les factures de téléphone, la voiture, tout ça … En mangeant bien, sans se priver, en se faisant plaisir et en sortant, on met systématiquement 500 euros de côté (voire plus) chaque mois.

Je côtoie beaucoup de personnes qui gagnent largement plus, et qui n’arrivent pas à épargner malgré leur souhait d’y parvenir. Avant, avec les mêmes salaires, nous étions serrés à la fin du mois. Aujourd’hui, on respire !

Conclusion ?

Voilà ce qu’est pour moi la spiritualité dans mes gestes du quotidien. Une myriade de petites choses mues par une valeur commune.

Je me heurte souvent à des incompréhensions. Certains voient ça d’un oeil amusé, d’autres ont la critique acerbe et pointent du doigt mes incohérences. Comme je l’ai dit, la perfection n’existe pas. Je ne me fustige plus à chaque écart que je fais. Ils sont nombreux. D’autant plus que je ne cherche pas à l’imposer, donc je reste « normale » en compagnie des autres : je vais manger ce qu’ils me proposent. Quand ils viennent chez moi, j’achète du gel douche et du dentifrice pour eux.

C’est difficile de faire comprendre que je ne fais pas ça juste pour le plaisir d’être écolo, mais que ça va bien plus loin. Quand on me dit que ça ne sert plus à rien, où que ce n’est pas à nous d’y penser mais à l’Etat … J’ai envie de répondre qu’on ne s’arrête pas de respecter une personne juste parce qu’on sait qu’elle est fichue. Si ?

« Elle est bientôt morte, on s’en fout, on peut pourrir sa maison et marcher sur tout ce qu’elle a fait pour nous jusque là ! » Non, ça ne marche pas comme ça … Le respect est immuable. Peu importe les circonstances, je continuerai à faire attention à mes emballages même si demain on m’apprend qu’il n’y a plus aucun espoir.

Il est possible que quoi qu’on fasse, le réchauffement climatique ne s’arrête pas. Il est même possible qu’il ne vienne pas de nous mais de tout ce qui se passe dans l’Univers sur lequel nous n’avons pas prise. Et alors ? Ca ne me donne pas le droit d’abandonner ma vieille machine à laver au milieu de la forêt. Question de respect, on y revient toujours.

Bien sûr, la spiritualité ne s’arrête pas là, et vole plus loin encore. L’éveil est un pas absolument merveilleux ou tout devient possible. Je pense que je vous livrerais un article sur cette procession. Ce qui a changé en moi, de façon plus abstraite. Les signes.

Je pourrais vous expliquer quel sens a vraiment chacun de mes gestes, chaque nouvelle idée, mais ce serait long (déjà que cet article bat des records !). J’ai aussi hésité à vous faire une liste exhaustive de ce qui a disparu dans ma maison et dans mes routines, quels sont les remplaçants, mais d’autres blogueuses le font beaucoup mieux que moi. Cela dit, si ça vous intéresse, faites-le moi savoir !

Une nouvelle dimension s’est installée dans ma vie. Elle est présente partout : dans l’amour, dans la sexualité, dans le rapport aux autres, dans le sommeil, dans le corps … C’est inexplicable. Terriblement concret et impalpable à la fois. Et vous, êtes-vous « atteint » ? Comment le vivez-vous au quotidien ?

PS : Si vous avez tout lu, un grand Merci !


29 thoughts on “Ma spiritualité au quotidien.

  1. Nora D Répondre

    Ton chemin me parle Rozie !
    Je suis aujourd’hui en train de faire en sorte de suivre ma mission de vie.
    Pas tous les jours facile, mais je m’y applique.
    Je suis maintennat convaincue la mission de l’Homme sur cette planète est d’en prendre soin, de prendre soin de ses habitants (animaux compris), de ses congénères et faire fructifier nos ressources.
    Quand je vois les carnages sur les Hommes, les animaux écologiques, ça me brise le coeur…l’humanité massacre tout ce qu’il y a autour d’elle…
    Heureusement, des âmes s’éveillent et s’activent pour redonner du sens à notre humanité !

    Merci pour ce partage Rozie 🙂

    1. Rozie Répondre

      Moi aussi, c’est ce que je fais Nora, suivre ma mission de vie. Et je suis sûre d’être sur la bonne voie. J’en ai encore eu confirmation ce matin, c’est fou ! Je me sens tellement chanceuse de le « savoir » si jeune. J’espère que je ne me perdrais pas.
      Oui, je pense aussi que nous avons tous une mission semblable, commune. Qui est de prendre soin de tout, tous.

      Merci à toi pour ce que tu fais !

      Des bises !

  2. MissTexas Répondre

    Coucou Rozie !

    Je n’ai vraiment pas le temps en ce moment d’écrire une réponse aussi profonde que je le voudrais, mais de toute façon ce n’est pas grave car tu peux reprendre ton texte mot pour mot et c’est exactement là où j’en suis en ce moment 😀 !Il y a une seule phrase que je vais relever, c’est celle où tu expliques ta volonté d’apprendre. C’est rigolo, car moi je dis toujours que si j’avais pu, je serais restée étudiante à vie (d’ailleurs, vivement la retraite que je m’inscrive enfin dans une fac d’histoire !). Tous les sujets me passionnent, et j’ai l’impression qu’il en va de même pour toi 🙂

    Je t’envoie plein de jolies pensées du Texas !

    1. Rozie Répondre

      Avant (quand j’étais au lycée et que je rêvais de ma future vie d’adulte), j’imaginais que je resterais étudiante toute ma vie. Je voulais juste enchaîner les licences, pour tout apprendre. J’avais même inventorié un programme ^^. Mais ça, c’était avant la réalité de l’argent. Autant te dire que mon échec à la fac m’a fait très, très mal. Mais aujourd’hui, j’ai compris qu’on pouvait apprendre quand-même alors je ne me fais pas prier !
      Le jour où je cesserai d’apprendre, c’est que je voudrais mourir.

      Pleins de belles pensées à toi ! J’espère qu’elles traverseront vite l’Atlantique 😉 !

  3. Cueille le jour Répondre

    Comme toujours, un billet pleins de douceur et criant de vérité ! On se rejoint, décidément sur de nombreuses choses et tu les exprimes beaucoup mieux que moi. Alors merci d’avoir mis des mots sur mon ressentit, c’est si juste… Pour moi l’harmonie et le respect de la Vie et de la Terre sont primordiale.
    Moi aussi je trouve que ma « transition » vers le zéro déchet prend du temps… Mais j’ai appris à être plus tolérante avec moi-même et a me laissé le temps… Marche après marche, j’avance.

    1. Rozie Répondre

      Tu es ma jumelle d’âme et de corps ^^ !

      C’est agréable et fulgurant de trouver des gens comme ça qui te correspondent tant .. Il faudrait qu’on se rencontre un jour ! Je suis certaine que nous avons beaucoup à partager et à nous offrir l’une l’autre !

      Ca prend du temps, oui … De trouver d’autres habitudes. Et à la campagne, les magasins de vrac sont très rares alors .. La galère ! Sois déjà fière de ce que tu arrives à faire. Dis-toi qu’on commence à peine notre vie et qu’il nous reste des dizaiiines d’années pour grimper, grandir, gravir les marches. C’est chouette <3 !

      1. Cueille le jour Répondre

        Rien ne me ferait plus plaisir que de te rencontrer un jour ! En effet je suis certaine que nous aurions énormément de choses à partager <3

        1. Rozie Répondre

          On essaiera de planifier ça, un de ces quatre !

  4. Sweetie Julie Répondre

    C’est le bon mot : la spiritualité au quotidien 🙂
    Respect et bienveillance, réflexion sur les conséquences de nos actes et décision de minimiser notre impact quand il est possible de le faire. C’est une transition qui prend du temps, qui demande des efforts permanents et une volonté de ne pas s’abandonner à la sur-consommation qui malheureusement résonne avec la sur-pollution…
    Et quel dommage ! Quand nous avons la possibilité de faire tellement mieux pour notre environnement et pour la vie autour de nous. Je crois qu’il ne sert à rien de vouloir révolutionner le monde et raisonner celles et ceux qui suivent le mouvement sans remettre en question ce qu’ils sont. En revanche, ce que tu fais, ce que j’essaie de faire, au quotidien, par nos petits efforts, en partageant nos astuces, en distillant des conseils, participent à faire la différence. Et plus je pense à ce comportement responsable, et plus je me dis que nos aïeux vivaient ainsi, mais ne se posaient pas la question, ne ressentaient pas le besoin de poser des mots. Leurs habitudes paraissaient logiques, ils favorisaient le local, l’artisanal parce que ça dure, parce que ça a de la valeur, parce que ça a une histoire…
    Le sujet est vaste, ton article amène à réfléchir encore et encore et m’invite à persévérer dans mes efforts.
    Merci, Rozie <3

    1. Rozie Répondre

      Tu as complètement raison. Nos aïeux faisaient déjà naturellement tout ça. Ils avaient toutes la panoplie du parfait Zéro-Déchet, Zéro gaspillage. On n’a rien inventé, mais on a compris qu’avant, ben en fin de compte, c’était mieux (pas sur tout évidemment, je n’irai pas jusqu’à renier ma machine à laver, par exemple !).

      Je n’aime pas être frontale avec les gens, et je n’ai jamais trouvé que c’était la bonne méthode. Pour moi, la bonne méthode c’est la paix. L’autre rejette en bloc ? C’est pas grave, je vais faire mon truc de mon côté sans lui en parler, sans l’embêter, sans le forcer à écouter ou à prendre conscience de. Puisque de toute façon, s’il se bute, c’est comme les enfants, même s’il se rend compte qu’on a raison, il restera campé sur sa position. Aucun intérêt … S’il est curieux, si ça l’amuse, ben je lui explique. Voilà, je fais ça comme ça. Il ne fera pas la même chose mais il y repensera, c’est sûr. Une petite graine. Et s’il veut apprendre, et bien, je ne rechigne pas ! ^^

      Le sujet est très très vaste ! Donc très riche. On apprend beaucoup, je trouve, sur la vie, c’est merveilleux !

      Merci à toi, Julie ! Et ça n’a rien à voir, mais je suis ravie de te « voir » si nouvellement heureuse !

  5. Melgane Répondre

    J’ai tout lu haha ! 😀
    Vivant avec mes parents pas très sensibles à ces choses-là, c’est un peu foutu pour moi. Ceci dit même sans ça je ne sais pas si j’arriverais à aller aussi loin que toi. Autant remplacer le dentifrice et le shampoing ça devrait pouvoir se faire, autant acheter tout en vrac… disons que j’ai déjà eu des déconvenues à bases d’invasions (bon, au final c’était pas si terrible mais usant) d’insectes, je préfère éviter… N’ayant ni jardin ni terrasse je ne sais pas trop ce que je ferais de mon compost… D’un autre côté, comme je vais peut-être pouvoir être famille d’accueil pour un chat, je pense que je vais adopter la litière végétale (certaines peuvent même être jetées dans les toilettes, si c’est pas merveilleux) biodégradable, etc. (mais toujours sans jardin le côté biodégradable va un peu tomber à l’eau). D’un autre côté aussi, quand j’étais aux mondiaux de lutte et qu’il fallait débarrasser les tables de la salle de presse et que des journalistes avaient laissé des bouteilles avec encore de l’eau dedans ça me gênait vraiment de mettre de l’eau à la poubelle (et à vrai dire je n’ai pas vraiment penser à aller dans des toilettes les mettre au lavabo et donc dans le cycle de l’eau, ou à les vider dehors, il faudra que ça soit mon réflexe pour la prochaine fois !). Alors disons que je suis dans un entre deux. Mais je ne pense pas manquer de respect, bien au contraire d’ailleurs quand on sait que parfois les gens de mon entourage disent ou me font comprendre que ma vision du respect est trop poussée.

    1. Rozie Répondre

      Haha, merci, t’es courageuse ! 😉

      Je te comprends. J’étais à ta place il n’y a pas si longtemps en fait. J’avais d’autres batailles aussi, d’autres choses à régler pour évoluer vers tout ça. De ce fait, je tentais des trucs, je croisais des soucis, je me disais « pas pour moi » et je revenais à mon ancien comportement. Ce n’est certainement pas quelque chose que je vais blâmer. Et tu as tout à fait le droit de ne pas être ultra-impliquée dans le truc. Je dirai que tant que tu en as conscience et que tu es ouverte à ceux qui sont « dedans », aucun problème.

      Et puis, on fait ce qu’on peut faire aussi. Il est clair que dans un appartement ou dans une maison en pleine campagne, c’est pas la même donne. Donc si déjà une litière végétale c’est ok pour toi, parce que c’est un geste à ta portée et ben … C’est super ! Ne te prends pas la tête sur des gestes que tu n’as de toutes façons pas les capacités matérielles à mettre en place. Il faut commencer au plus simple. Moi par exemple, mon compost, il va mettre du temps à arriver, je le sais. Faut qu’on le construise, tout ça, ça demande du temps. Dans nos anciens espaces de vie, c’était inenvisageable. On n’aurait pas su où le mettre, ni eu le temps de vraiment en prendre soin donc .. Autant ne pas commencer quelque chose qui n’a aucune chance d’aboutir et qui sera forcément un échec. Un pas après l’autre !

      Je crois que tu es une personne respectueuse, en effet. Ca colle avec les valeurs morale/justice dont on parlait sous un autre article !

      1. Melgane Répondre

        Ben j’écris aussi des articles à rallonge alors faut bien que je lise ceux des autres quand même ! Puis un article long bien écrit et intéressant ça se lit tout seul !

        J’en ai de plus en plus conscience, et j’ai rien à reprocher aux gens qui « sont dedans », je veux dire… chacun mène sa barque comme il veut pour se sentir bien, à l’aise, si on devait vivre en fonction des autres on se suiciderait tout de suite (ce serait pas plus mal pour la planète tu m’diras (oui, ma solution pour sauver la planète est assez… comment dire… radicale xD)).
        C’est vrai que commencer quelque chose quand on sait que ça sera un échec c’est pas super pour l’ego et la confiance x)

        1. Rozie Répondre

          Tu n’es pas la seule à songer sérieusement à cette solution radicale pour la Planète ! Ca me fait penser à la série Utopia, tu l’as vue ?

          On n’a pas à faire sa vie en fonction du regard des autres, cela dit, on est bien obligé de faire en fonction d’eux au quotidien. Mais ça n’est pas pour ça qu’on doit forcer les autres à faire comme soi, ou les mépriser. Chacun son chemin. L’essentiel est que tout le monde avance. A son rythme !

          1. Melgane

            Non, je ne connais pas ! Mais je doute que nos bientôt 9Mds d’être humains sautent le pas x) Ce serait fou !

  6. Anne-So Répondre

    Hello Rozie,

    Je trouve que tu racontes cela très bien, surtout en utilisant le mot « éveil » – c’est vraiment l’effet « extraction de la Matrice ». Plus que de la spiritualité, j’aurais tendance à dire qu’il s’agit surtout de remettre les pieds sur Terre (au sens propre comme figuré !), de réaliser à quel point nous sommes liés à et dépendants de cette Nature dont on ne cesse de tenter de se séparer, de s’éloigner, comme si elle était sale et insignifiante.

    C’est vrai qu’il est un peu fou de constater à quel point et à quel rythme les prises de conscience s’enchaînent lorsqu’on a mis le doigt dans l’engrenage du retour à la réalité ; les sujets sont toujours plus nombreux et passionnants, et on en vient à se sentir réconcilié.e avec soi-même et soulagé.e de savoir à quoi œuvrer au quotidien et pour le reste de nos vies.

    La notion de respect que tu évoques plusieurs fois est réellement cruciale et manque cruellement dans nos sociétés. Personnellement, ça me fait toujours grincer des dents les remarques du genre « on s’en fout de toute façon tout le monde le fait » ou « c’est pas ce geste là qui va tout changer » ou « faudrait déjà que les industriels/l’Etat/{insérer ici n’importe quel responsable potentiel pour se dédouaner de sa part et de sa responsabilité} s’y mettent » ; le respect incombe à chacun, de même que prendre ses responsabilités – on a un très gros problème de société. Seul, on a la sensation qu’un geste ne fait pas d’effet. Mais c’est chaque geste isolé qui fait, au choix, les continents de déchets dans l’océan ou les forêts nouvellement plantées en Inde.
    Je crois que ce qui me scie le plus, c’est que les plus je-m’en-foutistes sont les plus prompts à se reproduire et à te sortir de grands discours sur la parentalité (et à te considérer comme un extra-terrestre potentiellement dangereux parce que toi, tu n’en veux pas) – quelle meilleure façon de prendre soin de son gosse qu’en l’élevant aux petits pots de pesticides dans un environnement ultra-pollué, après tout ! C’est pas comme si on avait le choix, de toute façon, hein… <— le fatalisme, c'est moins fatigant que l'engagement, pour sûr.

    Bon, j'ai fini ma digression !

    Personnellement, je suis très heureuse de vivre dans cet état d'éveil – sauf quand je suis confrontée à ceux qui ne respectent pas/ne prennent pas leurs responsabilités et se complaisent dans leur inertie. Le chemin paraît long et pentu au début, c'est vrai. Tout est à revoir, refaire, repenser. C'est passionnant, surtout, de pouvoir (enfin !) donner du sens à ce que l'on fait. De faire passer ce qui est vraiment important avant et au-dessus du reste. Et ce qui pouvait passer pour une perte de confort et des efforts au départ devient finalement quelque chose de très plaisant et gratifiant, tout autant que la sensation "d'union" grandissante avec le tout – tu parlais aussi brièvement de la circulation des énergies, et c'est vraiment ça. On fait ensuite tellement de découvertes passionnantes…

    Bref, je vais me calmer 😛

    Bon cheminement sur ce merveilleux sentier, Rozie, bon retour à la Vie ! Belles pensées pour toi 🙂

    1. Rozie Répondre

      Extraction de la matrice, mais c’est exactement ça ! Hmmm … Je me demande bien comment on en est venu à tant se séparer de l’essentiel. Il n’y a pas si longtemps, ces choses-là étaient évidentes pour toutes les populations, je crois. C’est très déroutant. Le profit, et l’argent. Voilà. Pour moi ce sont eux les fautifs, ces compagnies qui se sont mises à créer le marketing pour tout vendre et nous entrainer dans ce jetable, dans cet irrespect de tout. Peut-être que je me trompe, mais c’est comme ça que je le vois.

      C’est même complètement fou ! Que ce soit au niveau religieux, dans le domaine nommé « spirituel » ou dans les sphères types écologie, vegan, et j’en passe … Ce sont des mots et des actions différentes pour finalement désigner la même chose. Quand je vois les similitudes folles de choses que je lis ou entend dans des domaines qui sont sensé être presque en désaccord, je me dis « Wow, mais ils disent la même chose ! Ce ne sont que les mots et les appellations qui différent ! » Bref, je commence vraiment à être persuadée qu’il existe une « vérité » universelle, et qu’enfin, on commence à tous s’en rapprocher … Mais bon, c’est encore une autre histoire ! A chacun ses croyances.

      Hahaha, tu traduis parfaitement le fond de ma pensée quant à ses personnes qui n’en ont rien à faire … ! Surtout pour ce qui est du non-sens de la reproduction et de l’éducation mais bon. J’essaie de le prendre plus « zen » et de me dire que définitivement, ces gens ne fonctionnent pas comme moi. Je ne pourrais jamais vraiment les comprendre, et inversement. C’est comme ça ! Heureusement, ils ne me semblent pas si nombreux (ou alors j’ai beaucoup de chance dans mon entourage).

      Oui, au début c’est très compliqué. On a l’impression d’escalader la plus haute montagne du monde sans avoir appris en amont à grimper … Rude ! Mais comme tu le dis, c’est une passion. C’est enivrant, c’est vivifiant, c’est … Génial ! Tout a enfin un sens. Il y a une quête, un but, un code de conduite vers le « merveilleux ». On peut encore grandir en étant adulte et atteindre quelque chose de plus grand. Et ça … Ca me fait un bien fou.

      J’adore discuter avec quelqu’un d’aussi passionné que moi là-dessus ! N’hésite pas à m’écrire des tartines, c’est avec un grand grand plaisir de je te lirai et te répondrai !

  7. Nadège Répondre

    J’ai tout lu jusqu’au bout et oui, je suis atteinte, Rozie 🙂
    Moi aussi j’ai du mal à expliquer ce changement intérieur, car il s’est fait progressivement et « naturellement ». J’aspire à une vie plus respectueuse et plus consciente, dans tous les domaines. Même si je ne peux pas tout faire aussi parfaitement que je le souhaiterais, je fais déjà ma part…

    1. Rozie Répondre

      Ah chouette, une autre atteinte de la maladie d’amour (du grand TOUT !) !

      Idem, je fais ma part alors que j’aimerais faire plus, mieux, mais impossible d’être OK sur tous les tableaux. En tout cas, pas si tôt !

      Ca se fait naturellement oui. Moi, j’ai l’impression que c’est une fleur qui éclos dans mon coeur. C’est très particulier. Ca ressemble un peu à quand je suis tombée amoureuse (d’ailleurs, je ressens toujours ça pour mon mari), mais là, c’est une autre forme d’amour, toute aussi belle.

  8. Paillette Répondre

    Coucou Rozie,
    J’aimerai tellement, mais tellement aller plus loin dans mes petits gestes au quotidien…
    De mon côté, j’essaye mais ce n’est pas toujours facile… Je consomme moins de viande, que j’achète chez le boucher de quartier, j’achète mes œufs à la ferme, quelques yaourts aux petits producteurs, un peu de bio et j’essaye de cuisiner un maximum.
    J’ai beaucoup réduit mes consommations de fast food, j’essaye également d’utiliser des produits ménagers avec des recettes de grands-mères, etc… J’ai acheté une poubelle de tri, et je trie assidûment mes déchets.
    Mais, j’aimerai tellement en faire plus! Parfois, je craque, c’est plus fort que moi, notamment avec mon dernier (gros!) craquage cosmétiques… Et après, je me sens un peu coupable…
    J’espère un jour avoir la force de vaincre tout ça, d’aller encore plus loin dans ce cheminement! Merci pour ton très bel article. Que j’aime te lire, que j’aime voir tes façons de faire qui m’obligent à me demander ce que moi, je pourrai faire de mieux. 🙂
    J’aime également ta façon de penser, de ne rien imposer, tu es vraiment une très belle personne! Sincèrement! Je suis bien heureuse de t’avoir découvert grâce à Inspilia. 🙂
    Je te souhaite une belle journée et t’envoie des tonnes de bisous pailletés :*

    1. Rozie Répondre

      Pour moi non plus ce n’est pas toujours facile, tu sais ! Et je suis encore bien loin de la perfection ! J’ai envie de construire un compost, de trouver le moyen de récupérer l’eau gaspillée des robinets pour arroser les plantes (maintenant qu’on ne se lave qu’avec du rhassoul et des savons « naturels », notre eau est nickelle pour les plantations !). Mais déjà maitriser tous les petits gestes qu’on instaure depuis six mois, ça prend du temps et de l’énergie. Il faut être motivé.e et vraiment savoir pour quoi on le fait !

      Il ne faut pas te sentir coupable quand tu craques. Comme je le disais, la perfection n’existe pas. Le but n’est pas de te priver pour ensuite craquer et t’en vouloir, mais trouver des gestes qui t’apporteront équilibre entre ce que te fait envie et ce que tu penses le mieux. Si tu savais combien de fois je craque ! Je sais que c’est parce que parfois, je suis trop stricte ! Ca ne peut se faire qu’en douceur.

      Merci BEAUCOUP pour ces mots qui me vont droit au coeur. Je suis tout aussi heureuse de te rencontrer virtuellement. Tu me sembles être, toi aussi, une très belle personne.

      Belle fin de journée Paillette !

  9. Céline Dehors Répondre

    Bonjour Rozie.
    Il y a quelques temps, quand on me demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais : « sage sur la Terre ». Je partage il me semble ton besoin de connaissances et de spiritualité 🙂
    Pour moi, cet attachement aux conséquences de tous nos gestes s’apparente à une danse. Il faut comprendre le mouvement pour le faire correctement, ou l’abandonner si ce n’est pas le bon. Il ne faut pas faire un geste de trop, mais le geste le plus juste qu’il soit. Cela rejoint ce que tu dis sur votre budget : il s’équilibre parce que vous achetez moins mais uniquement ce qui vous semble bon.

    1. Rozie Répondre

      J’adore ta réponse. <3 Sage sur la Terre. C'est tellement ... <3

      Oui, c'est ça. Une danse, un ballet, un équilibre qu'on doit traiter avec douceur et amour. Je visualise chaque geste comme un fil, une corde qu'on ne doit pas faire vibrer trop fort, pour ne pas briser l'harmonie.

  10. ellea40ans-Stephanie Répondre

    Je suis admirative. Quelle volonté, quelle motivation. Je suis preneuse de toutes tes recettes de lessives et de dentifrice. J’en ai essayées mais sans trop de succès. On jette trop d’argent par les fenêtres, enfin dans nos poubelles ! Merci pour cet article qui prouve qu’avec de la volonté et de la réflexion on peut y arriver.

    1. Rozie Répondre

      Tu sais, ma motivation retombe parfois. Surtout quand ça ne fonctionne pas comme je veux. Par exemple, trouver la formule idéale pour remplacer les pastilles du lave-vaisselle, c’est la croix et la bannière. Au bout de 6 mois avec une vaisselle qui ressort toujours partiellement sale … C’est énervant. Mais je ne perds pas patience ! Je l’aurais un jour 😉 !

      Pour la lessive, j’utilise des noix de lavage. Ce sont des noix, donc, de sapin, naturellement pleines de sapomine. Certains préfèrent la lessive au lierre (locale, pas d’empreinte cardone, elles viennent d’Inde, je crois ..) mais je n’étais pas aussi avancée que ça quand je les ai achetées.
      C’est complètement naturel, le paquet d’un kilo coute 10 euros et après plus de 6 mois, j’en ai à peine utilisé la moitié !! Dix euros de lessive pour plus d’un an, que demander de mieux ? Par contre, si tu fais un métier salissant, ça ne suffit peut-être pas et il faut compléter avec autre chose.
      Bon à savoir : le vinaigre est un super adoucissant (et fait des cheveux merveilleux en rinçage ;)).

      Pour le dentifrice : c’est de la poudre. Un tiers de bicarbonate alimentaire, deux tiers d’argile blanche ou rose. Résultat nickel. Pour rien au monde on ne repasserait au « normal ». Quand ça nous arrive, cette mousse et ce goût horrible nous donne envie de vomir !

  11. maman délire Répondre

    bravo rozie, ne laisse pas les jaloux et les aigris te miner le moral la dessus.. ce que tu fais est extra, il suffit de te lire pour le comprendre. nous sommes loin d’en être là, quand je pense à tout ce qui nous reste dans les placards….

    1. Rozie Répondre

      Je crois qu’il ne faut pas culpabiliser de se dire « nous sommes loin d’en être là ». Parce que malgré toutes mes bonnes résolutions, c’est facile de retomber dans mes « travers », et que mes gestes ne sont pas encore parfaits (dans le sens où pour l’instant, les tenir dans le temps est un vrai travail). Parfois mon alimentation est type top, et d’autres fois comme très récemment, c’est … MacDo Power. Il faut trouver l’équilibre !

      Il t’en reste dans tes placards, mais qu’importe, tu fais sûrement d’autres choses auxquelles je n’ai même pas songé !

  12. Clémentine Répondre

    Comme ton article me parle Rozie. Je suis dans la même « tendance » et je suis tellement plus épanouie depuis que les déchets ont diminué chez moi. Mes gestes sont en adéquations avec mes valeurs et ça fait un bien fou. Le seul point négatif : je trouve beaucoup de choses superficielles maintenant. Et j’ai de plus en plus de mal à fréquenter des gens qui s’en foutent de toutes ces problématiques. Ce n’est pas évident lorsqu’il s’agit d’amis. Mais ma famille me comprend et me suis dans mon cheminement et qu’est ce que ça fait plaisir. Mes parents ont un potager du tonnerre et un composteur maintenant. Je suis très fière d’être à l’origine de leur prise de conscience :).

    Des bisous !

    1. Rozie Répondre

      Tu mets le doigt sur ce que je ressens moi aussi : être plus épanouie ! Ca peut paraître bête de se sentir plus épanoui.e parce qu’on a moins de déchets chez soi … Et pourtant ! Vivre en adéquation avec ses valeurs, il n’y a rien de plus révélateur, de plus … J’ai pas le mot pour le dire, mais si je devais le mimer ce serait : grande expiration de soulagement avec les épaules qui se laissent aller ! Je ne sais pas si c’est très clair ^^ !

      Je te comprends parfaitement quand tu parles de choses superficielles ! … Moi aussi. Je crois que c’est juste qu’on revient à l’essentiel et que donc, du coup, beaucoup de choses nous paraissent complètement superflues aujourd’hui. Comme, exemple tout bête, mais les « conventions ». Se prendre la tête parce que machin n’a fait comme il aurait dû … Maintenant, je suis en monde « On s’en fout ! » Et je me lâche … Je me rends compte que je parais parfois impertinente aux yeux des autres. Surtout ceux que ne me voient plus beaucoup. Le choc est rude entre la nana que j’étais il y a quelques années (toujours bien habillée, maquillée, très dans les conventions justement, éduquée comme ça) et celle d’aujourd’hui, de plus en plus « et alors ? Quelle importance ? » Nature, peinture … Mais franchement, c’est pas grave, je m’aime beaucoup plus comme ça ! Bon, je prends toujours soin d’être jolie, quand-même ^^.

      Tu as de quoi être fière ! Sans être forcément militant, rien que le fait de faire différemment fait réfléchir celui qui te regarde. Je me souviens de familles d’amis qui fonctionnait déjà comme ça (et beaucoup mieux que moi aujourd’hui) quand j’étais petite. J’étais vraiment très intriguée, et je savais qu’ils avaient raison. Mais je me disais « Moi, je ne pourrais jamais », tout simplement parce que le fossé était beaucoup trop large entre ces deux modes de vie. Et finalement … Je suis super FIERE de prendre cette route moi aussi. Et super fière de voir que mes nouveaux comportements impactent, ou au minimum intriguent, mon entourage.

      Des bisous Clémentine !

Répondez-moi :

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *