Ma revanche.

Rozie à l’autre bout du monde …

Je ne suis pas une fille revancharde, au contraire. Je me bats avec férocité et si je perds, je l’accepte, tant bien que mal. Je pardonne, pour moi, pour avancer. Je pense que la vengeance gangrène. On dit qu’elle est un plat qui se mange froid. Maintenant, je sais que c’est vrai. Je me suis vengée, malgré moi. Je me suis vengée du mal qu’il m’a fait.

Je vous ai déjà expliqué que je regrettais de ne pas m’être battue devant la justice, même si, je le sais, je n’aurais probablement pas eu gain de cause. Je vous ai raconté que je voulais le « marquer au fer rouge ». Le dévoiler aux yeux de tous, mais que je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas annoncer un jour sur les réseaux sociaux que « Mon ex-ami, D., m’a maltraitée et manipulée. Il est dangereux, méfiez-vous ». Mais ça me démangeait.

Il y a quatre ans, ma vie prenait un nouveau départ, j’étais libre depuis six mois. J’avais besoin de parler ou d’écrire. De raconter. Et aussi de lire d’autres histoires semblables à la mienne. Malgré toutes mes recherches approfondies sur le sujet, je n’ai pas trouvé une seule plateforme qui me permettrait de déposer ma peine. J’ai lu des témoignages de femmes battues, mais aucun ne traitait « que » de la violence psychologique.

Etais-je la seule ?

La seule à l’avoir vécu, j’étais sûre que non. Etais-je la seule à souhaiter en parler ? Maintenant, je sais que non. Comme Marie, beaucoup d’autres l’ont fait. Mais avant que je n’apprenne à connaître la blogosphère, je me sentais vraiment enfermée par cette douleur que personne ne semblait exprimer.

Il n’y avait guère que mon amoureux pour me comprendre, lui qui m’avait vue pleurer souvent, comme ça, au cours d’une conversation comme une autre. Mes parents ne savaient pas tout encore, ils ne comprenaient pas. J’étais frustrée de n’être pas reconnue comme la victime que j’avais été. Je ne voulais pas qu’on m’assimile à un être fragile qui a besoin d’être consolé, mais je voulais qu’on accorde du crédit à ma douleur, qu’on me dise « Oui, Rozie, tu as vécu quelque chose de traumatisant, une relation toxique, et ta peine est justifiée. »

Alors j’ai continué à chercher un lieu dans lequel je pourrais m’exprimer. Et par hasard, je suis tombée sur les participations d’un concours. Le concours Egalitée, alors créé par Najat Vallaud-Belkacem, Ministre du Droit des Femmes. On pouvait élaborer une affiche, créer un court-métrage ou écrire un texte, pour dénoncer les violences faites aux femmes au quotidien.

Je n’ai pas réfléchi. J’y ai vu une porte de sortie. Les participations étaient affichées sur le site même si elles n’étaient à terme pas sélectionnées. Je me suis dit qu’enfin, on allait me lire et me comprendre. J’ai posé des mots sur ma douleur, je les ai envoyé, ils se sont affichés sur le site et d’un coup, un poids immense est sorti de ma poitrine. Soulagée. Enfin. J’ai éteint mon ordinateur et je n’y ai plus pensé.

Je ne crois pas aux coïncidences. Mais je crois au karma, au destin, et à un tas d’autres choses.

Un après-midi de février, j’ai entendu mon téléphone vibrer. Un numéro que je ne connaissais pas. Perplexe, je décroche. « Rozie ?Oui ?Bonjour, je m’appelle **** et je travaille pour le ministère du Droit des Femmes. Oui … ? Je suis très heureux de vous annoncer que le texte que vous avez soumis à notre concours Egalitée a été sélectionné. Vous faites partie des trois lauréates de la catégorie ! »

Je n’en croyais pas mes oreilles. J’avais oublié. « Lauréate ?Oui, il y a trois lots à gagner et votre texte a vraiment touché le jury. » Le jury ? « Il faut vraiment que vous soyez présente à la soirée de remise des prix, le 8 mars à Paris. Vous pouvez venir ?Euh … Oui.Parfait, je vous envoie vos billets de TVG et votre réservation d’hôtel. On s’occupe de tout. A bientôt, Rozie ! »

J’ai raccroché, bouche bée. Il y avait trois prix remis par catégorie. Bien sûr, je m’y suis rendue. Un comédien a lu mon texte et m’a beaucoup touchée, puis on m’a annoncé que j’avais gagné le premier prix. J’avais raflé un Macbook Pro, 4000 euros de cartes cadeaux à valoir à la Fnac, et mon texte publié dans Le Magazine Littéraire.

A Lyon où D. et moi vivions, une journaliste du 20 minutes m’avait interviewée. Elle m’avait photographiée aussi. Alors ce soir-là, pendant qu’on me remettait mon prix, j’ai reçu de nombreux messages. D’amis, de collègues et de connaissances. Tous s’excusaient de n’avoir rien vu, rien compris.

Bien sûr, je n’ai pas cité son nom dans ce texte. Mais ce n’était pas la peine : nous avions les mêmes collègues et les mêmes amis, et il y fort à parier que D. lui-même y ait jeté un oeil. Je l’avais dévoilé aux yeux de tous ceux qui nous connaissaient. Bien que mon but premier n’ait été que de libérer ma parole, j’avais eu ma revanche. Et je dois l’avouer, elle m’a fait beaucoup de bien.

C’est grâce à ce texte qu’Ophélie et Anna m’ont retrouvée. Avec l’argent, je me suis offert du matériel pour chanter, et un voyage à deux, à l’autre bout du monde. La vie est pleine de surprises. Je vais terminer cet article avec ce fameux texte. Je n’aime pas vraiment le relire. Je trouve qu’on ne me reconnaît pas à travers les lignes. Comme lorsque je vivais avec lui. Il a été écrit sur le vif, sans que je n’arrive à prendre du recul. C’était douloureux.

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Femme moderne

« Je m’appelle Rozie, j’ai 20 ans. Je suis une femme moderne, manager dans un restaurant, et je vis avec mon compagnon.

Le réveil sonne, il est 6H30. Dans 30 minutes je dois être au travail, et je suis déjà en retard. Je m’habille rapidement, me passe de l’eau sur le visage, et embrasse mon ami. J’ai du mal à garder les yeux ouverts dans le métro, on s’est couché tard hier. J’arrive au travail. A 7H pétantes, mon téléphone vibre. Le 1er message de la journée, c’est mon amoureux qui l’envoie. Il se réveille exprès tous les matins, pour ça.

La matinée passe vite. Je suis très occupée. J’ai un restaurant à faire tourner, et je suis seule pour tout mettre en place. C’est un défi quotidien que j’aime relever. Je suis une femme qui en veut, une femme qui gagne bien sa vie.

A midi mes collègues arrivent. Ils me saluent, et je pars prendre cinq minutes de pause avec eux. Mais pas le temps de manger. Le service terminé, je compte ma caisse et vérifie la propreté du restaurant. Il est 16H, je rentre. Je sais qu’il m’attend, alors je presse le pas. Durant le trajet, une amie m’appelle, elle souhaite me revoir. Je refuse, trop fatiguée aujourd’hui, la semaine prochaine, peut-être.

Arrivée à mon domicile, je retrouve mon ami. Je ne lui raconte pas ma journée, je fais toujours la même chose, il connaît ça par cœur. Je le cajole, je lui prépare un petit plat, et dès que je peux, je fais un bout de ménage. On passe la soirée ensemble, et je pars me coucher.

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Je pourrais être heureuse.

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Je m’appelle Rozie, j’ai 20 ans. Je me réveille toujours en retard, parce que je ne dors jamais assez. Je m’habille dans l’urgence, et perds un temps fou parce que mon compagnon refuse de me laisser partir.

Je m’endors toujours dans le métro. Mon corps épuisé réclame ce que je ne lui offre jamais. A la maison, je n’ai pas le droit de m’endormir avant lui. Et durant la nuit, souvent, il me réveille.

J’arrive au travail, et à 7H pétantes, mon téléphone vibre. Le premier message de la journée, c’est mon bourreau qui me l’envoie. Il se lève exprès tous les matins, pour me noyer sous une pluie de sms culpabilisants, colériques et mortifiants.

La matinée passe vite. Je suis débordée. J’ai un restaurant à faire tourner, je suis seule et je panique. J’ai mon téléphone toujours dans les mains, je perds un temps précieux. C’est un défi quotidien que je n’ai plus la force de relever. Je suis une femme d’aujourd’hui, stressée et culpabilisée. Une femme qui gagne plus que son homme, qui lui en veut.

A midi, mes collègues arrivent. Ils me saluent et je discute avec eux. Les cinq précieuses minutes de sociabilité. Pas le temps de manger. Je n’en ai pas envie, rien ne me fait envie. Le service terminé, je compte ma caisse et vérifie la propreté du restaurant.

Il est 16H, je me dépêche de rentrer. Il m’attend, alors je presse le pas. Le moindre retard me serait fatal, et j’appréhende les cris de ce soir. Durant le trajet une amie m’appelle, elle souhaite me revoir. Je refuse, il n’aime pas mes amis, alors je n’ai pas le droit de les voir.

J’arrive et le retrouve. Je ne lui raconte pas ma journée, il déteste que je lui rappelle que j’ai un meilleur poste que lui. Je m’occupe de lui machinalement. Je lui prépare le steak-frites qu’il mange tous les jours. Je suis obligée de manger la même chose, alors je préfère ne rien avaler. Et dès que je peux, je fais un bout de ménage. Pas souvent, il ne supporte pas que je touche à son “bordel organisé”.

On passe la soirée dans la même pièce, il se défonce et je m’efforce de ne pas m’endormir. Je pars me coucher crevée, mais soulagée d’avoir réussi à éviter la crise. Je suis une femme maltraitée.

Une femme seule. »

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Même s’il n’est pas parfait, ce texte m’a beaucoup aidée. Il fait partie de mon histoire et de mon processus de guérison. Certains membres de ma famille n’ont pas compris, et ont trouvé indécent que je « lave mon linge sale en public ». Mais j’ai surtout reçu beaucoup d’amour, alors ça valait le coup. Et vous, avez-vous levé le voile ?


28 thoughts on “Ma revanche.

  1. elisa Répondre

    Ayant vécu cela avec mon ex compagnon, ton texte me touche beaucoup..

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je comprends … :). Mais je suis heureuse que tu t’en soies sortie comme moi ! Je te souhaite une belle suite.

  2. Maman-Tout-Terrain Répondre

    Ton texte est beau et poignant. Il dit beaucoup de toi. Et aussi de tous ceux, qui, comme toi, menent ces « doubles vies » malheureuses.
    Finalement, ta plus belle revanche, c’est ton bonheur eclatant d’aujourd hui 😉

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci beaucoup.
      Oui, je crois que malheureusement, beaucoup de personnes vivent ces doubles-vies. Je me suis donnée du mal pendant deux ans, pour que l’illusion soit parfaite … Quelle erreur.
      Oui, tu as complètement raison et je le sais bien ! Ma plus belle revanche, c’est mon bonheur d’aujourd’hui !

  3. themetis Répondre

    Tes mots sont touchants. Ils m’ont émue. Je te souhaite de tout mon coeur de ne plus jamais retomber sous une telle emprise.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci beaucoup, Thémetis. Je crois que je suis en bonne voie … Cette expérience m’a beaucoup appris et j’espère que je ne retomberai jamais dans mes vieux travers !

  4. Sabrina Répondre

    Coucou Rozie,
    Tu as bien fait d’en parler si cela t’a fait du bien car rester ad vitam eternam dans ce statut de victime, chercher à ce que notre souffrance soit reconnue ne mène malheureusement nulle part. Cela conduit même parfois à soi-même pousser à bout les autres en s’enfermant dans une vison éternelle d’un monde où nous sommes systématiquement la victime, alors que ce n’est plus forcément vrai puisque nous avons recouvré notre liberté. Le chemin peut-être très long, des années après des stigmates refont surface et la cicatrice reste à vie mais cela peut aussi te donner une force, si tu sais passer au-dessus, une force que peu ont, une force à déplacer des montagnes, à refuser désormais systématiquement ce que l’on a accepté un temps… et à inspirer les autres femmes à en faire de même.

    Grosses bises.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je suis complètement d’accord avec ce que tu dis. Je pense que dans le cas d’un traumatisme, il est quand-même important que la victime soit reconnue en tant que telle pour qu’elle puisse passer à autre chose. Mais une fois que c’est fait, il faut réussir à ne pas/plus se penser en victime et ne pas s’enfermer dans ce statut.
      J’en ai quelques exemples proches. Certaines personnes qui ne se voient et ne positionnent qu’en victime. Au départ, c’est légitime, mais des années après, c’est complètement néfaste. Pour eux et pour les autres. Un cercle vicieux.

      J’ai eu ma reconnaissance dans ma souffrance, c’est tout ce qu’il me fallait. Aujourd’hui, je ne me considère et ne me construit absolument pas par rapport à ça.

      Comme tu le dis, je m’en suis servie pour y trouver une force, une joie de vivre, un bonheur dans ma nouvelle vie.

      Merci pour ton passage ici qui me fait vraiment plaisir :).

  5. SweetieJulie Répondre

    Ce n’est pas laver son linge sale en public, c’est lever le voile sur ce qui est trop souvent tu et qui détruit des vies, c’est prendre la parole pour toi-même et ta guérison, et également pour que les autres – ton entourage mais aussi la société – ouvrent les yeux sur le calvaire que des femmes vivent dans leur couple. C’est crier contre la solitude qui entoure une victime alors qu’on devrait plutôt l’aider à se sortir de cette situation dégradante et destructrice.
    Alors bravo, c’est ta revanche, c’est ta victoire, et c’est pour toi l’opportunité de commencer à tout doucement tourner la page <3

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci Julie !
      Il est logique que certaines personnes ne comprennent pas ma démarche, d’autant plus dans une famille comme la mienne qui tait tout ce qui ne brille pas … Ma famille est pleine de secrets. Dès que quelque chose ne va pas, c’est enterré.
      Pas très sain, et je suis bien contente de m’être dégagée de ce schéma.

      Oui, je suis entrain de tourner définitivement la page, quatre ans après. J’ai fait le tour de mon histoire, ne reste aujourd’hui que l’envie d’aider les autres, autant que je le peux.

  6. marie kléber Répondre

    Bravo Rozie!
    La vie t’a offert une chance de sortir de l’ombre et d’aider d’autres femmes aussi. Les proches ont toujours du mal à intégrer que c’est arrivé, que ça nous est arrivé. Et puis chez beaucoup la loi du silence a encore du poids.
    Je trouve ton texte très beau car il parle de la vie de nombreuses femmes.
    Je ne dirais pas que c’est ta revanche, mais ta victoire. J’avoue que pour moi, quand j’ai lu « divorce pour faute » à ses torts et « reconnaissance de violence psychologique », ça m’a énormément soulagée. J’ai eu l’impression que je n’avais plus à me justifier, que ma réalité pendant 4 ans avait été prise en compte. Enfin.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci Marie !

      Oui, c’est tout à fait ça : la loi du silence. Ma famille fonctionne vraiment comme ça et c’est bien dommage … Comme je le dis à Julie, je suis bien contente de ne plus suivre ce schéma et de réussir à communiquer, parler, me raconter … C’est tellement important ! Lever le voile …

      Bien sûr que ça t’a soulagée, tu l’avais mérité ! Et psychologiquement, c’est quand-même primordial que les sévices qu’on a subi soient reconnus.

      Enfin. Ce mot prend tout son sens ici. Soupir de soulagement.

  7. Ornella Répondre

    C’est beau de lire quelqu’un qui sort de son trou, de la pénible vie qu’on lui impose. Même si effectivement tu as vécu l’horreur, je suis sûre que tu sais aujourd’hui (dans ta spiritualité) qu’on ne vit rien par hasard. Je ne pas que tu vis mérité quoi que ce soit. C’est souvent la confusion qui est faite autour du karma. Les gens pensent qui si on fait du mal, on récoltera du mal alors parce qu’on le mérite. Or, je ne crois pas que c’est aussi stupide que cela. Je crois que les horreurs qui nous arrivent, notre âme les choisit parce qu’elles lui permettront a posteriori, d’en ressortir grandie, plus forte. Capable de pardon, d’empathie, etc..

    En tout cas, je suis fière de ton évolution. 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Oui, je le sais :). Je le crois en tout cas.
      Je ne pense pas avoir mérité le malheur. Je pense d’ailleurs que personne ne le mérite, même pas D. qui m’a fait tant de mal.
      Mais je crois à la « justice ». Aux clins d’oeil de la vie, aux coups de pouce au bon moment !

      Notre âme choisit les horreurs qu’elle doit vivre .. Je n’y avais jamais pensé dans ce sens-là, mais pourquoi pas ! Ce que je sais, c’est qu’effectivement, j’en ressors grandie et plus aimante que jamais. Plus heureuse aussi. Et que finalement, je ne regrette rien pour ces deux ans de souffrance m’ont amené à un vie pleine de bonheur et de joie que je n’échangerai pour rien au monde !

      Merci :).

  8. Nadège Répondre

    C’est un texte très touchant. Tu méritais ton prix et ta revanche !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci beaucoup ! Je l’ai reçu comme une chance immense, un clin d’oeil venu d’en haut … Qui m’a redonné le sourire et beaucoup de confiance.

  9. MissTexas Répondre

    BRAVO Rozie, c’est tellement mérité !!! Belle revanche en effet ! Je suis sûre que tu vas aider beaucoup de femmes dans tes écrits. Continue !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci !! Je l’espère Miss Texas, et tous vos commentaires encourageants et pleins de positivisme m’intiment de continuer !

  10. Peanuts Répondre

    Ce texte résume à lui seul des milliers d’histoires semblables… Le jury n’a pu qu’être touché par ce texte, qui exhale tant le parfum des souffrances vécues. Je le trouve poignant et profond, celui de quelqu’un qui sait.

    Côté revanche, je ne qualifierais pas ainsi cette réussite : pour moi, ce texte t’a permis d’extérioriser et faire connaître aux yeux de tous ceux qui te connaissaient, le calvaire que tu as vécu. Ce cadeau a fait de toi un papillon. Garde toujours ce côté positif et détaché de tout esprit de vengeance. Car c’est un poison pour le coeur.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je ne garde que le positif ! Je ne suis pas du tout dans la vengeance. J’ai dépassé depuis longtemps ce stade malsain. Comme tu le dis, c’est un poison pour le coeur.
      Là, j’ai eu une revanche totalement inopinée ! Je ne l’avais pas demandée et elle est tombée toute seule. Je n’ai pas pu m’empêcher d’y penser et j’avoue avoir été soulagée et heureuse que la vie me « rende » ça. Mais pas plus.

      Maintenant, tout est différent. C’était le coup de pouce qu’il me fallait à l’époque pour me sortir définitivement de ce malheur.

      1. Peanuts Répondre

        C’est l’essentiel dans ce cas. Je comprends que ce coup inopiné t’ait fait plaisir sur le moment, j’ai vécu parfois cela avec mon ex. Néanmoins, ça m’a toujours rendue triste parce que c’est à mon enfant que ça fait du mal… vu ainsi, on a plus de mal à en voir le côté positif.

        Bravo en tout cas pour ta réussite, je reste persuadée que tu nages dans des eaux plus douces désormais et je veux croire que ta vie ne sera plus jamais aussi moche qu’elle ne l’a été. D’ailleurs, tu es resplendissante sur la photo, j’avais omis de te le dire et c’est chose faite désormais. 😉

        1. Rozie & Colibri Répondre

          Oui, c’est complètement différent quand il y a des enfants, des êtres qui souffrent directement de ce qui se passe entre vous …
          Pour moi, ce n’était pas le cas. Alors je n’ai pas de remords, d’autant plus que ce n’est pas ce que j’ai voulu faire au départ.

          J’ai quand-même pensé à ses parents et à son frère. Je me suis demandé s’ils l’avaient lu et quel crédit ils ont donné à mon récit si c’est le cas. Je les appréciais beaucoup. J’espère ne pas le avoir fait de mal mais aussi leur avoir ouvert les yeux. Parce que eux aussi, ont beaucoup souffert à cause de leur fils. Ils ont été les premières victimes …

          Merci pour ce joli compliment :). Qui me fait très plaisir !

  11. Aileza Répondre

    Bravo pour ton courage car il en fallu et il en faut encore pour arriver à mettre des mots sur ce calvaire que tu as vécu. Et pour le cran que tu as eu aussi pour porter ton histoire au grand jour quand on sait combien c’est douloureux et combien cela peut-être mal accueilli par la famille ou les connaissances.
    Je rejoins Maman Délire pour ce qui est de tes talents d’écriture, tu as une vraie plume délicate et sensible 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci beaucoup pour tes compliments ! Effectivement, certains membres de ma famille ont eu des réactions pour le moins déroutantes … Mais ils sont peu nombreux et la majorité a surtout découvert ce qui s’était passé pour moi et ont compris beaucoup de choses sur mon étrange comportement de l’époque … Ca fait beaucoup de bien de lever le voile.

  12. ifeelblue Répondre

    C’est tellement une belle revanche! Que quelque chose d’aussi positif découle de quelque chose d’aussi négatif.
    Ton texte est très émouvant!

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci !
      Oui, nous étions tous (et moi la première !) assez étonnés de voir que de deux ans de malheur, je récolte des choses aussi positives ! La vie est belle :).

  13. Maman délire Répondre

    Évidemment que tu as gagné le prix ! Tu as l’écriture dans le sang ! Tes phrases transpercent les cœurs et les âmes… oui la vengeance c’est pas bien, n’empêche que je suis bien contente que ses collègues ou connaissances l’aient découvert sous son vrai jour !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci beaucoup, Maman Délire <3 ! Haha, j'avoue en être satisfaite aussi. Je me déculpabilise en me disant que ce n'était pas du tout mon but en faisant ça et que c'est venu tout seul !

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