Ma robe de mariée : ma Précieuse.

Avant que je ne rencontre mon héros du quotidien, je n’avais jamais songé à me marier. Je ne m’imaginais pas à la recherche de cette robe fameuse qui rend belle et unique chaque femme. Il m’en faudrait une pourtant, et je me demandais si, dans les mille collections existantes, je trouverais mon bonheur.

J’avais déjà entamé mes recherches sur le net, mais tout me paraissait trop .. Rangé. Elles étaient magnifiques, ces tentures de dentelles, ces drapures de satin, mais elles ne semblaient pas véhiculer l’image d’une femme libre. Affublée de telle sorte, j’aurais eu l’impression que mon père me mariait. Or, je ne voulais pas être l’objet du mariage, mais son actrice principale !

J’ai vite compris qu’il me faudrait débourser une coquette somme pour être vêtue d’une facture de qualité. Il me fallait du fait-main, de la minutie, du fin détail. J’ai d’abord jeté mon dévolu sur la collection 2015 de Cymbeline. Rien que le nom de la marque m’attirait. Leurs créations semblaient toutes droit sorties des contes de Grimm. Elles scintillaient et les mannequins semblaient porter des nuages de beauté. 2000 euros dans une robe, le fallait-il vraiment ? Oui.

Mars arrivait et avec lui les nouvelles conquêtes des mariées empressées. Nombre de boutiques se débarrassaient donc des modèles orphelins au moyen de ventes-privées. Par acquis de conscience, avant de visiter les vitrines magiques de Cymbeline, j’ai pris rendez-vous pour la vente privée de Pronovias.

Pronovias est une boutique espagnole qui garantit le fait-main sur chacun de ses modèles. Leurs robes sont impériales, et il y en a pour tous les goûts. Si par chance, je trouvais là-bas mon bonheur, je pourrais diviser mon budget de moitié, ça n’était pas négligeable. C’est tout de même sans grande conviction, et seule, que je me suis rendue à cette séance d’essayages.

Arrivée dans le salon de la boutique, je me retrouvais perdue au milieu d’une dizaine d’autres femmes accompagnées. Je les voyais se disputer silencieusement les modèles, jetant un oeil avisé aux choix de leurs concurrentes, au cas où celles-ci partiraient avec leur coup de coeur envisagé. Les murs étaient tapissés de robes en tout genre. Que choisir ? Par où commencer ? C’est un peu dépitée que je m’approchais des tringles pour tirer du jeu quelques toisons à essayer.

Après trente minutes de délibération mentale, j’ai décidé d’enfiler un bustier façon princesse, une robe vintage et une taillée en fuseau. Si rien ne me plaisait réellement, au tant que je profite de cet instant pour essayer plusieurs styles. Je saurais au moins, pour les prochaines fois, quelle coupe privilégier.

Une charmante vendeuse m’a accompagnée en cabine et aidée à enfiler cette fameuse robe de princesse. « Vous êtes magnifique. Vous avez exactement la taille qu’il faut pour ce genre de modèle. » Je dois avouer que le miroir me rendait une image qui faisait palpiter mon coeur. « Je vais me marier », voilà ce que j’ai pensé. Et j’ai pris toute la mesure de cette décision à cet instant précis. C’était réel. Le bustier m’offrait un porté gracieux et une taille fine. Quant à l’avalanche de tissu auquel il était rattaché, elle m’enveloppait littéralement. Une princesse.

La vendeuse me laissa seule en cabine une quinzaine de minutes, le temps pour moi d’admirer sous toutes les coutures ce tissu qui me transformait. Une fois passée l’exaltation des sentiments, j’ai compris que je ne choisirais pas ce modèle : il était magnifique mais ne reflétait en rien l’image que j’avais de moi. Et puis, qu’est-ce qu’elle était lourde cette robe ! Voilà un quart d’heure que je l’avais sur le dos et j’en ressentais déjà les effets. Elle faisait aussi un boucan d’enfer (*musique*) à chaque fois que je tournais sur moi-même. Comment réussirais-je à m’asseoir avec ? Pour ne pas l’abîmer le jour J, il m’aurait fallu un périmètre de sécurité !

« Alors, qu’en pensez-vous ? » J’ai expliqué à cette charmante jeune femme que la robe ne me correspondait pas et elle m’aida gentiment à la retirer. « Qu’est-ce qu’on essaie ? » C’est alors que j’ai remarqué une autre tenue, restée de l’essayage précédent : fluide, ornée de perles aux accents naturels, elle m’attirait irrésistiblement. « Je peux essayer celle-là ?Bien sûr ! »

J’eus à peine le temps de jeter un coup d’oeil au miroir que je tombais amoureuse de cette parure. Le décolleté était sublime, le dos nu était si raffiné, et la traîne si douce … Sans parler de cet ornement de perles incroyable ! Et la matière .. J’avais l’impression de ne rien porter. Elle était simple à enfiler, elle m’offrait un corps de rêve, elle représentait l’amour élégant et champêtre à elle seule ! Tout ce que je souhaitais signifier en ce jour précieux. Elle était parfaite.

La dizaine de minutes que j’ai passé à la porter terminèrent d’affirmer mon coup de coeur. Il fallait voir mon sourire ! Il fallait sentir ce sentiment de douceur et de joie infinies qui m’emplissait ! Toutes les femmes ne ressentent pas ce genre de chose en enfilant leur robe pour la première fois, ça n’a absolument rien d’obligatoire. Surtout, il ne faut pas attendre indéfiniment que ça arrive, vous pourriez passer à côté de belles trouvailles. Néanmoins, j’ai adoré que ça me tombe dessus, comme ça, au moment où je m’y attendais le moins. J’ai aimé être seule pour que personne ne m’influence même si, c’est vrai, j’aurais adoré que ma mère m’accompagne. C’était magique.

« Alors, qu’est-ce ça donne ? Elle est magnifique !Oui, c’est vrai. Je la trouve incroyable aussi. On en essaye une autre ?Non, je prends celle-là.Vous êtes sûre ?Absolument ! » Au moment où je suis sortie de la cabine, la cliente précédente est revenue, elle avait finalement décidé d’acheter ma robe. « C’est trop tard, madame, elle est déjà prise. » La pauvre était dépitée. « C’est ça, le principe des ventes privées ! »

Je suis repartie le jour-même avec ma précieuse sous le bras dans l’allée piétonne de Bellecour. Je l’ai payée 1100 euros au lieu des 2200 euros initiaux. C’est une belle affaire. Le seul hic, c’était la taille : le modèle m’était proposé en 40, je rentrais dans du 36. Il allait falloir dénicher une couturière digne de ce nom !

En effet, durant les ventes privées, les boutiques mettent souvent à la vente leurs modèles d’exposition à prix cassés et ne se chargent pas des retouches. Il faut donc vérifier que la robe ne soit pas abîmée, ni trop sale, et régulièrement, il s’agit de tailles 40 pour que la « majorité » des femmes (selon leurs critères, je ne veux vexer personne !) puissent rentrer dedans et avoir un aperçu de ce que ça donnerait dans un modèle taillé pour elles. A prendre ou à laisser. L’expérience fut très concluante pour moi, je ne saurais que vous conseiller d’aller jeter un oeil, juste au cas où ! 😉

J’ai déniché ma précieuse par hasard, comme l’amour m’est tombé dessus par hasard. S’agit-il de chance ? Je ne sais pas, mais toutes ces coïncidences m’incitent à penser que j’ai véritablement trouvé l’amour de ma vie. Le bonheur ne doit pas être un but, mais une voie, n’est-ce pas ? Et vous, comment avez-vous trouvé votre robe ?

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11 thoughts on “Ma robe de mariée : ma Précieuse.

  1. l0uanne Répondre

    Elle à l’air superbe ta robe ! Y’aurai la possibilité qu’on la voie de face ? Moi je rêve d’une robe à la Sissi l’impératrice, mais c’est impossible à trouver maintenant :/

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci beaucoup !
      Je mettrais quelques photos de face dans les prochains articles dédiés au mariage :).
      Ca peut se trouver une robe comme ça, mais il faudra sans doute passer par une couturière !

  2. marie kléber Répondre

    Elle est divine Rozie! Et tu es magnifique dedans.
    Je crois qu’une robe c’est un coup de coeur. Bon sincèrement je ne vais pas te parler de la mienne qui a été acheté chez Tati un jour de passage éclair en France dans la plus stricte intimité.
    Les essayages de ma soeur m’ont par contre laissés un doux souvenir. Elle a essayé des tonnes de robes et soudain sans qu’on s’y attende à trouvé sa perle. Elle lui allait à ravir. Elle était elle, son essence, très chic et décalée.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci Marie !
      Oui, c’est un coup de coeur. C’est la parure qui, tu ne sais pas pourquoi, te correspond.
      Ca a dû être très chouette d’assister aux essayages de ta soeur ! Un sacré moment !

  3. Maman délire Répondre

    Elle est divine et tu es superbe ! La mienne était une cymbeline !!! De la dentelle fine et une traîne… j’ai su très vite moi aussi que c’était la bonne, et mes amies proches m’ont dit que c’était « ma » robe …

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci beaucoup !
      Une Cymbeline !!! Je veux la voir ! 😉

      1. Maman délire Répondre

        Il une photo je crois dans le billet où je raconte le jour de mon mariage !

        1. Rozie & Colibri Répondre

          Je l’ai (re)cherché (hou, la curieuse !) mais je ne l’ai pas trouvé !

  4. Peanuts Répondre

    Si la robe dont tu parles est celle de la photo, effectivement elle te va à ravir !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Oui, c’est bien celle-là :).
      Merci beaucoup !!

      1. Peanuts Répondre

        De rien, j’aurai adoré porter une robe pareille dans ma jeunesse…

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