L’été passion, un amour fusionnel.

Festival de la rose

L’été 2013 est sans conteste la plus belle saison qu’il m’ait été donné de vivre. Je le débutais avec exaltation lorsqu’en ce premier jour estival, je vivais ma première soirée romantique.

Nous avons tous vent de ces amourettes d’été, belles et tendres le temps de quelques mois, qui s’évanouissent au travers des feuilles mortes de l’automne. Nous espérons tous en vivre une et relever le défi. Nous nous berçons d’illusions à coup de « Avec nous tout sera différent », mais les nuages arrivent quand-même et la torpeur de l’été laisse place à la glace des saisons froides. Rassurez-vous, moi aussi j’ai espéré. Et cette fois, ça a marché …

La passion était au rendez-vous. Sous mes robes virevoltantes se faufilaient ses doigts malins et je devais me battre contre mon propre désir pour que nous ne fassions pas l’amour en pleine rue, devant les passants ahuris. Lui, ça ne l’aurait pas gêné ! Je ne pouvais plus le calmer et me contentais de repousser inlassablement ses caresses publiques pour que le tissu continue de recouvrir mes jambes nues.

Au début, c’était physique. La chaleur étouffante de la ville n’empêchait pas nos parties de jambes en l’air : au contraire, elle nous attisait ! Ses odeurs m’exaltaient. Vous savez, quand on est très amoureux, on vénère son odeur, on respire sa sueur (*musique*). Le feu nous consumait, nous brûlions ardemment de désir l’un pour l’autre. Nos fréquentes entrevues commençaient toujours par les gestes pour se terminer invariablement en paroles. Nous n’étions jamais rassasiés.

Cet été-là, j’avais planifié deux semaines de vacances que je comptais consacrer à ma famille. Après ce que j’avais vécu, un retour au bercail s’imposait, le calme de ma campagne natale m’appelait. Lorsque je lui  ai annoncé, il a reçu la nouvelle comme une petite mort. Comment allions-nous nous en sortir, l’un sans l’autre ? J’ai quand-même décidé de ne pas annuler mon départ, testant par la même occasion son dévouement à mon encontre.

Ces quelques jours me firent un bien fou et me rendirent folle. L’éloignement accroissait mes sentiments, je n’en pouvais plus d’attendre nos retrouvailles. Je me contraignais à tenir bon, à ne pas laisser la passion prendre le pas sur le reste de ma vie mais rien n’y faisait. Combien de fois ai-je songé à écourter mon séjour ? Il hantait mes pensées, mon corps tout entier le réclamait. Nous passions des heures à nous écrire, autant de mots d’amour tissés pour garder le lien à plus d’une centaine de kilomètres de distance. C’était lui, j’en étais sûre. Comment pouvais-je tant avoir besoin de cet homme que je connaissais si peu ? Il est des mystères qui n’appellent pas la raison. Il était mon évidence, mon âme-soeur.

Le jour de mon retour dans la ville, je trépignais d’impatience. Dire que mon coeur battait la chamade est un euphémisme, j’étais malade d’amour. Plus nos retrouvailles approchaient, moins je parvenais à garder mon calme. Ma cousine, qui faisait avec moi le déplacement, ne comprenait pas mon excitation : je peinais à rester concentrée sur nos discussions, mes yeux étaient rivés sur l’écran de mon téléphone. « Pourvu que notre train n’aie pas de retard ! » J’étais euphorique.

Tout s’est emballé lorsque je l’ai vu. Il était là, un long escalier nous séparait encore, mais il était là, à quelques mètres de moi. Par égard pour mon accompagnatrice, je n’ai pas couru. Je n’en étais de toute façon pas capable, je tremblais de tous mes membres ! Mes jambes se défilaient et je m’accrochais désespérément à la rambarde pour ne pas tomber. Jamais personne ne m’avait fait un tel effet, mes propres sentiments m’impressionnaient. Arrivée à sa hauteur, j’ai plongé dans ses bras tendus. Les yeux dans les yeux, mon front collé au sien, le reste du monde s’effaçait. Nous étions là, tous les deux, et tout le reste n’avait plus d’importance.

Depuis ce jour, nous refusons d’être séparés ne serait-ce qu’une nuit. Les rares fois ou nous y sommes obligés, l’un de ses T-shirt m’accompagne, outil nécessaire à la tranquillité de mes nuits. C’est trop difficile. Je prie pour qu’il ne meure pas avant moi, cette perspective me rend folle de désespoir. Trois années sont passées et mon amour ne cesse pas de grandir.

Nous avons vécu le reste de notre été agrippés l’un à l’autre. Sous les draps légers, entre visionnages nocturnes et feux d’artifice, nous refaisions le monde. Nous nous sommes imaginés mariés, parents d’une petite fille adorable, en voyage autour de la planète … Heureux. Nous nous sommes promenés dans toute la ville, écumant parcs et rues pavées. Lyon n’avait plus de secrets pour les amoureux transis que nous étions.

Une période magnifique suivie d’un automne aussi chaud que les couleurs qu’il propose, puis d’un hiver aussi doux que les plaids qui m’enveloppaient. La passion n’a pas péri avec les fleurs, elle s’est transformée et continue sa métamorphose pour s’adapter à nos envies.

Bien sûr, nos épisodes charnels ne ponctuent plus toutes nos journées mais notre amour n’a pas failli. Il est sans cesse plus grand et plus fort. Nous pensions que nous nous aimerions toujours comme au début et nous avions tort : nous nous aimons beaucoup mieux à présent. Nous n’avions simplement pas la capacité de l’imaginer tant notre coeur nous semblait déjà si plein. Le bonheur augmente de jour en jour. Je suis si reconnaissante.

Laissez la passion vous envahir et acceptez qu’elle mûrisse elle aussi. Les passions estivales ne sont pas toutes éphémères. Aimer est plus fort que d’être aimé, n’est-ce pas ?

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2 thoughts on “L’été passion, un amour fusionnel.

  1. l0uanne Répondre

    Avec des enfants, c’est plus dur de conserver la passion 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Ah ça… Je ne le saurais sans doute jamais, mais je l’imagine.. La passion se transforme, elle prend sans doute une autre forme !

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