Les cadeaux de Noël.

Il est une chose qui nous embête grandement cette année (mon amoureux et moi), ce sont les cadeaux de Noël.

Depuis quatre ans que nous sommes ensemble, nous pensons avoir fait le tour des grands et beaux cadeaux à offrir. A nous évidemment – nous nous sommes mutuellement noyés sous un flot de présents les premières années – et aux autres – nous leur avons offert toujours plus merveilleux et recherché chaque année.

Il faut savoir que de mon côté, les cadeaux, c’est toute une culture. Ce n’est pas à celui qui offrira le plus cher (quoique ça joue) mais à celui qui fera le plus original tout en touchant parfaitement son but : plaire absolument. Il faut faire plaisir tout en étonnant. Pas simple.

Jusque là, j’excellais absolument en la matière. Mes cadeaux font toujours sensation et j’avoue que j’aime beaucoup ça. J’aime faire plaisir, et j’aime y arriver en dénotant. Bref, je suis LA personne de la famille qui a toujours l’idée excellente et sur laquelle on compte pour pallier à sa panne d’idée.

Cette année, j’ai laissé faire les autres. J’ai pris la position de celle qui participe financièrement sans réfléchir parce que je n’avais pas le temps de m’y pencher. J’ai été bien occupée, c’est vrai. Mais le fond du problème n’est pas là. Le problème, c’est que je suis dorénavant tellement atteinte par « le non-matérialisme » (impossible de trouver le mot qui décrirait parfaitement mon sentiment) que … Je n’ai pas envie.

Ca y est. J’ai atteint un stade où je trouve ça absolument dérisoire, cette histoire de cadeaux. Je n’ai pas envie d’en recevoir. Je dis ça sérieusement. La perspective de recevoir un cadeau ne me réjouit pas et, au contraire, elle m’emmerde un peu.

Mes parents, ma soeur, mes oncles et tantes, mes grands-parents vont encore se casser la tête pour trouver quelque chose qui me fera plaisir. Ils m’offriront sans doute des produits de beauté, des livres de cuisine avec des ustensiles (vous savez, ces coffrets !), des babioles … Dont je n’aurais absolument PAS BESOIN. Que je n’aurais jamais eu envie d’acheter. Pire : que je n’utiliserai jamais et dont j’aurais honte de vouloir m’en séparer le lendemain, que je rechignerai à ramener et ranger chez moi, avec tout le temps et l’énergie que ça me prendra de les traiter, même si je finis par les donner.

Avec mon amoureux, nous avons donc décidé de mutuellement ne rien nous offrir. On a décidé de chacun tenir une liste que l’autre pourra souffler aux membres de la famille afin d’éviter ce genre de déconvenues. On a choisi de s’offrir ensemble quelque chose pour la maison, si on trouve ce qui fait battre notre coeur. Et c’est tout.

Dans cette liste, j’ai donc inscrit deux cadeaux qui pourraient vraiment me faire plaisir sans froisser mes nouvelles convictions : des places pour deux concerts différents. J’ai aussi mis le nom d’un parfum que j’affectionne car je n’en ai bientôt plus, mais je ne suis même pas certaine de vouloir reporter du parfum une fois ma dernière bouteille finie (c’est dire si j’ai changé !).

Parlons-en, de ces nouvelles convictions, parce qu’elles sont le noeud du « problème ». Ne croyez pas que je n’aime pas offrir, j’adore ça. Je le fais quotidiennement d’ailleurs, et vous vous doutez que pour moi, offrir a un sens plus large que : acheter un objet, l’emballer et le donner. J’offre de plus en plus, c’est absolument génial. Un immense cercle vertueux. On me donne beaucoup, et plus on me donne, plus j’offre. Pas parce que je me sens redevable, non. Parce que je ressens de l’amour envers tout. J’ai ce besoin d’en donner le plus possible.

Pour moi, un nombre incalculable de choses sont devenues d’un futile … ! J’ai encore des relents de matérialisme et je ne lutte pas contre, c’est assez normal. Il y a une magnifique table en bois que j’ai envie d’avoir par exemple. J’ai déjà une table pourtant. Mais elle n’est pas si grande, et elle n’est pas en bois. Une table en bois, massive, donnerait beaucoup de douceur à notre intérieur. Avec le poêle à bois normalement installé l’hiver prochain, ce serait top !

Donc, je ressens encore ça. Pour la maison. Pour le reste par contre … Plus rien ne me fait envie. J’ai absolument tout ce qu’il me faut et plus encore. Je me sens presque encombrée, malgré le vide que j’ai fait ces derniers mois. Ca, c’est l’impact du minimalisme, que je ne pratique pourtant pas dans les règles de l’art.

Parfois, je m’amuse à faire le tour des ventes privées comme avant et je constate que ce qui me faisait craquer ne me fait plus aucun effet. Je n’ai plus envie de ça. La course à l’achat, c’est fini. Je n’étais pourtant pas une grosse dépensière, mais de nombreux vêtements-bijoux-expériences me faisaient baver.

Parmi les choses devenues futiles, il y a aussi les règles. Avant, j’étais très à cheval sur la bienséance, sur ce qu’on DOIT faire, comment on doit se comporter … J’étais intransigeante. J’avais des protocoles pour tout, hérités de mon père. Aujourd’hui, tout ça me paraît d’un ridicule et d’une inutilité affolantes ! Avec du recul, j’ai l’impression que la Rozie d’avant était très emprisonnée.

Donc, Noël. Noël est une fête chrétienne qui n’a pas beaucoup de sens pour moi, bien que j’en comprenne l’importance pour certains croyants et que je la respecte. Ma Foi est ailleurs. J’aime beaucoup retrouver ma famille pour Noël et toute l’ambiance qu’il y a autour. J’aime l’instant propice au partage des cadeaux, c’est assez génial.

Mais j’ai cet autre sentiment qui me partage. Si je n’ai pas d’idées, pourquoi me forcer ? Pourquoi acheter un objet par défaut, qui n’aura de toute façon pas l’effet escompté ? Pour la bienséance ? Je me dis que si je manque à ce devoir, certains proches seront très déçus et touchés dans le mauvais sens du terme. Malheureusement, même en leur expliquant, si leur coeur y tient, ce sera compliqué de ne pas les attrister en les privant d’un cadeau qu’ils attendent. C’est dur. Je ne me sens pas capable de faire ça.

Il y a aussi tout ce qui se cache derrière l’achat, qui me froisse beaucoup. L’injonction à la consommation, évidemment. Mais aussi l’impact qu’a eu la fabrication de l’objet, son acheminement, sa construction étudiée pour décliner. Il existe des objets écolo et éthiques et mettre le prix ne me dérange pas. Seulement, je ne ferai pas plaisir à la personne en lui offrant un smartphone éthique alors qu’elle rêve du dernier Xperia.

Offrir des cadeaux faits-main (j’entends par là : fabriqués par moi) ? Je trouve l’attention sublime, et dans un monde idéal, tout le monde serait beaucoup plus touché par un vase fait-main que par un objet industriel. Notre meilleur cadeau de mariage, c’est un album photo que la personne a fabriqué elle-même. Tout l’argent reçu, à côté, ça n’a aucune valeur. Si je n’avais qu’un souvenir physique à garder de notre mariage, ce serait celui-là, sans hésiter ! Hélas, tout le monde ne ressent pas les choses de cette façon et c’est normal.

Ces dernières années, j’ai offert beaucoup d’expériences. J’aime l’idée que mon cadeau soit un futur souvenir plutôt qu’une matière prenant la poussière quelque part. Seulement, j’ai l’impression d’avoir fait le tour. Plus d’idées ! Si je savais ce dont ils ont besoin, j’aurais la satisfaction d’offrir de l’utile mais ils ont tout ce qu’il faut, ou alors c’est carrément hors budget, même à plusieurs.

C’est fou comme il y a cinq ans en arrière, un cadeau utile m’aurait déçue ! A présent, c’est complètement l’inverse.

Il y a d’autres questions autour de Noël, qui me taraudent. Le sapin ? En plastique car réutilisable, ou un vrai qui va mourir dans mon salon ? Ou pas de sapin ? Mais c’est un peu triste, non ?

Le papier cadeau ? J’adore, ça brille, c’est fun d’emballer et de déchirer. Mais le papier, c’est précieux aussi. Et ça fait beaucoup de déchets pour pas grand chose, non ?

Le repas ? J’adore le goût du foie gras, mais pas le reste de sa condition. J’en mange ou pas ? Je risque de fortement contrarier mon père si, à ce repas-là, je fais « ma végétarienne ».

Bref, je ne sais plus trop où je me situe par rapport à tout ça. Si j’y pense, c’est parce que Noël, c’est un sacré budget en temps normal, et que ça tombe dans deux mois. L’achat des cadeaux, ça se planifie ! Mon amoureux commence à m’en parler : « Qu’est-ce qu’on fait ?? »

Il faut concilier ma vision des choses avec le bonheur et le plaisir des autres, et savoir ce qui importe le plus. Est-ce viable de m’asseoir sur tout ce qui me constitue à présent, l’espace de deux jours ? Est-ce viable d’être intransigeante, sans imposer aux autres bien sûr, mais exiger d’eux qu’ils ne m’imposent rien non plus, et de m’asseoir sur leurs joies ? …

Bref, les cadeaux de Noël, cette année, ça m’embête !

Et vous, quelles sont vos positions sur le sujet ? Que privilégiez-vous ? Etes-vous en désaccord avec certaines façons de faire ? Comment conciliez-vous tout ça ?


14 thoughts on “Les cadeaux de Noël.

  1. Ornella Répondre

    Alors commençons par le début, Noël est une fête païenne et non chrétienne, c’est pourquoi il est complètement con en ce moment que pour des minorités musulmanes, à l’école, on cesse de fêter Noël.

    Ensuite, puisque tu aimes la symbolique des choses, plus que les choses en elles-même : au lieu d’utiliser un sympa pourquoi tu ne fabriquerais pas quelque chose qui t’évoque Noël ou ce sapin ? Est-ce que des bougies ou des guirlandes, des décorations, des couronnes de pommes de pin, ne feraient pas déjà l’affaire ?

    Pour le foie gras, c’est l’un des seuls trucs que j’ai fermement arrêté depuis quelques années. Je ne suis pas encore végétarienne mais ça, je m’y tiens. C’est trop pour moi, ce gavage.

    Enfin, pour emballer tes cadeaux, utilise des journaux déjà lus, magazines, ou livres dont tu voulais te débarrasser, c’est joli!

    T’embrasse !

    1. Rozie Répondre

      J’avais pensé faire un sapin en guirlandes sur le mur, par exemple, c’est assez chouette ! Pour l’instant, notre sapin en plastique tient encore la route donc on va continuer à s’en servir, ce serait con de le jeter ! Je me posais la question pour plus tard … (Toujours un train d’avance ! ^^)

      Pour l’emballage, l’idée des journaux me plaît moyennement … C’est une super idée de récup’ pourtant. Il faudrait que je vois l’effet que ça fait. Comme je n’ai jamais vu, j’en ai une idée pas magnifique !

      Pour le foie fras, il va falloir que je fasse comme toi (et moi non plus, on ne peut pas encore dire que je suis végé, surtout en ce moment où je mange de la viande malgré moi … On cuisine pas par manque de temps donc on se retrouve à manger du surgelé ou des fast-food, c’est désastreux ! Faut que je me reprenne … !).

      Un bisou sur ta joue !

  2. Escarpins et Marmelade Répondre

    Je comprends ton sentiment de lassitude vis à vis des cadeaux! Le mieux est de faire comme tu le sens, sans trop te prendre la tête! Tes proches comprendront, et ceux qui ne comprennent pas, eh bien tant pis pour eux! Chez nous, chacun s’occupe des cadeaux de sa propre famille: PO fait sa mère et son père, et moi mes parents et ma soeur. C’est plus simple!

    1. Rozie Répondre

      On a tendance à faire ça aussi ! Je m’occupe de mon côté et lui du sien … C’est pas très juste parce que de son côté, ils sont bien plus nombreux ^^ !

  3. Clémentine Répondre

    Comme je me retrouve dans tes mots Rozie. Je ne sais pas quoi offrir ni ce que je veux recevoir. Parce qu’en réalité je n’ai le besoin de rien. Enfin si, de choses utiles. Un nouvel aspirateur par exemple, car le nôtre rend l’âme. Mais je n’ai pas besoin d’objets ou de produits. Des livres pourquoi pas, ça me fait toujours plaisir, j’adore ça. Mais c’est tout. Je n’ai pas d’idée parce que je n’ai plus envie de consommer. Je veux faire plaisir autrement. Pas facile. Je pense quand même partir sur des cadeaux faits-maison. Reste à trouver quoi. Ça va pas être simple noël cette année

    1. Rozie Répondre

      « Je n’ai pas d’idée parce que je n’ai plus envie de consommer. » => C’est exactement ça !

      C’est vrai que je n’oserais pas offrir un aspirateur à quelqu’un, il faudrait vraiment que la personne me le demande (par n’importe qui d’autre, ça pourrait être mal pris !). Mais les cadeaux utiles, maintenant, je trouve ça super chouette !

  4. Suny Répondre

    Je me retrouve tellement dans ce que tu dis ! Bon, pas pour la partie « je fais toujours un carton avec mes cadeaux », je suis plutôt du genre à ne jamais savoir quoi offrir, vu que tout le monde a déjà tout… ^^
    Mais depuis quelques années, je n’ai plus envie d’offrir des cadeaux creux, ni d’en recevoir. J’ai laissé tomber l’effet de surprise, maintenant je demande ce que la personne veut, ou je note quand je l’entends parler de quelque chose dont elle a besoin et qu’elle prévoit de se procurer, et sinon, c’est une carte cadeau généraliste. C’est assez creux aussi, tu vas me dire, mais avec ça au moins, chacun s’offre ce qu’il souhaite, là où il le souhaite. Au pire, certaines cartes peuvent même être utilisées pour faire les courses. Pourquoi pas ! Se nourrir, c’est on ne peut plus utile. ^^
    Pour ma part, cette année j’ai fait une liste à mon mari (exclusivement composée de matériel et de livres de yoga, dont je n’ai pas absolument besoin parce qu’on peut toujours faire avec autre chose, mais qui me sera utile tout de même !), que je l’ai encouragé à partager avec toute personne qui lui demandera, éventuellement, ce que je souhaite pour mon anniversaire et Noël (les deux étant à un mois d’intervalle). ça m’évitera peut-être les trucs, bien intentionnés certes, mais qui m’encombrent plus qu’autre chose et que je finis par donner ou revendre. Sinon, quand on me demande, c’est souvent que je réponds « des chocolats et une bonne bouteille », ça fait rire les gens, qui croient que je ne suis pas sérieuse, comme si un cadeau qui fait vraiment plaisir mais qui ne va pas « rester » n’était pas un cadeau valable. Pourtant je préfère largement une bonne boite de chocolats à un truc en plastique inutile. Mais l’idée n’est pas encore vraiment entrée dans les mœurs.
    Bref, pas toujours facile de changer d’état d’esprit dans un monde qui, lui, ne change pas vraiment…

    1. Rozie Répondre

      Et bien cette année, j’ai fait une liste de Noël (et dire que mes parents me le demandaient quand j’étais gosse et que j’en étais incapable !). Je vais la leur donner comme ça … Ils seront aiguillés ! Je vais leur demander de faire la même chose, même si je me doute qu’ils ne le feront pas. Enfin, j’ai peu d’espoir mais qui sait, avec la mienne que je leur tendrais en premier, ça les motivera peut-être !

      Moi aussi, les chocolats, ça me va ! 🙂 Même carrément. Je m’en régalerai dans les jours suivants et après … Ca ne restera pas à m’encombrer !

  5. Anne-So Répondre

    Coucou Rozie !

    Ah, la période de Noël, ça a longtemps été une plaie pour moi – dans une vie antérieure, quand je fréquentais des gens (mon copain de l’époque et ses cercles) attachés à ces traditions absconses du grand repas de famille et des cadeaux. Clairement, déjà à l’époque alors je n’avais conscientisé aucune démarche minimaliste/zéro déchet/utilitariste, cette débauche de fausses attentions me gonflait: faire un cadeau pour faire un cadeau à une date fixe, ça n’a jamais été mon truc (la spontanéité, ça oui !), et faire semblant d’être contente de recevoir quelque chose d’inutile pour ne pas froisser, non plus. Et je n’ai jamais vraiment saisi pourquoi on devrait se faire des cadeaux (sauf aux gosses) : quand on veut quelque chose, on n’attend pas que quelqu’un d’autre nous l’offre, on se le procure, non ? En tout cas, une fois sortie de ces relations, j’ai vécu Noël comme je l’entendais : comme un autre jour. Après tout, je ne suis pas chrétienne (j’aimerais mieux fêter le solstice, ça, ça a du sens pour moi) et j’ai perdu tout intérêt aux fêtes de famille (les faux-semblants, merci bien). Éventuellement, si à cette période j’ai une idée de cadeau particulier pour quelqu’un, je le fais, mais sans jamais me forcer : je dois en avoir envie, en tirer du plaisir – sans parler du fait que mon cadeau doit évidemment correspondre à tous mes critères éthiques. En bref, Noël, c’est devenu tout simple pour moi, et j’apprécie grandement (surtout en lisant cette angoisse sous-jacente dans ton texte, je me dis qu’on est bien mieux à vivre comme on le souhaite que comme les autres voudraient qu’on le fasse, mais c’est mon avis :P).

    Cela dit, tu as déjà peut-être ce genre de pistes en tête mais pourquoi pas :
    – remplacer le sapin par une autre plante en pot que tu aurais chez toi ? Tu pourrais aussi bien décorer ton fidèle ficus (plus compliqué avec un papyrus peut-être, mais c’est intéressant pour la créativité !) qui connaîtrait alors son heure de gloire, et retrouverait ensuite les plaisirs d’une vie simple et tranquille.
    – remplacer le papier cadeau par un furoshiki. C’est joli aussi, et ça peut être réutilisé par la suite, soit en tant que foulard, torchon, emballage de repas, déco ou… papier cadeau !
    – préparer une alternative sans souffrance au foie gras et l’emmener le jour J ?
    – préparer un goûter de Noël avec ces gens-là, que tu présenterais comme le seul cadeau que tu veux recevoir ?

    Pour ce qui est de tes craintes concernant « le bonheur des autres » pendant les fêtes, je pense sincèrement que si ces autres là t’aiment, si tu comptes pour eux, ils ne peuvent pas considérer comme une attaque le fait que tu te respectes et que tu leur explique (pas de justification par contre !) les tenants et les aboutissants de tes choix et de qui tu es.
    Je suis certaine en tout cas que le fait d’assumer complètement tes choix « déviants » (tu vois ce que je veux dire ^^) et d’imposer aux autres de te respecter ainsi (c’est-à-dire ne faire aucune concession sur tes convictions, AU-CUNE) est le meilleur moyen de « faire passer la pilule » ; si tu hésites, si tu n’es pas ferme là-dessus, ce n’est pas considéré comme un choix mais comme une fantaisie. Si tu cèdes une fois, pourquoi pas le reste du temps ? Si tu n’es pas intègre vis-à–vis de toi-même ce jour-là, pourquoi le serais-tu les 364 autres jours de l’année ? C’est là-dessus, sur cette hésitation, sur cette possibilité de machine arrière que se focalisent ceux que tes convictions pourraient déranger. Personnellement, j’ai eu l’occasion d’observer que ceux qui hésitent le plus (comme tu le fais toi, en mettant dans la balance ce qu’en pensent les autres) sont les moins respectés dans leurs convictions, et que ceux qui s’imposent (s’imposer ne veut pas dire être chiant et désagréable :-P) ne dérangent pas : pas le choix, on les accepte comme ça. Je ne dis pas ça pour te faire la leçon hein, (difficile de transmettre les justes intonations et intentions dans un message écrit) je te partage seulement mon expérience 🙂

    Des bisous Rozie et un câlin à ton jeune canin qui a l’air absolument choupi !

    PS : ne te prends pas trop la tête… 🙂

    1. Rozie Répondre

      Tu as complètement raison ! Ca m’a frappée en te lisant, et en me relisant pour le coup. Il faut que j’arrête de privilégier les potentielles pensées des autres à mes véritables envies à moi … Comme quoi, ce n’est pas inné et ça s’apprend ! Moi qui pensais que j’étais plus portée sur moi, je crois que je me trompais.

      Pour ce qui est des convictions, je ne sais pas. Il y en a certaines que je ne lâche pas, avec lesquelles je suis intransigeante parce que ça me touche trop et que de toute façon, je ne peux pas m’y soustraire (genre, la condition des femmes, ça me hérisse le poil même quand c’est mon amoureux qui fait exprès de me titiller avec une blague … Je n’arrive pas à en rire et je réagis au quart de tour !).

      Pour d’autres, comme ne pas refuser le bout de viande qu’on a cuisiné spécialement pour moi, c’est plus compliqué. Je me dis que cette viande est déjà fichue et ça m’embête d’avoir à la gaspiller, en plus de ça. Pour que ça se passe comme je voudrais, il faudrait que je prévienne en amont. Bon, d’une manière générale, je refuse la viande, même durant les repas de famille, même si je me tape TOUJOURS les mêmes remarques. Je me dis qu’au bout d’un moment, ça finira pas être intégré !
      Mais il y a ce côté sentimental de la chose et durant les repas de fête, ça peut vite devenir un affront terrible de refuser un toast. En fait, le foie gras, j’adore ça (au niveau du goût, je précise encore). Tout le monde le sait et pense du coup, me faire très plaisir en me le proposant. Ce qui était vrai l’année dernière encore, et qui ne l’est plus du tout cette année. Je vais forcément être confrontée au problème et je ne sais pas encore comment je vais réagir. Mais je le sais au fond de moi, le mieux c’est de me respecter. Tu as raison, à 100%. Reste à y arriver !

      L’idée de la plante est très bonne ! Malheureusement, je n’en ai pas (encore) une qui ferait l’affaire mais je retiens ! J’ai encore le sapin en plastique des années précédentes. Je pense le ressortir, puisque de toute façon, il est là. Ce qui change, c’est que je n’achète plus de nouvelles déco comme les années précédentes !

      Pour les emballages, je n’ai rien qui ferait l’affaire, donc soit je n’emballe pas du tout (mais bon, c’est un peu triste !), soit j’achète ! Je vais creuser l’idée du tissu !

  6. zenopia Répondre

    Le mieux est de faire « comme tu le sens » … Tes proches comprendront. Enfin, je pense.
    En ce qui me concerne, nous n’allons pas crouler sous les cadeaux. Pour les proches, j’essaye de savoir ce qu’ils ont vraiment envie/besoin ou je privilégie une « expérience ». Par exemple, l’année dernière, le cadeau de saint nicolas de la poulette, ça a été ces cours de Krav maga pour l’année. J’emballe les cadeaux depuis des années avec du papier recyclé ou des choses que je récupère… Et entre nous 3, on n’emballe plus 🙂
    Je te souhaite de ne pas trop te prendre la tête avec tout ça <3 bisous

    1. Rozie Répondre

      Quand j’ai eu 18 ans, j’étais très triste parce que ma grand-mère avait décidé que c’était l’âge où elle n’offrait plus rien à ses petits-enfants. Je me disais « Mais la magie des cadeaux, ça ne s’arrête pas à un âge ! » Ca m’avait beaucoup touchée. Aujourd’hui je m’en fous et je la remercie même mais c’est moi … Je n’ai pas envie de générer ce genre de sentiments chez mes parents, ma tante, ma soeur, ou d’autres.

      Je pense qu’ils comprendront oui, bien sûr. Peut-être que c’est moi, finalement, que ça chagrine le plus !

      C’est sympa les Noël en petit comité ! Bisous 🙂

  7. Jahanara Répondre

    Je me retrouve beaucoup dans tes propos, même si je n’ai jamais été une grande fande me creuser la tête pour trouver le cadeau parfait, là ça ne me viendrait juste plus à l’esprit. Le seul pour qui ça m’amuse de chercher, c’est notre pdtit garçon. Et puis comme ca la famille participe aux cadeaux que j’ai choisis, ça évite les choses qui nous déplaisent (jouets à piles, bruyants, lumineux etc). J’ai de la chance car ces dernières années, Noël se fait en petit comité, ce qui limite le nombre de cadeaux potentiels. Avec mes parents et mon frère, on a déjà arrêté il y a un moment. Reste juste ma belle-famille.
    Quant au repas, je n’ai pas servi de foie gras non plus l’année dernière pour les mêmes raisons. J’avais trouvé une recette de petits choux fourrés à la truite fumée pour remplacer. Et ma foi, je n’ai pas eu de retour négatif !!
    Quand nous faisions encore Noël avec mes oncles/tantes/cousins, nous avions instauré un tirage au sort pour que chaque adulte n’offre et ne reçoive qu’un seul cadeau. Je trouvais ça sympa, ça limitait le nombre de cadeaux et au moins on pouvait se creuser la tête pour une personne en particulier !

    1. Rozie Répondre

      Ravie de te relire ici 🙂 !

      Le tirage au sort, je trouve que c’est une chouette idée. Il faudrait que je le propose sérieusement un jour !

      L’année dernière, l’une de mes tantes n’avait pas les moyens d’offrir des cadeaux, et elle nous avait prévenus en avance, en insistant bien pour que du coup, on y aille doucement. J’avais trouvé ça très triste parce qu’elle culpabilisait beaucoup, on sentait que ça la gênait atrocement et je le comprends …
      J’aimerais que si, pour des raisons diverses, on n’offre rien, ça ne donne pas lieu à ce genre de réactions, c’est tellement dommage !

      Ma belle-famille est ancienne Témoin de Jéhovah, donc elle n’est pas portée sur les cadeaux. Et heureusement parce que j’ai trois beaux-frères, trois belles-soeurs, une nièce et que c’est loin d’être fini ! Il y a quand-même des « obligations », je ne me vois pas ne rien offrir à ma nièce par exemple !

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