Le retour aux sources : bilan

Voilà plus d’un an que j’ai quitté la ville de Lyon pour la campagne du département des Alpes de Hautes Provence. Un changement radical, de haute voltige ! Cet article n’a pas pour but de critiquer la ville. J’ai passé six belles années à Lyon, que je ne regrette absolument pas !

J’ai vécu toute mon enfance à la campagne, dans un ancien corps de ferme que mes parents essayaient de rénover du mieux qu’ils pouvaient. Le premier centre commercial se situait à 30 minutes en voiture, le premier village à 5 minutes et la première petite « ville » à 20 minutes.

Nous n’avions pas de voisins à moins de 700 mètres et je mentirai si je vous disais que mes amis ne me manquaient pas l’été. Je mentirai si j’affirmais que je n’ai pas longtemps rêvé de vivre en ville, d’être une citadine et de tout avoir à portée de main.

A Lyon, j’avais tout ce que je voulais quand je le voulais. Entre La Part Dieu, Confluences et Carré de Soie, j’étais servie ! J’adorais l’autonomie que m’offrait la ville. Pas de permis ? Aucune importance ! Tu veux manger thaï ce soir ? La bourgade de la rue d’en face fait ça très bien et à petit prix ! Envie de flâner au milieu de petites boutiques artisanales et originales ? Le Vieux Lyon est tout proche.

Que j’aie soif de vacances, une frénésie dépensière ou l’envie soudaine de sortir entre amis, l’architecture particulière de la capitale gastronomique me l’offrait généreusement. J’ai adoré Bellecour et la Place des Terreaux, le Parc de la Tête d’Or et Fourvière. Et cette chance de pouvoir participer à tous les concerts sans avoir à traverser la France, à réserver un hôtel pour la nuit et à m’inquiéter de ce que je mangerai. C’était génial.

Quand il a fallu partir, mes proches se demandaient si je tiendrais le choc. J’imitais à la perfection la citadine épanouie, sous mes airs coquets et mes vêtements savamment chinés. Je voulais partir, mais pas tout de suite. Mon mari, lui, commençait à sacrément souffrir de cette effervescence incessante. Et son mal être trouvait un écho en moi. Nous avons plié bagages et nous nous sommes retrouvés dans une petite villa face à la nature.

J’ai un voisin à gauche, un autre à droite. Personne en face. Ah si. Les Pénitents des Mées, roches magnifiques dont on raconte qu’elles sont d’anciens moines des montagnes, pétrifiés en pierre après avoir trop regardé les jambes des femmes …

Je n’ai pas vu la couleur d’un centre commercial depuis un an, donc. J’ai réappris à vivre.

J’avais oublié comme j’appréciais, petite, être réveillée par le son des oiseaux ou par le feulement d’un chat. J’avais oublié cette tranquillité inédite, de n’entendre passer que trois voitures par jour et de ne voir personne sauf si je le désirais. Les rues sont vides. Sauf en été, quand les touristes débarquent, leurs valises remplies de bonne humeur !

Mon mari ne m’embête plus quand je passe nue devant les fenêtres. C’est normal, il n’y a plus de risque que quelqu’un me voie ! Allez, je vous l’avoue … J’aime beaucoup vivre sans trop de vêtements. Tout juste une robe légère, un voile à peine posé sur mes épaules. Je me sens libre, j’adore ça ! Mais pas au point de me dévoiler dans des camps naturistes non plus ;).

Je me suis rendue compte qu’en ville, je m’accommodais de tout, mais que rien n’était optimal pour moi. Je m’accommodais des odeurs dans le métro et des gens qui me touchaient sans ma permission. Je m’accommodais des klaxons des bus et des engueulades bourrées juste sous ma fenêtre. Je m’accommodais de ces gens qui se croient tout permis parce qu’on est trop nombreux et que finalement, personne ne connaît personne. L’anonymat des grandes villes est permissif et dangereux.

Ici, personne n’osera mal se comporter, ou si peu. Au delà de ça, je me suis rendue compte que rien ne me manquait. Les boutiques ? Bof, ça ne me dit plus grand chose … Le cinéma ? On met autant de temps à l’atteindre ici qu’à Lyon, alors qu’il est plus loin ! Et les places sont nettement moins chères. Les restaurants ? Oui, c’est vrai. Mais pas parce qu’il n’y en a pas. Parce que j’ai vécu 9 mois indemnisée par Pôle Emploi et que nous nous l’interdisions. Les amis ? Finalement, je les vois aussi souvent. Mon mari voit moins les siens, mais les voit mieux : un week-end entier plutôt qu’une heure de ci, de là.

La ville me stimulait trop. J’ai ressenti un véritable repos, profond, bienfaisant, attendu, en déménageant. A Lyon, j’étais entraînée par le mouvement de groupe. Tout le monde achète sans cesse, bouge dans tous les sens … Je le faisais aussi avec joie, j’aimais bien ça, mais ça m’épuisait. Ca ne faisait pas vraiment partie de moi, ce besoin continuel d’être en mouvement, de ne pas perdre une minute. Parfois, j’avais besoin de calme mais personne ne me comprenait ! Ici, plus personne ne m’embête quand je désire me ressourcer longuement, silencieusement, et seule.

Depuis que je revis à la campagne, j’ai économisé beaucoup d’argent ! Je n’ai plus d’articles sans cesse sous les yeux, les gens ne scrutent pas les vêtements des autres, et ils se fichent complètement d’être « in ». A chaque fois que je sors, tout le monde se retourne. Gênée, j’ai demandé à mon amoureux ce qui clochait chez moi. « Ben, regardes comment tu t’habilles ! Pour eux, tu es beaucoup trop classe pour juste faire le marché ! »

On est obligé de centraliser les courses. On a arrêté de passer au casino du coin tous les deux jours … Le budget s’en ressent ! On mange toujours aussi bien pourtant. Mais on ne gaspille plus. C’est simple, mes revenus se sont vus divisés par deux, et j’ai réussi à mettre 300 euros de côté par mois, là ou avant, mon compte terminait toujours à zéro … Un écart de 800 euros en tout, sur nos comptes, sur une période de 30 jours (non, vous ne rêvez pas ! Et pourtant, on était loin de faire des choses faramineuses !). Mais où passait cet argent ?? Ne me répondez pas « Le loyer ! », on paie autant qu’à Lyon, mais pour une bien meilleure prestation.

Si je devais faire un bilan, je dirais qu’il n’y a qu’un point sur lequel la campagne me frustre : la musique. Ici, les concerts, c’est compliqué en dehors de la période estivale. Marseille est proche, mais il faut penser logistique … Et l’essence. J’aime beaucoup conduire dans le calme, en admirant le paysage, mais ici, c’est compliqué de faire du covoiturage et on pollue pas mal …

J’ai eu l’occasion de repasser un week-end dans la Ville des Lumières. Il m’a permis de me rendre compte, un peu plus encore, de la qualité de vie que j’ai gagné ici. C’est incomparable. Des petites choses, d’infimes détails qui, mis bout à bout, changent la vie. J’en suis sûre, plus jamais je ne quitterais ce département et sa campagne provençale ! J’en suis amoureuse. De sa beauté, de sa chaleur, de son calme, de sa patience … C’est étrange, mais j’ai l’impression d’avoir trouvé ma place, mon lieu de vie. Tous les matins, le paysage me dit « Tu es chez toi. » Vous comprenez ce que j’essaie de décrire ? Je suis chez moi, comme je ne l’ai jamais été, pas même enfant.

Mon bilan est positif, c’est certain ! Il s’agit là pour moi d’un réel retour aux sources. Des sources que j’ai dû connaître dans une autre vie (?), et que je retrouve. J’ai toujours été appelée ici. Quand j’étais petite, je parlais sans cesse à mes parents d’aller vivre « là-bas ». Je me suis construite autour de l’idée de déménager par là un jour, et puis j’ai rencontré l’homme qui y avait vécu et qui pouvait m’y amener. La vie est incroyable. J’ai trouvé « chez moi ». Et vous, vous avez trouvé votre environnement idéal ?


28 thoughts on “Le retour aux sources : bilan

  1. maman délire Répondre

    moi je trouve ça top que tu aies pu faire ça si jeune. il y a tellement de gens qui attendent la retraite pour habiter là ou ils ont envie ! je suis comme toi, plutôt de la campagne, et même si j’ai aimé vivre pas loin de paris, j’avais besoin de mon coin de verdure et de calme.. et maintenant encore, je suis à 30 kms de bordeaux, dans une petit ville. ( bon j’ai quand même des voisins de tous les cotés.. )

    1. Rozie & Colibri Répondre

      C’est vrai, et je trouve ça dommage. Pourquoi attendre tant de temps avant de s’installer à l’endroit qui nous appelle ?
      C’est un choix, mais moi, rien ne m’a retenue. Ni la famille, ni le travail …

      Les petites villes sont agréables aussi. C’est un juste milieu, un bon compromis !

  2. zenopia Répondre

    C’est un bilan très positif !
    Perso, j’ai toujours habité en ville et, même si les balades à la campagne me plaisent, je me demande si je pourrais m’habituer à une vie plus au calme… J’aime être proche de tout… Mais j’ai également la chance d’avoir une grande maison avec un jardin plutôt vaste pour la ville… La seule chose qui nous manque : un garage… On se gare dans la rue mais on râle à chaque fois ^^
    Belle journée 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      C’est une question d’habitude et de personnalité je crois … Quand j’étais petite, j’avais une voisine (à 700 mètres ^^) qui se mourrait de vivre à la campagne. Elle dépérissait.

      Moi, je m’adaptais bien à la ville. Même très bien ! Mais force est d’admettre que ce n’est pas mon milieu de prédilection. Sinon, je ne me sentirais pas aussi libérée depuis que je l’ai quittée …

      Oui, c’est une chance, une maison avec un beau jardin en ville ! Profitez-en !

  3. Nat Répondre

    C’est génial que tu te sentes enfin chez toi, que tu ais retrouvé le calme et la verdure :o)

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Oui, c’est une véritable renaissance ! Surtout en ce moment que tout est en fleurs : lilas, rosiers, tulipes, pivoines, cerisiers .. J’adore ! Je me pâme devant tous les jours.

  4. Marie Kléber Répondre

    Comme Maman délire, je trouve extra que tu ai choisi et trouvé l’endroit qui te convenait si jeune! C’est un gain de temps important.
    Pour ma part, je suis comme Cécile, j’ai toujours vécu en ville et en appartement – les maisons j’aime bien mais pour les vacances seulement. Les bruits des maisons m’angoissent! La campagne, pour les vacances aussi ou pour changer d’air. J’ai eu cette chance de passer toutes mes vacances depuis ma naissance au grand air dans la maison de mes grands-parents entre mer et campagne. Voilà mon équilibre à moi. Je pourrais difficilement me passer de la ville – j’aime son rythme et cette possibilité qu’on a de tout faire à pied ou en transport – je n’aime pas prendre la voiture (je n’ai d’ailleurs pas conduit depuis plus de 10 ans) .

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je te comprends pour les bruits de maison, il arrive qu’ils m’angoissent aussi … Ou plutôt m’effraient ^^!
      D’ailleurs, je me demande comment je vais faire, en devenant propriétaire d’une vieille bâtisse, les moments où je serai seule .. !
      C’est paradoxal. Ca s’apprivoise.

      Je crois que l’environnement dans lequel on a grandi conditionne beaucoup quand-même. Rares sont ceux qui ont vécu en ville petits et qui préfèrent une vie à la campagne, et vice versa.

      En ville, je détestais prendre la voiture, et j’ai été ravie de ne pas y toucher pendant près de 6 ans. Mais ici, conduire est un réel plaisir. Le seul hic, c’est que ça pollue et que ça prend du temps (45 minutes entre chez moi et le travail).

  5. Nadège Répondre

    Joli témoignage, c’est tellement agréable de se sentir « chez soi » !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Oh oui, c’est un sentiment incomparable !
      Merci 🙂

  6. Escarpins et Marmelade Répondre

    Je suis une amoureuse inconditionnelle de Paris, de son tintamarre, de sa pollution et même de sa grisaille. Je suis un cas désespéré! La Lozère ne me plaît pas du tout. Ce n’est pas chez moi et ça ne le sera jamais. J’ai pourtant grandi à la campagne mais je reste définitivement une citadine dans l’âme. Néanmoins, je comprends ce que tu décris et je suis ravie pour toi!

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Un cas désespéré … Ou pas ! Il en faut pour tous les goûts !
      J’ai eu l’occasion de visiter plusieurs fois la Lozère. Je trouve que c’est un coin magnifique, mais je ne pourrais pas y vivre. Pour moi, la Lozère est … Mélancolique. Je pense que sur long terme, je serai triste.
      Comme quoi, ce n’est pas qu’une histoire de ville/campagne, il y a bien plus que ça ! 😉
      Merci !

  7. Mimine Répondre

    Amiénoise de naissance, chez moi c’est dans le Périgord.
    Je le sais parce qu’on y va chaque année depuis ma tendre enfance et que c’est là bas que je me sens chez moi.
    Tout comme toi..Comme si j’y avais déjà vécu.
    Las d’être malheureux ici, on s’installe en Dordogne dans max 3ans, le temps de peaufiner le départ. Heureuse.
    Passer d’une ville de 180000 habitants à une de 2800 c’est un bond, mais un bond que je DOIS faire pour ETRE.
    J’aurai pu écrire cet article, merci de l’avoir fait à ma place.

  8. Audrey Répondre

    Bonjour,
    J’ai trouvé cet article sincère, léger et intéressant.
    J’aime beaucoup la remarque sur « l’accommodation  » que l’on se fait de la ville, cela me rappelle l’histoire de la grenouille qui ne se rend pas compte qu’elle est dans une marmite d’eau chaude …
    Mais c’est vrai que la nature nous (re)connecte aux belles choses et à une meilleure vie : je vis aussi dans un coin de garrigue et j’apprécie ces moments de calme et de sérénité…

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci beaucoup, Audrey.

      La nature est pour moi essentielle. Je l’avais un peu perdue pendant quelques années, et j’y reviens avec beaucoup de joie et d’amour.

      Il faut parfois en passer par là pour comprendre.

  9. Ornella Répondre

    J’adore cette sensation. L’alentour qui te dit « tu es chez toi ». C’est exactement ce que je ressens quand je vais dans ma Bretagne Chérie, elle me le dit tous les jours. La mer me le crie, le ruisseau sur le côté de ma terrasse aussi. Et je l’ai entendu aussi quand je suis allée en Islande cet été pour la première. Ca a été un déchirement d’en partir, j’avais trouvé une de mes terres, là où j’ai surement vécu une ou plusieurs de mes incarnations précédentes. l’évidence ne trompait pas, et j’étais émue de tout ce qui m’entourait. J’aimais tout.

    J’ai grand hâte d’y retourner mais je prends mon mal en patience parce que ce ne sera pas tout de suite.

    Je suis contente que tu ais ce soulagement aussi. On est plus créatif et à l’écoute de nous quand l’environnement nous tend les bras.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je viens de lire ton article qui parle de ce sujet un peu aussi !

      Ce que tu racontes sur l’Islande semble génial, une sensation troublante et magnifique … !

      Je te souhaite d’y retourner prochainement.

      Tout va toujours mieux quand on se sent à sa place, et qu’on est accueilli par tout ce qui nous entoure.

  10. Peanuts Répondre

    J’ai connu les deux extrêmes : la campagne profonde où tu vis où seules quatre maisons se regardent mutuellement ou se côtoient, à faire 2*2 km pour aller poster une lettre, et devoir faire 30 mn de voiture pour aller à la première ville proche, et j’ai connu Lyon. Enfin, plus exactement Villeurbanne. Mais cela dit, je n’ai jamais vraiment ressenti ce que tu décris, cette sensation d’être « chez moi ». J’avais un endroit où je ressentais cela étant adolescente, cet endroit a été malheureusement vendu sans qu’on ait un seul mot à dire quelques années après. Je n’ai jamais retrouvé ce sentiment de bonheur, même en achetant une maison dans un endroit où je me sentais bien. Je suis heureuse où j’habite, mais je regrette d’avoir choisi trop vite, parce que je vis enfermée, trop de bruit, trop de voitures de trains de sirènes… j’aimerais habiter un endroit beaucoup plus calme, dans la verdure, dans une maison en bois, mais hélas, ce rêve est mort il y a 5 ans. Il n’a plus de raison d’être aujourd’hui, et je préfère de loin me contenter de ce que j’ai, pour ne pas courir encore des années après un endroit imaginaire.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      J’étais à Villeurbanne aussi. Je dis Lyon, parce que je passais plus de temps à Lyon tout en habitant à Villeurbanne (à Charpennes, puis République, puis Cusset).

      J’ai donc aussi connu les deux extrêmes, exactement comme toi !

      Là, on achète en pleine campagne. Zéro voisins, des champs tout autour. Mais les villages et commodités sont proches et la première « ville » et à 20 minutes. Ca se fait bien !

      Peut-être pourras-tu envisager de déménager un jour ?

      C’est triste, ce que tu dis par rapport à ce lieu vendu sans votre avis, mais malheureusement, ça arrive très souvent …

      Je te souhaite de le trouver, ce lieu qui te dira que tu es chez toi.

      Passe une belle semaine !

  11. Flora Répondre

    Chez moi c’est dans une petite maison au vert mais en ville 🙂
    J’ai des voisins de partout mais ça ne m’empêche pas de ma balader nue (non mais oh c’est chez moi ! ). Je crois que je m’étais rarement imaginée vieillir mais depuis qu’on a acheté cette maison, j’ai l’impression de voir l’avenir. Nos enfants s’amusant dans notre micro jardin ou dans les nombreux parcs alentours, pouvant se rendre à l’école à pied… Je sais qu’à la retraite j’aurais besoin d’aller chercher plus de soleil et que d’ici là un ou deux expatriations ne me déplairaient pas, mais je crois que mon chez moi je l’ai trouvé aussi !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Haha, oui, je me baladais nue aussi en ville, mais ça faisait hurler mon mari ^^. Il avait trop peur que des gens me voient et prennent l’habitude de « mater » nos fenêtres.

      C’est chouette, le sentiment que tu décris, par rapport à l’avenir que tu vois. Heureuse que tu aies trouvé ton bout de bonheur. Je te souhaite de le garder longtemps !

  12. Pétale Répondre

    Bonjour Rozie,

    Je trouve super que tu aies trouvé un lieu de vie qui te convienne autant :).

    Il y a des choses, qui a moi aussi m’attire de façon presque étrange comme les couleurs-enfin certaines- par exemple.

    Quand tu dis : « les gens ne scrutent pas(…) faire le marché ! » ».

    Ce qui me dérange à la campagne c’est que tout le monde se connaît.

    Un membre de ma famille vient d’un village dans lesquel il y a des gens pas très polis et pas tops, certains sont même « cons. Certains sont « vieux jeu » et critiquent les autres.

    Bref, ce n’est pas un bel exemple ni une belle image du monde que l’on a quand a vécu sa vie là-bas comme ce membre de ma famille.

    Par exemple en ville, si je mets un short rouge, les gens vont s’en foutre. Ils ne me connaissent pas. Je suis anonyme.

    Et si le lendemain je mets un débardeur bleu ou vert personne ne saura que cest moi de nouveau , la fille « qui hier â mis un short rouge », tandis qu’à la

    campagne, si je mets un short rouge , on se permettra de me critiquer car on me connaît (je ne vis pas â la campagne) et le lendemain je mets le même débardeur qu’à la ville, on (=les gens) saura sue c est moi la fille qui a mis un short rouge hier qui a mis un débardeur aujourd’hui.

    –J’ai déjà du mal en ville . parfois les gens regardent bizarrement une personne de mon entourage à cause de son style «  » »masculin » » ».
    J’aime le maquillage même si j’en porte peu (rouge à lèvres mascara liner) et hors à la campagne comme « les gens se fichent d’être « in «  ». Je me prendrais ds réflexions comme quoi je suis superficielle et débile puisque je me maquille (je me base sur l’exemple du village de la personne que je connaît).

    Et je serai sûrement la seule apprêtée et j’ai déjà du mal en ville, bien que je m’habille pas spécialement à la mode . Je mets du basique. Du fonctionnel, du pratique . Jeans maillot normal bottes point.

    Dans ce village (de la personne que je connais) les gens parlent sur les autres, y a des ragots qui circulent, les gens s’observent par les fenêtres entre eux en disant : « c’est qui lui/elle ? ». Et surtout tout se sait.

    Certains habitants ont des idées de vieux concernant certains/ des sujets.
    Le boulanger est malpoli avec les gens qui n’habitent pas le village et leur donne le pain le plus moche /le moins beau notamment le « trop cuit ».
    Bref. Si tu (je parle en général) veux avoir une vision pourrie du monde et de la vie à la campagne, vis (dans ce genre) de/ce village .

    J’aurais dû mal à ne pas avoir de magasin à proximité en cas de besoin -ou alors parfois il y a des supérettes mais y a moins de choix concernant les produits et je pense que ne pas avoir de solution en cas de manque de choses de 1ères nécessités m’affecterai, même si je finirais par m’y habituer.
    J’aime la ville. J’aime que les magasins soient ouverts et à proximité.
    (Et il n’y a pas tellement de psychologues à la campagne.)
    Ma famille surtout 2 personnes m’ont « vendu » parfois le côté « air pur » de la campagne et dénigré la ville « polluée ». Le côté retour au naturel a de bons côté dans certains domaines mais pas tous idem pour le côté « non naturel » . Tout n’est pas tout noir ou tout blanc, finalement tout est complémentaire.–

    J’aime la ville où je vis bien que les gens soient superficiels et font semblant d’avoir de l’argent et se prennent pour je sais pas qui enfin certains .
    J’aurais dû mal à la quitter peu importe pourquoi/pour quelle raison je devrais.

    Pour qqun par exemple, je ne ferai pas ce que je considère comme un sacrifice de ma part, mais ça c’est mon côté emmerdeuse et « qui ne mettra pas sa dignité et ou son estime de côté » bien que totalement vrai et que je n’hésiterai pas à appliquer.

    (Après si un coin me plaisait plus que celui où je réside actuellement,je serai claire et dirai que le coin je l’aime et y habiterai avec ou sans mes proches.

    -Moi c’est « acceptez-moi avec mes défauts et surtout mes défauts ! ».-

    Tu as de la chance de ce côté-là, car finalement si j’ai bien compris l’endroit où tu vis/vous vivez convient aussi bien à toi qu’à ton mari.

    –J’ai besoin de ne pas être seule dehors et sur les trottoirs parfois.
    La ville me fait me sentir en sécurité même si elle a des désagréments.
    J’aime voir des gens . Et j’aime voir la « vie » autour de moi, (par contre j’ai une haine /un dégoût envers les enfants de la naissance et même dans le ventre de leur mère, jusqu’à 6 ans).
    Je ne préfère pas les animaux aux gens.

    (Je pense aussi qu’une agression est possible en ville et à la campagne du coup ce ne serai pas un raison suffisante pour vivre à la campagne.
    Pour illustrer mon propos, je parle souvent « d’aller s’exiler/de s’exiler à la campagne « .)

    J’ai besoin des voitures.
    Habiter en appartement est une chose qui me réjouit.
    Se sentir chez soi. Je n’ai jamais eu de problème : je suis chez moi physiquement et mentalement dans l’appartement avec les membres de ma famille.

    Du moment que je peux tout visiter et que je connais le lieu, je le considère comme « mon domaine »/ »mon territoire ». Les écoles où j’ai été font partie de mon territoire et de mon territoire/terrain « connu ».
    (Le fait de connaître un lieu me donne une impression de contrôle que j’apprécie.)

    Ça me rappelle un peu les chats.(ils considèrent tout ce qui nous appartient et nous-mêmes ainsi que l’espace où ils sont comme étant à eux).–

    Je suis contente que l’endroit où tu vis te corresponde 🙂 et soit agréable à vivre.

    Bises

    Pétale

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je vois complètement ce que tu veux dire. A la campagne, les gens se connaissent tous. Mais j’y mets une (grosse) nuance.

      Dans les villages, les gens se connaissent tous. Mais pas nécessairement partout à la campagne. J’ai vécu mon enfance particulièrement isolée. Certes, les autres savaient qui j’étais (ou plutôt, la fille de qui) et plus ou moins où j’habitais, mais ça n’allait pas plus loin. N’habitant pas dans le village, ils ne pouvaient jamais voir ce que je faisais ou entendre ce que je disais. Ce qui fait que nous avons toujours été protégés de cette proximité dérangeante. « Pour vivre heureux, vivons caché. »

      Mes parents ont eux vécu dans des villages avant notre arrivée. Et là effectivement, c’était le règne des rumeurs. Chaque personne était chaque jour scrutée et les « étiquettes » avaient bon train.

      Là où nous allons acheter, nous sommes isolés. Pas de village, pas de voisins. Donc nous serons protégés et ça me convient parfaitement.

      Je vois ce que tu veux dire, que tu es « comme les chats ». Moi aussi, ça me rassure de connaître les lieux. Par contre, la présence des gens ne m’est pas nécessairement agréable, au contraire. Je ne suis pas asociale, mais j’aime ne pas voir mille personnes à chaque fois que je sors de chez moi, et être sur mes gardes comme je l’étais en ville.

      Passe une belle semaine, bises !

      1. Pétale Répondre

        Bonjour Rozie,

        La présence de gens m’est agréable si je suis dans l’humeur « voir des gens ». Après, je vais loin dans mon truc car si je veux voir personne, je sors pas.

        C’est bien je trouve le fait que tu n’auras personne qui t’observe là où tu vas vivre. En fait, ce sera comme une maison au milieu de « rien « .
        Ca sera tranquille alors ;).
        En gros juste le ciel, les animaux, votre maison et la nature autour.

        C’est clair que parfois certaines personnes ayant des opinions ou autres énervantes , il vaut mieux ne rien leur dire et dans ce cas le dicton « pour vivre heureux vivons caches » est vrai.

        bises

        pétale

        1. Pétale Répondre

          Bonne semaine à toi aussi 😉

        2. Rozie & Colibri Répondre

          Oui, c’est ça ! La nature, les animaux, et la maison. Et nous ^^.
          Pile ce qu’il nous faut !

          Ce n’est pas tant l’opinion des gens qui m’agace mais plutôt leur propension à juger et à colporter des rumeurs à tout bout de champ ! Mais ça .. C’est humain.

          Bises !

  13. Clémentine Répondre

    Je suis heureuse que tu es trouvé « ton chez toi », c’est une pensée qui me revient beaucoup en ce moment. Je me sens bien dans ma vie, dans mon petit appartement dans un beau quartier du centre de ma ville natale Nantes mais des jours je ne suis pas certaine d’y être « chez moi ». J’aime la proximité de tout, je peux tout faire à pied ou en vélo. La voiture n’est pas une option pour moi, ça m’angoisse. Peut-être moins en campagne mais quand même, devoir prendre la voiture tous les jours ne me rendrait pas heureuse.
    Nantes est une ville géniale, grande mais chaleureuse et accueillante. Je cherche le juste milieu qui répondrait à mes envies je penses. Je crois que je voudrais que ça soit en Bretagne, ses paysages me couplent le souffle à chaque fois que l’on s’y rend en week-end (merci la maison de vacances de l’amoureux !). Reste à trouver l’endroit. Pour dans quelques années, quand on voudra construire une famille (pour l’instant nos projets sont en ville). Alors on se ballade dans pleins de villes, et secrètement je crois chercher l’endroit qu’il nous faudra. (et en même temps je rêve de découvrir le monde, de découvrir les merveilles et les mystères de notre terre , paradoxe envies).

    ça me semble si facile de te parler Rozie, même si je reste une lectrice le plus souvent silencieuse, alors merci d’écrire et de partager tes pensées avec nous 🙂

    Des bisous

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci à toi Clémentine, de partager ponctuellement un bout de tes pensées ici. Ce que tu me dis me touche.

      Je te comprends totalement, j’aimais Lyon comme tu aimes Nantes. Et là-bas, la voiture, c’était hors de question. Je n’aime pas spécialement conduire. Avant, je détestais ça. Depuis un an, je n’ai plus le choix, et en fait, ça va bien parce qu’on est en pleine campagne, il n’y a que des routes à 90km avec des paysages à couper le souffle. C’est agréable !

      Je te souhaite de trouver cet endroit. Ca vous arrivera, et ce sera génial. En attendant, profitez bien de tout ce que Nantes a à vous offrir, et de vos voyages. C’est quand-même déjà une vie géniale et belle.

      Je t’embrasse !

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