La symptothermie, une méthode de contraception naturelle, et efficace !

Je vous avais déjà expliqué pourquoi et comment j’en étais venue à passer à une méthode de contraception naturelle. Je vous ai aussi raconté ma pose échouée de DIU. En quatre ans, j’en ai fait du chemin, j’en ai appris des choses ! Sur mon corps, son fonctionnement, et les signes qui me permettent de savoir, à coup sûr, le moment à partir duquel je ne suis plus fertile.

Je ne vais pas vous dire que les hormones, c’est le mal. Chacun pense ce qu’il veut. J’aimerais plutôt vous parler d’une alternative fiable qui existe, pour les personnes qui, comme moi, ne sont pas des adeptes des pilule/implant/stérilet/anneau/patch, ni des capes/préservatifs/spermicides, ni de la stérilisation. Pour des personnes qui aiment bien laisser faire le corps, ne pas s’opposer, et s’adapter aux phases de fertilité plutôt que de tenter de les éteindre.

Pourquoi est-ce si important pour moi de laisser mon corps fonctionner ? 

Durant mes deux ans sous pilule (avant l’arrivée d’autres symptômes), les choses étaient plutôt cool : plus de règles, plus d’acné, un désir constant dans le temps, une humeur tout aussi constante. Le rythme biologiquement cyclique de mon corps féminin devenait stable, comme celui d’un homme (je suppose).

Avez-vous remarqué qu’en tant que femme, nous suivons un rythme ? Qu’en fonction des périodes de notre cycle, nos rondeurs, nos désirs, nos pensées, nos humeurs fluctuent ? Avez-vous remarqué à quel point c’est flagrant ? Comme c’est magique de se sentir vibrer comme ça  ?

Voilà ce que je ressens depuis que j’ai arrêté les hormones. Ce constat ne s’applique peut-être pas à toutes les femmes, je suis peut-être plus fluctuante que les autres, je ne sais pas. Mais l’idée est là. Je ressens ce rythme intrinsèque très fort. Et je l’aime malgré les difficultés qu’il peut parfois m’apporter (tant sur le plan physique que dans mon mental). La pilule me donnait l’impression de m’anesthésier, comme les médicaments qu’on avale pour ressentir moins. Se couper de toutes cette richesse, c’était dommage.

Le DIU aurait pu être une bonne option. Je l’ai d’ailleurs sérieusement envisagée. A l’heure actuelle, l’idée qu’un oeuf puisse quand-même être fécondé mais qu’il ne pourra pas s’implanter à cause de l’épaisseur de la muqueuse utérine me perturbe beaucoup. L’idée d’avoir un corps étranger à cet endroit-là, au creux de mon intimité, de mon corps de femme, me perturbe plus encore. Je suis heureuse, finalement, que cette pose aie raté.

J’aime ressentir mes périodes fertiles. J’adore sentir mon désir monter pour atteindre ce pic durant lequel faire l’amour devient un besoin violent. J’aime la façon dont mon esprit envisage la grossesse à ce moment-là. Vous le savez, je ne veux pas d’enfants, mais la nature est bien faite. Durant ma période fertile, une grossesse pourrait presque s’envisager. Attention, je ne dis pas que j’en ai envie (PAS DU TOUT) ! Mais dans ces moments, je suis capable d’envisager la chose avec « sérénité ». C’est complètement fou, non ? Ca ne dure que quelques jours. Je trouve ça fascinant.

J’aime aussi voir retomber mon désir. J’aime la période de confiance et de simplicité qui suit durant ma phase lutéale. Ensuite arrivent mes règles, et évidemment, je n’aime pas le SPM qui précède. Mais j’aime ressentir le soulagement de mon corps quand ma muqueuse fond enfin. J’aime cette sensation qu’avec le sang ma tête se débarrasse des pensées troubles qui l’assaillaient quelques jours avant. Je le ressens. Au cours de ces 26 jours, je passe par tout le spectre des émotions. C’est réjouissant ! J’aime le besoin de repos durant les règles, l’impérieuse demande de prendre soin de l’âme et du corps. J’aime l’espoir qui revient, qui illumine tout après, pour redevenir fertile à la Vie.

Bref, vous l’avez compris, j’adore absolument être une femme. Je pourrais en rédiger des pages tant le sujet est passionnant et complexe. C’est une vraie chance pour moi !

Les méthodes naturelles, peu fiables ?

Oui. Et non. Je vais préciser le fond de ma pensée.

Le retrait : 

Au début, j’ai commencé avec le retrait. Clairement, JE NE CONSEILLE PAS. Je sais que c’est dangereux.
Nous n’avons jamais connu de soucis. Il peut y avoir de nombreuses raisons à cette chance. Personnellement, j’ai ma petite idée sur la question : l’implication de deux membres du couple, l’écoute et la maîtrise de son corps. Sans entrer dans les détails, mon mari est impliqué là-dedans au même titre que moi, et avec la même force (il respecte à fond mon souhait de ne pas être parent, et je l’en remercie).

Il connaît parfaitement les mécanismes de son corps. Mais bon, je le répète, le retrait n’est certainement pas la fiabilité incarnée. Se pose aussi la question de spermatozoïdes dans le liquide séminal. Des études récentes démontrent qu’il est infertile, mais on n’est pas à l’abri de petits survivants bloqués dans l’urètre, par exemple.

Les calculs de jours : 

Je suis ensuite passée par une phase de « compter les jours ». En gros, à l’aide d’une application, je savais théoriquement quand tombait mon ovulation, et les durées respectives des différentes phases. La non plus, je ne conseille pas de se baser SEULEMENT là-dessus. Le corps n’est pas un programme et ne compte pas les jours … On peut ovuler au 14e jour théorique comme au 10e, au 16e … etc.
Je pense que ça a fonctionné pour nous parce que j’ai l’extrême chance d’avoir un cycle d’une régularité exemplaire. Et j’étais très précautionneuse : avant même que l’appli devienne verte (couleur de la phase fertile), on ne prenait plus de risque.

Les observations physiques :

Ensuite, forte de plusieurs cycles à écouter et observer mon corps, je me suis appuyée sur des signes plus fiables : couleur, consistance et abondance de l’élixir (les « pertes ») et hauteur et tonus du col de l’utérus.

Pour les pertes, c’est simple, il suffit de regarder chaque jour le fond de sa culotte. Après les règles, je n’ai pas de pertes pendant un ou deux jours. Ensuite, je commence à en avoir des transparentes, élastiques : préparation à la période fertile. Elles deviennent de plus en plus abondantes, je me sens littéralement mouillée : période fertile. Le débit cesse ensuite. Elles deviennent blanchâtres et épaisses : on passe à la phase lutéale (post-ovulatoire). Elles sont tellement épaisses quelles forment des petites boules blanches : infertile. Plus de pertes. Règles.
=> Ca, c’est mon modèle (ne vous basez pas dessus !). Je sais que dès que je trouve une petite boule blanche, on peut faire l’amour normalement. Environ J- 10/8 avant les règles, jusqu’à J+4 : soit 14 jours sur 26 en moyenne.

Pour le col, il faut être à l’aise à l’idée d’aller le toucher avec ses doigts.
=> Mon modèle :
col bas et ouvert durant les règles. Le col remonte ensuite et se ferme. Durant ma période fertile, mon col est haut et moins tonique. Ensuite, il se ferme complètement est devient dur : infertile. Pour finalement redescendre et se desserrer : l’annonce des prochaines règles.

A cela s’ajoute la libido : plus j’ai envie, plus je suis fertile. C’est impressionnant. Je ne suis pas très portée sur la chose d’ordinaire mais durant ces jours-là, je deviens complètement folle ! C’est le revers de la médaille de la méthode naturelle, on en crève d’envie, on peut le faire, mais pas forcément de la façon dont on voudrait. Ou alors, protégé.

S’ajoutent à ça de nombreuses autres observations : poussées d’acné, petites contractions utérines, seins qui gonflent et s’alourdissent, humeur, tonicité/fatigue, pensées … etc.

Je recommande chaudement à toutes les femmes de s’observer, même sans visée contraceptive, ne serait-ce que pour en apprendre plus sur elles. Il faut être tout le temps en alerte parce qu’un cycle peut être différent des autres : ne jamais se baser sur ses acquis et être dans l’attention constante.
Pour moi, c’est fiable parce que toutes les conditions sont réunies, mais il y a un autre paramètre qui permet une sécurité, à mon sens, totale :

La prise de température :

C’est là qu’intervient la symptothermie. Cette méthode se base sur la prise de température COMBINEE aux observations (élixir et col, pour l’essentiel). Pourquoi ça change tout ? Parce que c’est scientifique, la température du corps change selon les périodes du cycle et peut donc déterminer avec précision la fertilité, l’ovulation, et le reste. Mais ATTENTION : ça ne se fait pas en claquant des doigts. Ca demande du temps, de la rigueur, du sérieux.

Le principe est simple : on prend sa température chaque matin au réveil, à heure fixe dans des conditions toujours similaires. Il faut un thermomètre à double décimale. Car la température du corps ne change pas d’un degré entier (ça, c’est quand on est malade !). C’est précis. Il faut un matériel de qualité, placé toujours au même endroit (vagin, c’est l’idéal).

On note ensuite les températures et les observations quotidiennes sur le cyclo (tableau de bord du cycle) : sur appli (pratique parce qu’elle tire les conclusions qui s’imposent seule), ou sur papier.

Quand on commence, il faut plusieurs cycles avant de pouvoir se faire complètement confiance, et véritablement se lancer sans filet. En réalité, la méthode est beaucoup plus renseignée et complexe que ça, mais l’article n’en finirait pas alors je fais simple et vous invite à vous renseigner.

Ce qu’il y a de génial, c’est qu’on peut aussi s’en servir pour procréer, ça fonctionne dans les deux sens ! On peut aussi se rendre compte d’un problème grâce à ça. Certaines femmes ont appris qu’elles étaient OPK. D’autres ont compris avec stupéfaction qu’elles n’ovulaient pas dans un intervalle de 28 jours et que leurs règles étaient en fait des saignements intermenstruels. La liste est longue. De mon côté, j’ai appris que tout allait bien : j’ovule chaque mois, en général le 12e jour.

Une fois qu’on est rodée, on n’a plus besoin de prendre sa température chaque jour mais seulement sur une période.

Pour moi, c’est LA méthode de contraception naturelle parfaite. Je la conseille vivement à toutes les personnes perdues qui sont déjà au naturel (où qui l’envisagent sérieusement pour de raisons réfléchies) mais qui cherchent la fiabilité : accrochez-vous, ce n’est pas simple pour tout le monde (il s’agit vraiment d’apprendre comment fonctionne son corps), mais ça vaut le coup ! On en ressort avec des connaissances fabuleuses et la sensation géniale de comprendre.

Quels risques ?

Evidemment, ça ne protège pas des MST, mais je crois que je ne vous apprends rien …

On dit souvent que les méthodes naturelles sont pour ceux qui accepteraient le risque d’une grossesse, et seraient prêts à envisager un enfant. Je suis encore plus catégorique : à partir du moment où vous faites l’amour, vous devez avoir conscience de ce risque. Peu importe la méthode utilisée car aucune, à ma connaissance, n’est fiable à 100%. Il y a toujours un risque. A titre d’exemple, selon l’indice Pearl, la symptothermie, en utilisation parfaite, est plus fiable que la pilule (en utilisation parfaite aussi).

Je précise encore une fois que la contraception, c’est à deux. Et il me semble que c’est encore plus vrai pour les méthodes naturelles. Mon mari est investi. Nous avons des rapports « complets » sans aucune crainte. Je suis à 100% sûre qu’il n’y a aucun problème à partir du moment où ces petites boules blanches apparaissent. Et les températures me le confirment toujours.

Vivre sa sexualité pleinement, sans contraindre ou forcer corps, c’est possible ! C’est plus contraignant, c’est vrai. Il faut un rythme de vie calé, il faut de la rigueur et du temps. Pour moi, c’est avant tout une question d’idéal, de valeur … J’y reviens toujours mais : de respect de mon corps. Et vous, quelle méthode vous correspond ? Avez-vous déjà envisagé des méthodes naturelles ? Ou pensez-vous, au contraire, que c’est jouer avec le feu ?


22 thoughts on “La symptothermie, une méthode de contraception naturelle, et efficace !

  1. Cueille le jour Répondre

    Wouaa, je découvre vraiment quelque chose là, je ne connaissais absolument pas cette méthode ! Ton article est vraiment très intéressant , merci ! Malheureusement (et a mon grand regret), je ne peut pas me passer de la pilule (en continu en plus) car je souffre « d’endométriose » (c’est en débat entre mes différents médecins…). Bref le fait est que IMPOSSIBLE pour moi d’avoir mes règles, même si pour mon corps j’aimerai pouvoir m’en passer…

    Belle fin de semaine Rozie 🙂

    1. Rozie Répondre

      Je me souviens que tu souffres de ça, oui ! Il me semble qu’on a déjà eu ce sujet de conversation.

      C’est en débat entre tes médecins ? Ils ne sont pas d’accord sur la méthode et sur ce que tu peux faire ou non ? Punaise c’est fou … Ca ne doit pas beaucoup t’aider !

  2. Ornella Répondre

    Je suis incapable en ce qui me concerne de sentir quand mon col est ouvert, fermé, remonté ou bas. J’ai aucune idée…

    Et pour la symptothermie, je ne connaissais absolument cette méthode, et j’aurais eu tendance à penser que c’était peut-être pas ultra efficace, ton témoignage m’intéresse. Je reste avec l’anneau vaginal pour l’instant cependant. Je ne vois aucun effet secondaire et j’aime bien cette méthode. 🙂

    1. Rozie Répondre

      C’est pas évident ! Déjà, il faut trouver son col et c’est la croix et la bannière (le mien n’est pas en haut au bout, ce serait trop simple !)

      Jamais testé l’anneau. Comme il y a des hormones de synthèse dedans, ça ne m’intéresse pas. Mais la méthode douce (c’est comme un bracelet en fait, qu’on laisse ou qu’on peut enlever quand on veut) me plaît !

  3. Melgane Répondre

    J’ai jamais ressenti de rythme… tu me diras je ne suis peut-être pas à l’écoute de mon corps parce que je suis toujours surprise quand j’ai mes règles… x)

    Mais du coup il manque une information : la température monte quand on est fertile et descend quand ce n’est pas le cas ou l’inverse ?

    Je ne pense pas que ça soit jouer avec le feu si s’est bien fait, de manière responsable, et que la femme n’est pas toute seule à gérer le truc.
    Moi je ne sais pas ce que je ferais, déjà j’ai pas de mec et pas de sexualité, et comme une telle décision ne se prend pas seule je ne peux pas décider. Et puis surtout je ne connais pas mon corps, je le maltraite et il me le rend bien… j’arrive déjà pas à mettre une coupe menstruelle, c’est te dire… et surtout je nourrie, pour entrer dans les trucs un peu perso/intime (comme si on n’y était pas déjà en parlant de règles xD) une grande frustration à ne pas contrôler mon corps. Par exemple j’ai une mauvaise coordination et une mauvaise conscience de mon corps (je nourrie beaucoup d’espoirs en l’aïkido, je m’y mets en fin de semaine normalement). Je n’aime pas trop qu’on me touche (je parle du toucher social, de la main sur le bras, de la bise, ce genre de trucs, les enlaçades et compagnie). Du coup, même si la méthode naturelle je trouve ça super, absolument géniale, que ça m’impressionne beaucoup et me fait très envie je pense que je n’y arriverais jamais.

    1. Rozie Répondre

      Il me semble que je ne ressentais pas spécialement ce rythme avant non plus, Melgane ! Puisque ça ne faisait pas partie de mes préoccupations. Je ressentais mes sautes d’humeur (je me suis d’ailleurs toujours considérée comme une personne instable avant ça ^^) mais je n’en cherchais pas la cause. Je me pensais juste fragile émotionnellement. Autant te dire qu’aujourd’hui, avec tout ce que j’ai appris et compris sur moi, mon point de vue a radicalement changé et je trouve ça génial ! Quelle richesse !

      Tout à fait, la température monte à la préparation de l’ovulation. Si cette montée (qui est caractéristique est suit un schéma précis) n’est pas effective, tu n’as pas ovulé. Parfois on n’ovule pas du tout dans le cycle, d’autres fois plusieurs fois, d’autres fois plus tard et il faut attendre … Il y a plein de possibilités.

      Avant, j’acceptais très difficilement aussi de ne pas contrôler mon corps. Même marcher, ça semblait complexe (je me cogne partout, tout le temps, alors que j’ai VU l’obstacle et que j’ai véritablement cherché à l’éviter (ou pas), ce qui est très … Enervant). La danse contemporaine, dans un premier temps, m’a permis de gérer mes mouvements, c’était génial.

      Ensuite, j’ai perdu cette aisance et j’ai pas mal maltraité mon corps. Je m’en contrefoutais et puisqu’il ne m’obéissait pas, je le contraignais (en m’achetant, à dessein, des chaussures trop petites par exemple #meufmaso). Heureusement, les cours de chant et la pratique du chant me permettaient de rester un minimum connectée à lui. Le chant, c’était le seul moment où je contrôlais tout à la perfection !

      Ma prof de chant avait capté que j’allais très mal (ma période avec D.) donc elle m’a proposé des cours de Feldenkrais. C’est une méthode où tu apprends à bouger. En gros, tu es par terre, les yeux fermés, et tu reproduis les gestes que le thérapeute t’indique. Tu dois répéter ces gestes (qui paraissent complètement loufoques) encore et encore, le plus lentement possible. C’est très déroutant au départ, mais ça marche du tonnerre ! Tu es obligée d’être à l’écoute et ton corps intègre complètement le processus de la gestuelle pour ensuite s’en resservir au quotidien sans que tu ne t’en rendes compte. Je te recommande, si tu en ressens le besoin, c’est magique ! A la conquête de son soi physique ^^. Ca apporte aussi beaucoup au mental, puisqu’à la base, elle me l’avait proposé pour ça.

      Puis maintenant, je poursuis (ou recommence, au choix ^^) avec le yoga méditatif. J’adore ! Donc je pense que l’aïkido fonctionnera bien pour toi, ne lâche pas ! Tu nous raconteras ? 😀

      Ne jamais dire jamais ! Tu sais, avant, toucher l’intérieur de mon vagin ou étudier mes sécrétions … Hahaha, c’était no way ! Du temps à passé. (Je ne suis pas en train de te faire le discours genre « tu dis ça parce que t’es jeune, tu verras », je sais comme c’est insupportable !)

      1. Melgane Répondre

        Je vais voir si dans mon coin y’a quelqu’un qui propose des cours de Feldenkrais mais je suis dans un coin paumé (pas un village non plus mais bon…) alors c’est pas gagné x)
        Haha ! Je sais pas si je raconterais… j’ai toujours du mal avec mon avis seul, sans rien autour… alors je sais pas, peut-être, j’y pense un peu si j’en retire ce que je veux (ben ouais, parce que 1 l’aïkido t’es obligé de contrôler ton corps (sans blague ?) et 2 ben tu touches les autres et les autres te touchent…) mais je sais pas… déjà je prépare un article sur le « no-bra » et j’attends mes premières séances d’aïkido pour voir si je peux faire sans soutif ou pas.
        C’est d’autant plus « insupportable » qu’on n’a pas beaucoup d’années d’écart ! xD

        1. Rozie Répondre

          Hahaha !

          Pour le yoga, le no-bra ne pose aucun souci, au contraire, c’est hyper agréable ! Mais c’est vrai que pour des sports plus vifs, ça peut être gênant … Enfin moi, j’ai une poitrine minuscule donc même quand je cours, ça ne me gêne pas des masses !

  4. delphine Répondre

    Je pense que le meilleure moyen de se protéger d’une grossesse Et de MST, c’est le préservatif, je sais que cela ne plait pas à tous le monde, mais moi personnellement, je trouve que c’est un moyen naturel sans pour autant jouer avec le feu . Si ça gène vraiment on peut se passer de pénétration TOUT en veillant à mettre le préservatif.

    1. Rozie Répondre

      Au niveau des MST, c’est clair, il n’existe pas d’autre moyen (à part l’abstinence !) !

      Je suis d’accord avec toi Delphine, c’est un moyen naturel et efficace. Le systématiser apporte une réelle sécurité, et je suis à 100% d’accord pour dire qu’il FAUT le faire tant qu’on atteint pas la sécurité dans ses relations.

      Pour ma part, j’ai toujours été en couple stable, donc passé une certaine période, se posait la question du remplacement du préservatif par une méthode moins gênante au niveau du plaisir. Et aujourd’hui, avec mes démarches actuelles (Zéro-Déchet et tout), le préservatif me poserait un souci éthique, puisqu’il causerait beaucoup de déchets que je peux aisément éviter avec ma méthode naturelle en relation stable.

      Mais je suis un cas particulier ^^.

  5. Marie Kléber Répondre

    Je reviens justement de chez la sage-femme. J’avoue que j’aimerais opter pour un stérilet. Le risque qu’elle a évoqué c’est des règles plus longues et abondantes. Comme les miennes le sont déjà, ça me freine un peu.
    Les méthodes naturelles, je ne suis pas convaincue. Je pense que ça dépend de la fertilité. Beaucoup de femmes tombent enceinte hors période d’ovulation.
    Je crois que ça m’angoisserait plus qu’autre chose. Mais c’est intéressant au niveau de la connaissance de son corps. Je vais regarder les différentes phases de mon cycle avec un nouvel oeil Rozie.
    Merci pour ton article

    1. Rozie Répondre

      Je ne sais pas si c’est possible de tomber enceinte hors période d’ovulation, Marie. Du coup, tu me questionnes. Il y a la période théorique (aux alentours du 14e jour) mais certaines femmes ovulent bien avant ou bien après. Ca reste une période d’ovulation qui est « déplacée », non ?

      Mais tu as raison de soulever le sujet de la fertilité. Les femmes qui ovulent plusieurs fois par mois, tout ça, … Si j’étais dans ce cas, je combinerais plusieurs contraceptions ensemble. Malheureusement, les femmes hyperfertiles sont enceintes sous n’importe quelle contraception (j’en ai une dans mon entourage, trois grossesses enchaînées … !), ça doit être terrible à vivre, cette insécurité.

      Les règles plus abondantes sous DIU ne me posaient pas de soucis (dans la théorie puisque je n’ai pas pu pratiquer) car les miennes sont courtes. Elles durent vraiment deux jours, plus un 3e pour les petites pertes. Une amie m’a expliqué qu’en effet, pour elle, c’était un effet secondaire malaisant parce que les siennes étaient déjà abondantes sans. Mais elle semblait bien s’en accommoder ! C’est propre à chacune, je crois, le seuil de tolérances des possibles inconvénients.

  6. Anne Répondre

    Tu as de la chance de connaitre si bien ton corps!
    J’ai 35 ans et 3 enfants, et je suis loin de pouvoir faire ce que tu fais, du moins pour l’inspection du col, ou la prise de température.
    j’ai utilisé différents mode de contraception : pilule, puis méthode naturelle quand l’arrivée d’une grossesse n’était pas un problème puis stérilet hormonal, puis de nouveau pilule!
    là je ne veux plus d’hormones mais plus de grossesse non plus alors j’envisage la pose d’un stérilet cuivre, ce qui ne me pose pas de problème!

    1. Rozie Répondre

      Quelles méthodes naturelles as-tu testé ? Se sont-elles soldées par des grossesses ?

      Il faut dire que mon corps me passionne beaucoup. C’est très important pour moi de comprendre comment fonctionne ma machine (en ce moment, je suis à fond sur le système digestif, c’est fou ce que j’apprends !) donc l’observer en profondeur, c’est mon lot quotidien. Ca peut me rendre un peu hypocondriaque parce qu’à la moindre douleur, j’envisage pleins de trucs !

      Je te souhaite que le DIU en cuivre t’aille parfaitement ! Il n’y a pas de raisons … Si tu es ok avec la méthode, reste juste à le faire accepter par ton corps !

  7. Sophie Répondre

    Merci Rozie pour cet article plus que passionnant ! Cela donne vraiment envie d’essayer.
    J’ai pris la pilule pendant près de 5 ans, puis je l’ai arrêtée car j’avais peur des conséquences pour ma santé. Ça a été une libération. Je suis heureuse que mon corps soit à nouveau au naturel depuis 3 ans maintenant, même si je ne ressens pas toutes ses fluctuations aussi fort que toi. Pour rien au monde je n’aurais envie de reprendre la pilule (encore moins après avoir vu les énormes poussées d’acné et pertes de cheveux que l’arrêt a généré…).
    J’ai envisagé le stérilet pendant un temps, mais l’idée d’avoir un objet dans mon corps, à un endroit qui me parait si fragile, me fait peur… J’ai aussi peur du risque de tomber enceinte malgré tout (si jamais le stérilet tombe sans que l’on s’en rende compte ? J’ai entendu ce genre histoires). Peut-être que ces craintes sont liées à une méconnaissance de ma part… Non pas que je ne me sois pas renseignée au contraire, mais après tout qui croire ? Les avis positifs ou négatifs ? Tout cela est si confusant..
    Donc pour l’instant, j’utilise des préservatifs… C’est pour moi la méthode qui me convient le mieux pour le moment car elle n’a aucun impact direct sur mon corps. Bien sûr, elle n’est pas parfaite, et on a plus de plaisir sans préservatif…
    Pour ce qui est de ta méthode, elle donne très envie (même si je me connais, et je ne pense pas que je serai assez rigoureuse pour la suivre… Peut-être le jour où je serai en couple stable ?)
    En tout cas, je suis d’accord avec toi: C’est une merveilleuse aventure que d’apprendre à écouter et comprendre le fonctionnement de son corps.
    Merci encore pour cet article Rozie. Ce sujet est vraiment passionnant et j’espère que tu écriras à nouveau dessus.
    Sophie

    1. Rozie Répondre

      Bonjour Sophie !

      Ce que tu dis sur les avis positifs et négatifs du stérilet, ça me fait sourire parce que c’est quelque chose que je vis pour tous les sujets de la vie … Qui croire ? C’est très confusant (je pense notamment aux vaccins, à l’eau en bouteille ou du robinet, à la nourriture et tout un tas de trucs qui touchent le corps ! …). Alors je te comprends. Du coup, quand je le peux, j’adopte le choix le plus « naturel » ou simple possible et avec la contraception, c’était possible.

      Au début, nous utilisions aussi les préservatifs, mais étant en couple stable, c’est vite devenu une corvée, ce truc ! Et déjà que j’ai des difficultés à me lâcher, si en plus je dois rajouter une barrière à mon plaisir, ça ne va pas du tout … Bref, ça ne nous convenait pas du tout.

      Je n’ai pas l’impression que la sympto est rigoureuse parce que j’avais déjà acquis tous les réflexes d’observation avant de la connaître et que j’avais déjà fait mes propres conclusions toute seule. Nous avions de « vrais » rapports avec que je n’utilise la température donc les quelques secondes qu’elles me rajoutent le matin passent comme une lettre à la poste … Ni vu ni connu !

      Mais effectivement, pour qui commence à peine à s’intéresser à son corps (et surtout à l’arrêt d’une prise d’hormones qui peut pas mal chambouler), c’est beaucoup de travail, et ça peut en déranger plus d’un.e ! Je comprends tout à fait. Je me souviens de mes débuts toute seule (je voulais m’inventer ma propre contraception, partant du principe que l’unicité de mon corps amenait forcément une méthode unique que je serais seule à pouvoir trouver et expérimenter sans que ce soit dangereux), j’ai passé des heures et des heures à replonger dans des cours de SVT, à lire des articles, à recouper les infos avec mes propres observations. Et ça a marché. La sympto n’était plus que la cerise sur le gâteau, l’élément qui me rassure complètement. Puisque moi, je suis faillible et humaine, mais pas le thermomètre !

      Je réécrirais sans nul doute là-dessus, mon corps de femme étant un de mes sujets prépondérants ! J’ai beaucoup à dire !

      Merci pour ton intérêt, ça me fait vraiment plaisir !

  8. Céline Dehors Répondre

    Bonjour Rozie !
    Je suis bien contente que tu aies rédigé cet article, je m’intéresse beaucoup à la symptothermie.
    Entre 2011 et 2013, je n’utilisais aucune contraception, seulement mon idée. A mon avis, l’indice de pearl de cette « méthode » est très élevé ^^ Heureusement je n’ai eu aucun problème durant cette période. A vrai dire, j’écoutais mon corps, je savais reconnaître l’arrivée de l’ovulation, je savais alors qu’il valait mieux s’abstenir plusieurs jours, et mon amoureux étant loin, nous « pratiquions » peu.
    Aujourd’hui, je porte un stérilet. Je pense que c’est la meilleure contraception pour moi. Je m’y suis très bien faite et d’ailleurs je n’ai aucun des désagréments parfois rencontrés par les femmes (pertes importantes, ventre un peu gonflé, contraction douloureuse…). Ceci me fait dire : voilà, moi aussi, j’ai trouvé.
    La question que je me pose maintenant c’est : quand devrais-je le changer ? Je me souviens d’avoir lu dans la notice « entre 4 et 10 ans ». Cela signifie-t-il qu’il y a à trop de grossesses (volontaire ou non) pour qu’ils connaissent la durée de vie réelle du machin ? Je suis dubitative.
    La symptothermie m’attire beaucoup mais c’est la rigueur nécessaire qui ne me conviendrait pas du tout je crois. A celle que je suis actuellement du moins (je peux toujours m’améliorer, n’est-ce pas ?), je suis absolument incapable de me tenir à une routine. Au temps où je prenais la pilule, je n’ai jamais pu la prendre de façon régulière. C’est d’ailleurs en partie pour cette raison que j’ai préféré me faire confiance pendant des mois plutôt que de compter sur une pilule prise n’importe comment.
    Comme toi, je ressens beaucoup de variation au niveau de ma libido au cours de mon cycle, au fond de ma culotte les choses évoluent pas mal aussi (au niveau des pertes blanches, ce que j’ai observé est très semblable à ce que tu décris et à vrai dire ça me rassure beaucoup, je connais pas mal d’épisodes de mycose vaginale alors j’ai toujours peur d’un truc anormal de ce côté-ci !), par contre le reste de mon corps y semble absolument insensible. Je suis toujours d’humeur et de corps égal 🙂

    1. Rozie Répondre

      J’ai plusieurs mycoses par an aussi !
      Avant, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, je ne savais pas que c’était ça, une mycose (j’imaginais un truc beaucoup plus « cracra » et violent, pourtant, c’est déjà assez douloureux ^^). Ca dure trois jours et ça s’en va. Je n’en ai quasiment plus depuis que je fais pipi et me rince après chaque rapport. Et j’ai trouvé LE truc infaillible qui la fait disparaître dès les tous premiers symptômes, c’est génial est radical, donc si ça peut te servir : une goutte d’huile essentielle de Tea Tree mélangée à de l’huile de coco. Masser l’intérieur et l’extérieur avec (avec le bon dosage, ça ne pique pas, c’est très agréable, ça sent bon). En général, je l’applique le soir, et le lendemain matin, le problème a disparu !
      D’une manière générale, l’huile de coco prévient très bien les soucis gynécologiques. C’est un excellent lubrifiant naturel et c’est bon pour la santé !

      Heureuse que tu aies trouvé ta contraception, c’est chouette ! J’avais été tellement (mais tellement !) déçue quand la pose du DIU en cuivre avait échoué pour moi … J’avais eu tellement mal que je savais que je ne recommencerai jamais. Et avec ma phobie, ça a finalement plus été un soulagement qu’autre chose. A l’époque, je subissais beaucoup de pression (amis, internet, société ..) au sujet de la contraception et j’étais prête à accepter quelque chose qui m’aurait dérangée pour enfin être dans les clous !

      Une amie m’a dit qu’elle saignait vraiment énormément avec ! Et que ses pertes (rouges) étaient beaucoup plus consistantes. Sans entrer dans les détails, ça m’avait vraiment perturbée, cette histoire .. ! Mais elle ne souffrait pas plus et la tranquillité d’esprit l’emportait sur le reste, ce que je comprends tout à fait !

      Pour ce qui est du délai pour le changer, j’avoue ne pas trop savoir. En général, je crois que c’est 5 ans. La sage-femme m’a expliqué que passé ce délai, l’efficacité du stérilet baissait, mais ce n’est pas une science exacte. Ca dépend des femmes. Certaines le gardent 10 ans sans soucis. D’autres rencontrent des problèmes dans les premières années. J’ai plein de théories sur le sujet mais tu ne peux le savoir qu’en rencontrant une grossesse, en fait !

      La pilule à heure fixe me déplaisait vraiment. Je ne l’oubliais jamais même quand j’avais un rythme de vie très décousu. Pour la sympto, il vaut mieux avoir un rythme très calé, ce qui n’est pas vraiment le cas pour moi parce que travaillant la moitié du temps à domicile, je me lève rarement à la même heure chaque jour (l’arrivée du chien va peut-être changer la donne ! ;)). Mais je dors toujours environ 8 ou 9 heures, je me couche plus ou moins aux mêmes horaires et que je me lève à 7h ou à 11h, ma température au matin ne différencie pas. C’est assez stable comme vie pour que ça fonctionne (pour moi, en tout cas !).

      Comme je m’observais déjà à fond avant, ça ne m’a pas demandé grand-chose de plus. Juste utiliser un thermomètre le matin pendant quelques minutes. Ca ou rien … Les températures ne font que confirmer ce que je savais déjà. En fait, elles me rassurent juste. J’avais tout bon et je pense que je peux très bien fonctionner sans (puisque je l’ai fait longtemps sans aucun problème). Mais là, si un jour un cycle est un peu différent, je suis sûre de le voir, le thermomètre me le dira si je ne fais pas attention aux autres symptômes, et je ne me ferai pas avoir pas une grossesse surprise ! Voilà, c’est le plus qui me fait me sentir complètement à l’aise avec ma méthode naturelle si décriée :).

      1. Céline Dehors Répondre

        Je ne savais pas que l’huile de coco avait de bonnes propriétés contre les mycoses. Jusque là, j’utilisais l’huile de bourrache et j’avais de très bon résultats aussi et un pouvoir lubrifiant extra ! (et elle est liquide à température ambiante) Seulement, je n’en ai plus, j’ai donc essayé un mélange huile tournesol + HE de palmarosa qui a une meilleure odeur que le tee-trea mais qui est surement moins performante car cet autre mélange n’est pas efficace du tout 🙁 ! Je fais quelques courses cette après-midi, si je ne trouve pas l’huile de bourrache, je saurais que je pourrais me tourner vers l’huile de coco (que je suis sûre de trouver ! c’est beaucoup plus commun !) et je vais chercher l’HE de Tee Trea.

        Quand on m’a posé le stérilet j’allaitais et je pense que ça a eu son importance. Je n’ai eu aucune contraction à la pause (sans spasfon) et je n’avais pas de règles. Mon corps a donc eu le temps de s’y habituer avant de refaire fonctionner mon utérus. Ce qui me dérange un peu avec le stérilet, c’est la nécessité de trouver quelqu’un de compétent pour le poser et l’enlever. On ne peut pas s’en occuper tout seul. Alors c’est sûr, si dans… 2 ou 8 ans (!) j’ai un mauvais pressentiment avec le stérilet, je passerais à la symptothermie sans crainte aucune.

        1. Rozie Répondre

          Ca doit avoir son importance, en effet. Moi, malgré la prise de décontractants utérins, ça a été difficile, cette pose (ratée, d’ailleurs). Je connaissais déjà les contractions utérines des règles. Mais là, c’était complètement inédit comme sensation ! Je vais arrêter d’y penser ^^.

          Qu’est-ce qui se passe si on ne le retire pas du tout ? Genre si on le garde 10, 15 ou 20 ans ? Le corps finit peut-être par le rejeter .. ?

          1. Céline Dehors

            Chiche ! Je tente l’expérience !

          2. Rozie

            :O

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