Chaudron à réflexions

La passion amoureuse.

Après cinq ans de vie commune, mon amoureux me dit qu’il craint qu’on ne devienne que de simples colocataires. De très bons amis, de super co-équipiers, mais plus des amoureux. Cette crainte est, je crois, celle de tous ceux qui s’aiment et qui espèrent profondément passer une vie entière avec la même personne : celle qu’ils ont choisi un matin de février, en un seul regard.

Si je l’ai moi aussi envisagée, cette possibilité ne m’effraie pas le moins du monde. Je serai parfaitement capable de continuer à vivre avec lui en qualité de colocataire, meilleure amie et équipière de choc. Il n’en faut pas bien plus pour me combler, et j’ai une grande confiance en mes capacités de retomber amoureuse de la personne que j’aime ! Je crois qu’une vie de couple envisagée sur autant d’années passe régulièrement d’un état à l’autre. C’est périodique et ça ne m’inquiète pas.

Nous avons eu cette discussion alors, et je lui ai demandé pourquoi cela pointait maintenant. Je l’ai écouté évoquer le temps qui défile avec de plus en plus d’empressement, les projets qui prennent toute la place, la fatigue qui assagit notre appétit sexuel, et la différence entre le « nous du début » et le « nous d’aujourd’hui ». Un défaut de passion ?

J’y ai réfléchi quelques jours (et lui aussi).

Bien sûr que tout en différent. Est-ce positif ou négatif ?

Quelle image a-t-on du couple amoureux, passionné, aujourd’hui ? Celle d’un tango. Une danse collé-serré, sinon sexuelle au moins sensuelle, un jeu de séduction, et des pas qui mènent les danseurs dans la même direction.

Quelle est la différence entre l’amour amoureux et les autres formes d’amour et d’attachement ? L’évidence pousserait à penser que c’est le sexe et la proximité charnelle. Pour moi, c’est un leurre. Il m’est arrivé d’être très proche physiquement de personnes que j’aimais sincèrement mais desquelles je n’étais absolument pas amoureuse. Il m’est aussi arrivé d’être très amoureuse sans ressentir d’attirance sexuelle.

Mais j’ai conscience que je ne suis peut-être pas comme le commun des mortels sur cet aspect-là. Si cela inquiète mon amoureux, bien que je ne me sente pas concernée et que je ne réussisse pas à le comprendre vraiment, je dois m’en inquiéter aussi. Il en va de l’avenir de mon couple.

Nous ne nous nourrissons pas tous de la même forme d’amour. Visiblement, celle-ci n’est pas la mienne.

En y réfléchissant, j’ai bien dû admettre que moi aussi, je ressentais cette descente de passion entre nous. D’où venait-elle ? Pourquoi avant, je lui donnais plus volontiers ce dont il a besoin pour se sentir aimé et désiré ? Que me donnait-il en échange pour que je me sente moi-même profondément aimée et désirée ? De quoi était fait notre échange d’amour passionné ?

Des actions d’amour concrètes, et désintéressées. Des petites surprises quotidiennes. Voilà le moteur qu’il me manquait pour relancer la machine ! Jusque là, j’imaginais que le « problème » ne venait que de moi : la fille quasi-asexuelle, le boulet potentiel de tous les hommes sur cette Terre. J’essayais par tous les moyens d’y changer quelque chose, toute seule dans mon coin, et ça ne menait à rien.

Mon mari a tendance à me prouver qu’il m’aime de la façon dont il aimerait que moi-même je le lui montre : en me noyant sous un flot continu de câlins, de baisers, et d’expressions d’attirance et de désir sexuel. A dire vrai, ça m’ennuie et ça finit même par me saouler : trop, c’est trop !

Mais moi, je fais la même chose … Je lui fait des petits cadeaux, lui prépare des repas spéciaux, lui envoie des messages d’amour sans raison, pense à lui acheter sa boisson préférée et lui propose des massages pour soulager son dos tous les soirs ! Autant de petites attentions dont il se fiche. Ca ne l’intéresse pas. Il trouve certes ça sympa, mais sans plus (et je suis quasiment sûre que mes sms finissent par le gonfler aussi) …

Au début, il me donnait spontanément ces petites attentions, ça me rendait follement amoureuse et passionnée, et en retour, je lui donnais tout aussi spontanément des moments charnels ! Ca le rendait encore plus passionné et … Bref, vous avez compris !
Cela va sans dire : aucun de nous deux ne se forçait à quoi que ce soit, nous y prenions mutuellement beaucoup de plaisir. 

De part notre vie tumultueuse et pleine de projets – qui se suivent sans jamais nous laisser de repos entre deux joyeuses batailles – nous avons oublié qu’il s’agissait avant tout d’un échange et que nous étions diamétralement différents dans nos demandes et besoins affectifs. Nous nous sommes focalisés sur nos manques personnels, ressentant petit à petit une certaine frustration et parfois du ressentiment, et avons même fini par nous demander un soir si nous étions encore des amoureux.

Pourtant, notre vie commune se passait toujours sans embûches : pas de disputes, de bons moments, un quotidien tiré au cordeau et de plus en plus harmonieux.

Nous avons choisi de vivre tout le reste de notre vie ensemble. J’ai l’impression que c’est, somme toutes, assez simple. Ce qui est difficile, c’est de préserver l’amour amoureux au fil de toutes ces années, alors que nous sommes deux êtres différents qui évoluons sans arrêt.

On dit qu’il est normal que la passion s’éteigne petit à petit, pour laisser place à d’autres formes d’amour amoureux. Je ne sais pas trop qu’en penser. Pour l’instant je crois qu’elle est ré-activable à volonté, si tant est que les deux le veuillent et qu’ils soient encore sur la même longueur d’onde. Mais c’est sans doute parce que nous en sommes encore à une relation jeune, nouvelle. Qu’est-ce que 5 ans, sur 30, 40, 50 ?

Je ne nie pas que nous avons appris à nous aimer différemment. Mais du coup, j’ai du mal à discerner la vraie différence entre un couple, et deux personnes qui s’aiment, mais pas amoureusement. Puisque pour moi, ce n’est pas le lien charnel. Et si ce n’est pas la passion, puisqu’il est usuelle qu’elle s’éteigne et ce, relativement tôt. Puis la passion existe bien dans d’autres genres de relations !

C’est ce petit quelque chose en plus, qui gratte le coeur. Peut-être que cette imperceptible petite chose n’est, elle, pas ré-activable à volonté ? L’essentiel, c’est que pour l’instant, nous la sentons logée en nous tout aussi fort l’un que l’autre.

L’évolution d’un couple dans le temps, c’est tout de même un sacré pari. Parfois, je me dis que c’est impossible de passer autant d’années à être amoureux, avec constance, de la même personne. Ca me laisse circonspecte, et pourtant je me suis mariée ! D’autres fois, je suis persuadée que c’est à la portée de tout le monde, c’est juste là, devant soi. Encore faut-il le voir …

Et vous, comment gérez-vous vos évolutions amoureuses ? Quand savez-vous que l’amour amoureux a été remplacé par une autre forme d’affection ?

PS : Bienvenue dans ma nouvelle maison ! Je vous expliquerai tout, petit à petit … 😉

Semer un peu de magie et de poésie dans le quotidien.

23 commentaires

  • Kellya

    Je découvre ton blog par cet article qui m’a amené les larmes aux yeux tant c’est beau. Je crois sincèrement que la condition essentielle est de communiquer. On va feter nos 10 ans cette année, et si nous sommes passés prés de l’irréparable, je crois aussi que c’est la confiance en l’autre qui a permis de nous relever (et de recréer la confiance en soi-meme, qui elle disparait trop facilement). La passion chez nous est un peu par vagues, et on a tous les deux appris à ne pas trop s’en inquiéter. Mais elle n’est pas partie, et il y a encore des matins ou on s’éveille avec la passion dans les yeux et le coeur.

    • Rozie

      Merci beaucoup Kellya. C’est très agréable, ce genre de messages.
      Tes mots sont tout aussi beaux. Oui, l’essentiel est de communiquer. Oui, la passion est une vague qui prend le large et qui revient lécher nos pieds … Il ne faut pas s’en inquiéter outre mesure. Ce sont les premières fois qui ébranlent. Ce sont elles dont il faut se relever pour comprendre que c’est possible et même normal.

  • Fabrice

    Au delà du fait qu’on puisse la garder, la passion est elle même importante ou nécessaire ? Après 25 ans sans vraiment de passion dans mon couple, je n’en suis pas sûr. Le « couple » n’existe pas. C’est une création de l’esprit et à ce niveau il ne représente que la conjugaison de perceptions de part et d’autres. Il n’y a pas de couple. Le couple est ce que l’on veut qu’il soit. Je trouve personnellement malheureux et réducteur l’importance qu’on donne depuis des années aux sexe dans le couple. C’est un ciment nous dit-on. C’est un ciment si l’on veut que ce soit un ciment sinon c’est juste un élément parmi des dizaines d’autres ni plus ni moins. Le « couple » répond à ce qu’on lui dit demande, ni plus ni moins et donne ce que l’on y met, ni plus ni moins. A mon sens, le couple demande que l’on oublie qui on est et ce que l’on veut afin de nous dire vraiment qui on est et nous donner ce dont on a vraiment besoin, en fait, même si on en a pas conscience. Qu’est-ce qu’aimer quand on décrit l’amour comme dépendant de ce que l’autre est et fait? Du bon déroulement d’un acte physique ? Une dépendance… L’amour brille par lui même et n’est pas dépendant de l’autre si on veut, ou pas… Ce n’est ni au couple ni à l’autre de me nourrir, c’est à moi. Le couple est mon enfant et pas le contraire. C’est moi qui l’ai créé. Est-ce que je l’aime vraiment mon partenaire ? Je ne sais pas si j’en suis capable au regard de ce que je viens de dire et ce même après tout ce temps. Par contre il y a une chose que je peux dire : je ne veux « être » avec personne d’autre. La question primordiale est la suivante : dis moi qui veux-tu être ici et maintenant ? C’est à cette question que le couple renvoie de manière répétée. Très égoïstement, j’aime ce que fait mon couple. J’aime ce qu’il provoque en moi. J’aime le fait qu’en lui donnant tout ce que je pense être, il m’aide à savoir qui je suis et m’amène toujours plus vers ce fameux qui je suis. Et il le fait mieux que je ne le ferais moi-même. C’est magique si l’on veut que ça le soit, ou pas…

    • Rozie

      Bonjour Fabrice,

      Merci pour ton partage de réflexion, très intéressant.

      Je suis aussi très peinée de l’importance qu’on donne aujourd’hui au sexe dans une relation. Ca me laisse coi, de penser que si je ne fais plus l’amour ou « trop peu » par rapport à une certaine norme, alors cela veut forcément dire que je ne suis plus amoureuse, qu’il y a un problème ou que c’est la fin du couple. Je suis fondamentalement en désaccord avec cet état de fait, car comme tu le dis, pour moi ça n’est qu’un éléments parmi tant d’autres, dans ce qui me fait aimer mon partenaire et créer notre couple.
      Malheureusement, mon partenaire y croit, que le sexe c’est le ciment du couple. Donc … Je dois faire avec ce paramètre.

      « Le couple est mon enfant et pas le contraire. » => Effectivement, j’aime cette vision des choses ! Je ne l’avais jamais formulé ainsi, et ça me fait prendre conscience d’autres perspectives.

  • Mathilde - Les étincelles

    Coucou Rozie, c’est un article qui a vraiment fait écho en moi. Je n’ai pas forcément plus de réponses que toi et je crois qu’elles seraient de toute façon légèrement différente pour chaque personne, du moins je l’espère car je suis pour cette liberté de ressentir ce que l’on ressent, pour avoir le droit d’avoir des doute là où d’autres n’en ont pas et vice versa… je me pose aussi cette question, qu’est-ce qui fait la passion amoureuse et est-elle à trouver impérativement à chaque instant dans son couple. Je crois que nous sommes des être vivants qui a contrario des machines ne peuvent être toujours branchés sur la même fréquence, c’est humain de connaitre des hauts et des bas ou plutôt du fort et du moins fort je crois. Il faut se laisser le temps de savoir ce qui nous convient, être patient et essayer de suivre son coeur. Mais tout c’est n’est pas évident à mettre en place et ces questions m’interrogent beaucoup aussi.

    Je voulais te remercier simplement pour l’avoir écrit et partagé, c’est toujours courageux de faire face à soi-même 🙂
    Douce journée à toi 🙂

    • Rozie

      Bonjour Mathilde,

      Au passage, je suis allée faire un tour sur ton blog que je trouve superbe.

      Merci. Oui, j’aime aussi penser qu’il n’y a pas de réponse universelle et je suis persuadée que c’est de toute façons le cas. Seulement, il y a des schémas, un en particulier sur lequel tout le monde semble tomber d’accord et qui ne correspond pas nécessairement à ce que nous vivons et cela me frustre, me dérange, me peine aussi.
      J’ai l’impression d’être prise à défaut parfois, comme si on me montrait que ma manière d’aimer et de vivre en couple n’était pas la bonne. C’est assez anxiogène.

      Je me pose beaucoup de questions. Je crois que comme tu le dis, le mieux est de suivre son coeur, son intuition.

      Passe une belle journée !

  • Jahanara

    Comme quelqu’un d’autre l’a coté en commentaire, le livre « les 5 langages de l’amour » explique très bien cette notion de ne pas parler exprimer son amour de la même façon au sein d’un couple et toutes les incompréhensions que ça implique. Ton article fait écho à ce qui se passe chez nous après 3 ans et demi de mariage et deux enfants. Forcément, tout n’est plus comme au début. Nous avons évolué, nous sommes responsables de deux petits êtres qui nous prennent bcp de temps et d’énergie ! A nous de faire en sorte de ne pas nous perdre, en ce moment nous n’avons que peu de temps pour nous deux depuis la naissance de notre 2e enfant, mais nous allons trouver un nouvel équilibre.

    • Rozie

      Je n’ai jamais entendu parler de ce livre, donc j’irai jeter un oeil !
      J’imagine qu’avec des enfants, le changement est d’autant plus important : ça donne une autre dimension à vos relations. Ca doit être très déstabilisant au début, mais hyper enrichissant.
      Il faut le temps pour se caler et se trouver, à 4. Vous allez y parvenir. Un couple est de toute façon en perpétuel mouvement, il faut rester éveillé !

  • kathou

    Je suis assez d’accord avec Cecile. Pour moi la passion, c’est « amour/haine ». Elle est additive et nous plonge dans une idéalisation totale de l’autre qui bien entendu redescend très vite et fait souvent mal quand la réalité du quotidien s’en mêle. Etre amoureux est pour moi différent, plus doux et plus proche de nous même et du coup peut aussi se transformer , se diluer, revenir… y’a comme une retenu saine, quelque chose qui laisse de la respiration, du temps…. Bonne nuit à toi

    • Rozie

      C’est étonnant, je ne vois pas du tout la passion comme ça. Enfin si, je vois ce que vous voulez dire et le début de ma première relation était comme ça : ça faisait très très mal, mais aussi énormément de bien, ça pouvait être jouissif mais c’était vraiment malsain, avec le recul ! J’aurais tendance à dire que c’est la « mauvaise passion ».
      Celle que j’ai vécue dans cette relation-là était « bonne », saine.

      Je te rejoins, c’est doux d’être amoureux. Je vois tout à fait !

      Belle soirée à toi.

  • Melgane

    Je peux pas répondre aux dernières questions de ton article parce que j’ai jamais été amoureuse et donc à plus forte raison en couple…

    Mais ce que je peux dire c’est que j’aime bien la nouvelle apparence de ton blog ! 🙂

  • Ornella

    Très intéressant ton article. Moi, je fais partie de ceux qui ont du mal à imaginer voir dépérir la passion dans un couple. Même si je en théorie, bien plus sain et juste et beau d’accepter de voir se modifier les états amoureux et que tout n’est qu’une question de cycles, et que rien n’est éternel, j’avoue avoir du mal à l’accepter en pratique. Pour moi, s’il n’y a plus de passion alors c’est fini. Et dans ma précédente relation « très importante » notre amour s’est transformé pour embrasser le noeud karmique qui nous liait (nous étions frères et soeurs dans une vie passée). Petit à petit, sans avoir conscience de cette donnée entre parenthèses, nous glissions vers une complicité fraternelle dénuée de rapports intimes, parce que coucher avec sa soeur, c’est pas normal. De plus en plus d’informations venaient corroborer ma théorie karmique, jusqu’à une dernière qui m’a été délivrée par un guérisseur qui ne connaissait pas Stéphane. Et j’ai accepté : ce que nous étions l’un pour l’autre. J’ai accepté que nous nous sommes retrouvés et tombés en amour instantanément parce que nous nous connaissions si fort et si bien depuis si longtemps. Mais nous n’étions pas supposés finir notre vie ensemble, seulement nous apprendre l’un l,’autre et nous aider à nous mettre sur les rails de notre destin, qui étaient bien différents.

    Aujourd’hui, nous n’avons plus de contacts parce que sa femme n’est pas à l’aise avec l’idée qu’une autre ait été si importante dans sa vie. Mais je l’aime de tout mon coeur, comme un frère, une partie de moi. Je le protège autant que je peux. Bref, je digresse mais tout ça pour dire que j’ai accepté en effet un changement d’état amoureux, seulement il s’est soldé par une cassure.

    Après j’ai l’exemple de mes parents, qui ne s’aiment plus du temps comme dans leurs jeunes années mais qui restent ensemble parce qu’ils sont liés par leurs souvenirs, mais aussi leurs accomplissements et leurs projets futurs en tant que PARTENAIRES DE VIE. Ils se sont jurés des choses lors d’un mariage, valeurs qui malgré un athéisme fort, ont beaucoup de sens pour eux. Ils ne sont plus des amoureux mais sont des PARTENAIRES à la vie à la mort. Je trouve ça assez beau mine de rien. Mais je ne suis pas sûre d’être capable de vivre comme eux.

    • Rozie

      Wahou, quelle « étrange » relation ! Enfin, étrange dans le sens où on n’a pas du tout l’habitude de ce genre de lectures d’une relation.

      Comme je le disais plus haut, pour moi, il y a passion et passion : la bonne et la mauvaise. Je crois avoir connu les deux !
      Ca ne me dérange pas que ça perde en intensité, voire que ça se transforme totalement. Mais c’est vrai qu’on nous représente tellement l’amour par le biais de la passion que souvent, on s’imagine que c’est mort qui ça se transforme, si ça se calme. Alors que pas forcément !
      C’est pas évident … Moi, je n’en ai pas peur mais mon mari, oui.

      Partenaires, c’est ça. Mais j’aimerais qu’on reste des partenaires amoureux, quand-même !

  • Paulonie

    Très joli texte.
    Je te conseille de lire si tu ne connais pas Les Langages de l’amour de Gary Chapman, grâce ce livre j’ai compris que pour mon mari tout les gestes affectifs était important pour qu’il se sente aimé et lui a compris que pour moi c’était de me rendre service. Le fait de savoir cela à bouleverser notre quotidien.
    Et c’est beau de lire un texte qui parle de l’amour pour la vie.

    • Rozie

      Merci :).

      Je ne connais pas, j’irai me renseigner ! Merci pour cette suggestion. Ca me rend curieuse, d’autant plus si ça a eu un réel impact sur votre couple et son quotidien.

      Oui, c’est très beau, le concept d’amour pour la vie.

  • Marie Kléber

    Autant de couples, autant de façon d’aimer, de s’aimer.
    Je n’ai aucune idée de la façon dont un couple évolue, je ne sais pas ce que c’est. Je ne sais pas ce que ça donne au fil du temps. Le seul modèle que j’ai est celui de mes parents et je rejoins Stéphanie, ce qui les lie aujourd’hui après 40 ans de mariage, c’est l’amour et la confiance.
    Réflexion intéressante Rozie…
    Je pense que c’est toujours bien de se poser la question, ça aide à avancer plus sereinement.
    Quant à la passion, elle est présente au début mais si il n’y a que de la passion, pas certain que ça tienne sur la durée.

    • Rozie

      Tout dépend de quoi se compose la passion ! Je trouve que c’est complexe, comme concept. Mais effectivement, un couple ne doit jamais se baser sur ce seul critère. Enfin, c’est ce que je pense aussi.

      40 ans de mariage, c’est beau. J’espère qu’on y arrivera, vraiment. Je serai tellement heureuse ! Nous avons le même but, c’est bien le principal …

  • zenopia

    Je pense, mais ça n’engage que moi, et ça viens de ma propre expérience de vie, que la passion n’est pas faite pour durer… et tout cas pas en tant que telle. Elle évolue et peut devenir de l’amour ou autre chose… Personnellement, j’ai vécu une histoire passionnelle très intense. J’en suis contente mais l’atterrissage a été très très violent. 🙂

    • Rozie

      Hmmm, je comprends ! J’ai vécu le côté malsain de la passion et la chute a été plus que brutale. Et encore, c’est un euphémisme !
      Celle-ci était complètement différente … Je l’ai adorée de bout en bout, et ça ne me dérange pas qu’elle se disperse pour laisser place à une autre forme d’amour. Après, on est tous un peu nostalgiques de la folie du début d’une belle relation : c’est magique !

  • ellea40ans - Stephanie

    L’évolution du couple c’est un sacré pari ! Je suis tellement d’accord avec toi. Nous ça fait 23 ans. On a traversé pas mal de choses ensemble. On a eu plein de vies. Il y a des moments où l’on est plus comme des amoureux, d’autres comme des copains, d’autres moments où l’on ne peut plus se voir en peinture. Je pense que ce qui nous convient c’est que nous sommes indépendants et nous avons chacun nos occupations et notre univers. Mais il y a une chose qui ne change pas en plus de l’amour (quand même) c’est la confiance que l’on a l’un en l’autre. Je sais qu’il est là et il sait que je suis là. Merci pour cet article. Bonne journée.

    • Rozie

      23 ans, c’est 90% de mon existence. Ca m’émeut à chaque fois, de penser qu’on peut vivre si longtemps avec la même personne ! Mais parents en sont à 30, bientôt.
      Chaque couple a son équilibre, je crois qu’il n’y a pas de règles. La confiance, c’est effectivement primordial pour moi. Je crois que si je perdais confiance en lui (s’il me trahissait – pas forcément dans le sens qu’on lui donne !), ce serait là qu’il y aurait le plus grand risque.
      Si je n’étais plus amoureuse, je sais que je pourrais le redevenir. Mais la confiance … C’est la base. Si elle vascille, je ne pourrais pas présager de la suite.

      Merci à toi, passe une belle fin de journée.

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