Chaudron à Réflexions

La médecine et le corps des femmes.

Je suis tombée récemment sur une conversation qui opposaient des femmes. Certaines expliquaient qu’elle n’obéissaient pas à l’injonction de la visite annuelle chez le gynécologue. Les autres les traitaient d’inconscientes. Puis sur une autre conversation concernant la pilule sans ordonnance, les avis étaient aussi très partagés (je n’ai pas tranché).

Mais la question se pose : est-ce VRAIMENT utile de prendre rendez-vous avec son/sa gynécologue chaque année si on n’a aucun problème ? On n’est pas malade, à quoi bon montrer ses parties génitales pour le prouver tous les ans ? Il me semble qu’un homme, tant qu’il n’est pas malade, on le laisse tranquille. Au moins jusqu’aux 50 ans qui promettent un dépistage au niveau de la prostate. N’a-t-il pas autant de risques de déclarer une mst, un cancer ou autre chose ?

Je n’ai pas peur de dire que, hormis pour le frottis ou la contraception (puisque l’ordonnance est obligatoire quand il ne s’agit pas de méthode barrière ou naturelle), c’est inutile. C’est inutile d’aller consulter après ses premières règles ou après son premier rapport sexuel. Et après, c’est inutile d’aller consulter si on n’a aucun symptôme, si on va bien. En tout cas, je n’en vois pas l’utilité. La voyez-vous ?

Personnellement, je ne me suis jamais rendue chez un gynécologue de ma vie. J’ai préféré une sage-femme, et j’ai eu 3 rendez-vous en 3 mois pour une réflexion autour de ma contraception. A l’époque, j’avais moins de 25 ans. Elle m’avait donc dit que cette année, je pouvais encore me passer de frottis, mais qu’il faudrait que j’en effectue chaque année, dès l’année suivante.

Il est évident que je comprends qu’il s’agit d’un dépistage et qu’il est important d’y penser car c’est grâce à lui que des vies sont sauvées. Je ne remets pas ça en cause. C’est tout ce qu’il y a autour qui me gêne. En réalité les recommandations parlent d’un frottis tous les 3 ans à partir de 25 ans OU de la 8e année après le premier rapport sexuel. On est loin du rendez-vous obligatoire chaque année. Et bien sûr, il s’agit là de recommandations, pas d’obligations. On est tout à fait libre de le refuser. J’ai eu l’information, j’ai saisi l’importance de l’affaire, mais je décide de ne pas me faire dépister pour l’instant.

Cette injonction m’avait beaucoup refroidie. Je ne suis pas allée voir un professionnel pour ce sujet depuis plus de 2 ans, et je ne compte pas le faire si je ne constate pas de problème. Il y a de nombreux gestes que les femmes peuvent faire elles-mêmes. Si on nous les apprenait, on pourrait vraiment s’approprier notre corps. Je pense à la palpation mammaire notamment, et pourquoi pas la palpation vaginale.

Je me palpe régulièrement les seins et le vagin, le col de l’utérus (c’est l’un des points de la symptothermie), et ça me rassure. Ca me redonne l’assurance que mon corps m’appartient et que je suis capable d’en prendre soin. Si je constate quelque chose d’anormal, je fais appel à un professionnel comme pour n’importe quel autre symptôme, et c’est tout.

Au lieu de ça, j’ai l’impression que la médecine s’accapare le corps des femmes. Il faut être médicalement assistée pour tout, on est traitée d’inconsciente dès lors qu’on choisit de se passer de l’aide médicale. Comme si être une femme, c’était pathologique. Ca va forcément mal se passer à un moment donné, laissez-faire la médecine, elle veut votre bien ! Oui, mais elle nous dépossède de notre corps et nous effraie de lui dès notre plus jeune âge.

On nous parle règles douloureuses, contraception, mst, papillomavirus, stérilité, grossesse à complications, thyroïde, ménopause, cancer du sein … Risques, risques, risques. Prévention, dépistage. Encore une fois, je reconnais le bien fondé de ces deux points, mais ce sont la culpabilisation et l’injonction qui me crispent. Sans parler de la dramatisation, on cherche clairement à nous effrayer, sans que les cours de SVT nous explique clairement comment fonctionne notre organe (mais peut-être cela a-t-il évolué depuis que j’y suis passée).

Notre corps ne nous appartient pas, il appartient à la médecine. Je pense notamment aux femmes qui enlèvent elles-mêmes leurs stérilets. On hurle à la folie. Mais pourquoi une femme devrait-elle payer 50 euros pour un geste qu’elle peut faire elle-même et qui n’est pas si risqué que ça ? Il suffit de tirer sur un fil … Si on ne s’en sort pas, que ça fait mal, on demande de l’aide bien sûr, mais sinon … Je ne vois pas le problème.

Avec le corps de la femme, un seul mot d’ordre : hygiène. Et qu’y-a-t-il de plus hygiénique que les gants d’un médecin dans une salle stérilisée ? Quand on est une jeune fille, on a peur de faire une connerie à chaque pas quand il s’agit de son sexe (je rappelle que certaines se lavent l’intérieur du vagin avec du savon). On a peur du lot de malheur qu’il peut nous apporter.

J’imagine que c’est encore plus intense quand on devient une femme enceinte. Dans ce contexte, il est tout à fait logique de s’en remettre à la médecine. Encore que … Est-ce nécessaire, tant qu’il n’y a pas de souci avéré ? Ne peut-on pas vivre une grossesse sereinement sans un suivi aussi intrusif et pointilleux ? Ne peut-on pas vivre un accouchement sans tout ce protocole ? Ne l’ayant jamais vécu, je ne m’avancerai pas. Mais je m’interroge.

Ca pose question. Les femmes sont-elles si incapables de faire pour que leurs vies soient jalonnées des passages « obligatoires » chez les médecins ? En général, elles veulent être rassurées, ce que je comprends PARFAITEMENT. Mais pourquoi sommes-nous si peu confiantes envers notre corps ? Moi, ça me donne l’impression que mon corps est défaillant d’emblée, qu’il faut le surveiller, qu’il est faible et qu’il a toujours besoin d’assistance. Mais c’est faux.

Il n’en a besoin que lorsqu’il devient malade. Et jusqu’à preuve du contraire, être réglée, avoir des rapports sexuels, être enceinte, ça n’est pas être malade. Etre une femme, ce n’est pas être malade.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Est-ce que je me fourvoie ? Quel rapport avez-vous avec la médecine et votre corps de femme ?

Nota bene : on notera que j’utilise le terme « médecine » et que je ne parle pas des médecins. Je n’ai rien contre eux, ce n’est pas un plaidoyer contre les violences gynécologiques, c’est une réflexion que je porte sur la médecine et sa façon d’exister pour/sur le corps des femmes.

Semer un peu de magie et de poésie dans le quotidien.

18 commentaires

  • Kellya

    Je te comprends, et je te rejoins en partie sur le fait qu’on nous traite un peu comme des malades en devenir. Mais j’ai aussi des proches qui ont fait trainer des choses avec des conséquences désastreuses. En particulier avec les dentistes, des problèmes aux dents peuvent entrainer des migraines, des problèmes de coeur, de colonne vertébrale (ouai, on a tout fait dans la famille)… et puis tous les gens qui n’ont pas l’habitude de voir un dentiste régulièrement retarde au maximum le moment d’en voir un quand ca ne va pas, et souffrent inutilement. En fait, c’est la principale raison pour laquelle je fais mes rdvs annuels: pour avoir développé une confiance en mon médecin si un jour j’ai besoin de lui. Et si aprés avoir vu un médecin 2 fois, je ne suis toujours pas en confiance. J’ai 30 ans et déjà 5 gyneco à mon palmares (dont 2 que j’ai adoré mais qui sont partis en retraite, je laisse une seconde chance à la remplacante qui m’a fait une très mauvaise impression) et 4 dentistes (2 en qui j’ai eu confiance, dont mon actuel, ouf!).
    Et je trouveque le rdv gynécologique au moment des premières régles est intéressant pour justement savoir qu’on peut se tourner vers quelqu’un si on a mal ou de simples inquiétudes, qu’on est toutes différentes mais que certains problèmes peuvent etre soulagés.

    • Rozie

      Je comprends ça aussi. Il y a aussi des cas dans la famille de souffrances inutiles par peur des médecins, et il y en a encore ! Mon grand-père est décédé prématurément à cause de ça. Un truc bénin s’est transformé en danger de mort qui l’a emporté.

      Après, il faut savoir prendre son courage à deux mains quand on a un symptôme et que le corps nous parle. C’est ce que j’essaie de faire. Et tu as raison, quelque part, les rdvs annuels servent à ça. Déceler des choses qui ne font pas encore mal.

  • Anne-So - Ze PermaLab

    Personnellement, toutes ces injonctions au dépistage et à la prévention me hérissent le poil. Ça me hérisse d’autant plus quand on lit les études qui sortent sur les effets secondaires néfastes de ces dépistages et préventions, comme entre autres les énormes problèmes engendrés par le vaccin contre le cancer du col de l’utérus, les soupçons au sujet des mammographies vecteurs potentiels de transformation de nodules bénins en cellules cancéreuses, les césariennes à tour de bras ou encore les opérations abusives suite à détection de faux positifs…

    Et tu as 100% raison quand tu parles de la médecine qui s’approprie le corps des femmes – la littérature à ce sujet est d’ailleurs réellement abondante. Ainsi que pour cette idée selon laquelle la femme est une éternelle malade – idée qui remonte au Moyen-Âge quand même, mais dont on ne s’est toujours pas défaits…

    Comme tu le dis, « apprendre son corps et son fonctionnement » reste la meilleure des préventions. Ce serait aussi effectivement un bon moyen de se sentir en confiance et d’apprendre à s’aimer, à s’émerveiller de notre bonne santé plutôt qu’à angoisser en permanence sur l’éventualité d’une maladie ou d’une déficience.

    En ce qui me concerne, moins je vois de médecins, mieux je me porte. La seule chose qui me pousse encore de temps en temps dans un cabinet, c’est un besoin de certificat médical pour aptitude à la pratique sportive. Et là encore, on me casse les noix avec mon souffle au cœur, comme si j’étais en sucre. On dirait que l’idéal médical à l’heure actuelle, c’est de ne sortir de son bocal de formol que pour forniquer et faire des gosses.

    • Rozie

      S’il y a quelque chose que j’aime beaucoup chez toi, c’est bien la force de tes positions ! Je suis à 100% d’accord avec tout ce que tu viens de dire. Et je n’étais pas au courant des effets néfastes de la prévention, c’est fou.

      Après, je dois bien admettre que ça peut parfois être utile à détecter une anomalie toute récente. Mais comme toi, je ne vois quasiment plus de médecin. Juste en cas de nécessité, et c’est rare ! Je me porte très bien, pourvu que ça dure. !

  • Grou'

    Ton article fait écho à un autre que j’ai lu la semaine dernière : https://jarretelapilule.fr/quand-lindustrie-pharmaceutique-transforme-en-maladie-tout-processus-naturel-chez-la-femme . Cet article m’a fait prendre conscience de ça, le fait qu’on nous prenne pour d’éternelles malades, et ça m’a fait du bien de pourvoir mettre des mots là-dessus. Je n’ai pas particulièrement de problèmes avec les médecins, mais cette idée est tellement ancrée que depuis la puberté j’ai l’impression de ne pas être comme il faut. Je m’efforce à masquer mes caractères sexuels secondaires, j’essaie de correspondre à des clichés masculins pour compenser, et ça ne fait toujours pas le taff… Parce que je suis une femme (une femme cis). Mais là, en voyant ça comme un business, comme une infantilisation, je pense que ça va avoir un impact positif sur mon comportement : tout cela n’est qu’idées reçues et fantasmes des hommes (il fut un temps où la médecine n’était que l’affaire des hommes) sur le corps des femmes, alors si je les dépasse je pourrais enfin vivre comme je l’entends !

    • Rozie

      Merci, il est super intéressant cet article !

      Eternelle malade et infantilisation, oui, c’est bien ça que j’essaie de dire .. Cette idée ancrée dans nos esprits.

  • Plou

    Je te suis à ce sujet ! J’ai été malmené oralement par une gynéco, et depuis je suis terrorisée à l’idée d’y aller. Donc je n’y suis plus retournée depuis 6ans, et je ne m’en porte pas plus mal, je crois.
    Mais c’est comme tout : le dentiste tous les ans aussi. Ben je n’y suis pas allée depuis 3 ans et je n’ai pas de caries. Peut-être du tartre, mais c’est la vie.

    • Rozie

      Le dentiste, c’est vrai ! J’y ai pensé en l’écrivant et de la même façon, je « m’ausculte » moi-même et j’y vais seulement en cas de douleurs ou d’apparition de « noir » sur une dent. Après le tartre … Comme tu dis, c’est la vie !

  • Ornella

    Moi je ne pense pas du tout que la médecine s’accapare le corps des femmes. C’est pas vraiment en terme de révolte féministe qu’il faut réfléchir je pense. La vérité à mon avis, c’est que la médecine est un business tout simplement. Et on te dit que pour ton bien, tu dois faire tel examen régulièrement, que limite, tu vas mourir si tu ne le fais pas. C’est juste du sensationnalisme marketing pour faire rentrer des sous dans la caisse. Qu’il s’agisse des hommes ou des femmes ne rentre pas vraiment en jeu. Ou alors, c »‘est simplement parce que notre fonctionnement biologique est plus complexe. Si les hommes avaient eu un utérus, eux, auraient été sommés plus que nous, d’aller faire dix mille examens non nécessaires.

    • Rozie

      Je vois ce que tu veux dire ! Au niveau de toutes les injonctions je suis d’accord avec cette vision des choses. Ca reste un business, c’est très juste. Et comme, en tant que femme, on a plus de trucs qui pourraient nécessiter une aide médicale, à quoi bon se priver ?

      Au niveau du féminisme, je pense tout de même qu’il y a énormément à gratter à ce niveau-là. Mais ça fera peut-être l’objet d’autres refléxions plus poussées. Tu me diras ce que tu en penses !

  • Dounia-Joy

    Ta réflexion est très pertinente. Tu le sais, c’est grâce à toi que j’ai réussi à voir pour la première fois, une sage-femme l’an dernier. J’ai repris rdv là un an après. C’est dans un mois et je flippe. Parce-que j’ai des petits désagréments à ce niveau là et que je ne sais pas ce que c’est. Mon médecin traitant n’a rien décélé. Mais je suis tellement gênée de montrer cette partie de mon corps… Je ne suis encore clairement pas du tout à l’aise sur ce sujet et je me demande si je le serai un jour d’ailleurs… Je méconnais totalement cette partie de mon corps, comme si cela ne faisait pas partie de moi. A des moments, je me demande si je suis née dans le bon corps… La médecine me fait peur… Devoir faire tous ses examens me fait flipper et dire que j’ai aussi lu qqch sur le cancer du col de l’utérus « a généralisation du dépistage organisé était une promesse d’Agnès Buzyn qui est en train de se concrétiser puisque la ministre de la Santé vient tout juste d’annoncer la mise en place d’un troisième programme national de dépistage organisé du cancer pour celui du col de l’utérus. Désormais, chaque femme de 25 à 65 ans va pouvoir bénéficier d’un dépistage régulier du cancer du col utérin. Ainsi, les femmes n’ayant pas réalisé de frottis du col de l’utérus dans les trois années précédentes vont être maintenant invitées, par courrier, à se rendre chez un médecin ou une sage-femme pour effectuer l’examen. Un frottis qui sera pris en charge à 100% par l’Assurance maladie. ». Je m’attends donc à recevoir mon courrier que je jetterai très probablement à la poubelle. On pourra me traiter d’inconsciente, dans mon cas particulier, j’ai peu de risques tout de même. L’an dernier, la sage-femme m’a dit qu’en étant vierge, il était complètement inutile de me faire un frottis. Et puis, bah, j’aimerai tellement être plus dégourdie de ce côté là, mais je ne le suis pas, je n’y arrive tjs pas. Je repousse tjs tout à ce niveau là comme j’ai aussi sûrement renoncé à l’amour pour cette raison là… 🙁

    • Rozie

      Comme tu le sais, tu ne seras pas obligée de montrer cette partie de ton corps si tu ne le désires pas. Et en toute logique, elle saura te mettre en confiance. Ca va bien se passer Dounia, je te le souhaite de tout coeur :).

      Je ne savais pas pour la lettre. Mais effectivement, tu n’es pas une personne à risque pour l’instant. S’il n’y a pas d’antécédants inquiétants dans ta famille, je pense que tu n’es pas obligée de passer par le frottis. Mais c’est toi qui est juge et qui décide. Il ne faut pas non plus minimiser l’importance de ce dépistage. Ce n’est pas le but de l’article.

      Tu as sans doute des choses à débloquer … Te fais-tu aider ? En parles-tu à quelqu’un ?

  • Maristochat Bellemam'

    Mon avis est très partagé concernant ce que tu écris.
    D’un côté je comprends le sentiment que tu as et ce que tu partages.
    J’ai été enceinte 2 fois, victime de violences gynécologiques mais également confrontée à des médecins bienveillants, je suis donc sensible au sujet.
    D’un autre, en tant que personne à risques (cancer sein/utérus chez ma branche maternelle), je ne me pose pas la question, je me fais suivre de près.
    Je mesure la chance que j’ai d’avoir accès à ces contrôles et j’inculquerai à mes enfants l’ importance qu’ils ont.
    MAIS surtout, l’importance de choisir ses praticiens et de bien s’entourer (ce qui est de plus en plus compliqué mais c’est un autre sujet).
    J’ai perdu quelqu’un car il était trop tard, elle avait trop trainé, un petit rien du tout au départ, je ne men remettrai jamais alors tu vois, je suis complètement partagée sur le sujet… Être libre oui, mais ne pas oublier que cela peut nous arriver.
    Je n’ai absolument pas fait avancer le débat…

    • Rozie

      Dans ces conditions, il est tout à fait logique d’envisager les choses différemment.

      Je ne fais pas partie des personnes à risque. Ma mère a eu des nodules bénins dans les seins durant son adolescence. J’ai eu la même chose et à ce moment-là, on en a parlé. J’en ai parlé à ma sage-femme qui m’a expliqué que c’était tout à fait normal, il faut juste veiller à ce qu’ils ne grossissent pas, ou ne deviennent pas douloureux. Donc je me palpe régulièrement mais ne suis pas inquiète outre mesure.

      Bien sûr, nous avons énormément de chance d’avoir accès à cette médecine. Moi, c’est mon grand-père qu’on a perdu de cette façon pour un truc ridicule au départ … Les contrôles ne sont pas dénués d’importance, bien au contraire ! Mon propos visait plus la façon dont on nous enseigne notre corps, ce qu’on nous dit de lui et ce qu’on en fait. Ca me chiffonne …

  • maman délire

    Ce que j’en pense, c’est que les médecins ont maintenant peur qu’on se retourne contre eux si quelque chose se passe mal. ils ont peur que si un bébé nait avec une malformation, on les accuse de ne pas l’avoir vu. Alors il vaut mieux suivre et vérifier. cela dit, ça n’empêche pas les erreurs médicales, malheureusement. Tu as raison : si on apprenait aux femmes a prendre vraiment possession de leur corps, et en particulier de leurs seins et de leur sexe, elles sauraient détecter une anomalie. mais peut être que beaucoup de femmes n’y sont pas encore prêtes… C’est comme ma sage femme, très bienveillante par ailleurs, qui me dit d’aller faire cette mammographie, car ma mère est morte d’un cancer du sein. je n’ai pas osé lui répondre : mais madame, pour le moment je ne suis pas concernée. ce cancer a été généré par un stress énorme , un conflit avec ses propres parents, âgés. le cancer n’a été que l’apparition de son stress qu’elle voulait me cacher, à l’époque. Rien a voir avec quelques chose de purement physique. mais bon, je me suis tue, et j’ai pris l’ordonnance. il faudrait que je prenne rendez vous d’ailleurs…

    • Rozie

      Oui, c’est vrai, ça ne doit pas être un métier où tu as l’esprit tranquille, je peux le comprendre … Il peut toujours y avoir un risque et ça peut toujours te retomber dessus.

      La question est : pourquoi beaucoup de femmes n’y sont pas encore prêtes ? Parce qu’on ne nous « éduque », ne nous en parle pas en ce sens. Il y a encore beaucoup de tabou sur le sexe de la femme. On cherche à cacher : le sang, les différentes pertes, comment ça se passe dedans … Forcément, ça effraie, dégoûte, et ne met pas très à l’aise. Ca vient de notre bagage historique … Ca s’estompera. Je le souhaite !

      Oui, je comprends. Le bénéfice du doute reste cependant pour ta sage-femme. Et peut-être pour toi aussi. De mon côté, on est clean, personne n’a jamais rien eu de ce genre donc … Ca participe à me dispenser tant que je ne ressens pas de symptômes étranges.

  • Léonie SaintJean

    Je te remercie pour cet article car je pense la même chose ! Après j’ai subi des violences médicales donc je suis encore plus contre le fait de voir un gynéco même si j’ai bien compris que ce n’était pas ton propos!

    • Rozie

      Les violences médicales feront toujours un peu partie du lot je crois. Mais je suis sûre que ce sera de moins en moins le cas ! En tout cas, je l’espère vraiment.
      En attendant, je ne vois pas pourquoi j’irai voir des médecins tant que je n’en ai pas besoin !

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