Je travaille dans un chantier d’insertion.

Un chantier d’insertion, qu’est-ce que c’est ? Avant que je n’y travaille, je n’en avais jamais entendu parler et ne connaissais absolument pas ces structures.

Un chantier d’insertion, c’est, en général, régit par une association à but non lucratif. Le chantier d’insertion vise à donner du travail à tous les « rebuts » de la société. J’utilise le terme « rebut » à dessin. Pas pour être péjorative mais vraiment parce que la société les rejette et qu’ils sont impuissants.

Notez que je ne me considère absolument pas supérieure à eux, d’aucune façon. D’une manière générale, depuis que je suis indépendante, je m’en suis assez bien sortie. Mais la Vie m’a prouvé que tout pouvait basculer si vite, qu’il suffit d’une mauvaise rencontre pour tout perdre, et que parfois, même avec la meilleure volonté du monde, on ne parvient plus à remonter la pente. Si personne n’est là pour tendre la main … C’est terrible.

On m’a tendu la main et c’est grâce à ça que je n’ai jamais été SDF, que j’ai retrouvé un emploi, et que je suis aussi en sécurité et heureuse maintenant. Je ne suis pas passée bien loin de la catastrophe. Tout ça à cause d’un homme que j’ai aimé. J’aimerais qu’on arrête de croire qu’on peut s’en sortir seul.e. On est plein de ressources. On peut faire énormément seul.e. Mais la montagne se gravit plus vite quand tu acceptes d’attraper la corde qu’on te tend. La montagne se gravit plus vite quand quelqu’un te lance la corde.

Alors la prochaine fois qu’on croise une personne en difficulté, plutôt que de se demander pourquoi elle n’y arrive pas seule, on se demandera plutôt comment elle peut y arriver avec nous …

J’aimerais qu’on arrête de prendre ces gens en pitié, qu’on arrête de penser qu’on sera toujours épargné, et que quelque part, s’ils en sont là, c’est qu’ils n’ont pas tout fait pour être ailleurs. J’aimerais qu’on arrête de croire qu’on est plus intelligent qu’eux, qu’on les infantilise, qu’on fasse des raccourcis entre leurs nationalités, leurs origines, et leur « niveau d’éducation ».

Des SDF, des réfugiés, d’anciens détenus, des femmes victimes de violences, des « cas sociaux », des familles mono-parentales qui ne s’en sortent pas, des jeunes en fracture avec l’école, d’autres issus de familles où personne ne travaille plus depuis des générations – qui n’ont pas appris à s’en sortir et à être indépendant – et qui vivent avec les aides de l’Etat … Ou tout simplement des gens comme vous et moi, qui avaient une vie relativement « normale » mais que le chômage, une séparation, les aléas de la vie, sont venus frapper de plein fouet. On oublie souvent que dans toutes les catégories mentionnées plus haut, il y a des personnes. Juste des personnes. Stigmatisées par leur statut social.

Ce sont des gens qui, d’une manière ou d’une autre, n’arrivent pas/plus à vivre dans la société. Ils galèrent, vivent en général dans des conditions insalubres, n’ont pas reçu les bases de l’éducation, ont été délaissé par quelqu’un quelque part, ou ont perdu toute notion d’envie, toute motivation.

Pour les aider, notre association les fait travailler dans l’agriculture biologique et dans le bâtiment. Ce sont deux filières qui recrutent ici, dans le 04, l’un des départements les plus touchés par le chômage. On produit des légumes bio qu’on vend par paniers hebdomadaires et on construit et rénove des maisons.

Les employés apprennent le savoir-faire, la technique, et repartent, le plus souvent, avec un emploi en sortant de chez nous. Happy ends, belles histoires.

Je suis très fière de participer à tout ça. Très fière de communiquer pour développer nos activités, et ainsi proposer plus de travail et d’aide à plus de personnes. Mais travailler pour un chantier d’insertion, même à ma place, c’est faire de l’accompagnement. C’est accepter d’être à l’écoute de certains de ces gens qui n’ont personne à qui parler et encaisser de terribles histoires.

Mon patron m’a dit hier une chose très juste. « On ne tombe pas dans l’insertion par hasard. Avec toi, j’ai tout de suite senti cette capacité d’écoute. » Bientôt, je vais devoir effectuer des entretiens avec les employés, pour une étude. Et je l’avoue, j’ai un peu peur de ce qu’ils vont me dire d’eux. D’apprendre leurs souffrances, leurs galères, leurs difficultés.

Mon patron m’a dit : « Tu dois faire l’ectoplasme. Tu écoutes, tu conseilles, mais tu n’intègres pas leur souffrance. Tu ne peux pas. Il faut te protéger tout en restant bienveillante. » Très juste encore une fois. Mais facile à dire. Moi, les émotions, je les avale toutes entières. Je suis une éponge.

Travailler dans un chantier d’insertion, c’est accepter qu’un jour, un homme que tu apprécies tombe devant toi. Tu te doutes qu’il ne va pas bien parce qu’il est en arrêt maladie depuis plusieurs semaines et que ça continue. Avant ça, tu le voyais souvent.

Il est là, devant toi, visiblement affaibli. Il retient ses larmes et il attend que tu lui demandes. Alors tu le fais. « Comment ça va ? » Et là, il te raconte sa TS en sanglotant. Il te raconte qu’il a perdu sa mère, son père, ses oncles en quelques mois. Que son compagnon l’a quitté et a sombré dans l’alcool. Parce que oui, il est homosexuel et qu’il est séropositif depuis 7 ans.

Il te raconte qu’il était dans le déni alors il ne s’est jamais soigné. Mais que maintenant il s’active. Mais c’est dur. Il te parle de sa dépression, de sa prise d’antidépresseurs, de fleurs de Bach. Rescue. Ca met quelques semaines mais ça fonctionne. Il pleure, il tremble. Dans une frénésie qui ne lui ressemble pas, il soulève son T-shirt et te montre sa maigreur.

« J’ai perdu 7 kilos Rozie. 7 kilos … » Il s’en désole. Il tape sur son ventre avec fatalité. Il a peur. « Il faut que je vois le patron, je veux pas qu’il croit que je fais semblant. Faut pas que je perde ce travail. Faut que j’y retourne, sinon je perds pied … » Tu le rassure en lui disant que personne ne pense qu’il fait semblant.

Tu veux lui montrer que tu es là pour lui, alors tu le sers contre toi quelques secondes. Tu ne sais pas trop quoi faire … Il sèche ses larmes, et il part comme il est venu. Et toi, tu restes là, la gorge nouée. Tu te demandes comment la vie peut devenir si difficile pour de si bonnes personnes.

C’est accepter qu’un autre te raconte qu’il avait tout : une femme, des enfants, une belle maison, un super travail .. Et qu’un divorce a tout fait exploser. Que depuis, il vit dans une caravane, il a peur que les huissiers lui prennent sa voiture alors il l’a cédée à son fils. A son nom à lui, ils ne peuvent rien faire. Qu’il en veut à cette société, d’être mis sur la touche comme ça, pour rien. C’est effrayant.

Mon patron m’a expliqué qu’il y avait des formations pour apprendre à gérer ça et que j’y participerai. Il m’a dit aussi que j’en apprendrai beaucoup sur moi. Lui-même a dû aller aux devants de ses propres blessures, et les guérir pour pouvoir continuer.

« Il y a certaines personnes que tu n’arrives pas à accompagner. Ce n’est pas anodin. Tu te demandes pourquoi tu es incapable d’aider celui-là, et tu finis par comprendre que ça vient de ton vécu. Les autres sont un miroir. Un miroir révélateur. »

Je travaille dans un chantier d’insertion et ce n’est pas hasard que je trouve cette expérience sur ma route. Je fais dorénavant partie d’une équipe d’écoute, qui essaie de (re)donner de la confiance, de la sécurité, de la joie de vivre à ceux qui en sont temporairement démunis. Notre rôle, c’est être l’instigateur d’un effet papillon. Positif.

Ils arrivent chez nous, ils ont un contrat de travail. Ils sortent de l’isolement et créent des liens avec les autres. S’ils n’ont pas de véhicule, on s’arrange pour les emmener au travail. Jusqu’à ce qu’ils puissent s’offrir un vélo, un scooter ou une voiture. On les aide à passer le permis. A parler français.

Quand ils sont dans le déni, on les met face à la vérité comme j’ai dû me mettre face à la mienne pour avancer, et on trouve des solutions avec eux. La garde des enfants. L’habitation insalubre. L’impossibilité de respecter des horaires de travail. La communication. La libération de la parole. Les SDF qui ne se séparent pas de leurs chiens. Mais un chien, c’est pas gênant dans un champ. On lance la balle de temps en temps, c’est tout.

On leur apprend même à cuisiner. On cuisine tous ensemble les mardis pour manger les fruits (et les légumes !) de leur récolte. On leur apprend à voir qu’ils sont utiles pour la société quand-même, qu’ils ont une place. On les rend fiers de leur travail. De leurs efforts. Les compliments, c’est facile et ça aide. « La confiture qu’il y avait dans les paniers cette semaine, qui l’a faite ? C’est moi … Wahou, franchement, elle était excellente ! Tu me donnes la recette ? »

Parfois, c’est un échec. On n’y arrive pas avec tout le monde. Certains sont encore trop empêtrés dans leurs soucis pour réussir. Ca se comprend. On a beau tendre les mains, c’est comme s’ils ne les voyaient pas. Parfois, par ego, ils refusent de les attraper. Ils se positionnent contre nous. Ils trouvent un coupable. On ne leur en veut pas, on sait bien ce que c’est. Ils partent. Et on ne sait pas ce qu’ils deviennent.

Des chantiers d’insertion, il y en a partout autour de vous. Ils vous vendent leurs services. Généralement, ils servent de très belles causes : le Bio, le recyclage, l’environnement, les circuits courts … Quand vous en avez besoin, plutôt que d’acheter des produits venant de l’autre bout du monde, regardez autour de vous. Renseignez-vous. Vous aurez le prix, la qualité, et vous ferez un très beau geste pour votre prochain, et plus globalement, pour la société de demain.

Les chantiers d’insertion sont abandonnés par l’Etat. C’est d’autant plus scandaleux qu’ils sont bien heureux qu’ils existent pour s’occuper des « rebuts ».  Ces associations n’ont pas le droit de s’auto-financer à plus de 30%, pour limiter la « concurrence déloyale » aux véritables entreprises. L’Etat, selon la loi, doit subventionner le reste, soit 70%. Mais cette année, l’Etat ne nous finance que 6%, sans qu’on n’aie le droit de vendre plus sous peine d’être hors la loi … Alors, comment fait-on ? On arrête d’aider les autres ?

Je travaille dans un chantier d’insertion. Je n’avais jamais fait de bénévolat avant ça, et était très éloignée de ce monde en difficulté, bien que je me doute de son existence. Pour la première fois, je me sens vraiment utile. Je vois concrètement le bien qu’on apporte aux autres. C’est génial. Et vous, connaissez-vous ces structures ?


22 thoughts on “Je travaille dans un chantier d’insertion.

  1. Clémentine Répondre

    Quel beau texte Rozie et quel beau métier ! Ça ne doit pas être simple tous les jours, surtout de ne pas prendre toute la douleur de l’autre. Mais voir leur sourire au final est la plus belle des récompenses, je pense.
    Je travaille pour une entreprise d’utilité sociale. On gère une plateforme de financement participatif pour les personnes en situation de handicap. Parce que malheureusement, même avec notre système d’aide, le handicap est encore très mal pris en charge. Il reste des sommes importantes à trouver pour des fauteuils ou des thérapies par exemple. Et quand on voit les projets se concrétiser, les personnes se mobiliser pour aider l’autre, qu’est-ce que ça fait du bien au moral ! La semaine dernière, on a reçu la vidéo d’un garçon que l’on a aidé. Il devait se faire opérer pour pouvoir marcher. 3 mois après l’opération, il commence à marcher après des années dans un fauteuil roulant. J’en ai presque pleuré. J’aime tellement ce que je fais. Je me sens utile au quotidien et ça fait un bien fou.
    Des bisous !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci beaucoup ! Je te rends le compliment, parce que tu fais aussi un métier génial et très chouette !!

      Je comprends tout à fait ce sentiment que tu décris. La semaine dernière, on a fait une journée Portes Ouvertes, et tous les employés étaient là. On a pris des photos, ils se sont éclatés à prendre la pause devant nous, c’était top ! Et puis l’un d’eux était là avec sa femme. Il est polonais. Il m’a demandé de les prendre tous les deux, la photo est magnifique.
      J’ai compris qu’ils n’en avaient pas ou très peu des photos d’eux, et pas de matériel pour se créer des souvenirs. Alors le lendemain, j’ai imprimé et plastifié cette photo en A4. J’ai demandé aux encadrants de la lui remettre et ils m’ont dit qu’il avait vraiment été touché. Avec un petit geste, j’avais fait deux heureux, et cette idée me remplit de bonheur.

      J’ai fait pareil pour les autres. Je leur ai offert un souvenir de cette journée, et ils ont grandement apprécié. On peut changer le monde avec des petits gestes !

  2. Pétale Répondre

    Bonjour Rozie,

    Cet article fait vraiment réfléchir sur soi et sur les autres.
    Merci de l’avoir publié :).

    Bises.

    Pétale

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je t’en prie ! Merci à toi, surtout, de prendre le temps de le lire et de penser dessus :).

      Des bises !

  3. Hélène Répondre

    Bonjour Rozie. Je devais absolument laisser un message. C’est un très beau texte que tu as écris. Je suis bénévole dans plusieurs associations qui œuvrent pour les personnes en difficulté. Maintenant j’aimerais en faire mon métier : aider à la réinsertion, notamment par l’emploi. Je tente de redéfinir mon projet professionnel afin de devenir conseillère en insertion professionnelle, pour ces raisons que tu cites et qui font extrêmement sens pour moi : tendre la main, aider, soutenir, accompagner, redonner espoir. Les chantiers d’insertion attirent toute mon attention et je trouve ce concept fabuleux et comme tu le dis, pas assez valorisé.
    Comment es-tu arrivée dans ce chantier d’insertion pour y travailler? Probablement, je trouverai la réponse en regardant ton blog, mais je te pose la question quand même ici. Cela m’intéresse beaucoup. Je ne suis pas sûre d’avoir une formation dans le domaine de l’insertion, des limites de places etc. Alors je cherche les autres méthodes pour me faire de l’expérience, sans forcément avoir un diplôme qui va avec.
    En tout cas, bravo, belle continuation et bon courage!

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Bonjour Hélène !

      Alors moi, j’y suis tombée complètement par hasard… Je suis chargée de communication (j’expliquerai plus tard pourquoi la structure a eu besoin de m’employer sur ce poste…).

      Tu devrais d’abord te renseigner auprès de pôle emploi. Des conseillers sont spécifiquement chargés des chantiers d’insertion de la région et sont en lien permanent avec eux, puisque ce sont eux qui font en sorte que les démunis arrivent jusqu’à nous, entre autres.
      Ils sauront donc si les chantiers de ta région ont des besoins ou leur proposer ta candidature.

      Après, concernant la formation, je sais que beaucoup prennent plus leur personnel en fonction de leur profil « perso » que de leurs expériences. Ils te forment une fois embauchée, ils te font participer à des stages comme je vais le faire. Il faut sans doute que tu aies au moins des connaissances dans leurs domaines (ex pour nous : maraîchage bio) pour pouvoir former les personnes.

      Tu peux aussi te renseigner directement auprès des chantiers que tu connais. Ils sauront t’aiguiller.

      J’espère avoir pu t’aider !

  4. Peanuts Répondre

    J’ai travaillé dans un chantier d’insertion, et je comprends chaque parcelle de ce que tu racontes. J’ai travaillé aussi avec des déficients mentaux, et des malades psychiques, dans une structure qui produisait non seulement des légumes bio que les patients vendaient ensuite dans une petite salle où ils mettaient tout en place comme dans une supérette de quartier, mais aussi des poules, des canards, des oies… dont ils s’occupaient aussi avec des éducateurs techniques spécialisés. Si ce type de travail te plaît, sache que tu aurais tout intérêt à suivre une formation d’éducateur technique spécialisé, et ensuite être embauchée comme encadrant technique dans une telle structure.

    Je confirme ce que t’a dit l’encadrant avec lequel tu travailles : il faut beaucoup se protéger, car quand on est comme ça (l’éponge), on a tendance à beaucoup faire d’introspection à la suite, et ça peut être très perturbant pour soi. N’hésite pas à en parler si des choses te heurtent ou dérangent, parce que toi seule tu ne pourras pas y faire face. On avait des moments pour ça, en réunion avec un psy, on posait tout ce qui nous bloquait, tout ce qui nous faisait mal, pour pouvoir mieux aider ceux qui en avaient tant besoin.

    Cela avait lieu une fois par mois et c’était plus que conseillé d’y participer. Si vous avez dans la structure, un moment pour ça, alors bravo. Longue vie à ton engagement auprès des plus démunis.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je suis chargée de communication dans la structure (et si tu te demandes pourquoi un chantier d’insertion en a besoin… Je répondrais bientôt par un article à ce sujet ! ;)). Je n’ai pas vocation à être encadrant technique, du moins pas pour le moment. Mon job me plaît, je fais quelque chose de créatif, qui communique, pour une bonne cause, et en plus je suis en contact permanent avec de très belles personnes, qu’il m’arrive d’aider en fonction de mes tâches. C’est génial !

      On a plein de points communs dis !

      Oui, je vais être formée pour pouvoir me protéger et en apprendre plus sur la psychologie. J’ai hâte d’en apprendre plus sur le sujet.

      On a une bonne réunion d’équipe de ce style environ tous les 15 jours ! On n’y déroge pas, c’est important et ça nous soude.

      Belle journée à toi !

  5. Escarpins et Marmelade Répondre

    Je trouve toujours admirables, les gens qui s’engagent pour les autres. J’avais voulu le faire, lorsque j’étais à Paris, pour les Restos du Coeur. On m’avait répondu qu’il y avait assez de monde pour le moment, du coup, je n’ai rien fait. Aujourd’hui, j’aimerais me rendre utile, exactement comme toi. Bravo, et merci de nous en parler.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Moi aussi je l’ai toujours voulu, mais c’était difficile à concilier avec ma vie personnelle. J’avais abandonné l’idée et maintenant je suis là, grâce aux aléas de la vie !

      Tu peux te rendre utile de nombreuses façons différentes, en modifiant les endroits où tu achètes par exemple. Aujourd’hui, les chantiers d’insertion ne peuvent survivre que grâce aux consommateurs. Malheureusement, ceux ci ont souvent peur, c’est dommage…

  6. Illyria Répondre

    C’est un chouette métier que tu exerces effectivement! C’est une bonne chose de pouvoir aider les personnes rejetées par la société, félicitations à toi!
    Et je trouve ça tellement dingue que du jour au lendemain on puisse passer de la situation « belle famille, enfants, job » à « tout seul dans une habitation insalubre », ça me dépasse un peu en fait…

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Oui, c’est particulièrement effrayant. La vie et la sécurité ne tiennent qu’à un fil. Il faut en avoir conscience même si c’est angoissant parfois.

      Merci ! Je suis tombée là « par hasard » et j’en suis vraiment heureuse ! C’est une belle surprise sur mon parcours.

  7. zenopia Répondre

    Bravo, c’est super de pouvoir s’impliquer comme ça et de trouver un sens à son job !!!!
    Belle journée

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci ! Même si je n’y suis pour rien ^^.

      Mais oui, avoir un travail qui a un sens profond c’est… Libérateur. J’en suis très fière.

      Passe un bon week-end !

  8. Nat Répondre

    Ton texte est très émouvant Rozie, j’en ai les larmes aux yeux. C’est merveilleux que tu puisses faire ce boulot, j’aurais aimé aussi aider de cette façon là … C’est certainement difficile aussi au quotidien mais tu ne peux pas changer le passé des gens que tu aides, à vous 2 vous ne pouvez avoir qu’un impact sur le présent et le futur et tenter de cheminer ensemble vers du mieux :o) Il y a de bons stages « psy » effectivement qui te donnent des techniques pour aider de façon « efficace » sans prendre le fardeau de l’autre sur tes épaules, ton boss a raison de te le proposer :o) Il a l’air super d’ailleurs ! Belle fin de semaine à toi. Bisous

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Oui, mon boss est vraiment génial ! J’ai une chance inouïe d’être tombée sur cette personne, je lui dois beaucoup.

      Merci. Tu sais, je n’ai pas choisi d’être là, c’est venu tout seul. Faire du bénévolat, ce genre de choses pour les autres, je trouve ça super mais c’est difficile à concilier avec ma vie. Là, dans le cadre du travail, c’est top !

      Les chantiers d’insertion sont des chouettes structures. On peut aider son prochain en achetant et en demandant service à ces structures là plutôt qu’aux entreprises, où leur faire des dons (d’objets, de textiles, de meubles ou d’argent). On peut voter et changer le monde avec notre manière de vivre et de consommer. Tu peux aider énormément rien que comme ça, il faut juste le savoir !

  9. cledsol Répondre

    C’est beau.
    Je suis admirative.
    Principalement car je ne me sens pas particulièrement capable d’écouter les gens de cette manière là, pour plusieurs raisons (l’éponge en fait partie), et j’ai envie de te dire de réserver du temps pour toi, quand tu en as besoin.
    Je crois sincèrement que c’est primordial, pour être en capacité d’être avec les autres, et tout simplement pour ne pas s’oublier soi-même et couler.
    J’ai bien conscience, déjà que je me sens bien égoïste, et également que c’est bateau, comme remarque, mais c’est sincère.
    Prends bien soin de toi 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Ce n’est pas un conseil bateau, au contraire, c’est primordial ! Je m’accorde déjà beaucoup de temps. Je me fais toujours passer en premier.

      Mais j’ai toujours eu cette capacité d’écoute. Dans un groupe je tiens toujours la place de celle à qui on se confie.

      Ne t’inquiète pas, je suis aussi toute égoïste, et ce n’est pas forcément un défaut. Je n’ai pas choisi d’être à cette place, le « hasard » m’y a portée. Et je l’en remercie !

      Prends bien soin de toi aussi !

  10. Ornella Répondre

    Putain, c’est passionnant. Le récit est magnifique, c’est très beau dans le fond comme dans la forme. Et comme tu dis, ce n’est pas un hasard, tu es là pour y trouver quelque chose et sans doute pour te trouver toi. Je suis hyper contente de savoir que tu fais ce boulot.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci pour tes doux compliments !

      Je suis aussi hyper contente de travailler pour cette cause ! J’ai une place géniale. Je fais de la communication, mais pour une bonne cause, et en plus j’ai tout à construire. J’adore !

      Je sens que j’ai beaucoup à apprendre ici !

  11. Maman délire Répondre

    Je pense qu’une bonne formation de coach te serais très utile ! Savoir écouter sans se faire envahir.. éviter l’effet miroir, les projections… ça s’apprend ! C’est en tout cas un magnifique métier que tu exerces ! Difficile mais très enrichissant…

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Oui ça s’apprend ! Je vais être formée à ça dans les années à venir et j’ai hâte ! Ça doit être passionnant à apprendre.

      Alors, ça te plaît toujours autant d’être coach ?

      Merci 🙂

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