Je n’irai pas voter.

En écrivant cet article, je m’attends à toutes les réactions. Ne pas voter est souvent considéré comme un acte dangereux et irresponsable. Honteux. A chaque fois que je le dis, j’ai peur qu’on me jette des pierres au visage. Et franchement, je le comprends. Pour des personnes pour qui la politique, et le choix de notre nouveau président est une bataille, ceux qui ont un pouvoir précieux entre les mains et qui décident de ne pas s’en servir sont révoltants. Je ne vous en veux pas de me détester derrière votre écran.

Il est probable que si j’avais grandi dans un pays où le droit de vote était inaccessible, j’aurais tempêté pour l’acquérir. C’est même certain. Je ne crache pas sur tout ce qui a été accompli jusque là pour nous, et je suis reconnaissante de ce droit, de ce devoir, que j’ai de pouvoir faire entendre ma voix. Alors pourquoi décider justement, de ne pas la faire entendre, cette voix ?

Pour la première présidentielle à laquelle j’ai pu participer, il y a 5 ans, je n’avais aucune notion de politique. Aucun opinion. Et ça n’a pas changé. J’avais compris que la gauche, c’était le peuple, et la droite, les riches. Que tout le monde se contre-foutait de l’écologie ou presque (moi y compris), et que le Front National, c’était Satan.

Voter, c’était important. Pas parce que c’était ma première fois. Parce que c’était vraiment important, et ça l’est toujours. De par mon manque flagrant de culture dans le domaine, je n’avais aucune idée de ce que j’allais faire de ce bulletin. Fille et petite-fille de prolos, j’aurais pu voter à gauche, comme le faisait le reste de ma famille. Le vote facile, on ne se casse pas la tête. On soutient un parti et on n’en démord pas. On fait confiance aux autres.

Mais je ne suis pas du genre à suivre bêtement les autres, même quand il s’agit de mes parents. Il me faut du temps pour me forger un avis. J’affirme très rarement quelque chose. Je suis plus du genre à les récolter tous, et à n’en contrer aucun parce qu’ils ont tous une valeur. On a tous une vérité.

Alors la première fois, j’ai longuement réfléchi. Ne pas voter me semblait être un mauvais choix. Mais voter pour une programme et une personne dont je ne connais que ce que veut bien me dévoiler un flyer dans ma boite aux lettres, ça me paraissait encore plus dingue et irresponsable. J’ai bien tenté de me plonger dans les programmes, en long, en large, et en travers. Bien sûr, je suis en adéquation avec certaines idées, certaines tendances. Mais ce n’est pas parce qu’une idée me correspond qu’elle sera la bonne.

Je ne connais rien à la finance, par exemple. J’ai l’impression qu’elle dirige le monde, et la mettre par terre collerait pas mal avec mes idéaux. Sauf que. Sauf que je n’y connais rien ! Ce choix ne reposerait donc que sur ma petite perception de la finance. Je ne peux pas voter sans une connaissance approfondie du sujet. Si j’avais pu voter pour le référendum sur l’entrée de la France dans l’UE, il m’aurait fallu des mois de recherche pour être certaine de ma réponse. Sinon, à quoi bon ? A quoi bon dire oui ou non, si tout ce que je connais du sujet, ce sont les médias qui me le montrent à la télé ?

Dans un programme, des idées comme ça, il y en a cent. On ne peut jamais trouver une personne qui aura bon partout, et je n’ai pas les capacités de me renseigner à fond sur chaque concept. Chaque idée engrange des changements insoupçonnés, c’est l’effet papillon. Moi, ça me paralyse. Je n’ai généralement pas de problème pour faire des choix, au contraire. J’ai un instinct très fort qui me mène toujours là où il faut. Mais voilà, ma vie ne regarde que moi et mes choix n’impacteront pas grand monde (quoique). Voter, c’est différent.

A l’heure actuelle, c’est une trop grande responsabilité pour moi, que je ne suis pas prête à saisir et à assumer. Comme apprendre à conduire quand j’avais 16 ans. Sauf qu’on ne peut pas se défiler. La première fois, j’ai voté blanc aux deux tours. Même au deuxième, je ne me sentais pas assez éveillée pour choisir. C’était pourtant plus simple.

Voter blanc pour dire : « Ca m’intéresse, j’aimerais pouvoir me positionner, mais je ne suis pas prête. » Ou « Ca m’intéresse, mais rien ne me correspond. » Cinq ans plus tard, le vote blanc m’apparaît comme illusoire, si peu considéré qu’il est.

Mon mari ne votera pas parce que ça fait partie de sa culture. Les Témoins de Jéhovah (qui l’ont élevé) ne votent pas. Ils sont neutres, politiquement. Outre leurs raisons religieuses et bibliques, c’est une démarche que je comprends. Depuis que je m’y intéresse, tout ce que je vois dans la politique est « sale » et cette campagne 2017 me l’a largement prouvé. Voter me donne un peu l’impression d’aider un braqueur dans une banque. Je ne veux pas me salir les mains. J’ai l’impression de n’avoir en face de moi que des magouilleurs qui ne voient que leur propres bénéfices.

Je les trouve ridicules d’essayer de se démarquer avec des technologies innovantes, ou en créant des hashtag insultants. J’ai honte d’eux. J’ai honte de n’avoir qu’eux comme choix. Je n’ai pas l’impression que voter changera cet état de fait.

L’affaire Fillon a fait beaucoup de mal, et pas seulement à sa classe politique. Je ne veux pas faire partie de tout ça. Hors de question de lui donner ma voix. S’il s’oppose à Madame Le Pen au deuxième tour, ne comptez pas sur moi pour un vote contre. Plutôt crever.

Mon vote contestataire, c’est ne pas me rendre aux urnes. Oui, peut-être que le FN passera. En partie à cause de ma négligence. Je prends le risque de participer malgré moi à des conflits, même à des guerres engendrées par cet effet papillon-là. Mais j’ai l’impression que quoi que je choisisse, je suis coincée.

Je pourrais voter Mélanchon, pour sa proposition de 6e République. Je pourrais faire comme mon père jadis, et voter Le Pen alors que j’en vomis les idées dans l’espoir d’une révolution. « Il faut passer par le chaos pour revoir la lumière. » Je pourrais voter un petit candidat pour le valoriser et exécrer les plus grands. Je ne prendrais pas de gros risque puisqu’ils « ne passeront pas » (qui en est vraiment sûr, d’ailleurs ?) mais ce serait me mentir, puisque je ne connais pas plus en profondeur leurs programmes.

Je suis paumée. Je ne me reconnais vraiment nulle part, et je ne considère pas que c’est parce qu’un programme me correspond à moi qu’il est bon pour la France. Comment je vois la France de demain ? Honnêtement, difficile à dire. On n’a pas tous cette conscience-là et clairement, je ne l’ai pas. Evidemment, je vois du bonheur et de la paix. Mais au delà des droits fondamentaux de l’homme et des principes de laïcité et de liberté, je ne vois rien d’autre. Je n’ai pas de conscience politique. Je ne suis pas bon juge.

Pour toutes ces raisons inhérentes à ma personnalité, je ne me rendrais pas aux urnes dimanche. A trois jours des élections, je suis bien emmerdée par ce sentiment de culpabilité, mais faire quoi ? Renier ce que me dicte mon coeur ? Jouer à pile ou face ? Je refuse de participer et j’assume mon silence. D’avance pardon, si je participe à une grossière erreur. Et vous, êtes-vous à l’aise avec votre choix ? Avez-vous aussi l’impression de n’être pas « capable » de voter ?


51 thoughts on “Je n’irai pas voter.

  1. Pétale Répondre

    Bonjour Rozie,

    J’ai envie de te dire : tu fais ce que tu veux, tu as le droit de ne pas voter.
    C’est assez personnel » le vote je pense donc si on se sent pas de voter peut-être que c’est mieux de s’écouter soi je pense.

    bises

    Pétale

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci Pétale !

      C’est vrai que voter, ça a un fort côté personnel. Les gens rechignent souvent à en parler ou à dire clairement pour qui ils votent !
      C’est peut-être la preuve que les gens pensent plus à eux que vraiment à l’avenir du pays … A réfléchir !

  2. Tellou Répondre

    C’est vraiment courageux de parler de ton desarroi et de ce refus de vote. Cela m’a aussi eclairee sur les raisons de l’abstention.
    Ceci dit, je suis francaise, expatriee dans un pays ou il n’y a pas vraiment de liberte d’expression et ou le vote democratique n’existe pas. Quand on connait ca, on se rend compte du pouvoir du petit papier dans une enveloppe, dans un isoloir, meme si c’est pour un vote blanc. Mais ca, tu as deja dit que tu connaissais cet argument.
    Je n’attends pas de miracle des hommes politiques. Je n’attends pas de Messie et tous ceux qui promettent la lune sont de gros menteurs. Apres, ce que je cherche c’est une personne qui aura suffisamment la tete sur les epaules et une vraie connaissance du terrain et de la vie politique pour mener le pays. Gouverner un pays, c’est lancer une renovation d’un cote, en sachant pertinemment qu’li y aura des effets pervers de l’autre cote, ou qu’en contentant une partie de la population, on va en mecontenter une autre. L’equilibre est fin et difficile. C’est comme un jeu de jenga ou de mikado. C’est pour cela aussi que les extremes de tous bords, avec leurs solutions miracles demago ne sont pas credibles: ils n’ont aucune conscience de cet equilibre fragile a maintenir.
    Sans etre un fin politologue, choisir un president c’est un peu comme choisir un mari: passe les gros coeurs dans les yeux, ce que l’on veut c’est surtout un partenaire de vie que l’on aime malgre ses defauts, ses manquements, mais dont on sait qu’on peut compter sur lui pour avancer.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      C’est une belle métaphore que tu nous fait là. Et c’est exactement ça.
      Tu as raison, l’équilibre est difficile à maintenir et complexe à aménager !

      Je trouve que tu as une vision très juste de la difficulté que ce doit être d’avoir ce rôle de présidence. Clairement, je n’en voudrais pas et on peut au moins leur reconnaitre ça : la force et l’envie de subir tout ça et de tenter d’apporter un vent nouveau en France. C’est loin d’être une évidence.

      Le Messie politique n’existe pas, j’en ai bien conscience. On ne peut pas vraiment tomber amoureux d’un parti et de l’homme qui le représente (quoique …).

      Complexe que de se positionner. Pour moi en tout cas, c’est quasi insurmontable. Il me faudra du temps pour que j’arrive à me sentir à l’aise avec ça, et que je « comprenne ».

      Merci pour ton partage ici :).

  3. Peanuts Répondre

    Et pour tous ceux ou celles qui voudraient comprendre, voici une explication très utile pour savoir comment notre pays est gouverné http://dessinemoileco.com/
    A regarder avant demain !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Bon .. Je regarderai avant le second tour alors ^^!

  4. Aurore Répondre

    Si j’étais présidente, je rendrais obligatoire les cours d’économie pour tout le monde ! ça me rends triste de voir que grâce à mes cours d’éco de prépa, je fais partie d’un rare pourcentage de la population française à vraiment comprendre ce qui se passe. Si tu veux un peu mieux comprendre, il y a la chaîne youtube Dessine moi l’éco que je trouve très bien faite et le site The Conversation.

    1. Aurore Répondre

      Je me permets de répondre à ce commentaire, je viens de voir cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=Lmq_7kCukyQ Peut-être te ferra-t-elle changé d’avis ? Ton vote est important même pour voter utile ou contre, c’est bien sûr moins cool que voter pour un candidat qui nous parle vraiment mais ça reste tellement important.

      1. Rozie & Colibri Répondre

        J’irai jeter un oeil ce soir, promis :). Je déteste l’idée de voter contre, ou utile, vraiment. Ca me débecte. Mais peut-être que c’est aussi par manque de maturité politique, je ne sais pas …

    2. Rozie & Colibri Répondre

      Je suis entièrement d’accord avec toi ! La politique, l’économie, devraient être des cours obligatoires, quelque soit la filière !
      Toi, tu es en mesure de comprendre mieux les tenants et aboutissants, et c’est vraiment génial ….

      Merci pour ces suggestions, je jetterai un oeil dès que possible ! 🙂

  5. Peanuts Répondre

    J’aimerais apporter de l’eau au moulin, mais dans un sens où il faudrait replacer les priorités au centre de notre débat : vous, moi, nous tous, nous sommes le Peuple. Les descendants de celui-là même pour lequel, en 1789 lors de la révolution française, des tas de gens se sont soulevés contre les inégalités sociales, ils ont lutté longuement, après avoir subi, des années durant, la misère et la pauvreté. Ils ont donné leur sang et leurs vies pour que leurs enfants, nous, puis nos descendants ensuite soient et restent libres.

    Voter est un droit, et non un devoir (à mon sens). On peut bien faire comme on veut, voter blanc ou voter pour quelqu’un vers qui nos convictions se rapprochent, mais ne pas utiliser ce droit et s’abstenir revient à nier tout le progrès qu’ont voulu apporter ces pionniers du XVIIIème siècle et c’est leur faire grand déshonneur.

    D’autre part, nous les femmes n’avons obtenu ce droit que très tardivement : c’était en 1948, rendez-vous compte vos grands mères n’avaient aucun mot à dire dans de très nombreux domaines et si certaines ne s’étaient pas battues pour avoir le droit d’être une citoyenne à part entière, où serions nous encore aujourd’hui ? A faire ménage, vaisselle, lessives et torcher les gosses ! Il aura fallu trois grandes guerres pour qu’enfin on leur reconnaisse le droit d’être citoyennes à part entière dans notre pays, alors que le symbole même de la liberté dans ce pays est quand même une femme (Marianne trône bien dans toutes les mairies et symbolise le fameux Liberté de notre devise). J’ajouterai pour appuyer cette réflexion, ce célèbre tableau de Delacroix : « La Liberté guidant le peuple » et qui est représentée par une femme, comme étant une image profonde et visionnaire de notre précieux héritage, vous vous rappelez ? Ceux qui nous ont sauvés, ce sont ces gens du Peuple, en se battant pour leur Liberté et parmi eux, il y avait autant d’hommes que de femmes !

    Aussi, je ne suis pas d’accord avec vous : voter blanc ne sert pas à rien, bien au contraire. Et même si les votes blancs ne sont pas (encore) comptabilisés, ils entrent pour une composante à mon sens très importante dans un vote. Lors d’une élection (au premier tour ou au second tour selon le cas) le total de tous les votes pour tous les candidats ne dépasse pas les 55% démontre que le Peuple a donné de sa voix, a exprimé son avis (que ce soit par mécontentement ou indécision). A mon sens, le vote blanc permet plus justement d’exprimer son opinion plus fortement au contraire de l’abstention que l’on peut assimiler très clairement à du je-m’en-foutisme ou pour se dédouaner (et râler parce que les autres auront mal choisi ?) de là à penser ainsi, il n’y a qu’un pas, non ?

    Certains candidats d’ailleurs proposent de faire entrer cette composante du vote blanc dès le prochain mandat s’ils sont élus, et je trouve cette idée plutôt positive vis à vis de ce vote-là (à voir lesquels pourraient être les plus faciles et/ou les moins contraignants pour le Peuple que nous tous représentons.

    A mon sens, tous les gens qui ne peuvent ou ne veulent pas faire de choix devraient voter blanc, simplement pour exprimer leur opinion : voter blanc => 1. je ne suis pas en mesure d’effectuer un choix clair qui me convienne et/ou pourrait convenir au pays, 2. je ne préfère pas privilégier un seul candidat car plusieurs entrent en résonance avec mes convictions ou vont vers plusieurs idées qui me plaisent, 3. je ne suis pas content aucun candidat ne me convient et j’exprime mon mécontentement ou mon opinion par ce biais.
    Ceux qui ne votent pas par conviction religieuse, ou par neutralité ou pour toute autre raison (tout aussi acceptable) devraient plutôt voter blanc que de s’abstenir, parce qu’en s’abstenant, ils se privent de ce droit fondamental de parole.

    Voter c’est exprimer son opinion à bulletin secret. Voter est un droit que nos ancêtres ont durement gagné à l’aune de leur sang et de leurs vies. Je pense qu’il vaudrait mieux voter blanc que de rester dans son coin à remâcher qu’on aurait peut-être dû y aller ou de regretter cinq ou sept ans que tel ou tel candidat soit passé et râler contre la terre entière.
    Parce que voter, c’est déjà vouloir que demain soit meilleur ou différent d’aujourd’hui en tenant compte des erreurs du passé ou de celles que d’autres pays ont faites avant nous. Voter, c’est aussi voir plus loin et voir pour la jeunesse : vous vivrez plus longtemps que les personnes âgées d’aujourd’hui, et concrètement, c’est vous qui paierez les choix que vous n’aurez pas faits ! En votant, vous ne voyez pas seulement qu’au bout de votre petit nez ou pour votre petite personne, mais vous choisissez ce qui sera bon pour vous, vos proches, vos éventuels descendants et ceux de vos proches, mais également ce qui sera bon pour votre futur proche, et bon pour tous les enfants qui viendront après vous.

    Si vous ne comprenez rien à la politique, et si ça peut vous rassurer, vous n’êtes pas seul(e). Mais aujourd’hui, contrairement à autrefois, vous avez Internet et la télévision qui est là aujourd’hui pour vous montrer ce qu’il vaut mieux éviter de faire ! Regardez le dernier choix des américains : eux-mêmes s’en mordent les doigts après ce qu’ils ont écopé en novembre dernier, et ils ont ça au moins pour quatre ans ! Un imbécile au pouvoir, qui sape les droits essentiels, qui défait tout ce qui a été fait par le prédécesseur… Est-ce cela que veulent les abstentionnistes pour notre pays ? Moi je n’en veux pas personnellement !

    Et je ne pense pas que vous vouliez cela non plus.

    A l’époque où j’ai voté pour la toute première fois, j’ai dû donner mon avis pour le traité de Maastricht (pour ou contre l’Europe en quelque sorte pour dire ça très rapidement parce que c’était on ne peut plus complexe et surtout très loin de nous). Là, pas de candidats, pas de choix cornélien entre droite ou gauche, mais pour quelque chose qui me passait par-dessus les oreilles, et pourtant, je suis curieuse de comprendre ce que je méconnais en principe ! On y parlait de l’Europe, sous forme d’un traité qui faisait une bonne cinquantaine de pages en plusieurs colonnes, écrites en tout petit, qu’on nous a envoyé pour pouvoir le lire et savoir pour quoi on devait choisir. Et là il fallait juste répondre oui ou non, c’est tout, rien de plus difficile à faire pourtant, surtout à un âge où les seuls scrutins que j’avais pu voir étaient cantonales et régionales ! La première fois que j’ai voté pour un président, j’avais déjà l’âge d’être un parent… mais je ne l’étais pas. Et il m’a à chaque fois paru évident qu’il fallait que j’aille voter, quelle que soit ma décision, parce que j’avais surtout connu la présidence de F.Mitterand et que ce qui s’annonçait faisait déjà frémir à l’époque, et encore, ce n’était rien en regard de ce qu’on s’apprête à subir dans une vingtaine de jours. J’ai parfois voté blanc, parce que trop de choix, parce que pas envie de choisir entre deux candidats qui ne me convenaient ni l’un, ni l’autre… Souvent aussi parce que ce sont toujours les mêmes qui se représentaient. Le problème est que notre pays vieillit et que par définition, les personnes âgées sont beaucoup plus conservatrices que les jeunes qui eux aspirent à changer le carcan dans lequel ils sont nés. Mais le changement peut aussi faire peur. Et un bon nombre recule au moment de choisir. Voter blanc à ce moment-là est la meilleure solution, pas l’abstention. L’abstention, c’est comme si vous n’existiez pas. Simplement.

    Pour comprendre la politique, il faut tenter de regarder plus loin que les effets d’annonce, ne pas se laisser embobiner par les sondages (parce qu’ils sont doués pour évincer bien avant le vote, des candidats qui sans ces prédicateurs de mauvais augure pourraient peut-être obtenir beaucoup plus de voix).

    Quant à voter utile, je ne vois pas bien ce que ça peut vouloir dire. Si au second tour les deux candidats ne correspondent pas à notre vue de la façon dont notre pays et l’Europe devrait être gouvernés ou remaniés, on vote blanc, point barre. Cela n’est pas interdit d’avoir aucune envie de choisir pour un ou autre candidat. E ttrès franchement, pour un candidat, se faire élire avec moins de 50% des voix ce n’est pas très reluisant, vous ne trouvez pas ? Et on sait ce que cela donne après coup, on l’a vu en quelques quinquennats c’est la cata !

    Alors loin de moi l’idée de vouloir contraindre qui que ce soit ici à voter, je cherche plutôt de vous faire réfléchir sur cette opportunité et à son importance (Rozie, je sais que ta réflexion est déjà plus qu’engagée à ce que j’ai pu lire).

    En quelques phrases, j’ai voulu vous donner mes propres raisons d’aller voter, cela même si c’est pour ne choisir personne, car en faisant cela, vous vous exprimez, et ça donne aussi une image plus vraie d’une France qui dit ce qu’elle pense. L’abstention, c’est pas bon pour nous, c’est la voie royale au chaos et aux bouleversements profonds, que l’on risque rapidement de regretter, et ce, qu’ils soient annoncés ou non.

    Voila c’est là mon point de vue et je vous invite à réfléchir sur le bien fondé du vote blanc aujourd’hui, dans le cas actuel. Venez me dire plus tard la réflexion que cela aura fait naître en vous si vous le souhaitez, mais sachez que rien ne vous y oblige et certainement pas moi ! 😉

    1. Melgane Répondre

      Actuellement, voter blanc ne sert à rien puisque le vote blanc n’est pas pris en compte. Il sert dans le sens où il donne un message différent de l’abstention, mais dans les faits, puisqu’il n’est pas comptabilisé, il est inutile.

      Je me permets de corriger une coquille : les femmes ont obtenu le droit de vote en 1945 et ont voté pour la première fois en 1946.

      1. Peanuts Répondre

        En fait : https://twitter.com/hashtag/CeJourL%C3%A0?src=hash c’était le 21 avril 1944 apparemment…

        Je reste convaincue que voter blanc est mieux que ne pas voter du tout. 🙂

    2. Rozie & Colibri Répondre

      Merci Peanuts, pour ton long partage !

      Tout ce que tu dis sur ce droit fondamental qu’on a mis tant de temps à acquérir, nous qui plus est (femmes) … J’en ai parfaitement conscience et quand je décide de ne pas voter, je demande presque pardon à tous ceux qui se sont battus pour ça et qui, peut-être, me regardent ! Tout ce que tu dis sur ce sujet est vrai, c’est d’une importance capitale.

      Je te rejoins aussi sur le vote blanc, et lors de ma première présidentielle, c’est vraiment en ce sens que j’ai voté blanc. Mais comme tu le sais, ce n’est comptabilisé nulle part alors je préfère leur envoyer ce message là, en ne me déplaçant pas du tout : « La voix des indécis n’ayant aucune considération pour vous, je ne vais pas en avoir plus à votre égard … » Ou quelque chose du genre. Quand le vote blanc sera vraiment comptabilisé, tu peux compter sur moi pour me rendre aux urnes et m’en servir. Là, j’ai vraiment la sensation de perdre mon temps pour que finalement, on piétine sur ma voix blanche …

      Je me prive de ma voix en ne votant pas ? Je n’en suis pas si sûre … Je prive les autres de l’entendre, et l’indifférence est parfois la meilleure des réponses. C’est simplement une autre façon d’exprimer son désarroi ..

      Enfin les jeux sont faits, on sait déjà presque qui est notre nouveau dirigeant.

  6. Sarah Répondre

    Bonjour,
    Bon, je vais être ce commentaire moralisateur :/
    … La politique n’est pas « mon combat ». Je ne suis pas encartée, ne considère pas un parti au-dessus d’un autre, ne manifeste pas pour un candidat ou un autre.
    Mais.
    Dire « je ne veux pas voter car je ne veux pas me salir les mains », c’est un contre-sens. Le seul message que tu envoies à la classe politique quand tu ne votes pas, c’est que les gens « modérés » ne sont plus motivés pour aller voter. Alors que ceux soutenant les extrêmes se déplacent. A ton avis, ça incite les politiques à avoir un discours mesuré et réfléchi, ou à fanatiser leurs sympathisants en jouant sur leurs peurs … ?
    Comme disait l’autre, « on a les politiques qu’on mérite ». C’est comme râler « tous des pourris » puis aller voter pour quelqu’un mis en examen en expliquant « de toute manière ils sont tous pourris ». Chacun vote comme il veut (ou ne vote pas), mais soyez conscients du message que vous envoyez … ! Si tu me disais « je ne vote pas car je n’aime pas le système démocratique je veux le retour de la monarchie » par exemple ok c’est ton choix, mais là tu joues « contre ton camp » :/
    Bien sûr, c’est normal qu’un candidat ne nous représente pas à 100%, mais même sans s’y connaitre en économie on peut juger « en gros », ou même sur les sujets de société. Es-tu pour la sortie de l’union européenne ? Pour l’accueil de plus ou moins de migrants ? Penses-tu qu’il faudrait « taxer » la finance ? A peu près tout le monde a son avis sur ces 3 sujets, et leur réponse suffit à te désigner un candidat qui devrait être proche de tes valeurs 🙂 Et de toute manière la réalité du terrain fera que son programme évoluera, donc si, un programme sur 2 pages suffit à te dire « en gros » où un candidat veut aller et quelle est sa manière de penser / sa logique (même si bien sûr c’est mieux de lire le détail notamment si le financement est réaliste, mais hein).
    Essaie une seconde d’imaginer un type (un type bien, correspondant à tes valeurs) (ou une femme d’ailleurs) qui hésite à se lancer en politique. A ton avis, vaut-il mieux qu’il/elle fasse le constat qu’il y a une forte abstention car « tous des pourris j’aurais l’impression de me salir les mains », ou que beaucoup de monde s’est déplacé voter car « comme tout le monde je m’y connais peu, mais c’est important pour l’avenir de mon pays » ?
    Voilà, voilà, ma petite pensée !
    Bonne soirée quand même 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Bonjour Sarah, et merci pour ton partage ici !

      Je comprends ce que tu me dis. Mais je suis consciente de ce message que j’envoie. Oui, je suis « modérée » et je n’ai plus aucune motivation à me déplacer pour voter, pour toutes les raisons que j’ai expliqué ici.

      C’est clair, aucun candidat ne peut nous représenter et être génial à 100%. Et ce n’est pas ce que je cherche. Je pourrais voter pour une personne qui a des idées que je n’approuve pas si la majorité de son programme me parle.

      Honnêtement, non, je n’ai aucune avis sur « pour ou contre un Frexit » ou « doit-on taxer la finance ». Et je ne le dis pas pour ton contredire, je n’ai vraiment aucune notion au presque là-dessus et je suis donc dans l’indécision la plus totale … J’ai essayé de répondre au « quizz » créé par Le Monde pour savoir de qui je me rapprochais, et dès les premières questions, j’étais paumée. Impossible de répondre, c’est trop éloigné de moi. Je ne sais pas si tu comprends le sentiment que je décris …

      Pour le programme de deux pages … Oui, on a sa manière de penser et on peut voir ou il veut aller, c’est vrai. Et c’est bien suffisant pour la majorité des gens. Mais moi, j’ai l’impression qu’on me berne …

      En fait, j’ai bien conscience d’être en pleine dualité. Je ne sais pas vraiment ce que je veux ou ce qui me satisferait … Je considère que mon vote, dans ces conditions-là, serait limite « dangereux ». Je préfère m’abstenir plutôt que de participer à une grosse connerie (dans le sens ou on est peut-être des millions comme moi à faire un choix d’à peu près).

      Et oui, j’ai l’impression de me salir les mains, d’autant plus au second tour, on donnant ma voix à l’un ou à l’autre … Je ne ferai pas barrage au fn, je ne voterai pour personne. On peut penser que c’est comme ça au contraire, que je vote contre mon camp … Je comprends ce que tu veux me dire et tu as peut-être raison … Ca fera son bout de chemin dans ma tête :).

      Bonne semaine à toi !

  7. Melgane Répondre

    Je ne compte absolument pas te jeter des pierres au visage, si ça peut te rassurer ! 🙂 Comme tu le dis, il y a des gens qui n’ont pas la conscience politique, qui s’en fichent… ma mère n’a pas voté depuis longtemps et elle a raté le coche pour s’inscrire cette année, ma soeur a pris 18 ans donc elle est inscrite d’office mais elle s’en fiche. Elle avait dit qu’elle lirait les professions de foi pour se donner une idée, parce qu’elle en avait marre de ne pas comprendre… elle a lu celle de Mélenchon et ça l’a saoulé, je ne sais même pas si elle l’a lu en entier x) Elle s’en remet à mon père et moi pour savoir pour qui voter x) Je pense que je vais voter Macron… sans doute que je me fais largement avoir par sa com’… tant pis. Il m’a pas l’air trop mal… J’ai même lu son programme, j’ai posé une question par mail. Réponse désespérante, très politique, qui ne répond pas du tout. Autant de mots pour dire de vide et me renvoyer vers son programme… c’est désespérant. C’est politique. Son crédo c’est de pas trop de positionner, alors si ses équipes me répondent clairement… Oui, sans doute que je me fais avoir par sa com’, mais il m’a pas l’air trop mal, le moins pire peut-être à défaut d’être le mieux. J’ai lu l’article de quelqu’un qui a dit que Macron n’avait pas d’expérience, etc. Certes, c’est vrai, m’enfin le propre d’un bon gouvernant c’est aussi de savoir s’entourer, pas de savoir tout faire lui-même. Je crois que certaines personnes cherchent l’homme providentiel, le monarque absolu qui serait fort en sociologie, en économie, etc. Mais c’est pas ce qu’on demande à un chef. Même Louis XIV ne faisait pas tout lui-même, ça c’était juste la théorie. J’irai voter parce que je trouve ça important, parce que ce n’est pas juste pour les régions ou quoi, c’est national et c’est important. Pour éviter le FN aussi, sait-on jamais. Puis parce que je me fais avoir par la com’ de Macron… en même temps à voir les autres… Les programmes des petits candidats sont irréalistes, Marine le Pen c’est hors de question, Fillon peut aller de faire voir, Hammon et son revenu universel mal foutu c’est juste pas possible… A un moment j’ai hésité avec Mélenchon… Enfin bref. Je trouve que c’est important de voter mais je comprends les personnes qui ne votent pas parce que cette campagne est assez désespérante…

    1. Rozie & Colibri Répondre

      En même temps, ce qui nous attire tous en premier chez un candidat, c’est bien la com’. Alors oui, Macron en joue beaucoup, on a vu son visage absolument partout … Mais Mélenchon s’est fait la part belle avec ses hologrammes et sa chaine Youtube. Et tous les autres séduisent aussi avec leur com’. Au moins, tu fais partie des satisfaits, et ça c’est plutôt cool !

      Moi, aucun duo n’aurait pu me satisfaire alors les résultats me « dégoutent » autant que si ça avait été quelqu’un d’autre. Je n’ai pas voté. Et je ne voterai pas au second tour non plus.

      Je suis quand-même soulagée que Fillon ne passe pas (bien fait pour sa gueule, franchement, je crois que j’aurais vomi). C’est déjà ça de fait !

      Merci pour ton retour et ton regard bienveillant sur mon avis Melgane :).

      1. Melgane Répondre

        La bienveillance, c’est la vie !
        Je ne comprends pas les électeurs de Mélenchon dont la déception se transforment en hargne et qui donnent des leçons (je comprends tellement pas que j’ai pondu un article pour essayer de trouver quelqu’un pour m’expliquer, c’est te dire xD) donc c’est pas pour moi-même m’énerver x)

        1. Rozie & Colibri Répondre

          Oui, la bienveillance est essentielle !

          Ah oui ? Je n’ai pas eu vent de ça .. Je vais aller te lire, je sens que je vais apprendre des choses ! 😉

  8. Angélique Répondre

    Très bon article, bien écrit et bien argumenté.
    Je pensais comme toi il y a quelques semaines encore, et puis j’ai trouvé que le programme d’un candidat correspondait à mes idées et à ce que j’attends du futur, plus ou moins. Alors même si je me sens, comme toi, bien trop peu renseignée sur la géopolitique, l’économie, la finance, pour savoir si ce qu’il dit sera possible, si les conséquences iront toujours dans le bon sens, je choisis de voter avec mon coeur et mon intuition plutôt que mes connaissances. Car le système est fait comme ça, que dans tous les cas un d’entre eux sera mon président ou ma présidente, alors autant le choisir que le subir, même si ce choix est plus intuitif qu’analytique. De tous les électeurs, qui a réellement la capacité de comprendre les programmes, les mesures et de projeter les conséquences ? Même les économistes les plus férus ne peuvent faire que des suppositions sur ce qu’il adviendra ou non, et parfois (souvent ?) l’avenir montre qu’ils s’étaient trompés.
    Alors, qui est légitime de voter dans ce cas ?
    C’est une vraie question, le système est mal fait, trop opaque, obscure, compliqué. On ne connait pas assez les tenants et les aboutissants, et pourtant on nous donne la responsabilité d’élire nos représentants. D’un autre côté, si on ne l’avait pas, on s’en plaindrait… C’est le chat qui se mord la queue. Une chose est sûre, c’est que ce système est à réformer.
    Belle journée à toi, et merci pour tes mots.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci pour ton partage !

      Déjà, il y a une chose que je ne comprends pas, c’est pourquoi, on ne sensibilise pas et on n’éduque pas les enfants à la politique ? Au collège, au lycée ? Ce serait une matière comme une autre, et au moins, on aurait tous des bases.
      Moi, ces bases-là me manquent cruellement. Et je ne suis pas la seule.

      Tu as raison, personne n’est vraiment légitime de voter, si on se pose la question de la connaissance sur les sujets cruciaux qui sont abordés.

      Voter par intuition est un bon choix, je pense. Dans la vie, je fonctionne à l’intuition et ça marche toujours. Sur ce sujet épineux, mon intuition me dit « stop, ne t’y aventure pas. » Elle n’appelle aucun candidat, aucun parti, et ce depuis toujours.

      C’est aussi parce que sur un sujet aussi important, j’ai un fort besoin d’intellectualiser et de comprendre. Bien sûr, les tenants et aboutissants resteront opaques, on ne peut pas lire l’avenir. Une bonne décision peut s’avérer terrible.
      Mais si au moins, je comprenais les bases. Les bases de la finance, du système économique, de l’UE, de la mondialisation, de tout ça …
      J’essaie de les construire moi-même, à force de nombreuses recherches et j’accumule les points de vue.

      Mais je crois qu’il y a aussi chez moi une immaturité politique. Je ne suis pas prête.

      Passe une belle journée également !

      1. Peanuts Répondre

        C’est le cas Rozie, mon fils est au lycée et il parle beaucoup de la politique depuis quelques temps, et pourtant, il n’a pas encore l’âge de voter, mais son père en parle beaucoup et j’ai choisi de lui en parler également. Je ne pense pas que ce soit à l’école de parler politique, mais plutôt à nous apprendre à lire entre les lignes, parce que la politique c’est compliqué et surtout parce que comme le dit Melgane, les professions de foi sont justement rédigées pour prodiguer monts et merveilles mais que derrière rien ne change une fois la personne élue ou en tout cas pas comme il l’avait dit au départ.

        Je pense que les parents ne doivent pas dire pour qui voter, mais amener l’enfant à réfléchir par lui-même, lui expliquer pourquoi tel programme politique peut être dangereux ou apporter des changements néfastes pour certains domaines en donnant des exemples concrets sans non plus tomber dans la démesure.

        Expliquer pourquoi papa voterait pour tel candidat et que maman voterait pour tel autre, parce que les convictions de chacun divergent et qu’on n’est pas obligés de voter comme papa-maman mais comprendre par soi-même, décortiquer tout cm par cm, lire ce qui peut éventuellement dessous. Faire des études permet cette vision plus étendue (l’histoire cela sert à ça aussi). J’ajouterais que désormais, au collège comme au lycée, ils ont de l’éducation civique, qui compte pour 1/3 des temps de cours (chose qui était quasi inexistante à l’époque où j’étais moi au collège !

        L’immaturité politique, cela se comble par le savoir : sois curieuse, intéresse toi ! Je peux comprendre ce que tu ressens parce que j’y suis passée aussi, et encore aujourd’hui, je ne sais pas pour qui je vais voter dimanche… et oui ! Mais cela dit, je sais pour qui je ne voterai pas !

        On ne lit pas l’avenir, mais on peut comprendre, en s’instruisant aussi, en lisant les journaux (notamment satiriques, ceux qui tapent autant sur la droite que sur la gauche ou même sur le centre, car eux voient plus loin que le bout de leur nez et ne se font pas avoir par les sirènes des professions de foi). Ils donnent des informations qu’on n’aura jamais dans les journaux télévisés par ex. Plus tu t’informeras, plus tu comprendras, mais cela dit, ça prend du temps, il faut parfois mûrir et voir ce qui se passe quand on choisit plutôt ce type de programme ou cet autre type… L’expérience te dira ce qu’il advient quand on fait tel ou tel choix, mais certains expliquent aussi très bien à quels risques on s’expose en faisant ces choix. Regarder ce qu’en pensent les pays étrangers, voir ce qu’ils ont fait avant nous, et ne pas faire le choix de celui qu’on pense risquer d’avoir une politique similaire à tel président ou autre fonction similaire dans ces pays-là, pour éviter que ne se reproduise la même chose chez nous, c’est ça comprendre la politique.

        1. Rozie & Colibri Répondre

          C’est le cas ? Je trouve ça génial ! Au contraire, je pense que c’est à l’école de tenir ce rôle, parce qu’elle éduque, elle enseigne, qu’elle est laïque et neutre.

          Elle permet de donner aux jeunes les bases, sans les influencer (enfin, dans l’hypothèse ou les professeurs jouent le jeu et n’influencent personne).

          Les parents ne sont jamais impartiaux (ou si peu) quand ils parlent politique. Ils n’ont pas tous les codes non plus et ne connaissent certainement pas tous les partis aussi bien.

          Je pense vraiment que ce sera(it) bénéfique. Ton fils a beaucoup de chance, j’aurais adoré avoir ces cours (peut-être pas sur le moment, mais maintenant, ça me serait bien utile !).

  9. Ornella Répondre

    J’ai lu ton billet tard hier soir, et je voulais attendre le matin pour t’écrire une réaction.

    Encore une fois, tu exprimes avec une infinité de similitudes ce que je ressens et toutes les raisons pour lesquelles je ne voulais pas aller voter dimanche. Chose que je me suis tout même résolue à faire hier, pour qu’on arrête de me faire ch*er et qu’on me fasse pas la morale. Sur mes droits et mes devoirs bla BLA.

    Je voterai blanc, même si comme tu dis, tout le monde s’en branle. Et ça ira bien. En tout cas, merci d’expliquer avec tes mots pourquoi voter n’a plus tellement de sens aujourd’hui. Que si l’un est élu, il y aura toujours une forme de corruption derrière. Et dans ma tête il, faut comme tu dis, toucher le chaos et le bordel et la destruction pour tout refaire, bien, mieux et repartir de zéro.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci Ornella.
      Oui, je ressens vraiment ça : voter n’a plus vraiment de sens aujourd’hui. Voter utile ? J’en ris jaune. A quoi ça sert, si on ne vote pas par conviction mais par stratégie ?
      Le vote a perdu de sa superbe à cause de tous ces politiques corrompus. Parce que je pense comme toi, qui qu’on élise, il y aura de la corruption derrière et ça me dégoute.
      Ce qui me motive à ne pas voter, c’est ça. Hors de question de participer un temps soit peu à cette mascarade. Bien que de toute façon j’y participe quand-même, puisque j’ai le droit de vote et que je ne m’en sers pas …
      Peut-être que je me déplacerai au second tour pour voter blanc. Mais je ne ferai pas plus.

      Mon père a cette pensée anarchiste du « tout foutre par terre pour recommencer ». Avant, je trouvais ça absurde. Et ça me faisait vraiment ch*** qu’il donne un vote aux extrêmes pour ça, alors qu’il ne les aime pas. Maintenant .. Même si je ne démarcherai pas comme ça, je comprends ses idées.

  10. Estelle Répondre

    Merci a toi pour cet article.
    j’avoue pour la premiere fois que je suis encore indécise sur ce point : Me deplacer ou pas ?
    Le vote de la colère ? le vote stratégique ? Aucune idée pfffff
    Bises

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Le vote de la colère … Il est critiquable mais me semble bien plus logique et fort que le vote stratégique. Choix cornélien … On est beaucoup à ne pas savoir. Certains seront indécis jusque devant l’urne.

      Merci à toi, bises !

  11. Maman-Tout-Terrain Répondre

    Le probleme a ne pas voter, c’est qu’on donne d’autant plus de poids aux votes de la colere… Or je ne suis pas sure qu’une politique issue de la colere soit la meilleure pour assurer le long terme d’un pays…

    1. Rozie & Colibri Répondre

      … J’en ai parfaitement conscience, d’où mon sentiment de culpabilité. Mais voter blanc, c’est pareil, et je n’ai pas de voix à donner à quelqu’un.
      Et les votes de la colère, je les comprends même si je ne ferai pas les mêmes choix. Il y en a de toute façon beaucoup trop, et ils ne se tairont pas. On les entendra.

      Tu as raison, la colère ne tiendra jamais sur le long terme. Mais je crois aussi que c’est ce que cherchent les gens. Foutre le bordel pour qu’enfin les politiques soient devant un mur, et qu’on soit « obligé », cette fois, de casser et de reconstruire. C’est pour ça que la proposition de 6e République me parle. Mais je trouve l’homme tout aussi dangereux que les autres, alors je ne lui donnerai pas ma voix.

      1. Peanuts Répondre

        Non, au contraire : en votant blanc, tu donnes ta voix mais elle n’est pour personne. C’est pour ça qu’il faut aller voter, pour dire moi je vote mais je ne veux aucun de vous ! Et toc !

        1. Rozie & Colibri Répondre

          Je l’ai fait il y a cinq ans. En ne votant pas, je dis « je ne veux pas vous donner ma voix. » A personne, mais au delà de ça, au système.

      2. Maman-Tout-Terrain Répondre

        C’est rigolo cette histoire de sixieme Republique… c’est un vieux serpent de mer qui va et revient. Montebourg etait a fond la dessus il y a quinze ans, je m’en souviens tres bien (et ca ne me rajeunit pas… lui non plus, nah!)! Au fond, j’ai le sentiment que pour l’instant les francais restent tres attaches a un regime presidentiel et a la recherche d’un homme providentiel a la tete du pays… Je ne suis pas sure du coup que le pays ait envie de ce changement de constitution 🙂
        Bon, en tout cas, la suite des elections promet d’etre interessante…

        1. Rozie & Colibri Répondre

          Ah oui ? Il y a quinze ans, j’en avais à peine 10 … Donc pour moi, c’est idée de 6e république est assez neuve (preuve que je n’y connais pas grand chose à tout ça) !

          Au contraire, j’avais plutôt l’impression que ça évoluait et que la France ne souhaitait plus d’homme providentiel, mais d’une constitution différente du pouvoir … Mais les résultats prouvent que je n’ai pas vraiment raison …

          J’ai lu et entendu de nombreuses interviews de « jeunes » souvent expatriés, qui théorisaient sur une nouvelle constitution ou il n’y a plus une tête au pouvoir mais une façon plus démocratique encore de fonctionner. C’était passionnant !

          Oui, la suite promet d’être intéressante, comme tu dis … 😉

  12. marie kléber Répondre

    Un article courageux Rozie.
    Je n’ai pas toujours voté – quand je ne l’ai pas fait c’était pour des raisons indépendantes de ma volonté ou parce que j’ai tellement changé d’endroits qu’il me fallait refaire des démarches administratives et que j’en ai pas toujours eu le courage.
    Je me souviens de ma première Présidentielle – c’était un moment important pour moi. Et je crois me souvenir que j’étais assez euphorique. Mais l’ambiance était beaucoup plus légère, j’ai l’impression qu’il y avait moins d’angoisse, plus d’insouciance dans l’air – moins d’enjeux aussi peut-être!
    Chaque fois je lisais les programmes de chacun pour me faire une idée.
    Pour cette campagne, pas sereine du tout et très mouvementée, j’avoue que je n’ai pas tout suivi. Il y a d’un côté les extrêmes, de l’autre les petits candidats qui défendent davantage les valeurs qui leur sont propres et les autres, qui se chamaillent et s’injurient que quotidien. Belle image!
    J’irais voter un peu pour la forme et pour dire ce que je pense (même si je ne pense pas grand chose de tout çà), par rapport à mon fils, pour lui montrer que dans notre pays on a la chance d’avoir le choix, quand d’autres ne l’ont pas.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci Marie !

      Il y a pour moi aussi une question de démarches administratives. Mon bureau de vote est encore à 350 km … Mais j’ai mis un point d’honneur à être là-bas pour ces deux week-ends. Comme ça, si jamais je change d’avis, je pourrais m’y rendre et ne rien regretter.

      J’ai aussi cette sensation qu’avant, c’était plus léger. IL n’y avait pas tout ce côté sensationnel volé aux USA. Mais quelle honte ! Quelle honte qu’on nous propose des hommes et des femmes voleurs ! Dans d’autres pays, ils n’auraient même plus le droit de faire de la politique du tout, même au plus bas niveau .. Et je pense que ça devrait être la norme. Tu voles, t’es viré. C’est bien comme ça que ça se passe dans les entreprises. Pourquoi sont-ils immunisés ?
      Sans parler des chamailleries gamines, et des médias qui prennent parti et te mettent le visage de Macron partout.

      Un ami dans la finance (haut placé) nous a raconté que les banques pariait des millions/milliards sur un second tour Le Pen/Mélenchon. Et on sait très bien qu’ils n’ont pas les mêmes sources d’information que nous … Je n’irai pas jusqu’à dire que tout est truqué quand-même mais .. Rien n’est complètement honnête.

      Bref, je ne veux surtout pas faire partie de ça.

      Je comprends ce que tu fais pour ton fils. Je réagirais sans doute différemment si j’avais des enfants. J’irai au moins voter blanc pour l’exemple, je pense. C’est important, ce que tu fais Marie.

      1. Peanuts Répondre

        La seule fois ou je n’ai pas voté, j’étais enceinte et alitée, et je n’avais pas eu le temps de faire de démarches pour faire une procuration. Je fais un peu comme Marie : je lis les programmes, je cherche si des choses m’intéressent, me conviennent, et surtout, je n’ai regardé aucun débat télévisé (je l’avais fait je me rappelle lors du face à face Sarko/Royal, et ça avait plutôt embrouillé mes convictions donc je ne le fais plus, surtout pour les voir s’envoyer des gentillesses à la gueule tous autant qu’ils sont, on dirait des gamins dans une cour de maternelle sans rire !). Non, je fais mon choix posément, en lisant d’abord toutes les professions de foi, et en faisant un pré-choix par rapport aux idées qui m’intéressent, puis je focalise mon attention sur ceux qui ont le maximum d’intérêt pour moi, il peut n’y en avoir qu’un seul et dans ce cas, c’est déjà fait, mais quand il y en a deux ou plus qui pourraient sembler proches de nombre de mes convictions, cela rend le choix plus cornélien ! Il arrive alors que je m’intéresse de plus près au programme dans son ensemble, et je regarde surtout ce qui me semble intéressant pour moi mais aussi pour notre pays. L’Europe m’a toujours parue trop bordélique depuis l’élargissement, et du coup, ça me passe toujours par dessus les oreilles, mais cela dit, je ne reviens pas sur mes convictions premières à ce sujet-là.

        Mon fils s’est de lui-même intéressé à la politique cette année, probablement parce qu’ils ont évoqué le sujet au lycée, en ECivique, mais aussi parce que son père en parle librement devant lui (il doit commenter les nouvelles tel que je le connais). De mon côté, j’ai choisi de lui en parler, sans révéler mes propres choix, et ce que j’ai vu m’a plu. Il réfléchit, il ne fonce pas tête baissée, et quand il aura à faire un choix, dans quelques années pour un président nouveau, à ce moment-là, je sais qu’il réfléchira à deux fois avant de voter, sans non plus faire comme papa ou maman, parce qu’on aura anticipé cette question au sein de notre famille.

        1. Rozie & Colibri Répondre

          Vous avez bien géré ça au sein de la famille. Ne pas lui faire part de vos choix et ne pas prêcher votre « bonne parole » lui laisse plus de libre-arbitre.

          Je n’ai aucun doute face à ses capacités à réfléchir plutôt qu’à foncer tête baissée. J’ai même l’impression que les jeunes (15-35 ans) réfléchissent beaucoup et se penchent vraiment sur la question alors que les « seniors » eux, votent par automatisme et coup de tête/coeur.

  13. Nat Répondre

    Au moins tu argumentes très bien pourquoi tu n’iras pas voter :o)
    Je vais y aller comme toujours parce que c’est un droit durement acquis, mais je ne voterai pas « contre » quelqu’un comme certains sites le proposent pour être «  »sur » » que Mlp ne passera pas (!) ça ferait le jeu de celui que je ne souhaite pas voir passer :o)
    Comme toujours je vais voter pour celui qui a sur le papier les idées les plus proches des miennes y compris pour l’écologie au sens large. Mais par contre cette année je ne vais pas voter pour un « Petit » au premier tour et ça m’attriste un peu pour lui de faire ça, mais ça me semble trop « risqué », je veux mettre toutes les « chances » du coté du 2ème tour avec un candidat qui me conviendrait ;o( Le 2ème tour va être plus coton il semblerait …. bref c’est compliqué tu as raison :o) Bon week-end !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Les votes « utiles », stratégiques, me font vomir, mais c’est un choix. Je comprends que certains le fassent. Personnellement, comme toi, voter contre ne me satisfait pas. J’aurais l’impression de me renier !

      Je ne sais pas si c’est moi, mais j’ai l’impression que c’est la première fois depuis longtemps que c’est aussi complexe. La politique prend un grand tournant cette année. Et pas forcément le meilleur …

      Bon week-end à toi, et bon vote ! 😉

      1. Peanuts Répondre

        Le spectre de la 2ème guerre mondiale, dont les babyboomeurs ont entendu largement parler (et leurs enfants également, voire même leurs petits enfants pour certains) fait que nombre d’entre eux préfèrent encore voter pour un candidat modéré, que pour un candidat extrémiste, et ceci, quel que soit le côté où il se trouve.

  14. Nadège Répondre

    Je ne vote pas non plus et je me retrouve bien dans ton article. J’aurais presque pu l’écrire, à deux-trois détails près !
    Tout ce cinéma m’écœure et l’idée du « vote utile » dont on nous rebat les oreilles me révolte. Je suis d’ailleurs assez d’accord avec cet article, lu sur Reporterre : https://reporterre.net/Pour-les-lecteurs-de-Reporterre-voter-utile-c-est-renoncer-a-son-choix
    Comme personne ne représente réellement les valeurs qui me tiennent à cœur, je préfère m’abstenir. En espérant que nos chers dirigeants en tirent des leçons…

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci pour cet article hyper intéressant ! Je suis carrément d’accord.

      J’espère exactement comme toi ! Que si taux d’abstention historique il y a, qu’ils en tirent les leçons et qu’ils se rendent bien compte qu’aucun d’eux ne sera jamais légitime au pouvoir … A bon entendeur … !

  15. maman délire Répondre

    ne t’inquiètes, pas, j’irai voter car oui, c’est un droit qui a été durement gagné, mais honnêtement, je ne sais pas pour qui. je rejoins mon mentor du moment, Bertrand Piccard, pour qui des idées sont bonnes dans chaque proposition, et des mauvaises aussi… il faudrait en prendre et jeter chez (presque) chacun…

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Oui, c’est tout le problème ! Je pense que l’homme au pouvoir, c’est un schéma fini. On vient au bout, ça ne fonctionne plus.
      On devrait tous pouvoir voter chacune des lois prises, plutôt. Ca ferait beaucoup de référendum, et je ne sais pas comment on pourrait organiser ça bien, mais il me semble que c’est le mieux.

      Avec la venue d’internet, chacun peut désormais s’informer et se cultiver en profondeur. C’est grâce à (ou à cause de) cet outil-là que notre système s’enfonce. On doit s’adapter. Les politiques doivent s’adapter.

  16. Et dans ces mots Répondre

    MERCIIIIIII !!!
    Tu résumes tellement bien ce que je ressens…

    Je n’y connais rien en économie (enfin si mais clairement pas à ce niveau) donc ça me panique de ne pas pouvoir vraiment évaluer leur programme. Quand bien même j’y connaîtrais quelque chose, chaque partie défend ses propres théories et je ne sais pas si on peut considérer qu’il y a une bonne solution. Si c’était si facile, il n’y aurait pas de chômage, de pauvreté, etc.
    Alors du coup on fait quoi ? On vote pour un charisme, une personne, un représentant plus que pour un programme ?

    Ca me fait peur de me dire qu’on peut mettre la mauvaise personne à la tête d’un pays. Mais je ne sais pas comment choisir la bonne.
    Alors ça va surement se finir en vote blanc au premier tour et en vote pour contrer quelqu’un au second tour…

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je pense que voter pour une personne, c’est révolu, ça ne fonctionne plus. Trouvons autre chose !
      Il faudrait que la politique soit revue. Mais c’est complexe et ça prendra du temps. Pour moi, une seule chose est sûre, le système s’essouffle.

      Oui c’est ça, ça me panique. Tout est en surface (quand on voit que certains proposent un résumé de leur programme qui fait deux pages .. Comment peut-on voter pour ça sans avoir connaissance du livre entier ?). Il faudrait peut-être éduquer les français à la politique beaucoup plus tôt. Puisqu’on est tous amené à y faire face et à donner un avis, pourquoi ne pas nous y instruire comme on le fait avec les maths, l’histoire et le français ? Ca me semble tellement logique !

      Pour moi ce sera pas de vote au premier tour, et éventuellement vote blanc au deuxième …

  17. Marie Répondre

    Un article courageux, encore une fois, Rozie!
    À 43 ans, je n’ai jamais voté! Je n’en suis pas fière, mais comme toi, jusqu’à présent, aucun ne m’avait convaincue. Pourtant, cette fois-ci, je suis déterminée à y aller. Tant pis si je ne suis pas d’accord à 100% avec celui pour lequel je voterai. Tant pis si je ne maîtrise pas tous les sujets. Dans le climat actuel, il me semble crucial de dire le genre de France qu’on veut. Je ne veux pas d’un pays fermé, replié sur lui-même.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci Marie !

      Tu n’en es pas fière, mais je pense que tu n’as pas à en avoir honte … Ce choix de ne pas voter a autant de valeur que les autres. Tu sais peut-être plus pourquoi tu n’y vas pas, que certains autres pourquoi ils y vont …

      Je ne veux pas non plus d’une France fermée. Je veux une France qui ne va plus s’engager dans des guerres, qui ne fournit plus d’armes à personne, qui aide le tiers monde, qui aille dans l’écologie … J’ai des idées et des envies mais … Pour moi, le vote n’est plus qu’une mascarade, particulièrement pour cette campagne. Et je ne serai jamais certaine que je peux donner ma confiance à une personne comme ça.

  18. l0uanne Répondre

    Personnellement j’irai voter, même si je pense que mon favoris ne passera pas, mais je me dit qu’au moins j’aurai fait mon devoir mais je comprend totalement ton point de vue.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Et je comprends parfaitement le tien. Tu as un favori, c’est chouette. Si j’en avais un, il aurait ma voix, évidemment …

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