J’ai eu mes règles le jour de mon mariage.

Aujourd’hui, je vous livre un article plus cocasse et « drôle » sur mon joli mariage. Vous savez comme je l’ai adoré, mais ce que vous ne connaissez pas, c’est sa petite face cachée 😉 !

Et oui, j’ai eu mes règles le jour de mon mariage. Et là vous vous dites « Mais quelle idiote ! Il y a des moyens pour éviter ça ! »

La dernière fois, je vous parlais de mon cycle et des douleurs qu’il a pu me causer et qu’il me cause encore. Vous vous en doutez, perdre mon sang le seul jour de ma vie ou je porterais une robe magnifiquement blanche et longue ne faisait pas partie de ma liste d’envies. Ni souffrir le martyr pendant que je réciterais mes voeux. Mais … On ne choisit pas toujours !

Alors voilà. Aux vues de la régularité de mes cycles, j’aurais pu avoir le réflexe de consulter mon agenda menstruel (si je puis dire !) avant de fixer la date de notre union. Mais que voulez-vous, dans ces moments-là, on pense paillettes, amour et fleurs bleues, pas coupe menstruelle, maux de ventre et ballonnements. C’est seulement quelques mois avant que je me suis rendue compte de ma méprise et, qu’affolée, je me suis empressée de taper « éviter les règles pour son mariage » sur mon moteur de recherche préféré.

Nombre de sujets de forum sont consacrés à cette douloureuse expérience, mais aucun ne donne la solution. Il y a les vieilles recettes de grand-mères et les méthodes « pansement » qui visent à prévenir une fuite malencontreuse ou une douleur trop vive. Rien de plus. La seule véritable solution que j’ai pu trouver c’est « enchaîne deux plaquettes sans pause ! » Mais deux plaquettes de quoi ? « De pilule ! » Haaaaa … Oui, mais non.

Vous le savez, je ne prends plus de contraception hormonale depuis longtemps. Et quand bien même ç’aurait été le cas, je trouve ça bien assez dangereux pour ne pas tenter l’expérience. Si cette semaine de pause existe sur les plaquettes, ce n’est pas pour le petit bonheur de faire saigner les femmes (enfin j’espère) ! « Oui, mais c’est qu’une fois, hein ! Et ton mariage, ce n’est qu’un jour aussi ! »

On m’a donc sérieusement conseillé de reprendre la pilule juste pour passer ce jour tranquille. Et je ne l’ai pas fait. Mon mariage était un jour important pour moi, mais pas assez pour que je lui sacrifie mon bien-être sur un mois ou plus.

Si vous espérez que je vais vous donner la solution au problème, vous allez être déçu.e. Je n’ai rien fait. J’ai accepté l’irrémédiable et je me suis simplement préparée au double évènement. Mon mari le savait, et ma mère et ma soeur étaient dans la confidence. Elles étaient en charge de prévenir les maux et d’avoir, dans leurs sacs à main, tout mon petit nécessaire !

Je vous avoue avoir prié pour tomber sur un « bon mois » (comprendre : un mois ou je ne ressens aucune douleur !). C’est assez rare, mais ça arrive ! Les jours précédents, je me suis répété en boucle, les mains jointes sur le ventre « Vous allez avoir un peu de retard. Pour une fois, vous allez avoir un peu de retard … » Il parait que l’auto-suggestion peut guérir !

Alors ?

Alors, j’ai eu de la chance ! Habituellement, mon acné (qui ne me laisse pas tranquille depuis 15 ans maintenant) ressurgit toujours quelques temps avant. Avoir des boutons disgracieux aux heures ou des centaines de photos de moi allaient être prises … L’horreur ! Certes, la maquilleuse a fait un très beau travail pour couvrir mes petits défauts mais pour une fois, la nature y a aussi mis du sien ! Le 9 mai 2015, je me suis réveillée sans la moindre petite bosse sur le visage. J’étais ravie, et j’ai remercié mon corps de m’offrir cette chance.

Il y a deux ans, je ne connaissais pas encore la coupe menstruelle. J’utilisais des tampons et ils commençaient à me gêner (problèmes d’assèchement !). Tout le dilemme, ce matin-là, résidait en cette question : Mettre ou ne pas mettre un tampon de prévention ?

Si j’en mettais un et que mes règles n’arrivaient que plusieurs heures plus tard, j’allais souffrir d’une véritable gêne et surtout, je prenais le risque de « m’abîmer » et de mettre une bonne semaine pour en guérir.

Si je n’en mettais pas un, je prenais le risque de ne pas pouvoir le faire au moment opportun, et je n’ai pas besoin de vous décrire la suite … Parce qu’on n’y pense pas mais des toilettes, le jour J, on n’en croise pas toutes les 5 minutes ! Et surtout, il est rare que les invités nous laissent assez de répit pour y aller. Je n’ai même pas eu le temps de boire un verre d’eau entre 14h00 et 20h00 sous un soleil de plomb .. Je crevais de soif.

Dans ces moments de doute existentiel (si, si), j’ai tendance à suivre mon intuition. Et cette fois-ci, ma petite voix m’a dit : « N’en mets pas. Tu n’as pas encore senti la petite douleur qui t’indique que ça arrive. Tu as encore du temps. Et puis, au pire, tant pis pour les invités, tu appelleras ta mère et tu courras jusqu’aux toilettes les plus proches ! »

Vous avez dit « dangereux » ? Quand j’y repense, je me dis que j’ai joué une vraie partie de Poker. Avant de partir pour les festivités qui s’annonçaient longues, j’ai bien redemandé à ma mère et à ma soeur si elles avaient les tampons et les anti-douleurs. Je suis montée dans la voiture qui nous emmenait jusqu’à la mairie, et je n’y ai plus pensé.

J’ai chanté, j’ai discouru, j’ai souri, j’ai pleuré, j’ai marché, j’ai pris la pause, j’ai mangé, et j’ai dansé. Et à 21 heures sonnantes, mon utérus s’est contracté. Nous étions à table, heureusement ! Les toilettes étaient à dix mètres. J’ai gentiment demandé à ma mère une munition, et, tout sourire, comme si de rien n’était et alors que tout le monde était à table, je suis partie à la guerre.

Oui, tout le monde a parfaitement compris que j’allais aux toilettes, du moins, tous ceux qui regardaient dans ma direction à ce moment-là. On ne pouvait pas faire plus flagrant, je pense ! J’ai galéré quelques minutes à soulever ma robe et à prendre garde de ne surtout pas la tâcher, ni la tremper (dans la vie quotidienne, mon mari m’appelle Miss Catastrophe) et une fois cette dure tâche accomplie, je suis retournée m’asseoir devant mon assiette de rougets à la provençale !

Un cachet m’attendait gentiment, à côté de mon verre rempli d’eau pour l’occasion. 1000 grammes de Doliprane pris l’estomac quasiment vide. Ah, parce que vous ne saviez pas ? Vous n’aurez probablement pas le temps de vraiment manger non plus, ce jour là !

Quelques minutes plus tard, on me faisait monter sur une échelle haute de deux mètres, avec mes talons aiguilles emmêlés à la traîne, et une lourde bouteille de champagne dans les mains, suivies de plusieurs autres, que je devais verser – doucement ! – sur les cent coupes empilées.

Non, je n’ai rien cassé ce jour-là ! On peut mettre une croix sur le calendrier. Après, nous avons dansé et c’est là que j’ai vraiment commencé à flancher. Les symptômes débarquaient. Grosse fatigue et jambes lourdes. Sur les photos prises de profil, on peut remarquer le petit ventre boursouflé caractéristique de ces jours particuliers. Evidemment, je suis la seule à m’en rendre compte – ou plutôt à savoir que c’est pour ça – mais ça me fait sourire.

J’ai tenu bon jusqu’à 4 heures du matin. Quand il a fallu arrêter et ranger un peu, la fatigue était montée d’un cran, et elle commençait à me rendre très, très, très irritable. J’avais tellement besoin de me déshabiller, de me doucher et de dormir que si on me l’avait refusé une seconde de plus, je crois que j’aurais pleuré.

J’ai donc laissé tout le monde en plan, comme ça. Je n’en pouvais plus ! Et s’il y a un jour ou je pouvais me permettre d’être moins polie que d’habitude, c’était bien celui-là … Quand il a fallu se réveiller le lendemain matin – ou plutôt quatre heures après – j’ai dû me faire violence.

Un repas étaient prévu à midi avec tous ceux qui étaient restés. C’était super. Sauf que si je n’avais pas mal à proprement parler, je saignais de façon quasi-hémorragique. Et j’étais plus que crevée. Ce lendemain de fête était difficile à tenir. L’humeur était au beau fixe mais mon corps me suppliait d’arrêter les frais. Après avoir roulé 150 km, ramené des amis à la gare et déchargé la voiture, je me suis jetée sur mon lit fraîchement retrouvé, et je n’ai plus bougé …

Avoir ses règles le jour de son mariage, c’est vrai, c’est chiant ! Mais ça ne m’a pas empêché de profiter. Comme quoi la volonté peut faire beaucoup : j’ai moins souffert cette fois-là qu’à l’accoutumée ! Et je m’en suis remise. Si ça doit arriver à l’une d’entre vous, courage ! Ca ne vous empêchera pas d’adorer votre mariage et de le vivre à fond. Et vous, avez-vous eu des couacs, le jour J ?


12 thoughts on “J’ai eu mes règles le jour de mon mariage.

  1. Mamzelle Zozo Répondre

    Voilà qui a été super bien géré 🙂 moi aussi je me suis rendu compte un ou deux mois avant que ça allait tomber pile la mauvaise semaine… Bon, comme de mon côté ce n’est pas du tout régulier (genre un coup ça va être une fois tous les quatre mois ou alors deux fois par mois) du coup je prends la pilule pour réguler le bordel et j’en ai marre de ces petites plaquettes qui me suivent partout… Le jour J, j’ai décidé d’enchainer les deux plaquettes. J’ai pas vraiment aimé l’idée mais bon c’était bien pratique quand même 😀
    Sinon j’ai eu un vrai gros couac… Avec mon chéri, pour l’après diner et le gâteau, nous avions demandé l’installation d’un petit salon cozy en extérieur dans le domaine où nous avons mangé, avec musique style lounge, histoire que tout le monde puisse se détendre avec un petit whisky. C’était un tout petit mariage et on est pas trop grosse fiesta et danse toute la nuit. Finalement, la personne en charge de l’organisation nous a fait la « surprise » d’inviter Michael Vendetta pour faire le DJ… Oui Oui… Michael Vendetta… Tristesse et effarement était soudain au rendez-vous… Du coup, le tout s’est transformé en grosse boite de nuit au pied d’un beau château. Après avoir râlé, genre beaucoup râlé et expliqué à tout le monde que nous avions demandé quelque chose de calme, on s’est tous pris au jeu et on a dansé et bu du champagne toute la nuit. Maintenant j’en rigole beaucoup mais sur le coup j’étais une petite tornade. Et puis à la fin de la soirée je suis tombée dans un trou boueux… Voilà pour mes couacs 😀 bonne semaine!

    1. Rozie & Colibri Répondre

      C’est clair que c’est pratique, l’enchainement des plaquettes. Si j’avais encore été sous pilule, je dois bien avouer que je l’aurais sans doute fait, puisque je n’avais pas encore toutes ces craintes au sujet de ce contraceptif.

      Je pense qu’une fois ne doit pas être hyper dangereux, mais ça ne me laisse quand-même pas tranquille. A quoi sert la semaine de pause si la prise en continu n’a aucun danger ?

      Tu avais fait appel à un(e) wedding planner ? Michael Vendetta ……. Je comprends ta grosse désillusion. Je crois que si on m’avait fait ce genre de (mauvaise) surprise, j’aurais craqué.

      Mais tu as bien réagi, ç’aurait été dommage de te gâcher la fête pour ça. Mais c’est quand-même super bizarre cette surprise ! Cette personne ne vous connaissait pas assez ?

      1. Mamzelle Zozo Répondre

        J’avais en effet demandé à mon médecin pour la semaine de pause et il m’avait dit que c’était pour permettre au corps de simuler une semaine de règles. Et que en fait, sous pilule, ce ne sont pas de « vraies règles » mais c’est du sur commande 🙂 bon après je n’ai pas vérifié la véracité du propos.

        En fait, on a fait notre mariage dans un domaine où il y a un restaurant deux étoiles. C’était d’ailleurs le meilleur repas de ma vie!! J’en salive encore. Et le type qui s’occupait de l’organisation du restaurant et de l’hôtel, proposait aussi des petites choses pour le mariage puisqu’ils sont habitués à ce genre d’évènements. Donc on a tout vu avec lui pour ce qui était apéro, repas tout ça et pour l’après diner, on lui avait dit qu’on aimait pas les soirées dansantes ou les boites de nuit. Il a dit « supeeeeer on va faire une soirée posée, avec lumière tamisée, bar extérieur, canapé, musique douce, et gâteau ». Il y avait tout ça mais… on a visiblement pas la même notion de « musique douce ». Y’a même eu des feux d’artifice, c’est pour dire… J’ai un peu crié, râlé, failli casser la tête de ce génial DJ surprise, ma soeur m’ayant retenu on a évité le pire! Puis quelques coupettes et on était à danser pieds nus dans l’herbe dans un décor tout de même sublime 😉

        1. Rozie & Colibri Répondre

          Permettre au corps de simuler les règles. Ok, mais en quoi le corps en a-t-il besoin ? Parce que s’il en a besoin, c’est bien que c’est utile .. Et donc pas top de ne pas le faire .. ? Je trouve ça vraiment étrange !

          Oui, je savais que c’étaient des fausses règles ! C’est quand-même fou.

          Ah oui d’accord, vous n’aviez pas du tout la même idée de ce qu’était une soirée posée ! Les feux d’artifices en sont aux antipodes. Et Vendetta … Aussi ^^.
          Mais l’essentiel est d’en avoir gardé des bons souvenirs ! Ca n’a rien gâché au charme de l’endroit, et un mariage reste « magique ».

  2. Elie Répondre

    Il n’y a aucun risque à enchaîner 2 plaquettes de pilules. Demandez à votre médecin,gynécologue.

    Perso, j’ai eu mes règles le lendemain, abondante comme jamais !

    Bonne semaine

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Peut-être qu’il n’y a pas de danger, c’est vrai. Mais alors … Pourquoi laisse-t-on toujours une semaine de pose sur les plaquettes, dans ce cas ?

      Dans tous les cas, je ne prenais plus de contraceptifs, et il était hors de question que j’en reprenne juste pour ce jour :).

      Moi aussi, abondantes comme jamais ! C’est fou !

      Merci, bonne semaine à toi aussi !

      1. Peanuts Répondre

        Autrefois, on donnait la pilule sans arrêt, et les femmes stressaient parce qu’elles pensaient être enceintes (et parfois ça peut arriver même sous pilule si si !) Du coup, on a instauré cette « semaine de pause » pour que des saignements interviennent – parce que la muqueuse est très affinée sous pilule donc ça saigne plus facilement – et les femmes étaient rassurées.

        1. Rozie & Colibri Répondre

          Oui, je sais que le risque 0 n’existe pas, et qu’on « tombe » aussi enceinte sous pilule. Je n’y avais pas pensé mais c’est vrai que du coup, c’est rassurant d’avoir quand-même des fausses règles.

  3. Et dans ces mots Répondre

    En l’occurence, sous pillule, on n’a pas ses règles. Puisqu’il n’y a pas d’ovule qui est descendu dans l’utérus. On a des saignements de privation.

    Et l’arrêt entre les plaquettes permet de rassurer beaucoup de femmes, de leur donner l’impression qu’elles ont leur règles. Ca les rassure quand au fait qu’elles ne sont pas enceinte.
    Donc aucun risque à enchaîner deux plaquettes pour celle qui veulent le faire 😉

    En revanche, prendre la pillule pour quelques mois comme ça, c’est une vraie mauvaise idée à mon sens et tu as très bien fait de ne pas le faire. On ne prend pas des hormones comme ça, comme des bonbons…

    1. Rozie & Colibri Répondre

      C’est juste pour rassurer les femmes ? C’est étonnant ! Mais assez logique.

      Merci pour cet éclairage ! Si j’avais su, quitte à prendre la pilule, je me serai épargnée les saignements et l’aurait prise en continu alors …

      Mais c’est clair, la contraception n’est pas à prendre à la légère et la pilule n’est pas un bonbon !

  4. Peanuts Répondre

    Si seulement je m’étais mariée un jour… ^^

    Mais voila, si jamais ça m’arrive un jour, je ne risquerai plus rien 🙂

    Hé hé hé.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Et bien c’est une chance, faut voir les avantages 😉 !
      Les règles .. J’apprends comment bien vivre avec, mais ce n’est pas inné.

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