Notes d'Existence

Un an avec Indiana

Avoir un animal à la maison, c’est la joie à tous les étages. Je ne m’en rendais pas compte quand j’étais petite mais ça change vraiment la vie. Enfant, j’étais constamment entourée d’animaux : chien, chats, poules, oiseaux, lapins, chèvres, poissons, et même des phasmes ! Mes parents ont ce coeur sensible, qui a doucement transformé la maison en arche de Noé.

Pendant 7 ans, j’ai vécu sans animaux autour de moi. Obsédée par le bien-être animal, j’avais de gros doutes quant à ma capacité de vraiment rendre heureux ceux que j’aurais pu adopter. De vraiment bien m’en occuper. Et surtout, j’avais peur de souffrir. De culpabiliser. Puis d’être anéantie face à une mort potentielle.

Veiller à ce qu’il soit heureux

Quand on a adopté Indiana, il y a un an, je me suis promis qu’il passerait avant mon petit confort. Hors de question de réitérer mes erreurs d’adolescente (j’avais maltraité un oiseau apprivoisé par négligence et ne l’ai compris que des années plus tard). Je ne voulais pas faire comme beaucoup de gens : bien s’en occuper trois mois, puis le laisser périr dans la cour et ne jouer avec lui qu’une fois tous les 36 du mois.

Non, je crevais d’envie de l’avoir près de moi, mais je devais pleinement en assumer les conséquences, et prendre pour 15 ans d’attention quotidienne. Un an après, je peux dire que j’ai relevé le défi avec brio, et même que ce n’était vraiment pas difficile. J’étais prête et motivée. Je savais dans quoi je m’engageais.

Pas un jour ne se passe sans nos 45 minutes de promenade (sans laisse !), nos jeux de cache-cache dans la maison, nos câlins soirs et matins. Pas un jour ne se passe sans que mon mari ne joue avec lui à « se bagarrer », à lui lancer la balle et à le câliner aussi.

Nous nous sommes adaptés à sa personnalité et à ses besoins. Il a besoin de compagnie, donc il est rarement seul. On l’emmène partout avec nous, sauf exceptions. Si on ne peut pas l’emmener, on le laisse à nos parents. Il a besoin de courir et de se dépenser, donc les promenades ne sont pas une option et elles n’ont pas intérêt à être courtes. Il a besoin d’être stimulé intellectuellement, donc on trouve des jeux qui le mobilisent. Il a énormément besoin d’amour, donc on lui donne énormément d’amour (mais ça, c’est facile !). Quoi, vous avez dit « comme un gosse ? » 😉

Son bien être et sa santé sont très importants pour nous. On met un point d’honneur à ce qu’Indiana soit en parfaite santé physique et mentale et … Je crois qu’on a réussi !

L’éducation et les bêtises

Il a été très facile de l’éduquer, ç’en était même impressionnant. Il suffisait de répéter les mots quand il faisait l’action en question. On a même réussi à lui apprendre le pipi et le caca sur commande, alors qu’on ne le souhaitait pas. Comme on répétait ces mots quand il faisait, il a simplement assimilé la chose.

On ne l’a jamais frappé. Il suffit d’élever la voix pour qu’il nous demande pardon et arrête immédiatement son action. C’est un chien docile. On a préféré lui montrer comme on est content quand il obéit pour qu’il ait envie de recommencer plutôt de lui apprendre à nous craindre.

C’est le genre de chien qu’on peut autoriser à monter sur le canapé parce qu’il le fera seulement si on le lui demande et descendra dès qu’on le souhaitera. Il a eu une petite période rebelle vers ses quatre mois, mais elle n’a duré de 15 jours.

Niveau bêtises, il en a fait régulièrement pendant 4 mois. A chaque fois qu’on le laissait seul, il nous signifiait son mécontentement en grattant dans mes pots de fleurs ou en volant (et en détruisant) les chaussures de mon amoureux. C’était ciblé, il savait très bien ce qui nous embêterait le plus l’un et l’autre.

Cette période est passée il y a un mois environ. On a aussi réussi à porter son attention sur d’autres objets qu’on laisse à sa disposition. Quant il est frustré où qu’il a un regain d’énergie, il s’en prend à eux dorénavant.

Les grosses frayeurs

Quand on s’attache autant à un être vivant, c’est l’horreur quand il se met à aller mal. Indiana nous a vraiment fait peur quelques fois au cours de l’année.

La première a été ses oedèmes de Quincke. Il se trouve qu’il est allergique, mais qu’on ne sait pas à quoi. Il semblerait que ce soit un pollen en particulier. Nous l’avons appris à nos dépens lorsqu’on a vu sa petite tête tripler de volume. Il était effrayé, il se blottissait contre moi pour que je fasse quelque chose, il était trop patraque. C’est arrivé plusieurs autres fois mais heureusement, nous avons à présent toujours un cachet sous la main !

La seconde, c’était cet été. Après une longue promenade, il s’est mis à vomir ses tripes, à tituber, et à plonger dans une longue apathie. J’ai vraiment cru qu’il allait y passer. Il n’ouvrait plus les yeux, n’avait même plus sa force de se lever. Il bavait à n’en plus finir. Ca a duré des heures. Elles font partie des pires de mon existence, sans exagérer. En fait, c’était « juste » un genre d’insolation couplée à trop d’eau ingérée.

De l’amour et de la joie au quotidien

Mais ce que je retiens surtout de cette première année avec Indiana, c’est tout le BONHEUR qu’il nous apporte chaque jour. Dès qu’on le voit, on sourit. Il ne se passe pas une journée sans qu’il nous fasse rire et fondre d’amour. Le voir heureux et épanoui, le voir courir comme un damné dans les champs, sauter dans l’eau pour faire des éclaboussures, se régaler … Franchement, ça vaut tout l’or du monde.

Il nous rend heureux. On l’adore.

Sa compagnie est devenue indispensable. Il nous manque très vite. On a hâte de le retrouver quand on doit le laisser. On s’inquiète souvent (pour rien) pour lui ! On se fait des films …

Il a beaucoup modifié notre quotidien d’un point de vue pratique aussi, ce qui a été bénéfique pour moi. Je suis autant accro à la promenade en nature que lui dorénavant. Il nous a aidé à instaurer des habitudes de vie plus saines. Tout le temps qu’on passe avec lui, on ne le passe pas ailleurs (n’est-ce pas, ordinateur chéri ? 😉 ).

Finalement, la seule chose qui est une corvée, c’est de ramasser les crottes dans le jardin ! Mais comme je laisse cette tâche à mon amoureux … Je peux dire que c’est un sans faute !

Cette expérience est tellement positive que je songe à l’adoption d’un chat. Ce sera différent, mais sans doute aussi très bon. Et vous, avez-vous des animaux à la maison ? Est-ce que ça a changé votre quotidien ?

 

Semer un peu de magie et de poésie dans le quotidien.

3 commentaires

  • Cueille le jour

    Oh mon dieu comme je comprends les « frayeurs » que tu as pu avoir ! Dis toi que j’ai 3 animaux, donc c’est comme si je m’inquiétais tout le temps ! Et ce qui me frustre le plus c’est qu’ils ne parlent pas (ce qui serait bien utile quand ils vont mal) !

    Quand tu as annoncé que tu aurais un chien, j’étais sur que malgré les doutes et peurs que tu pouvais avoir, tout se passerait bien 🙂 et je suis heureuse de voir que c’est vraiment le cas aujourd’hui ! J’aurais trop aimé voir plus de photo <3

    Bisous Rozie

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