Décomplexée.

Petite, je n’avais aucun complexe. J’étais grande, fine, j’avais une jolie peau blanche pleine de tâches de rousseur et des lèvres pulpeuses, qui accompagnaient un regard bleu/vert, et qui m’attiraient une foule de compliments.

J’étais la plus jolie gamine de la famille. Ce n’est pas moi qui l’ai décrété, évidemment. Je n’ai pas cette prétention. C’est ce qu’on m’a fait savoir toute mon enfance. Mon joli minois m’a valu les préférences de mes grands-parents et d’autres membres de ma famille, mais aussi des instituteurs à l’école, et des élèves. Même si j’ose espérer qu’on ne m’a pas appréciée que pour ça, je dois bien avouer que ça m’a franchement aidée, petite.

L’adolescence est ensuite passée par là, et j’ai vu mon corps se transformer, sous mes yeux impuissants. Mon petit nez en trompette a pris des proportions énormes, l’acné est venu m’envahir vaillamment, les poils m’ont recouverte, la minceur a laissé momentanément place à la maigreur, mes seins ont décidé d’être différents, mes pieds sont devenus des palmes, et je suis passée de « T’es trop mignonne » à « Salut la sorcière ! » et autres « Qu’est-ce qui a, planche à pain ? »

Le collège et sa flopée d’imbéciles pré-pubères, couplés à une désinformation totale du sujet, m’ont rapidement fait sombrer dans le cercle infernal des complexes. J’ai essayé d’être « normale ». J’ai tout fait pour rester jolie, pour être moins laide.

J’ai acquéri des soutien-gorge. Ma meilleure amie m’a prêté des coussinets pour les rembourrer. J’ai subtilisé le rasoir de ma mère pour faucher mes premiers poils pubiens (grossière erreur ! Ne faites jamais ça !). J’ai badigeonné mon visage de lotions inefficaces et dangereuses, qui me brûlaient la peau plutôt que d’enrayer les poussées.

J’ai mangé des kilos de nutella pour prendre des formes. Ensuite, j’ai décidé de n’avaler plus que des légumes durant tout un été pour perdre des kilos imaginaires. J’ai acheté des chaussures trop petites à dessein. J’ai laissé pousser ma frange pour cacher mes cicatrices. Puis j’ai fini par m’abandonner à corps perdu dans le maquillage hyper-couvrant.

Il aura fallu 10 ans pour que je me rende compte de ma méprise, en une phrase lue au hasard du web : « Pourquoi porter des soutien-gorge quand on a une petite poitrine ? » D’un coup, toute la connerie du monde consumériste et ses diktats m’est apparue. « Mais c’est vrai ça … Pourquoi je le fais ? »

J’ai réfléchi, et j’ai arrêté. Je me suis sentie libre. Débarrassée. Un poids énorme quittait mon corps et ma tête. Je me suis forcée les premiers jours. Forcée à redevenir libre et différente. Forcée à choisir ce qui m’allait le mieux. Forcée à ne plus suivre mes craintes, mes peurs, mes appréhensions, le regard des autres. Mes complexes.

Ce complexe-là, il a disparu. Comme ça. En même temps que les soutien-gorge qui le cristallisaient. Ces soutien-gorge aux coques parfaitement rondes et calibrées qui dénigrent toutes les paires de seins qui ne leur ressemblent pas …

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Ce week-end, nous sommes partis à Bormes-les-Mimosas. Au moment de préparer mon sac, je me suis rendue à la salle de bain. J’ai ouvert le tiroir où sont rangés ma BB-crème et mon fond de teint ultra-couvrant. Je me suis regardée dans le miroir. Je l’ai refermé sans l’alléger.

L’espace d’un instant, j’ai cru que j’allais le regretter. Je n’aurais rien sous la main pour camoufler les disgracieux points rouges. Je devrais aller au restaurant, à la piscine, à la plage, me promener dans les ruelles, la peau nue. En n’emportant rien, je m’obligeais à passer ce cap.

Ca n’a l’air de rien, comme ça. Mais depuis dix ans, je ne sor(tai)s JAMAIS au naturel. Que ce soit pour une course rapide ou une journée à la piscine. Alors que j’étais au Mexique, au coeur de la forêt tropicale, le climat moite rendait la chose impossible mais j’étalais quand-même la crème sur mes joues. C’était il y a un an. J’étais tout bonnement incapable de faire autrement.

Ce week-end, j’avais de nombreuses rougeurs. C’était assez disgracieux. Pourtant, un homme est venu me complimenter. Il m’a invitée par deux fois à boire un café en sa compagnie. Il m’a dit « Je vous trouve vraiment jolie. » Ca m’a fait un bien fou.

Je me suis baignée sans me préoccuper de mon rasage, loin d’être parfait. Mais personne ne le voit, que je n’ai pas rasé mes aisselles hier soir, que j’ai loupé un poil près du bikini, ou que mes jambes piquent un peu. Ca n’a aucune importance.

Pendant deux jours, mon amoureux m’a dit que j’étais belle cent fois. Que je lui plaisais, que j’étais désirable, magnifique, sexy, jolie, « un putain de canon »

Je me suis baignée la poitrine libre et j’ai adoré ça. On avait la piscine rien que pour nous. J’ai décidé que je serai mieux sans cette chose qui m’enserre. Je l’ai enlevée sous le regard médusé de mon mari. Il riait. « Et si quelqu’un arrive, tu fais comment ?Je le remettrais, c’est tout.Oui, mais ils auront le temps de voir.Et alors ? » Alors rien, il a ri encore. Quelques gens sont passés et ont compris. Ils ont continué leur route et rien n’a changé.

C’était génial, de nager libre comme ça. Si j’avais pu, j’aurais également enlevé le bas. Le lieu ne l’autorisait pas. Il est probable que j’essaie un jour le naturisme. Dans quelques années, quand j’aurais encore fait du chemin, que le corps des autres ne me gênera plus, quand le regard des autres sur mon corps nu m’indifférera totalement. Je n’en suis pas bien loin.

Je suis décomplexée. Ca y est. Je suis totalement décomplexée et cette libération m’emplit de joie. Je me suis rarement sentie aussi bien, aussi à l’aise, aussi libre. Aussi heureuse d’avoir le corps que j’ai. Aussi certaine que je suis belle. Aussi aimante envers mes aspérités. Je n’ai pas de défauts, personne n’en a. Nous avons tous des aspérités, des différences. Il faut les chérir !

Toutes ces petites choses ont un impact terriblement positif sur ma sexualité. J’ai envie de tester plus de choses, de m’ouvrir, de me rencontrer. Je suis sortie sans culotte sous ma robe quelques fois. Mon cycle me le permettait (je n’étais ni en période de règle, ni en période d’ovulation). C’était excitant pour mon amoureux, et terriblement agréable pour moi ! Sentir l’air sur ma peau. Ne plus avoir de tissu collé contre, ne plus ressentir de frottements.

C’était simple. C’était normal. Quelques heures de liberté. M’autoriser à faire dehors ce que je fais chez moi depuis longtemps. Et puis quoi ? Qu’est-ce qu’il y a d’étrange là-dedans ? Je ne sais pas …

Rassurez-vous, je mets une culotte quand je vais au travail 😉 ! Plus sérieusement, ces deux jours m’ont donné des ailes. La montgolfière s’est délestée d’un poids profond, elle s’approche encore un peu des nuages. J’ai réussi. Enfin, je m’accepte telle que je suis. Vraiment. Et vous, avez-vous des complexes ? Les combattez-vous ? Etes-vous libres ? Quels sont vos moments de prise de conscience ?

 


24 thoughts on “Décomplexée.

  1. Suny Répondre

    Ah lala, décidément j’adore te lire !
    J’ai eu un peu le même cheminement : j’étais une jolie petite fille (j’ai même fait du mannequinat l’année de mes 5 ans !), puis j’ai été une ado ingrate et mal dans sa peau… comme la plupart des ados au final ! Au lycée, j’ai fini par sortir de l’âge ingrat mais je me couvrais de maquillage alors que je n’en avais absolument pas besoin. Quand j’ai commencé à travailler, je ne mettais plus que du mascara, juste pour le plaisir. Aujourd’hui, je ne mets plus rien, sauf le sacro-saint mascara, en certaines occasions et surtout quand j’y pense ! J’ai plein de cheveux blancs, ça fait deux ans que je me dis que je vais tester le henné, et que je ne prends pas le temps de le faire parce qu’en fait je m’en fous.
    J’ai souvent des poils qui dépassent ici et là et je m’en fous (j’ai presque ri à ton avertissement de ne jamais raser le maillot… tu aurais dû me le dire quand j’avais 14 ans, je m’en mords encore les doigts aujourd’hui !! ^^). Comme je le disais en réponse à ton billet sur le soutif, j’ai encore un peu du mal, mais samedi soir, nos voisins sont venus boire un coup à l’improviste et j’étais en mode « maison », avec rien de plus qu’un débardeur et un legging à moitié transparent par-dessus une culotte mamie, et je ne me suis même pas sentie mal à l’aise, malgré mes loches à l’air et mes dix kilos de trop…
    Le plus important pour moi aujourd’hui, ce n’est pas le regard des autres : je m’en contrefiche. C’est celui de mon mari, qui continue de me regarder avec envie malgré les kilos, les poils et les cheveux blancs, et puis le mien, qui n’est pas toujours très indulgent mais que j’apprends à adoucir avec le temps. Bon, je suis bien trop pudique pour oser montrer un bout de nichon, mais je t’envie de pouvoir le faire. J’imagine à quel point on doit se sentir libre et… aérée! ^^

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Du mannequinat, rien que ça ?! 😉

      Ce sont tes parents, qui t’ont lancée là dedans ? Je me suis toujours demandé comment les enfants se retrouvaient dans ce milieu.

      Franchement, pour le maillot, j’aurais aimé que le monde entier m’avertisse .. C’est irrattrapable et je regrette, quand-même ! Mais bon, à 12 ans, je ne pouvais pas le deviner. Je n’avais pas internet, mes parents ne m’en parlaient pas, on en parlait pas encore librement au collège. Donc .. Tant pis, je fais avec !

      Avoir le regard de quelqu’un qui nous aime, c’est vraiment génial. C’est justement beaucoup grâce au regard que mon amoureux porte sur moi depuis 4 ans que j’ai aussi pu amorcer tout ça. Comme on dit, à force d’entendre tous les jours qu’on est belle, on finit par le croire ;).
      Avoir un regard indulgent sur soi, ça s’apprend, et ça prend du temps.

  2. zenopia Répondre

    Adolescente, j’ai eu énormément de complexes… c’est maintenant fini ! j’ai 40 ans , les complexes ce n’est plus pour moi ^^ je me sens bien dans mon corps…
    C’est super que tu te sentes libre !
    Belle soirée

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Il faut croire que les complexes n’épargnent personne pendant l’adolescence !

      Heureuse de savoir que toi aussi tu es à l’aise avec ton corps, c’est énorme. C’est rare finalement, les personnes complètement « décomplexées ».

      Belle fin de semaine à toi !

  3. Maman délire Répondre

    Moi j’adore lire ton évolution ! Plus tu avances, plus tu t’allèges, plus tu deviens toi !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci beaucoup, beaucoup !

      Oui, je deviens moi, c’est EXACTEMENT ça ! C’est génial !

  4. ellea40ans-Stephanie Répondre

    Avec l’âge on prend plus d’assurance et ça plait ! Bravo a toi

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci beaucoup !

      Oui, tout est une question d’assurance ! Quand on est confiant, le monde s’ouvre. Et les autres changent aussi leur comportement vis à vis de nous.

  5. l0uanne Répondre

    C’est super que tu arrives à te sentir bien dans ton corps ! C’est vraiment pas quelque chose d’évident, en ce qui me concernent y’a beaucoup de boulot encore.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je te souhaite de tout coeur d’y parvenir. Ca enlève une grosse épine du pied dans la vie de tous les jours.

  6. Céline Dehors Répondre

    Bonjour Rozie,
    Je vis actuellement une expérience semblable. Je pense que j’en parlerai de façon plus approfondie de mon côté dans un article tellement le sujet m’intéresse !
    Ces dernières années, j’ai vu plusieurs femmes se baigner nues, alors qu’il y avait des amis (hommes) autour d’elles. Et cela n’avait rien de choquant. J’ai vu des femmes avec des poils sous les bras, des poils sur les jambes, et elles étaient aussi très belles. Ces exemples ont fait évolué le regard que j’avais sur mon propre corps. La semaine dernière, nous dormions sur les berges d’un lac magnifique. Le matin, j’avais la plage pour moi toute seule. Je me changeais sur la plage, à découvert, là où tu le monde aurait pu me voir (mais il n’y avait personne… mais surtout pour 2 secondes d’une fesse découverte, cela ne me faisait plus rien !). Et je me suis baignée les seins nus. C’était formidable. Comme toi, je me sentais libérée comme jamais. Je suis rentrée vers mon camion comme ça. La serviette contre moi mais non pour me protéger des regards mais pour m’abriter du froid. Cela faisait toute la différence.
    Au fond, j’avais un peu honte d’avoir un corps, d’avoir un corps qui ressentait des choses, du plaisir, du dégout, et à présent je suis fière de ce qu’il transmet. J’ai adoré le sentir frissonner lorsque je sortais de l’eau. Pas seulement les bras et les jambes, mais le dos, le ventre, les seins, mes cuisses aussi. Et dire que depuis tout ce temps, j’épargnais à ces parties de mon corps ces sensations !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Préviens-moi quand ton article sortira, je viendrais le lire avec beaucoup de plaisir et d’intérêt !

      J’ai fait sensiblement la même chose. En sortant de l’eau sur la plage et de la piscine, j’ai juste posé la serviette contre moi pour me sécher. A la plage, je l’ai mis autour de moi, j’ai enlevé mon maillot trempé, j’ai mis un haut et une jupe, et rien dessous. Une femme âgée m’a regardée faire et a compris, elle avait un regard désapprobateur, mais c’était la seule. Et moi, je me sentais juste super bien et à l’aise !

      Oui, les sensations … Ces sensations sont géniales ! Pourquoi devrions-nous bannir certaines parties de notre corps, alors que c’est justement là, que ça fait vraiment du bien ? J’ai adoré sentir l’air sous ma jupe. L’eau sur mes seins. Le vent. On en a le droit.

  7. Melgane Répondre

    Au collège c’est ma mère qui m’a dit que je devais mettre un soutif. J’en voulais pas. j’en voyais franchement pas l’intérêt. Mais elle me faisait chier. Vraiment chier. Alors j’ai cédé, j’ai acheté un soutif, le premier qui m’est tombé sous la main, même s’il avait de grosses bretelles et qu’il était « moche ». C’est pas fait pour être beaux à la base ces machins-là, puis façon personne le verra, alors qu’est-ce qu’on s’en fout ? En tout j’ai jamais eu plus de trois soutifs. Pas assez selon ma mère. Déjà bien trop pour moi. Puis j’ai vu, y’a… 6 mois, c’était vers Décembre je crois, quelques articles de blogueuses qui avaient arrêté d’en porter. Mais c’est bien sûr ! 20 ans, plus toute mes dents mais majeure et vaccinée alors quoi ? Ben j’ai l’droit ! Qui m’en empêchera ! Et hop, j’en porte plus, voilà un point c’est tout. Paraît que ça remonte quand on en porte pas d’ailleurs x) Vaut mieux tester en hiver, quand on peut cacher avec des pulls, le temps de s’habituer… Par contre avec l’été et certains hauts blancs un peu transparents ou très échancrés avec des bretelles qui ont tendance à tomber je ne peux pas rien porter, donc j’ai opté pour une brassière, qui tient rien du tout, juste pour cacher, et dès que je peux je l’enlève : ça me colle, ça me gêne. J’ai pas des seins assez gros pour que ça me fasse mal au dos alors autant en profiter… on est mieux comme ça.

    Le maquillage je n’en porte pas. Mais au contraire de toi ce n’est pas un rapport sain dans le sens où je me dis que je suis trop moche pour que ça m’aille et que j’aurais l’air juste ridicule… de toute façon à un certain moment on peut plus rien… si les gens sont pas capables d’aller au-delà de mon physique c’est leur problème après tout…
    Les poils je déteste ça, je m’en débarrasse quand je sors, sinon je m’arrange avec moi-même pour faire en sorte de pas me détester à chaque fois que je me regarde… parce que se raser plus d’une fois par semaine c’est bon pour les aisselles mais le reste c’est chiant… et comme je suis trop pas douée pour m’épiler toute seule et que là tout de suite aller dans un salon j’ai pas l’argent… je négocie avec moi-même…

    Enfin bref, je raconte ma vie, mais tout ça pour dire que ton article est très positif et fait vraiment du bien !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      J’ai commencé en hiver effectivement, c’est mieux ! J’en suis a mon deuxième été, et maintenant, c’est nickel ! Et je confirme à 1000%, les seins tiennent tous seuls, ils remontent, ils deviennent plus rebondis, plus tendus, avec une peau beaucoup plus jolie. On voit clairement la différence (mon amoureux et moi :)). Et quelle délivrance !

      Pour le maquillage, je ne mettais que du fond de teint pour recouvrir. Le vrai maquillage, type, fard à paupière, rouge à lèvres ect … Je ne l’ai jamais fait exactement pour la même raison que toi : la peur, l’impression d’être absolument ridicule, parce que de toute façon, je ne sais pas faire …. Les rares fois où je l’ai fait, ça m’a gonflée. Je mets tout le temps mes doigts sur mes paupières, mes lèvres restent teintées à peine deux heures … C’est trop contraignant. Et puis, pour quoi faire ? Je me maquille quand vraiment j’ai envie d’être spéciale.

      Pour mon mariage, j’ai fait appel à une pro et j’étais ravie. Sinon, c’est pour les anniversaires, les grandes fêtes, soit très rarement !

      J’aime bien quand tu me racontes ta vie :).

  8. marie kléber Répondre

    Je ne vais pas te dire le contraire, se baigner nue c’est le bonheur Rozie (même si ça ne m’arrive pas souvent)! J’ai eu des complexes toute petite (merci les camarades de classe!) et puis c’est passé. J’ai toujours plus ou moins apprécié mon corps. Je le redécouvre aujourd’hui et l’apprivoise avec plaisir, me reconnecte avec mon féminin sacré et ma sexualité (tout un programme). Je suis contente de lire ton évolution, c’est un beau chemin que tu as parcouru.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Chanceuse, je n’ai jamais pu me baigner entièrement nue !

      Se connecter à son féminin sacré, c’est quelque chose qui m’attire beaucoup et que je voudrais faire, mais chaque chose en son temps ! Ca viendra dans les prochains mois, quand le rythme aura redescendu.
      SI ce n’est pas indiscret, comment tu fais pour te lancer dans cette démarche ?

      Il y a peu de temps, je me suis pas mal renseignée sur les oeufs de yoni (en Jade, traditionnellement). J’ai regardé des vidéos absolument passionnantes sur le sujet !

      Merci. Je te souhaite un beau parcours et beaucoup de joie dans cette reconnexion sacrée !

  9. Ornella Petit Répondre

    J’ai adoré lire ton billet et te sentir si femme, si entière et charnelle. Ca fait du bien de te savoir évoluer dans ce sens.
    La confiance en soi, c’est le secret.
    En ce qui me concerne, j’ai plutôt une grosse poitrine et j’adore porter des soutien-gorges, je trouve que la lingerie peut la rendre si jolie.
    Non pas que je n’aime pas mes seins. Au contraire, je les trouve cool. Mais, ils apprécient d’être soutenus et callés dans leur petit hamac. 😁😁

    Je t’embrasse

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci ma belle !

      La confiance en soi, oui, c’est le secret. Ce n’est qu’une question d’assurance.

      Quand je portais encore des SG, je les adorais pour leur beauté : les dentelles, les motifs, les formes … La lingerie, c’est vraiment beau, il n’y a pas à dire ! D’ailleurs, je n’ai pas tout viré. J’ai gardé quelques belles pièces pour me faire plaisir, et faire plaisir à mon amoureux.

      Hahaha, tu m’as trop faire rire en parlant de hamac ! Je comprends. J’ai une poitrine miniscule donc moi, il n’y a aucun soucis, ils sont bien sans calage ^^!

      Bises !

  10. Peanuts Répondre

    Ah les complexes…

    Contente que tu parviennes enfin à les mettre à la poubelle !

    Je ne m’étendrai pas sur les miens. J’ai passé l’âge d’en avoir a priori (enfin sauf peut-être mon poids qui a vraiment trop augmenté et rien à voir avec les diktats de la mode mais plus pour la santé de mes articulations qui prennent cher quand je grossis trop). Depuis quelques semaines, je perds beaucoup. Tant mieux, mais je me fiche du regard des autres depuis que je suis adulte. Si je ne leur plaît pas, qu’ils se regardent avant de juger à l’emporte pièce non mais oh !

    Continue comme ça !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Tu as tout à fait raison ! Tant que toi tu es à l’aise, tu t’en fiches de perdre ou de prendre du poids. Quand ça devient un enjeu pour la santé, c’est différent, mais là encore, personne n’a à juger !

      Je me sens beaucoup, beaucoup, beaucoup mieux ! Aucun retour en arrière n’est envisageable.

      Belle fin de semaine à toi !

  11. Val Répondre

    Je suis ton blog depuis quelques temps, fasciné par le ton à la fois tellement doux et tellement libre que tu as. Pour la première fois je me permets de commenter parce que si un sujet me parle, c’est bien celui-là.

    J’étais sensiblement comme toi, une enfant mignonne mais à l’adolescence, ça s’est gâtée. Pas d’acnés pour moi, mais des poils. ça s’appelle l’hirsutisme et c’est destructeur pour l’égo. J’en ai souffert pendant mon adolescence, et puis pendant ma vie de jeune adulte (bon j’ai 31 ans, je ne suis pas un dinosaure non plus). J’en pleurais de désespoir, dans ma salle de bain, en me répétant que j’étais un monstre et que personne ne voudrait jamais de moi.
    Et puis j’ai décidé un jour de devenir une amie pour moi. Est-ce que me lamenter sur ma pilosité allait changer quelque chose ? non. Est-ce qu’avoir un regard plus bienveillant sur moi même allait m’aider ? oui.

    Je me suis forcée à éloigner chaque pensée négative ou déstabilisante que je pouvais avoir envers moi-même et ça m’a fait un bien fou. Je me suis sentis plus légère, comme tu le dis, à m’accepter. Et j’ai rencontré un homme merveilleux, qui me regarde comme si j’étais la plus belle femme du monde. Parfois ça m’en donne le vertige, je me dis que s’il ouvre un jour les yeux, il me quittera !

    Ce n’est pas toujours facile, en ce moment, avec l’été qui revient, je sens que je suis en rechute. Et puis, à la différence de toi, je les combats toujours, mais j’essaie d’être plus sereine vis à vis de ça et surtout de ne plus me limiter à cause de ça.

    En tout cas, bravo à toi pour ce chemin sur l’acceptation de soi.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Bonjour Val !

      Ravie de te lire ! C’est toujours pour moi une surprise géniale quand un lecteur de l’ombre me laisse un petit mot. Merci !

      L’hirsutisme … Effectivement, ça a du être terrible, à l’adolescence et bien après. Comme tu le dis, on fait tout pour nous faire croire que les poils sont les ennemis n°1 des femmes. Mon premier « petit-copain » a d’ailleurs osé me dire que j’étais chanceuse qu’il accepte mes poils pubiens, parce qu’il aurait très bien pu me demander de le faire disparaitre. N’importe quoi !

      Certaines collègues de travail racontaient qu’elles ne laissaient aucun poil sur leur corps parce que c’était sale, pas hygiénique, dégueulasse. Elles étaient toutes d’accord, alors je me taisais. C’est incroyable de haïr comme ça quelque chose d’aussi naturel que le poil. Et d’être intransigeant.

      Un autre ancien collègue encore, m’a parlé d’une femme qu’il avait croisé en des termes plus que réprobateurs et sexistes. La malheureuse n’avait pas épilé ses cuisses. Wahou, mais quelle horreur, tu te rends compte ?? Je lui ai dit, l’air effarée « Ben moi non plus, j’épile pas mes cuisses, je ne l’ai jamais fait d’ailleurs ! » T’aurais vu sa tête …

      Tout ça pour dire que l’hirsutisme, oui, ça doit vraiment être une « plaie » dans cette société-là. Et que tu aies réussi à te regarder avec bienveillance, à arrêter de te maltraiter, à être ton amie, c’est un pas de géant. C’est vraiment chouette.

      Ne t’inquiète pas, ton amoureux ne pourra jamais ouvrir les yeux, il est a déjà grand ouverts ! L’amour ne rend pas aveugle, au contraire. C’est génial cet amour. Ca fait beaucoup pour l’égo, pour la confiance en soi, pour l’amour qu’on est prêt à se donner à soi. Clairement, sans les compliments de mon amoureux, que j’entends à chaque fois que je passe devant lui, je n’en serai pas là aujourd’hui.

      Je comprends ta rechute, avec l’été. J’espère que tu as trouvé ton équilibre, pour te sentir bien à cette période de l’année aussi. Tu n’es pas que ça, bien sûr que non, et ça n’a pas à te limiter. Un chemin pas évident, je sais. Mais moi aussi, je peux te dire bravo !

  12. Val Répondre

    Merci pour ce si beau commentaire qui m’a mis les larmes aux yeux.

    L’amour est un cercle vertueux : j’apprends à m’aimer, je laisse les autres m’aimer et avec leur amour je me sens ‘aimable » !

    J’ai connu aussi des garçons qui me demandaient de « faire le ménage », je l’ai fait à une époque, mais l’inconfort que ça entraine n’en vaut pas le coup !

    Sinon je viens de passer un week end entre filles à vivre pratiquement en maillot de bain. J’étais fascinée par certaines qui laissaient leurs poils apparent (notamment sur les cuisses, petite pensée pour ton collègue) sans s’en soucier le moins du monde, une vraie thérapie pour moi !

    En tout cas, si certaines femmes sont durs entre elles, te lire est un vrai bain de douceur bienveillante et ça fait un bien fou !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Oh je t’en prie, merci à toi !

      Aucun homme n’a à nous demander de faire le ménage (drôle, cette expression), comme aucune femme n’a à le demander à un homme. Non mais oh !

      Génial ce week-end ! Je suis heureuse de savoir que des personnes soient libres comme ça et ne s’empoisonnent pas la vie pour quelques poils.

      La bienveillance est la clé, j’en suis persuadée !

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