Mon amie s’est convertie.

Photophore bleu

Elle est belle, elle est forte, elle a du caractère. J’ai beaucoup d’estime pour elle, je suis fière de ce qu’elle est, et j’espère qu’elle est fière de moi. Je l’aime comme une soeur. Elle me manque souvent. Je la connais depuis toujours. Nous étions voisines, nous sommes cousines éloignées, sa nounou c’est ma maman. Nous avons passé notre enfance ensemble, tantôt chez l’une, tantôt chez l’autre. Elle était plus intrépide que moi, mais je la suivais toujours ! Quand je pense à elle, une myriade de souvenirs m’assaillent. Il y en a un pour chaque moment. Elle est un pilier de mon existence.

Ces dernières années, nous nous sommes moins vues. Nous sommes moins au courant de la vie de l’autre, nous connaissons simplement « les grandes lignes ». Ca me pique un peu le coeur, elle a une partie de moi en son sein dont j’ai besoin. Sa conversion a-t-elle changé la donne ? Je ne sais pas. J’ai vu mon amie se convertir, et ce qui a changé pour elle a partiellement changé pour moi.

Nous étions juste majeures quand elle a commencé à réfléchir, à éprouver ce besoin de vérité, à tâtonner pour rencontrer sa foi. Elle me parlait de ses recherches avec des étoiles dans les yeux, me racontait ses découvertes avec un enthousiasme que je ne lui connaissais pas. Ca lui plaisait, un univers s’ouvrait à elle. Un cadre de vie se dessinait devant elle, et elle pouvait choisir de se l’imposer dans un but honorable : respecter la volonté de Dieu.

Elle a décidé d’y adhérer complètement, et j’ai suivi sa métamorphose avec un regard bienveillant. Au fur et à mesure des mois, je l’ai vue arrêter de fumer, lire le Coran, faire ses cinq prières par jour, voiler sa chevelure puis le reste de son corps. Je l’ai accompagnée se faire dépister contre les IST. Puis elle s’est inscrite sur un site de rencontre musulman.

Son but est devenu très clair : fonder une famille dans le « dine ». Il lui fallait trouver un homme pieux. J’étais interloquée quand elle me parlait de ses rencontres. Ils ne devaient pas se toucher, ils se parlaient très peu. Je me demandais comment ils pouvaient vraiment apprendre à se connaitre. Toujours est-il qu’elle a réussi à trouver le bon. Un jour, elle m’a annoncé par message qu’elle était enceinte, qu’elle gardait l’enfant et que sa famille n’était pas au courant.

Autant le dire, la nouvelle m’a soufflée. Après lecture dudit message, je me suis assise sur mon lit un instant, et j’ai tenté de réaliser. Incroyable. C’était pourtant logique, mais j’étais à des années lumières de cette finalité dans ma propre vie. Je n’avais pas pensé que ça puisse arriver si brusquement. Nos destins jusque là entremêlés prenaient la tangente.

Plus tard, elle m’a proposé d’être son témoin pour le mariage civil. Ses parents n’y assisteraient pas. Il n’y aurait qu’elle et son conjoint, son témoin et moi. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, elle m’avait demandé de m’habiller simplement. Ce jour là, nous ne nous étions pas vues depuis plus d’un an. Elle en était à son sixième mois de grossesse, c’était étrange de la voir toute ronde sous sa longue tenue noire. Nous avons passé un moment toutes les deux, puis nous nous sommes présentées à la mairie.

Son conjoint était là, il ne m’a pas dit bonjour. Elle m’avait prévenue : un homme ne parle pas à une autre femme que la sienne, et vice-versa. Le mariage prit quinze minutes, en tout et pour tout. Ils étaient déjà mariés religieusement. Et je suis repartie.

Lorsque l’amour est venu frapper à ma porte, j’ai souhaité partager mon bonheur avec elle. Je voulais qu’elle rencontre celui qui me faisait tant de bien. Elle a poliment refusé, pour la raison invoquée plus haut. J’ai été triste et déçue, mais j’ai accepté son choix. Obéir aux règles d’Allah est essentiel pour elle, et c’est bien normal. Je comprenais.

Quand mon tour est venu de me marier, j’ai tout de suite pensé qu’elle serait l’un de mes témoins. J’attendais ce moment avec impatience ! Mais là aussi, elle a poliment refusé. Elle m’a expliqué que ce n’était pas possible, qu’elle ferait « tâche », seule à être voilée au milieu des invités. Je lui ai répondu que je m’en fichais, mais je n’ai pas réussi à la faire changer d’avis. Cette fois, c’était beaucoup plus difficile d’accepter. Notre mariage était laïque, elle y avait tout à fait sa place ! Nous avions des catholiques et des témoins de Jéhovah dans l’assistance, pourquoi pas une famille musulmane ?

Ce refus a entaillé mon coeur. J’ai pensé qu’elle craignait le regard de certains membres de ma famille qui l’avaient connue avant sa métamorphose. Pas facile d’afficher sa conversion aux yeux de tous. Même mon père, elle ne peut plus le voir. J’étais déçue qu’elle ne réussisse pas à passer outre les éventuelles médisances pour être à mes côtés. Elle aurait pu ne rester que dix minutes … Ca m’aurait tellement réchauffé l’âme !

Je le sentais, qu’au fond d’elle, elle trépignait d’y être ! Son père était là, il m’a dit des mots bleus (*musique*) dont je me souviendrais longtemps : « Rozie, tu es un peu ma petite fille ». Sa mère n’a pas souhaité l’accompagner, peut-être parce que mon mariage faisait écho à celui de sa fille auquel elle n’a pas participé … Pour eux, la conversion de leur enfant est un rude évènement : toutes ces nouvelles règles les bloquent, ils ne comprennent pas qu’elle puisse trouver le bonheur dans le retranchement et le calme. Elle qui avait soif d’aventures, elle qui était si indépendante et fière.

J’ai revu mon amie plusieurs fois par la suite, toujours chez elle. Elle a eu un deuxième enfant rapidement. Deux beaux garçons aux prénoms coraniques. J’ai apporté mes albums de mariage qu’elle a feuilleté hâtivement. Son mari me dit bonjour à présent, mais sans trop m’approcher. Ils n’ont pas de gestes tendres l’un envers l’autre en ma présence. Leur amour est pudique.

Elle reste à la maison pour élever leurs enfants. Elle prépare les repas et veille à ce que ce soit prêt quand son homme rentre. Elle a refait tout leur appartement, c’est magnifique. Elle a du goût. Elle sait tout faire.

Elle voulait trouver un emploi pour améliorer les finances familiales, mais lui souhaite conserver le schéma actuel alors elle a décidé de faire l’école à la maison aux petits, pour ne pas s’ennuyer. Nous devions nous revoir avant que je ne déménage quelques 300 kilomètres plus au sud, mais je n’ai pas eu le temps. Je sens qu’elle est peinée. Je le suis aussi.

Mon amie s’est convertie. Je ne juge pas son choix et ne le trouve pas mauvais. Je regarde cette conviction de ma place, et je me demande ce que ça fait d’avoir la foi. Je vois que ça change les gens en profondeur. Ca modifie toute leur vie et ça me laisse perplexe. Je ne crains pas Dieu, son existence n’est pour moi qu’une hypothèse et je ne compte pas sur lui, alors je ne peux pas tout comprendre.

Je sais que je ne peux plus être proche d’elle. Bien sûr, je pourrais l’appeler de temps en temps, continuer de lui raconter la petite vie que je mène, mais elle m’écoute d’une oreille distraite. Elle ne me dévoile plus ses secrets, ne me parle plus de l’intimité de son âme et nos conversations ressemblent désormais à celles que je tiens avec n’importe quel inconnu rencontré par hasard. Elle est proche de Dieu, mais plus de moi.

Parfois nos proches nous surprennent tant les choix qu’ils font sont à l’opposé de ce qu’on avait envisagé pour leur avenir. Ce n’est pas toujours évident de vivre avec cette nouvelle image de l’autre. Sa vie prend un tournant différent et quelque part, un bout de la nôtre aussi, n’est-ce pas ?

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13 thoughts on “Mon amie s’est convertie.

  1. Sam Répondre

    Bonjour, je suis tombé un peu par hasard sur ton blog. Je tiens à te féliciter pour ton article qui retranscrit ton état d’esprit et ta sincérité envers ton amie. Effectivement, comme cela a été dit dans les commentaires précédents, ton amie a beaucoup de chance d’avoir une personne comme toi !

    J’écris ces quelques lignes qui te permettront, je l’espère, de comprendre davantage la situation, et aucun cas pour défendre l’islam, faire du prosélytisme ou autre chose…

    Je suis musulman, je connais plusieurs convertis. Je ne suis pas garant de la vérité mais ce que je peux te dire, c’est que l’islam est universel, la religion musulmane est une institution établie par les musulmans et la compréhension que ton amie en a eue à un instant T ne sera peut-être pas la compréhension qu’elle en aura 1,2,3,10 jours – semaines – mois – années plus tard.

    Pourquoi ? Parce que la compréhension du monde, de la parole de Dieu est un cheminement perpétuel. Aucune personne au monde ne peut lire le Coran et dire l’avoir compris et cela même les plus grands savants de l’islam, qui passent parfois toute leur vie à chercher à comprendre le sens d’une phrase, et donc terminent par dire après leurs interprétations théologiques « et Dieu est plus savant », sachant qu’ils se trompent peut-être.

    Pourquoi je te dis ça ? Parce que ton amie a pu être dans une période de sa vie, avec son bagage intellectuel, éducatif et tout son environnement qui ont fait qu’elle en a eu une telle compréhension de ce qu’elle pensait être l’« Islam » alors que dans une autre période, avec une réflexion, une expérience de vie et un environnement qui aura évolué, en aura une toute autre compréhension. C’est pour cela d’ailleurs, par exemple, qu’il y a des femmes voilées et non voilées etc.

    Enfin, continue d’avoir ce respect pour ton amie, qui au passage pour moi a une attitude qui n’a rien d’islamique, et surtout, si je peux me permettre un conseil, ne commets pas l’erreur d’essayer de comprendre et de voir l’islam à travers la pratique des musulmans ! Car ils sont des êtres humains normaux avec leurs qualités et leurs défauts : ce n’est pas parce que le mari de ton amie ne t’adresse pas la parole que l’islam interdit ça ! C’est plutôt le contraire d’ailleurs…

    J’aime bien ta devise « Ne juge pas et mets-toi à la place de l’autre », j’ajouterai « et renseigne-toi » car je pourrai répondre à toutes les interrogations que tu as sur ton amie et t’expliquer le fond de son comportement (sans prétention) mais ce n’est pas le but. Si tu aimes ton amie, et je pense que oui, tu feras l’effort d’apprendre et de découvrir les choses par toi-même (chose que tu fais déjà je suppose). Mais je ne vais pas faire de cours théologiques car la question est plus complexe. Dans tous les cas j’espère sincèrement que ton amie ouvrira les yeux rapidement pour se rendre compte de la chance qu’elle a de t’avoir !

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci Sam pour tes mots.

      Depuis que j’ai écrit ce texte, pas mal de choses ont changé. J’ai appris que mon amie avait fait le choix d’aller vivre au Maroc, sans même m’en avertir. Non pas qu’elle ait besoin de mon accord, mais j’aurais au moins espéré qu’elle m’annonce elle-même la nouvelle au regard de l’attachement que nous avions (et que j’ai toujours) l’une pour l’autre. J’ai pleuré ce jour-là, face à cette nouvelle qui augure pour elle le meilleur (et je suis sincèrement heureuse de leur projet de famille) et qui m’annonce qu’elle décide de mettre un terme à notre relation. Pas parce qu’elle part, mais parce qu’elle considère désormais qu’elle n’a plus à me donner de nouvelles ou à en prendre et que, par conséquent, je ne fais plus partie de sa vie.
      J’ai fait ce choix avec d’autres amitiés, je me dois d’accepter qu’elle le fasse avec la notre, aussi difficile que ce soit. Je respecte ses décisions.

      Depuis, bien sûr, je me suis renseignée, et je me renseigne toujours. Ce que dit le Coran, comme ce que disent les autres Livres Sacrés, est interprété différemment selon la personne qui lit. Mon amie l’interprète à un instant T comme tu me le signifies et c’est très juste. J’aime beaucoup la philosophie de tes mots, et je sens que tu es au-delà d’une religion même si de confession musulmane, parce que tu sais et tu penses que l’Islam est universel. Ton discours fait beaucoup de bien.

      Depuis quelques mois, j’ai moi aussi fait mes propres pas à la recherche de Dieu, pudiquement. Je fais le choix d’effectuer cette recherche intérieure et personnelle sans embrasser de religion, mais en les respectant toutes et en écoutant d’une oreille attentive ce qu’elles ont à m’apprendre. Ma foi grandit. Quelque chose brûle au fond de ma poitrine. La conversion de mon amie m’a évidemment fait réfléchir. La foi de mon mari et de ma belle-famille (anciens Témoins de Jéhovah) plus encore. Un monde s’ouvre à moi aussi, mais je ne veux pas me contraindre à suivre des règles établies par des hommes pour Dieu. Je veux trouver mes propres devoirs. Pour moi (tu me diras peut-être si je me trompe), la foi et la relation qu’on entretient avec Dieu est un moyen certain de trouver le bonheur et l’épanouissement. C’est égoïste et altruiste à la fois.

      En tout cas, c’est un réel plaisir de partager ces mots avec toi et de lire les tiens. Peut-être viendrais-je un jour te poser quelques questions « en privé » !

  2. Marie Répondre

    Je découvre ton blog grâce à Marie (Kléber bien sûr) et je tombe sur cet article qui m’interpelle forcément… Puisque j’ai fait le même choix que ton amie il y 22 ans déjà. C’est vrai que c’est un choix qui entraîne de nombreux changements et j’imagine aisément que cette « métamorphose » est troublante pour l’entourage, et qu’elle peut mettre une distance aussi dont tu sembles souffrir. Mais j’ai envie de te dire que le temps passe et adoucit beaucoup de choses, y compris certaines attitudes qui peuvent être rigides à certains moments de notre parcours parce qu’il est nécessaire à ce moment-là de poser les choses. Il y a 22 ans, j’ai certainement été ferme vis à vis de mon entourage pour expliquer où étaient mes nouvelles limites. Mais une fois tout ça intégré et digéré, tout est devenu très apaisé, avec des relations confortables dans lesquelles ni eux ni moi n’avons à être sur nos gardes pour des bêtises qui mettraient l’autre mal à l’aise. Je ne sais pas si je suis très claire 🙂
    Bref, ce que je veux dire c’est que rien n’est figé. On évolue aussi à l’intérieur nos choix. Parfois, on met des barrières et parfois, on les ouvre. En tout cas, ton amie a bien de la chance de t’avoir. Ne désespère pas de la retrouver 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci de partager ton expérience avec moi.
      C’est une métamorphose troublante c’est vrai. Et j’imagine qu’à sa place, j’aurais également dû être ferme et poser mes limites pour que mon entourage comprenne vraiment. C’est logique. C’est peut-être ce qu’elle a fait avec moi.
      J’ai quand-même du mal à comprendre pourquoi elle le fait .. Avec moi. Moi qui vais toujours dans son sens, qui essaie de la soutenir coute que coute.
      Peut-être que je représente son passé, et qu’elle a besoin d’installer une vraie différence entre avant et après.
      Je ne désespère pas de la retrouver, mais je pense que ce sera dans longtemps. Je ne l’ai pas vraiment perdue, on n’a pas cassé, et elle est trop importante, je pense à elle souvent. Le lien est juste .. Très étendu.

  3. Marie Kléber Répondre

    Je découvre ton texte et je le trouve magnifique. Il s’agit là de la vraie amitié, sans jugement, offerte sans attendre quoi que ce soit en retour. J’ai beau placer l’amitié au dessus de tout, je ne sais pas si j’aurais la même indulgence que toi à l’égard d’une amie qui aurait pris cette voie là. Peut-être que parce que pour moi la foi rapproche les êtres. Ou parce qu’un jour j’ai épousé un musulman et que ma vie est devenue une lente descente aux enfers.
    Continue à être là pour elle, même de loin – ton amie a choisi un chemin qui l’écarte beaucoup du monde…

  4. Wadju Répondre

    Ton texte est très beau et très touchant, il témoigne d’une grande amitié que tu as envers ton amie et de beaucoup d’amour à son égard !

  5. Mathilde Répondre

    Ton message est très touchant, cela ne doit tout de même pas être facile du jour au lendemain, de « perdre » une amie si proche…. Je ne sais pas non plus comment je réagirais si un(e) proche se convertissait si radicalement…

  6. Distrayante Répondre

    Ton texte m’a touché car malgré le rejet que tu ressens, tu sembles prête à être là pour elle. Chaque personne vit sa foi différemment, ton amie le fait de façon un peu plus intense que ce que je vois au quotidien, et la façon dont tu en parles est magnifique, car dénué de jugement.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je te remercie.

  7. sweetiejulie Répondre

    A travers la force de sa conversion qui a bouleversé sa vie et votre amitié, c’est pourtant la force de ton amitié pour elle qui transparaît. Je me dis que si un jour soudainement elle se confiait à toi sur l’intimité de son âme, alors tu recevrais comme une amie proche ses confidences. Parce que quoi qu’elle fasse, tu ne la juges pas, tu restes là pour elle. Il est bien sûr bien dommage qu’elle n’ait pu venir à ton mariage : et dans ta compréhension, malgré la blessure que cette absence a pu causer en toi, tu restes une amie loyale qui continue de l’aimer et de la chérir dans ton coeur.
    Pour ma part, Dieu fait partie de ma vie. Il y a des choses qui ont changé, d’autres qui sont en changement. Je n’embrasse pas la même religion, je me tourne vers les Chrétiens et vers un lien direct entre la Trinité et ma vie, par la Bible, par la prière, par le don de soi et la générosité. Je respecte chaque personne exprimant cette volonté que la religion soit une part importante de leur vie.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je suis touchée que tu lises ça à travers mes lignes. C’est tout à fait ce que je ressens à son égard.
      Je respecte également toutes les personnes et toutes les religions. Leur foi m’impressionne et souvent je me demande « Et moi, serai-je un jour touchée par cette foi ? » ou « Est-ce que je le souhaite ? » Je crois que oui, mais que je ne peux pas m’identifier à une religion particulière. J’irai lire tes articles concernant la foi, ça m’intéresse.

  8. AccroEnDroit Répondre

    C’est un très beau texte que tu nous livres là. Très profond tu arrives à faire la part des choses on dirait. C’est assez impressionnant. Je ne sais pas comment je le prendrais si une amie faisait ce genre de choses, ou ma soeur. Merci pour ce texte 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci beaucoup.
      J’essaie de faire la part des choses. Parfois c’est plus difficile, mais « Ne juge pas et mets-toi à la place de l’autre » est mon maitre-mot. Ca me permet d’affiner ma réflexion, de mieux comprendre, et de pardonner.

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