Ces signes qui auraient dû m’alerter.

Serpent

Souvent je me le demande : pourquoi ai-je fermé les yeux ? Il y avait bien quelques gestes, quelques réactions qui me surprenaient. Elle était bien là, mon intuition. Je vous parlais la dernière fois de cette interrogation cruciale et insistante qui aurait dû relever mes paupières : « Est-ce que tu es vierge ? » Elle n’était que le premier des signes que j’aurais dû ne pas négliger.

J’aurais dû écouter mes amis quand tous, unanimes, me disaient qu’il n’était pas pour moi. Si vos amis vous tiennent ce discours, ne faites pas comme moi. Ne pensez pas qu’ils ne peuvent pas savoir, ne rejetez pas sur eux la faute, ne leur en voulez pas. Ils savent. Et s’ils tiennent tous le même discours, protégez-vous. Acceptez la douleur momentanée de perdre cette personne, n’ayez pas de regrets (*musique*).

J’avais trouvé étrange qu’un soir, alors qu’il était convenu qu’il dorme chez moi sur le canapé, il décide de partir si brusquement. Il était tard, le métro ne roulait plus sous nos pieds et il vivait à l’autre bout de la ville. « Pourquoi tu pars ?Je ne peux pas rester.Mais pourquoi ? Ton lit est fait, tu n’as plus qu’à t’installer.Non, je ne peux pas. » Nous n’étions pas encore ensemble. Il est parti, attendant quelque chose de ma part que je n’arrivais pas à discerner, et je me suis endormie. Le lendemain matin, j’ai remarqué trois appels manqués et un message envoyé à 4h du matin : « Je suis en bas de chez toi, j’arrive pas à retrouver ma route, je tourne en rond. » Il était revenu au bas de mon immeuble et attendait que je lui ouvre.

Je comprends à présent sa démarche. Nous flirtions à peine mais il espérait beaucoup plus de cette soirée. Je ne lui ai pas proposé mon lit, alors il m’a punie. Il est parti pour me signifier que je le mettais à la porte à demi-mot puisque je ne cherchais pas assez à le retenir, créant chez moi la culpabilité. Il m’a reproché de m’être endormie si facilement alors que je n’avais pas la certitude qu’il soit en sécurité. Je ne tenais pas assez à lui. Prémices de manipulation.

J’aurais dû fuir cette fois où il m’a disputée pour une broutille, alors que nous ne nous aimions que depuis deux mois. Il ne comprenait pas que je parte rejoindre ma famille ce week-end, alors que lui restait seul à Lyon. Il m’a fait du chantage. « Si c’est comme ça, je me casse !Mais pourquoi ? » Il est sorti de l’appartement pour rester sur les marches de l’escalier. Il hurlait si je fermais la porte mais refusait de remonter. La scène dura une heure peut-être, et je ne comprenais pas ce qu’il voulait. Partir ne lui disait rien, mais revenir non plus. Il pleurait et trépignait. Il voulait que j’abandonne mon week-end en famille, sans me le quémander. J’ai coupé la poire en deux.

J’aurais dû le quitter ces semaines durant lesquelles il ne m’a pas adressé un mot, sous prétexte qu’il broyait du noir. Je l’inondais d’amour et faisait tout pour lui remonter le moral. Il m’a remerciée en me demandant de le laisser en paix et j’ai vécu chaque journée dans l’espoir qu’il ne m’envoie ne serait-ce qu’un seul message. Je pleurais, seule dans ma chambre et rejetée. Nous étions dans la même ville, fréquentions la même université mais je n’avais pas le droit de lui adresser la parole. Je ne pouvais qu’attendre qu’il veuille bien de moi. Il me reprochait de ne pas prendre de ses nouvelles, puis de trop le solliciter. Mais deux messages par jour, c’est trop ? A aucun moment je n’ai reçu un « Je t’aime », ils étaient remplacés par « Ca va pas aujourd’hui » ou « Pas le moral ».

J’aurais dû réagir la fois où, poudrant ma peau pour la journée, il m’a regardée et dit « Ah tu te maquille ? Je croyais que t’étais comme ça naturellement, c’est décevant. » Et cette autre fois où, caressant mon sexe, il m’a dit que j’avais de la chance qu’il m’accepte avec mes poils. « Je dis rien, mais je pourrais. » D. ne traitait pas mal les femmes, juste la sienne.

J’aurais dû m’inquiéter quand il m’aidait à comprendre les cours d’écriture musicale, me répétant sans cesse qu’il était un génie en la matière et qu’il me serait difficile de n’en appréhender que les bases. Son ego aurait dû me refroidir, et sa façon de sans cesse me rabaisser également. Toutes ses façons détournées de me faire comprendre les choses m’embourbaient.

J’aurais dû détester sa façon manifeste de se placer sans cesse en victime. Victime du monde, victime des autres, victime de moi. J’aurais dû partir en l’entendant parler du reste du monde comme de la merde dans laquelle il était obligé de marcher, incluant par la même occasion familles et amis. J’aurais dû remarquer cette idée impériale qu’il se faisait de lui-même, cet homme génial et incompris qu’il souhaitait incarner, cette âme torturée qui passait à côté de sa vie à cause de ces pourritures qui le tiraient vers le bas. J’aurais dû l’engueuler pour le racisme ignoble dont il faisait preuve, traitant « ces connards d’arabes » comme des rebuts de la société. J’ai essayé. « Les gens ne m’aiment pas, pas de raison que je les aime. »

Tout était là, devant moi, et je n’ai rien vu. Il y avait bien un petit quelque chose qui me froissait mais c’était déjà trop tard : c’était moi le problème, il me le disait mais m’acceptait malgré ça. Et puis … Il m’aimait. Il était la seule bouée à laquelle je pouvais me raccrocher.

Une fois, je lui ai demandé de l’aide. J’avais besoin qu’il me console. Ma décision était prise, j’arrêtais la Fac. Malheureuse d’avoir échoué ce rêve avorté, j’avais peur. J’étais effrayée à l’idée de devoir peut-être rembourser l’intégralité de mes bourses scolaires, d’avoir à trouver rapidement un travail, de réussir à m’en sortir. Je pleurais. Il m’a jeté un regard froid de colère. « Toi tu plains ? Alors que t’as des bourses pendant que moi je galère ? T’as gaspillé ta chance, t’as fait ta capricieuse. Va falloir que tu te bouges maintenant. »

Je lui ai reproché sa réaction plus tard, mais il est resté campé sur ses positions. J’avais déconné, c’est vrai, je le savais. Mais était-ce si difficile de me soutenir face à l’épreuve ? « Tu te comportes comme une gamine, j’ai raison et tu le sais. » Voilà l’homme que je ne pouvais m’empêcher de suivre.

Soyez attentifs. Si vous sentez que ça ne va pas, qu’on ne devrait pas vous parler comme ça, qu’on vous enterre plutôt que de vous épauler, demandez-vous si cette personne vous veut du bien. Demandez-vous si elle ne cherche pas à vous annihiler à son profit. Demandez-vous ce que vous gagnez dans cette relation. Vous pleurez plus souvent que vous ne riez ? Les moments de joie sont vite écourtés ? Ce n’est pas normal. Si vous vous investissez pour elle, elle doit s’investir pour vous, n’est-ce pas ?


21 thoughts on “Ces signes qui auraient dû m’alerter.

  1. Marie Kléber Répondre

    Les mêmes choses encore et encore Rozie. C’est fou!
    Oui avec le recul on se rend compte. Mais dans l’action, c’est trop dur surtout quand l’emprise est là et que le travail de sape est bien avancé.
    Je revois les mêmes scènes, lui quittant la maison au beau milieu de la nuit, comme ça sur un coup de tête me laissant avec mes questions. Ou faisant tout un cirque pour une chemise mal repassée, me trouvant à la hauteur que quand je restais à la maison pour lui préparer à manger, l’attendre et me traitant de feignante quand je passais plus d’une heure sur Internet.
    Et puis ce statut de victime – quelle poisse et quelle angoisse! Le monde entier lui en voulait et chaque action, chaque mot d’autrui était vu comme un acte contre lui.
    Ce qui est bien avec le recul, c’est d’avoir eu le courage, d’avoir saisi le moment de partir. Tant n’y arrive pas Rozie.
    La phase de reconstruction est longue après ce vécu. Mais la lumière revient doucement et plus durablement encore…
    Je t’embrasse.

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Je crois que le plus pesant pour moi, c’était justement ce statut de victime que le monde entier veut détruire. Quelle poisse, quelle angoisse ! Voilà quelques mots qui résument très bien l’effet que sa paranoïa me faisait.
      C’était invivable, ça m’oppressait, ça m’arrangeait, ça m’attristait, ça me stressait.

      Merci Marie. Oui, je vois la lumière et j’ai eu de la chance, je l’ai vue assez tôt. Je guéris. C’est très agréable !
      Je t’embrasse en retour.

  2. Illyria Répondre

    Tiens c’est marrant, plusieurs passages de ce texte me font penser à mon ex… Et je me suis rendue compte de ces signes trois quatre mois après le début de notre relation quand il m’a fait une grosse grosse « déprime » avec menaces de suicide tout ça blabla… (bizaremment c’était juste après la séance photo dont je parle dans mon blog), et là je me suis rendue compte que c’était pas une personne équilibrée, qu’il était dépendant tout ça, et ben je l’ai pas quitté. Il allait « pas bien », il faisait tout pour me retenir en me montrant comme il m' »aimait », mais j’ai continué plusieurs mois encore, j’ai pas réussi à casser. Je savais tout ça parce que je m’étais déjà renseignée sur le sujet, mais si on n’est pas renseigné, si on n’est pas sensible à ça, c’est normal qu’on passe à côté et qu’on l’interprète autrement.
    Une fois qu’on l’a vécu, on y est plus sensible… Donc c’est important d’en parler 🙂
    Et d’ailleurs le fait qu’il ne te soutenait pas, ça me fait penser à N. . C’est MËME PAS la peine de penser à ce qu’il te soutienne, c’est plutôt l’inverse qu’il va faire, exactement comme D. …
    C’est compliqué tout ça, c’est bien que tu prennes du recul et que tu analyses cette relation 🙂

    1. Peanuts Répondre

      Le mien était plus pervers encore, car il se comportait tout à fait normalement en société, faisant voir à tous quel merveilleux père et compagnon il était, mais au sein de notre relation, c’était l’enfer : dénigrement, refus de me laisser prendre mes propres décisions en mettant en avant l’enfant que nous avions eu, et j’en passe !

      Et quand j’en parlais à mes voisines, elle ne me croyait pas (ce qui m’a valu d’ailleurs des témoignages de mes voisins allant contre moi après que je suis allée récupérer mes affaires lors de ma séparation)…

      1. Illyria Répondre

        Peanuts, situation on ne peut plus classique malheureusement… Félicitations à toi de t’être sortie de cette relation négative, tu as fait le bon choix pour toi et ton enfant !

        1. Peanuts Répondre

          Oui, j’en suis persuadée, bien qu’aujourd’hui, je regrette une autre relation qui le fait beaucoup souffrir au terme de celle-ci (et pas de mon fait cette fois-là).

      2. Rozie & Colibri Répondre

        C’est terrible …

        1. Peanuts Répondre

          Rozie, un jour, alors que ça allait de plus en plus mal entre lui et moi, j’étais partie avec mon enfant chez ma mère pour m’occuper de la succession de mon père, décédé seulement trois mois auparavant. Mon ex l’a très mal pris mal et a commencé de me harceler en me menaçant au téléphone de venir chercher notre enfant de gré ou de force chez elle (il la détestait). J’ai eu très peur qu’il ne nous fasse du mal et je paniquais… pour autant, il ne lui a jamais rien fait physiquement. Non, même avec son propre enfant, tout est et reste encore psychologique. Résultat, c’est mon enfant qu’il détruit aujourd’hui et moi à travers lui. Il réussira toujours à m’atteindre, fusse au prix du bien-être de sa propre chair…

          1. Rozie & Colibri

            Heureusement qu’il ne lui a jamais rien fait physiquement … Malheureusement, ton histoire ne m’étonne pas même si j’aurais aimé que ça ne t’arrive pas et que ça cesse une fois la séparation actée.
            J’avais une collègue séparée depuis des années. Leur fils avait 11 ans et il se servait de lui pour avoir l’accès à l’appartement quand elle n’était pas là, pour y lacérer ses vêtements et y cacher des micros … Digne d’un mauvais polar.
            Courage !

    2. Rozie & Colibri Répondre

      Oui, on y est beaucoup plus sensible une fois qu’on est passé par là, c’est normal. Et on est capable de voir, même dans le couple ou les relations humaines des autres, ce qui ne va pas et ce qui est alarmant. Un radar.
      Mais c’est ça, il faut en parler ! Il faut sensibiliser ceux qui ne sont pas passés par là mais qui pourraient rencontrer ce genre de personnes toxiques. Il faut informer ceux qui les côtoient sans, pour l’instant, s’en rendre compte.

      Oui, niveau soutien, il n’y avait rien. Au contraire, il me tirait encore plus bas que terre, alors que merde, c’est pas ça l’amour !
      Analyser tout ça, écrire mes souvenirs, mettre des mots dessus, le faire lire, le commenter … Ca me fait beaucoup de bien. C’est comme si, à chaque souvenir écrit, celui-ci ne m’appartenait plus, n’était plus mon fardeau à moi mais un problème public. C’est comme s’il sortait de ma mémoire personnelle pour intégrer ma « mémoire humaine » au même titre que tout ce que j’ai appris en Histoire à l’école, ces choses que je n’ai pas vécues mais que je sais. Je ne sais pas si c’est clair ^^!

  3. MissTexas Répondre

    Ce qui est fou dans ce genre d’histoires, c’est qu’on se demande comment il a pu en arriver là ? Comment devient-on pervers narcissique ? Comment peut-on manipuler les gens à ce point et faire des caprices d’enfant à ce point ? C’est une question que je me pose vraiment, même si je ne pense pas qu’on puisse avoir une réponse… La nature humaine peut vraiment être bizarre…

    Heureusement que tu as pu ouvrir les yeux !

    1. Peanuts Répondre

      M-F. Hirigoyen l’explique très bien dans son livre. Il s’agit la plupart du temps d’une grande faille narcissique qui a brisé cet être humain dans l’enfance, voire la toute petite enfance.

      1. Marie Kléber Répondre

        Oui ses livres sont très intéressants et bien écrits. Je les recommande…

      2. Rozie & Colibri Répondre

        Ca correspond totalement à la vision que je me fais de la chose !
        Je ne connais pas le livre en question .. Il faut que je me renseigne, merci !

    2. Rozie & Colibri Répondre

      Je pense (mais ce n’est que mon avis) que chez ces personnes, pré-existait une faille liée au manque d’amour, de reconnaissance ou d’égo, et que, dans leurs jeunes années, quelque chose a transformé la faille en cratère. Chez D. c’était une histoire de harcèlement scolaire, ajoutée à la sensation pugnace qu’il était toujours moins bien que son frère.
      En fait, ce sont des personnes très sensibles, qui combattent leur douleur de cette façon. Ca leur donne l’impression d’exister, d’être le plus important. Ils se persuadent que le monde entier leur en veut mais qu’ils sont véritablement des êtres d’exception. C’est difficile à comprendre.

      Mais c’est sûr, c’est difficile aussi d’avoir une véritable réponse !

  4. l0uanne Répondre

    Le problème des violences psychologique c’est que c’est tellement subtil que c’est très dur de se rendre compte qu’on en est victime et donc de s’en sortir ! En tout cas bravo d’avoir réussi à le quitter !!!

    Et j’en profite pour te dire que je t’oublie pas pour le texte xD J’y travaille mais j’ai pas beaucoup de temps pour écrire 🙂

    1. Rozie & Colibri Répondre

      Merci ! Oui, c’est très complexe de comprendre les rouages et mécanismes de ces personnes. Au début ça laisse très perplexe. Il n’y a aucune raison rationnelle aux crises, disputes, rabaissements … C’est tout simplement incompréhensible.

      Ne t’inquiète pas, prends le temps. Rien n’est pressé !

  5. Maman délire Répondre

    C’est facile de voir les signes après… quand on est dedans on ne veut pas ouvrir les yeux. Mais ce que tu fais aujourd’hui est d’utilité publique : si une personne lit ça, et qu’elle est dans un cas similaire, peut-être va t elle réaliser ! Espérons le….

    1. Peanuts Répondre

      Tu as mis le doigt sur le problème : on ne VEUT pas voir. Le fait qu’on soit une cible facile pour ces êtres vides de sens, c’est qu’on ne s’accorde pas le droit d’avoir mieux. On se contente de ce qu’on a malgré les sirènes de notre intuition qui nous dit qu’on devrait se tirer de là…

      Quand on est seule, c’est peut-être plus facile de quitter, mais lorsqu’il y a un enfant, c’est déjà beaucoup plus difficile : ai-je le droit de lui imposer de vivre cela ? J’ai mis des mois pour sauter le pas, j’en ai parlé maintes fois sur des forums, à mon propre père, même, cherchant une solution pour éviter de briser la vie de ce petit être si cher à mon coeur.

      Mais en regard de ce souhait louable, on ne peut pas non plus infliger à son enfant la souffrance de voir sa propre mère s’annihiler miette par miette et son père la détruire à petit feu. J’ai fait ce choix car il n’y avait plus rien à faire pour notre couple, et les années qui ont suivi m’ont prouvé à chaque fois que j’avais fait le bon choix, cela même si désormais, c’est mon enfant qui souffre de comprendre qui est réellement son père… et cela, je ne peux pas l’empêcher, ni l’effacer de sa mémoire, de sa vie.

      En retour, pour tenter d’atténuer cette peine en lui, je l’aime de tout mon coeur et je tente de lui donner une vision de la vie différente, celle qu’il peut choisir sa vie telle qu’il la souhaite et non plus la subir ou suivre celle que son père voudrait qu’il prenne pour remplir ce vide sidéral qui habite son enveloppe corporelle.

      1. Rozie & Colibri Répondre

        Tu as complètement raison, l’enfant au milieu de tout ça est un cas de conscience, mais pour son équilibre, il vaut mieux qu’il subisse les déchirements d’une séparation que les rouages tordus d’une emprise que l’un de ses parents aura sur l’autre … Il vaut mieux ça, je pense (même si je ne suis pas parent), qu’une mère qui devient l’ombre d’elle-même, pourrie dans sa tristesse, à cause d’un père qui la traite comme une poupée de chiffon. Tu as fait le bon choix, félicitation !

        C’est dur, mais c’est le meilleur des scénarios. Ton amour saura l’aider au mieux, j’en suis sûre.

        Les sirènes de notre intuition hurlaient mais notre soif d’attachement les enfermaient dans la boîte au fond du placard …

    2. Rozie & Colibri Répondre

      C’est ça, on ne veut pas ouvrir les yeux … Alors qu’on le voit, on le sent.
      Merci Maman délire, j’espère aussi que ça aidera !

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