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Booste ton Quotient Créatif !

J e vous préviens, cet article va faire la promotion d’un programme dont la créatrice n’est autre que Nadège – Atelier 23. Il y a quelques mois, Nadège m’a proposé de tester son programme en avant-première, et me l’a offert. En échange, je devais lui faire un retour sur les modules (le temps que j’ai passé dessus, leur qualité, leur pertinence etc …) et lui laisser un témoignage. Cet article ne fait donc pas partie du deal, mais j’ai été si honorée – et l’expérience est si positive ! – que c’est bien la moindre des choses.

Lorsque Nadège m’a contacté, elle savait que j’avais un « Grand Projet » en tête mais que j’étais un peu perdue face à l’ampleur de la tâche. Par quel côté commencer, comment m’y mettre, comment passer du rêve à la réalité sans perdre espoir et lâcher le fil ? Comment être sûre que j’allais dans la bonne direction ?

C’est toujours délicat quand on a un projet en tête. Les idées manquent rarement, mais leur concrétisation ressemble souvent au Mont Everest alors qu’on n’a aucune aptitude en alpinisme. Pour ma part, hormis ce blog, rares sont les projets que j’ai réussi à exaucer. Ils restent au rang de fantasme, et perdent souvent de leur intérêt au fil du temps passé dans l’inaction. Quel dommage !

12 semaines pour (re)partir du bon pied

Booste Ton Quotient Créatif porte très bien son nom (pour la petite histoire, je ne l’ai connu qu’une fois terminé !). C’est un programme à deux facettes : réaliser son projet créatif si on en a un en tête, et parallèlement s’ouvrir au kaléidoscope de la créativité.

Pendant 12 semaines, chaque lundi, on reçoit un module dans sa boîte mail. Chaque module est composé de pistes de réflexions, de questions visant à l’introspection, de remises en questions, de coups de pouce à la mise en place, de matériel à exploiter, et d’exercices spécifiques.

Pour ma part, j’étais accompagnée par Nadège via un Journal de Bord que je noircissais de mes doutes et découvertes. Nadège était là pour me répondre et désamorcer les blocages ainsi que pour m’encourager, mais on peut aussi choisir le programme version « autonome ».

Mes doutes sur la qualité de ce genre de programme en ligne

Je craignais un peu d’être déçue. Pour être tout à fait honnête, les programmes d’aide qu’on peut trouver ça et là sur internet, ça ne m’a jamais intéressé. Je ne comprenais pas l’intérêt des gens pour ce genre de choses. En général ça coûte cher, il y en a des milliers de différents, on trouve rarement les références des créateurs ailleurs que sur leurs propres pages, on nous promet toujours monts et merveilles … Bref, dans mon cerveau, l’alerte au charlatanisme brille fort.

En plus, je suis du genre à vouloir trouver toute seule. Je n’aime pas qu’on me tienne la main. J’ai tendance à penser qu’on peut se débrouiller seul et que le contenu de ces programmes, on peut forcément le trouver ailleurs et s’en sortir tout pareil. J’ai aussi tendance à penser que si les contenus sont si révolutionnaires, et bien, ils devraient être gratuits (en tout cas beaucoup moins chers). Vous voyez le genre ?

La première leçon que j’ai apprise grâce à ce test, c’est de laisser tomber mes a-priori sur le sujet. Il y a des charlatans, mais il y a aussi une myriade de personnes bienveillantes qui souhaitent transmettre des savoirs utiles et aider les autres. Elles n’ont pas besoin d’être ministres pour cela. Les programmes proposés par ces belles âmes sont de véritables mines d’or ! J’ai toujours le même point de vue sur l’argent par contre, mais il va falloir que je m’y fasse, c’est comme ça … Tout le monde a besoin d’argent pour vivre.

Mon expérience : ce que j’y ai trouvé

J’ai passé énormément de temps sur ce programme. Vous commencez à me connaître, je ne fais jamais les choses à moitié (quand j’ai décidé de les faire !) et j’aime aller au fin fond du sujet. Ce n’est donc pas un travail qu’on entreprend à la légère. Je n’ai pas réussi à terminer le programme au terme des 12 semaines. Je ne l’ai d’ailleurs pas encore terminé. C’est tellement dense !

Ce qu’il y a de top, c’est qu’on peut garder le contenu du programme ad vitam eternam. Je n’ai pas fini de m’en servir, c’est une certitude.

Inscrire son travail dans la réalité, passer à l’action

Voici le premier point sur lequel j’ai évolué. J’ai appris à ne pas garder mes idées dans la sphère de mes pensées. Pour aider à cela, le programme insiste sur la transposition des idées dans le monde physique. Il nous accompagne un pas après l’autre.

Au début, cette contrainte me gênait. J’y allais à reculons. Elles étaient bien dans ma tête, mes idées ! Les moyens proposés étaient complètement inhabituels pour moi, en plus. Je ne sais pas pourquoi, je m’étais mis en tête que je n’étais pas manuelle, ce qui me coupait d’un énorme champ d’action. C’était aussi une super excuse. « Je ne suis pas manuelle, donc mes idées restent intellectuelles. »

Retrouver son enfant intérieur

Je croyais être maîtresse en l’art de garder son âme d’enfant. C’est en effet un conseil qu’une tante très avisée me donne à chaque anniversaire depuis une quinzaine d’années. Je l’ai écoutée scrupuleusement, ce qui transparaît bien dans ma vie quotidienne. Mon mari pourrait en témoigner ! C’est l’une des clés du bonheur.

Pourtant, le programme m’a permis de me rendre compte de l’étendue de l’iceberg sous la surface. Je me suis reconnectée à une partie de moi, enfouie sous les eaux. Cette partie qui nous semble à tous ridicule et passée, mais qui s’avère en fait si riche et vraie. Je vous souhaite à tous de la sauvegarder.

Chamboulements et introspection

Nadège n’y va pas de main morte dans les questions auxquelles nous devons répondre au cours du programme. Elles sont là pour une bonne raison, il est nécessaire de lever les lièvres. C’est douloureux. Ca pique d’être franche avec soi-même, de se regarder avec objectivité, de conscientiser nos actes d’évitement.

C’est, je crois, le plus gros du travail. Il y a certaines questions que j’ai choisi de passer, pour y revenir plus tard. « Aie, non là, c’est trop à vif. » Heureusement, le simple fait de les lire suffit à amorcer le travail intérieur. Les changements se font au fil des semaines. Ainsi, les derniers articles (et les prochains) que vous avez lus ici, les devez-vous à ce programme qui m’a sacrément fait réfléchir.

Il est aussi d’une grande aide face aux doutes que nous avons tous, par rapport à notre unicité, notre originalité, notre syndrome de l’imposteur, la valeur de notre travail … Toutes la palette des craintes et murs de l’artiste en herbe.

Créer de toutes les manières, avec tous les matériels

C’est la partie la plus pétillante ! C’est là qu’on prend toute la mesure du nom du programme : Booste Ton Quotient Créatif.

Grâce à lui, j’ai repris en main des outils que j’avais délaissés il y a mille ans. Dessiner, peindre, cuisiner, fabriquer, récolter, écouter, jardiner, toucher, sentir … Tout est matière à créer. Que ce soit physique ou non, on peut tout utiliser ! On peut s’exprimer dans toutes les langues, à chaque instant, avec tout ce qui nous tombe sur la main.

J’ai fait des choses que je n’avais jamais faites. Comme des cadeaux faits à la main (depuis, je ne vois plus l’intérêt d’offrir autre chose), des expérimentations culinaires, des tests en herboristerie, des dessins, de la peinture, de la danse, de la musique … Et j’en passe ! J’ai envie d’apprendre la couture pour créer mes propres vêtements.

Je n’ai jamais autant créé. Je n’ai jamais autant FAIT. Et je le dis en toute sincérité.

Avec tout ça, mon « Grand Projet » a-t-il avancé ?

Non. Enfin, si !

Il aurait dû, j’aurais dû le terminer à l’heure qu’il est sauf que … Je me suis rendue compte que les aspects sous lesquels je le travaillais répondaient plus à ce qui pouvait plaire – pour qu’il soit un succès – plutôt que ce que j’avais vraiment envie de donner.

Je l’ai complètement remis en question, retravaillé. Au cours de ces 12 semaines, je suis passée par une phase de malaise. « Pourquoi je ne m’y mets pas ? » Les réponses sont apparues les unes derrière les autres. J’ai été triste, en colère, déçue de moi-même …

Mais le programme m’a ouvert à quelque chose qui me ressemble plus. Je reprends mon projet en gardant les contours mais en changeant le fond. Je pense que je ne peux pas vraiment retranscrire cela. Peu importe, l’essentiel, c’est que ça m’a aidée.

L’effet inattendu, c’est contagieux !

Mon mari – qui est une personne très créative de base – était enlisé comme moi dans l’inaction et dans l’extinction de ses envies. Rien de nouveau à l’horizon depuis des mois, des années. Les vieilles idées transformées en frustration revenaient en boucle, devenant des regrets. Il dépérissait, de ce point de vue-là.

Me croirez-vous si je vous dis qu’à présent il se passionne pour le travail du bois et du cuir ? Qu’il y passe tout son temps de libre ? Qu’il ne touche plus à son ordinateur ? Qu’il crée des objets, des parures, et des scénarii ? En somme, qu’il renoue avec ce qu’il est au plus profond de lui ?

Il n’a pourtant pas suivi le programme, il n’en a pas lu une ligne. Mais il m’a vue faire. Il m’a vue me mettre en marche, m’intéresser à de nouvelles/anciennes choses, sortir, expérimenter, réussir, être fière de moi. Et tout naturellement, le même phénomène s’est enclenché chez lui. Je le vois créer ses objets en bois, ses costumes avec les moyens du bord et je me dis que c’est une franche réussite !

Je suis tellement fière de lui ! Il est tellement fier de moi ! On est tellement heureux d’être les nouveaux « druides » (c’est le nom qu’il nous a donné) du quartier. Je ne pensais pas que ce serait possible, mais ça nous a rapprochés davantage. Nous nous épanouissons ensemble.

Pour tout ça, merci du fond du coeur Nadège !

Ton programme est une merveille, il m’a apporté des éléments essentiels et participe à cette sensation que j’ai de devenir Moi, en phase avec tout, au bon endroit, au bon moment. Tu es l’une des marches du fabuleux escalier qui mène à la Paix et au Bonheur.

J’espère vous avoir donné envie de suivre ce programme. Mon engouement n’est pas feint, je suis certaine qu’il est une réponse -voire une thérapie – aux maux de votre créativité. Je sais qu’il agira bien au delà si vous le faites avec sérieux. Je le conseille avec empressement à tous ceux qui se sentiront attirés : n’hésitez pas !

PS : Bien sûr, il y a de nombreux aspects du programme que je n’ai pas évoqués … !

Semer un peu de magie et de poésie dans le quotidien.

12 commentaires

  • Illyria

    Merci pour ton retour Rozie!
    Par contre je ne comprends pas pourquoi tu penses que les programmes de ce style devraient être gratuits ou beaucoup moins chers. Ok il y en a qui sont sûrement trop chers, mais il y a une personne derrière qui les fait, et c’est normal que la personne soit rémunérée. C’est pas du tout possible que ça soit gratuit ou peu cher. C’est juste pas possible que sous prétexte que cela aide quelqu’un cela soit gratuit.

    C’est chouette que le programme t’ait fait du bien! J’ai fait pareil cette année aussi, je me suis reconnectée à mes envies créatives, et cela me fait beaucoup du bien! Comme tu dis, c’est se reconnecter à une part de soi. C’est super aussi si cela a entraîné ton mari dans ce beau mouvement créatif!

    Par contre je crois que cela ne pourra pas être le cas dans mon couple, parce que mon copain se met la pression quand il dessine, et ça gâche tout. Quelques fois on s’est mis sur la même table pour dessiner, face à face, et j’apprécie beaucoup ces moments. On ne parle pas, mais on partage quelque chose, et j’apprécie ça. Mais il veut que ce qu’il fait soit parfait, il a la pression que quelqu’un le regarde, du coup il s’énerve, il ne veut pas que je vois ce qu’il fait, il se met la pression, il n’est pas content s’il n’a pas le résultat qu’il a en tête (alors que c’est normal, il faut de la pratique pour avoir de bons résultats), mais non il est jamais satisfait, et du coup ça gâche tout, et franchement ça m’attriste qu’il gâche tout juste parce que « si ce n’est pas parfait, alors ça ne vaut pas la peine » 🙁 Je m’en fiche moi, je suis contente qu’il fasse quelque chose, je ne le juge pas, je suis juste contente pour lui, mais non il se met la pression. C’est vraiment vraiment vraiment vraiment dommage qu’il gâche tout comme ça (et bien évidemment je ne pourrai jamais faire évoluer sa mentalité, enfin bon c’est comme ça, ce n’est pas lui qui serait ouvert à faire un programme comme ça)

    Enfin bonne continuation sur la voie de la créativité!

    • Rozie

      Je t’en prie !

      J’entends ce que tu dis (pour l’argent), et je le comprends. Je le comprends tout à fait, sincèrement. C’est mon grand côté utopiste, il n’y a rien à faire, même avec des arguments raisonnés comme ceux-là, mon coeur dit « Non ! » En réalité, je préfère que les gens soient rémunérés avec ce genre d’activités-là qu’en donnant leur temps à des entreprises néfastes.
      Et comme le monde fonctionne avec de l’argent, c’est normal qu’ils reçoivent de l’argent. Je sais que tu as raison. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser que quelque chose cloche et que ce n’est pas normal. Mais pas que eux, le monde entier !

      En fait, ce n’est pas le prix des programmes d’aide que je remets en cause. Je remets en cause le fait que l’argent régente le monde. Et c’est encore plus dur à accepter dans ces domaines-là, qui aident. Je ne sais pas si je suis claire. C’est difficile à exprimer, c’est une sensation très forte chez moi. Ca me met en colère en fait, je sens mon coeur bondir dans ma poitrine.

      Et bien justement, le programme pourrait aider ton compagnon ! J’ai cette tendance moi aussi, la perfection, la pression du regard de l’autre. Mais j’arrive à la distancer, elle ne prend plus le pas sur ce que je fais. C’est un travail à entreprendre et c’est dommage que ça lui gâche son potentiel … Avec le temps, ça s’améliorera sans doute.

      Vous êtes deux dessinateurs alors ?
      J’aime aussi particulièrement ces moments où on crée chacun quelque chose l’un à côté de l’autre. C’est vivifiant, je trouve. Ca apporte du bien-être, de la paix, de la confiance. On ne fait pas le même chose, mais on est dans le même effort et on s’extasie mutuellement sur son travail et celui de l’autre.

      • Illyria

        Non non on n’est pas dessinateurs, il aimerait bien savoir super bien dessiner, mais bon pour le moment il dessine une fois tous les mois… Et moi j’utilise plutôt l’aquarelle.

        Je comprends mieux comment tu vois les choses pour l’argent. Je vois mais bon !

        Je suis contente si tu arrives à prendre la distance avec la pression et que tu profites plus de ce que tu fais, c’est super que le programme ait eu autant de retombées positives pour toi!

  • Nadège

    C’est moi qui te remercie, Rozie !
    Tu t’es beaucoup investie dans ce test et cela a été très précieux pour moi. Ton article me touche énormément, et je souris à l’idée que ton mari et toi ayez autant bénéficié de mon programme 🙂
    J’ai hâte de connaître les derniers développements de ton projet 😉

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