A bout de souffle.

Je suis à bout de souffle. Je n’ai plus envie de trop réfléchir, de réfléchir trop loin. J’aspire à me laisser porter, et je n’ai donc pas grand chose à partager ces derniers temps, si ce ne sont mes petites pensées et pas quotidiens.

J’ai commencé de nombreux brouillons, avortés. Les sujets sont bons, mais ce n’est pas le moment. Je n’ai pas envie de prendre le temps d’y réfléchir. Donc, je laisse ça sur le côté, et je ne vous garantis pas que je serais très régulière prochainement. Ca vous déçoit peut-être.

En ce moment :

Je pense à un fantasme d’adolescente. Il a ressurgi comme ça, au détour d’images visionnées. J’ai ressenti ce que je ressentais alors, quand j’avais 15 ans, et ça ne me quitte plus depuis. Je m’endors en y pensant, en imaginant des scénarios dans une réalité parallèle, et j’aime bien. Ca m’amuse.

Je pense à samedi. Samedi matin, je suis censée être à Aix en Provence, pour passer un genre de test, de concours, de … Je ne sais pas trop. Ni ce que c’est vraiment, ni ce que j’en attends. Bon, je n’ai pas reçu confirmation de mon inscription donc peut-être que finalement, ils m’ont oubliée. Je devrais les relancer ?

Je pense au Nouvel An et aux rencontres que je vais y faire. Mon mari m’a dit : « Mais ils ont quel âge ? » Je n’ai pas su répondre. Je ne sais pas quel âge ils ont. « Vous avez parlé tant de temps sans jamais vous donner ces informations-là ?Non, je ne sais même pas leurs noms de famille. » Ca ne m’a pas paru important du tout. Il faudra que je demande, tiens. Veuillez remplir la fiche d’identité, s’il vous plaît ! Il m’a demandé de les décrire aussi, et j’avais plein de choses à dire, mais rien qui pouvait foncièrement l’aider.

J’écume les sites de vente entre particuliers à la recherche d’une table en bois massif, genre monastère. Je ne trouve pas. Il y en avait bien une, parfaite, mais la personne n’est plus sûre de la vendre. Elle cherche un nouveau logement et ce sera en fonction de la place. Alors j’attends.

Je cherche aussi un petit buffet, une commode. En bois toujours. C’est pour ranger les affaires d’Indiana et pour habiller la véritable entrée. La seule partie de la maison dont nous ne nous sommes pas soucié. Tout gît à même le sol. Il faudrait qu’on puisse y déposer un bac à l’intérieur, pour les croquettes. Ce serait pratique. Il faudrait des petits tiroirs pour ranger la laisse, le collier, les friandises. Et dessus, je pourrais poser des plantes, ce serait chouette, devant la fenêtre !

Cette année, ma famille s’est concertée. On a fait un tirage au sort. Pour Noël, il n’y aura qu’un cadeau par personne (j’adore ! Je suis trop contente qu’ils aient accepté de jouer le jeu !). Je m’occupe de celui de ma tante. Mon amoureux d’une autre tante. Mon grand-père s’occupe du mien et je suis très heureuse ! Il est si … Si, mon grand-père, que je suis curieuse de savoir ce qu’il imaginera spécialement pour moi. Je peux m’attendre à tout ! Ca me plaira, forcément. ou peut-être que j’attends quelque chose de trop personnel, et que je serais déçue. Difficile !

Indiana y est allé trop brusquement avec moi ce matin. Il a sauté dans le lit alors que j’y étais (le bougre !), et je me retrouve avec une belle balafre sur le nez. J’ai eu de la chance, quelque part. J’hésite à le camoufler demain, pour le travail. D’un côté, c’est vrai que c’est assez moche. Surtout au beau milieu du visage. Ca se voit bien, quoi. On ne voit que ça. Mais d’un autre … Je m’en fous royalement, mais alors … Comme de l’an 4000 ! Le hic, c’est que j’ai un tas de rendez-vous pro cette semaine (évidemment). Ca le fait moyen d’arriver avec la gueule cassée, hein ? Enfin … Il faudra une sacrée dose de fond de teint pour estomper le rouge ! Je ne sais pas ce qui est le mieux.

J’ai acheté du saumon frais, des clémentines et des poires. Je me régale comme une gamine !

J’ai envie de :

Créer autre chose. Je commence à m’ennuyer avec ce blog. J’ai l’impression d’avoir fait le tour de l’objet. Il y a toujours des points à améliorer, mais ça ne me ressemble pas d’améliorer ces points-là. Ca stagne, je n’apprends plus, ça m’ennuie, ça y est. J’ai envie de m’exprimer plus. Qu’est-ce que c’est, plus ?

Plus, c’est compliqué. Plus, ça veut aussi dire plus se dévoiler. Utiliser un autre format, penser une création de A à Z, faire quelque chose d’abouti. Continuer à dire que c’est moi, ou pas ? Est-ce possible de ne pas le dire ? Si je crée seule dans mon coin, oui. Mais si je veux partager, non.

Et qu’en penseraient ceux qui m’ont connue, qui me reconnaîtraient ? On m’en parlerait tout le temps, et je n’ai pas envie qu’on m’en parle. J’aimerais pouvoir continuer de partager, et bannir tous ceux qui me connaissent d’avant, pour ne pas avoir à entendre/affronter leurs regards, leurs avis, sur ma nouvelle création qui serait complètement moi. C’est difficile d’assumer complètement, aux yeux de tous sans exception. Continuer de prendre le droit d’être libre.

Pour l’instant, ici, je suis à bout de souffle.


14 thoughts on “A bout de souffle.

  1. Cueille le jour Répondre

    Moi je serai toujours présente peu importe le format, du moment que c’est toi et que tu prends du plaisir, c’est le principal et ca ce ressentira !!! J’ai hâte de voir tout ça, pleins de bisous 🙂

    1. Rozie Répondre

      Merci Sarah, ça me touche !

      Je t’embrasse !

  2. Pétale Répondre

    Bonjour Rozie,

    C’est plutôt le contraire j’aime tout savoir sur les gens c’est ma curiosité qui fait ça mais : je « la « dompte » » j’évite de demander car je ne suis pas raccord avec mes expressions et ton de voix alors parfois je parais le contraire … Je ne suis pas raccord peut-être expressions du visage, tons de voix et donc ce que je fais avec de bonnes intentions ne le parais pas forcément…
    Je vois tt » à travers un  » prisme » alors les mots sont importants et n’ont pas le même sens pour moi…
    Et puis les expressions du visage et les gestes (donc corporel) ne sont pas raccord avec mes pensées, avec ce que je pense.

    Je pense que tu es libre de faire ce qui te plaît et je suis d’accord avec toi sur le fait que c’est dur de faire qqchose et que les gens savent que c’est toi… surtout via le web tout va si vite et est facilement partagé « partout » (personnellement ce genre d’exposition me plairait tout en m’effrayant)… et puis si tu es très secrète (moi par exemple) tu n’as pas envie que tes proches ou et familles ou et amies viennent voir ce que tu fais et t’en parlent…
    C’est difficile d’après moi…

    Je pense, quand je vois les blogueuses ou blogueurs et youtubeurs youtubeuses, que ça doit venir tout seul…
    comme une sorte « d’évidence », de cheminement « naturel » … et que si tu prends la décision de le faire alors ce sera sûrement le cas.
    Je pense que quelque soit ta décision, tant qu’elle te convient alors c’est positif :).

    Je t’envoie des ondes positives.

    Bises.

    Pétale

    1. Rozie Répondre

      Bonjour Pétale,

      Oui, c’est tout à fait ça qui est difficile. S’exposer sur internet, aujourd’hui, c’est être sûr qu’un jour un membre de ta famille tombera sur ton blog, ta chaîne, ton espace. C’est pas évident à gérer, je n’ai pas du tout envie de ça, tout en ayant envie de construire mes projets publiquement. Il faudra que je prenne une décision. Vouloir rester secrète, et accepter de me sentir frustrée, ou monter une marche de plus, faire ce que j’aime comme je veux, et assumer les retours dans ma vie privée. On verra. Comme tu le dis, la décision viendra dans le temps et si elle doit se faire, elle se fera naturellement.

      Comment se fait-il que ta gestuelle ne soit pas raccord avec tes pensées ? Tu as un trouble « dys », c’est quelque chose que tu ne contrôle pas, ou au contraire, c’est « voulu » ? Peut-être est-ce simplement le regard que tu portes sur toi-même ? Tu n’es pas obligée de répondre à la question, elle est sans doute trop personnelle, mais je ne peux pas me retenir de la penser.

      Bises Pétale, passe une belle journée !

      1. Pétale Répondre

        Bonjour Rozie,

        Je n’ai pas de trouble « dys ».

        Le seul « problème » est que je ne suis pas très connectée à mon corps et peut-être que je n’aime pas laisser voir mes émotions… Je vais par exemple rire quand un évènement est triste ce qui n’est absolument pas adapté.
        Je vais dire que je n’avais pas capté que pour exprimer telle ou telle émotion il ne suffisait pas de dire les mots (si elle ne me concerne pas en général comme un évènement comme une mort et que cela ne me concerne pas il faut que j’arrive à être « concernée » sans l’être. C’est assez rare finalement. Mais j’en ai assez des gens (dans mon entourage parfois et le plus souvent à l’extérieur de mon entourage) qui ne saisissent pas les nuances et qui à travers les sourires et les rires ne voient pas les larmes car parfois « je « préfère «  » rire, sorte de rire nerveux alors que la situation est grave. Je ris ou m’énerve lorsque je me blesse et après je pleure) il faut aussi les exprimer physiquement et c’est là qu’est le problème : je pense les mots mais ne ressens pas les émotions. A part la colère, la tristesse, la peur et la joie. Souvent le reste je crois et parfois c’est valable pour cette liste aussi que je les identifie comme des sensations physiques et que je ne les relie pas à des émotions.

        Passe une belle journée toi aussi !

        Bises

        Pétale.

        1. Pétale Répondre

          p s : peut-être un léger manque de confiance en moi (j’ai beaucoup avancé à ce sujet et n’ai plus peur des gens).

          Pétale

  3. Ornella Répondre

    Si je pouvais t’envoyer des charrues pleines de poumons qui puissent te permettre de respirer sans que ce soit douloureux, sans que ça ne te coûte ou sans que ça ne te brise, je le ferais. Je pense que tu me connais un peu, je ne représente certes qu’un demi pour-cent de ton audience, mais si tu changeais quoi que ce soit à ton format, tu sais que ça ne me décevrait pas, et que je serais forcément émue de te voir évoluer, de te voir prendre d’autres chemins.

    Je t’embrasse.

    1. Rozie Répondre

      Merci beaucoup Ornella, tes mots me font du bien ! On rencontre de chouettes personnes sur le web … !

      Je t’embrasse !

  4. Myriametre Répondre

    Moi non plus ça ne me vient pas à l’idée de demander des choses comme ça ! En général, je regrette lorsque je dois retrouver une adresse et que je ne sais pas quel nom chercher sur les boîtes aux lettres. ^^
    Pour le bout de souffle, je comprends. J’ai commencé il y a peu un blog tout neuf qui a encore le droit de chercher son plus. Je sens ceci dit qu’il doit faire vite, sinon il va s’essouffler avant de l’atteindre !
    Le plus, quel plus (?) tu as raison, c’est un peu comme la réalité. Il est partout, dans la profondeur, mais partout caché en profondeur. On doit percer pour l’atteindre. D’un coup. On n’ose pas le montrer du haut d’une surface, la perspective va être dérangeante.

    1. Rozie Répondre

      Je trouve que ça casse toujours quelque chose de commencer une rencontre comme ça. Comment tu t’appelles, tu habites où, tu fais quoi dans la vie … Après, on ne sait plus quoi dire et on se demande pourquoi on devrait être défini juste par ça, qui n’est rien, rien du tout, et pas par tout le reste que personne ne demande jamais. Quand j’essaie de demander, les gens me regardent avec des yeux ronds. On dirait que c’est trop abstrait, on préfère les choses concrètes, les faits. Enfin, bon.

      La perspective va être dérangeante, c’est tout à fait …

  5. zenopia Répondre

    Je pense que tu ne vas décevoir personne… qui serions nous pour être d’une telle exigence ? Fais comme toi, tu le souhaites. Fais évoluer ton espace, allège-le, sens-t’y bien, toi d’abord, et tes lectrices suivront… Gros bisous <3

    1. Rozie Répondre

      On craint toujours de perdre ce qu’on a mis du temps à acquérir. Mais tu as raison, ce qui compte le plus, c’est tout de même moi dans cette histoire, non ?

      Bisous Cécile !

  6. Marie Kléber Répondre

    Tes mots traduisent bien cette notion « à bout de souffle ». On te sent vivre à 100 à l’heure Rozie.
    Je comprends ton ressenti.
    Pour ce qui est de cet espace, encore plus. Je suis passée par là. Se dire davantage, dévoiler plus. J’y aspire aussi.
    Pensées.
    Ecoute toi et fais ce qu’il y a de mieux pour toi. Je t’embrasse.

    1. Rozie Répondre

      Que choisis-tu alors ? De dire plus ?

      Belle journée à toi, Marie ! Des bises !

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