Chiante.

J’ai des souvenirs assez coriaces. Ou j’entends ma mère rejeter en bloc chaque idée que lui propose mon père, pour des raisons que je trouve toutes plus stupides les unes que les autres. Elle ne l’écoute jamais, elle le trouve toujours à côté de la plaque, elle s’agace et se renfrogne, et moi, ça m’énerve. Mais qu’a-t-il fait pour mériter ça ? Elles sont chouettes, ses idées !

Mais pour elle c’est inéluctable, quoiqu’il dise, quoiqu’il fasse, il a tort.

J’ai souvenir de ma grand-mère (maternelle). Qui pense à haute voix que mon grand-père est le dernier des cons. Et ses propositions, on n’en parle même pas ! Il ne vit pas sur la même planète, il n’a définitivement pas les pieds sur terre. On n’a pas idée d’imaginer des choses pareilles !

Ca agace ma mère, qui pense que sa propre mère est chiante, trop fermée, trop étriquée d’esprit. Pourquoi le traite-elle comme ça ? Il n’a pas toujours tort, elles ne sont pas si mauvaises, ses idées.

Elle s’est promis de ne pas répéter le même schéma, et de traiter mon père avec plus de respect. Mission à demie réussie ! Elle au moins, elle n’insulte pas.

Et puis il y a moi.

Moi, la chiante 3e génération.

Je ne m’en rendais pas compte non plus. Que ça venait de s’installer aux environs de nos cinq ans d’amour. Mais depuis plusieurs mois – beaucoup trop – je répétais ce que j’avais connu et ce qui m’agaçait au plus haut point.

Les propositions de mon amoureux ? Toutes rejetées sans demie-mesure. Et sans raisons valables non plus. Ses idées ? Toutes irréalisables, forcément. Non mais … N’importe quoi !?! Ses envies ? Trop bateau ou trop loufoques, selon l’humeur et ce qui m’arrange.

Je prenais un ton de plus en plus ferme. Pas de négociation possible. C’est comme je veux, et tu t’y plies. Mais regarde, je te demande quand-même ton avis, pour me donner bonne conscience. Et j’insiste, jusqu’à ce que tu te ranges à mon côté. Elle est pas belle, la vie ?

Heureusement, il me l’a dit. Plusieurs fois. Les premières fois, j’ai rejeté en bloc cette idée. « Non mais tu déconnes ? Je fais toujours en sorte que tu sois d’accord ! Et c’est faux, je t’écoute, je veux que tu réalises tes envies … »

Il a pris sur lui. Il a composé avec, alors que ça montait et que je ne m’en rendais toujours pas compte. Il a répété. « Rozie, tu fous à la poubelle toutes mes idées, toutes mes envies. Et en plus, tu te permets de me dire que je ne fais pas les choses assez bien ! Tu abuses. »

Prise en défaut comme je déteste l’être, j’ai fait comme si ça ne me touchait pas tant que ça. J’ai gardé la tête haute. Il a répété encore, avec sa façon si particulière de ne jamais m’engueuler, de simplement discuter. Et j’ai fini par l’entendre.

Les souvenirs sont revenus. J’ai compris, avec stupeur, ce que je faisais, ce que je remettais en place malgré moi. Je me suis interrogée. Pourquoi ai-je ce besoin de contrôle ? Pourquoi ai-je besoin qu’il aie toujours tort ? Quand les idées que je rejetais il y a six mois me paraissent géniales aujourd’hui (ce qui a tendance à l’exaspérer, à juste titre) ? Quand j’en oublie même, inconsciemment, ce qu’il a écrit sur la liste des courses, pour ne prendre que ce qui me concerne … Quelle honte.

Qu’en est-il de son épanouissement ? Comment peut-il se sentir écouté, comment peut-il penser que je le prends en considération ? … Je me suis vue en horreur, comme la marâtre que je voyais souvent en les traits de ma mère, et de ma grand-mère.

AH NON ! JE NE SUIS PAS CA ! HORS DE QUESTION.

Alors depuis, je lâche. Quand il me propose quelque chose, je ne dis plus non. Je dis : « oui, pourquoi pas ! » Je le laisse m’expliquer plus en détails sans faire ma tête de chiante, et je finis par me rendre compte qu’en effet, c’est une bonne idée. En même temps, si je l’ai épousé, c’est bien parce que ses idées/choix/envies correspondent aux miens ! Je ré-apprends à être l’amoureuse du début qui pensait à lui et à ses envies avant les miennes.

J’apprends à ne plus devenir la chiante. La femme de maison autoritaire et frustrée. J’ai le choix, je ne suis pas obligée de faire comme les modèles que j’ai eu. Je peux choisir en conscience de devenir la femme que je veux, plutôt que de me laisser aller à mes schémas inconscients.

Une grosse pierre dans la charrette que je traîne derrière moi, sans trop savoir pourquoi. A défaut de pouvoir détacher la charrette, je la vide. Je jette les pierres le long de chemin. C’est agréable !

Qu’est-ce qui fait ce que nous sommes, comment nous réagissons ? C’est si complexe ! Et vous, vous sentez-vous parfois comme ça ? Emprisonné.e par quelque chose dont l’origine ne vous appartient pas ? Avez-vous réussi à jeter la pierre ?

Un week-end entre blogueuses ?

Je me suis promis de le faire avant la fin de ce mois de janvier. Vous inviter. Chez moi.

C’est difficile. Je dois me battre. En réalité, j’en meurs d’envie, et j’ai vraiment hâte de réussir à le faire !

Mais il y a toute cette partie de moi, qui me fait hésiter et retarder. Encore et encore. Cette partie de moi qui pense que de toute façon personne (ou si peu) n’aura envie de venir. Et puis, quelle date choisir ? Vous avez forcément déjà toutes un planning, des choses de prévues. Et puis … Et si je vous invite, mais que je n’arrive pas à vous faire passer un bon moment ? Ca ne peut pas suffire enfin, juste moi et ma maison. Qu’est-ce qu’on va faire ? Que vais-je vous dire ? Qu’est-ce que je peux bien vous proposer d’exceptionnel ?

Toute cette pression que ça met, sur mes épaules. Que je ME mets sur les épaules, dans ma tête, me rend inerte. Le temps passe et bientôt il sera trop tard, parce que vous avez une vie en dehors de mes envies de vous rencontrer.

Et si ça n’est pas réciproque ? Je prends ce risque fou, que vous me fassiez comprendre que non, me rencontrer, ça ne vous botte pas plus que ça. Et quelle déconvenue alors … Moi, la gamine qui implorait pour qu’on l’aime, pour qu’on la trouve un peu intéressante. Moi, l’adulte qui ne sait plus faire. L’adulte qui craint toujours affreusement de déplaire, de laisser l’autre indifférent, d’être ennuyante au possible. Qui craint toujours follement de n’être comprise par personne. J’ai peur qu’on ne veuille pas de moi. J’ai toujours eu peur qu’on ne veuille pas de moi.

Quand je suis optimiste, je me dis que peut-être, vous adoreriez ça et que ça vous titille aussi, dans votre coin. Que vous n’osez pas demander et que vous espérez que ça vienne des autres. Alors, je me dis : « C’est maintenant, vas-y, écris un mail et invite ! »

Puis je me heurte à toutes ces soucis de planification, et de construction du projet. Comment je fais ? Quand ? Qui je choisis en priorité ? Comment établir cet ordre de priorité ? Et si jamais c’est mal pris par les autres ? Est-ce que je choisis un format plus « intimiste » (3-4 personnes), ou bien je fais des grands groupes ? Est-ce que j’utilise un week-end de jour férié ? Ce serait le plus pratique mais si je fais ça, c’est un week-end en moins pour ma famille, et si je fais ça … Je vais forcément décevoir/léser quelqu’un dans l’histoire …

Et puis, je vais inviter les blogueuses que je suis, que j’aime lire, avec lesquelles j’ai un semblant de lien. Mais « mon cercle » n’est pas nécessairement le votre. Vous voudrez voir d’autres personnes. Ou … Je ne sais pas.

Mille barrières invisibles pour une envie toute simple.

Mon amoureux me dit de foncer, de faire ça maintenant. Dimanche, il me disait : « Allez, aujourd’hui, tu ne te couches pas sans l’avoir fait ! » Il adore que cette année, je m’ouvre au monde. Que j’ose sortir de mes carcans. « Qu’est-ce que tu as à craindre ? » Rien, et tout en même temps.

Qui sait, si ça marche ? On pourra recommencer. Je pourrais en inviter d’autres. Pourquoi pas découvrir des lecteurs que je ne connais pas ? (je ne me fais pas d’illusion, je sais bien que vous n’êtes pas des millions, et certainement pas nombreux à vouloir venir chez moi)

Alors, je me lance !

C’en est fini de se retenir par crainte ! Dans le pire des cas, vous ne voulez pas, vous ne pouvez pas, on ne le fait pas et … Ca ne sera pas grave.

Je choisis donc d’inviter, pour cette première, les auteures des blogs que j’ai sélectionné dans ma blogroll (que du coup, je vais mettre à jour !) : 

♥ Marie – L’Atmosphérique

♥ Julie – Petite Fleur Bleue

♥ Ornella – Dans Les Hautes Herbes

♥ Léonie – Je Suis Une Guerrière

♥ Emeline – Si J’Osais

♥ Myriam – Le Myriamètre (ça ne change rien à la rencontre que nous avons prévue, si c’est toujours bon pour toi !)

♥ Sarah – Cueille Le Jour

♥ Nadège – Atelier 23

♥ Sophie – Miss Texas (même si je me doute que tu ne vas pas venir du Texas spécialement pour moi, mais sache que l’envie y est)

♥ Cécile : Zenopia

♥ Ditwan : Les Chroniques de Di’

♥ Anne-So : Zepermalab

♥ Maman Délire : Délires et des rires de Maman

♥ Illyria : Allez, danse !

Les filles, vous êtes trop, c’est une véritable torture !! .. Je me suis promis de m’arrêter à 15, moi comprise donc … Voilà chose faite !

 

Je vous propose donc de venir poser vos valises quelques jours chez moi, pour un week-end de trois/quatre jours, ou moins, selon les disponibilités de chacune. J’ai tout un étage pour vous accueillir, et l’espace de mes bras grands ouverts.

On pourra manger au soleil (où à l’ombre !) sur la terrasse, prendre nos petits-déjeuners sur le balcon, visiter les villages pittoresques de Provence, aller se baigner au lac (ou à la mer si vous êtes motivées pour une heure de route de plus !), se promener au milieu des champs de lavande en fleurs et … se raconter les unes aux autres autant qu’on voudra. <3
Je vous vends du rêve, là, non ?

Pour ce qui est de la date, j’ai décidé de ne pas l’imposer, parce que je pense que vous avez toutes des choses qui sont déjà prévues, et que de toute façon, je n’arrive pas à me décider. Si vous êtes tentées par l’expérience de cette réunion, je vous laisse remplir ce doodle qui regroupe toutes mes disponibilités pour l’été.
Ah, et j’ai choisi cet été parce que six mois, ça me paraît bien pour planifier et qu’au delà, ce sera plus difficile avec la rentrée et tout ce qu’elle implique.

Remplir le Doodle (clic !)

J’habite entre Sisteron et Dignes-les-bains. Je suis consciente que ça fait un sacré trajet ! La sncf desserre Aix-en-Provence et Sisteron, et je peux venir vous récupérer. J’ai pensé que trois jours, ce serait bien, car ça ne vaut pas forcément le coup de faire toute cette route, et de dépenser l’argent qui va avec, pour moins.

Quant aux enfants … Je pense qu’on peut les accepter, qu’en dites-vous ? 🙂

Voilà, je me suis jetée à l’eau. Vous savez ce qu’il en est, la balle est dans votre camp ! N’hésitez pas à me dire si vous ne voulez pas, je ne le prendrais pas mal, promis. Et si jamais, au contraire, certain.e.s d’entre vous que je n’ai pas pu mentionner en ont vraiment envie, dites-le moi aussi ! On trouvera l’occasion. Et vous, une rencontre entre blogueuses, ça vous tente ?

PS : Je vous enverrai cette invitation par mail aussi, pour être sûre que vous l’ayez toutes bien reçue …

PPS : Je viens d’apprendre qu’une Super Pleine Lune Bleue arrive demain, chargée d’une éclipse lunaire totale ! Je ne sais pas vous, mais moi je crois beaucoup en l’influence de la lune sur moi. Cette pleine lune est exceptionnelle. Elle amène donc des décisions exceptionnelles … !

Les Etats d’Esprit du Vendredi (26.01.18)

Début : 12h37

Fatigue : Normale, ça va.

Humeur : Bonne, tranquille.

Estomac : Pizza.

Condition physique : Yoga hier, version « cocooning ». Ca m’a fait beaucoup de bien. Pour la première fois, j’ai réussi à m’extirper du fil des pensées parasites, et à les regarder de loin, comme on surplombe une rivière en remerciant de n’être pas pris dans le courant. Je suis très contente donc, la pratique porte ses fruits. Physiquement, mais aussi sur le mental.

Esprit : Dans la même veine, au calme.

Boulot : Je suis productive. J’apprécie. On a une stagiaire pour quelques semaines qui est vraiment sympa, ainsi qu’un nouvel arrivant surprise, qui a l’air d’être une belle personne.

Culture : On a terminé la trilogie « Before Midnight ». Ce sont des films qui retracent le parcours amoureux d’un couple sur peut-être 15 ans. Si vous ne connaissez pas, je vous les conseille vivement. Nous avons regardé le premier il y a plus d’un an. Ca se déguste.

Chaque film retrace une journée. Juste une journée charnière dans une relation. On suit leurs conversations, tout simplement. C’est vraiment … Spécialement magique. Aussi parce que c’est réel et qu’on ressent toute la foule et la diversité des sentiments qui animent l’humain. Un vrai bijou.

Je tente de relire « Les Femmes » de Boyle. Je n’en avais lu qu’une partie à l’époque, avant de lâcher.

Penser à : Cet après-midi, je vais à Brico-Dépôt. Il me faut un peu de matériel pour peindre demain. Je m’attaque à l’entrée !

Avis Perso : Il paraît que des gens se sont battus pour du Nutella bradé. Je ne vais pas traiter ces gens de consommateurs idiots.

La semaine dernière, j’ai posté un message sur un groupe FB, dans lequel je demandais des astuces pour recycler des bonbons (durs, promotionnels, donnés en quantité par une entreprise). Je ne voulais pas les jeter, mais pas les manger non plus.

A ma grande surprise, un débat s’est installé entre ceux qui souhaitaient que je les donne à une épicerie sociale (je n’y avais pas pensé) et ceux qui disaient que les pauvres n’avaient pas besoin, en plus, qu’on les nourrisse avec des cochonneries.

Quelques personnes ont été particulièrement blessées, et ont expliqué que des bonbons, leurs enfants ne pouvaient jamais en avoir, que c’était un luxe qu’ils ne pouvaient pas se permettre. Que quand, par chance, on leur en offrait quelques uns à l’épicerie sociale, c’était la fête !

J’ai fini par mettre un terme au débat en demandant aux personnes intéressées de me transmettre leurs adresses. J’ai envoyé les bonbons.

Tout ça pour dire … Ce Nutella bradé, c’est symptomatique. Sans doute que de nombreuses personnes qui se sont ruées dessus et battues pour en avoir le faisaient parce qu’elles pouvaient, cette fois, se permettre un plaisir. A eux, à leurs enfants. Voilà ce à quoi j’ai pensé avant de crier à la stupidité humaine.

Message Perso : … !

Amitiés : Je suis entrain de planifier d’éventuelles rencontres.

Mon amie va vraiment emménager à 10 minutes de chez moi, et ça me fait plaisir.

Love : Est heureux. Adore son chien et passe ses journées à me dire qu’il m’aime et à me câliner. J’adore ça !

Indiana : A perdu toutes ses dents de bébé. On essaie de s’organiser pour commencer à la nourrir à la vraie viande, crue. Les croquettes lui donnent la diarrhée, il n’y a rien à faire. C’est parti pour le BARF, donc !

Le premier jour, mon amoureux a ramené des abats donnés par une boucherie. L’horreur absolue. Poumons, foie, trachées … Je n’ai (presque) rien vu pourtant, mais rien que de le savoir et que de le voir la mine défaite de trier tout ça … On s’est dit qu’on l’aimait quand-même sacrément, ce chien !

Le second jour, une autre boucherie nous a donné des os charnus. Ca, c’est ok. Indiana était RAVI. Ce chien est un ventre sur pattes. Et il n’a plus la diarrhée.

Sorties : Aucune idée. Ca dépendra du temps !

Divers : Je veux investir dans un composteur. Mais comme on n’a pas de jardin, et qu’on ne compte pas en faire un … Que faire du compost ? Il y en aura trop pour les fleurs. Du coup, j’hésite.

Courses : Drive de la semaine. Je ne sais pas encore ce qu’on va prendre.

Envie de : Planter des fleurs, toujours.

Musique : Daffodil Lament – The Cranberries. Parce qu’elle est morte alors que sa voix était un rempart de mon adolescence. Et parce que j’aime toujours autant !

Fin : 13h10

Vous souhaitez participer aux Etats d’Esprit du Vendredi, créés par Zenopia et Postman ? Il vous suffit de copier le formulaire et de le remplir à votre envie ! Ensuite, laissez un commentaire sur leurs deux blogs respectifs avec le lien de votre participation, afin qu’ils puissent vous inclure à la liste des participants. Retrouvez le tableau pinterest collectif et la playlist sur youtube.

Poilue.

Edit : Cet article n’a pas pour but de juger ou de critiquer les femmes qui le font, même si je conçois qu’il peut être lu et compris de cette façon. J’ai décidé de ne pas le retoucher parce que je l’ai écrit sous le coup de « l’émotion » mais je ne veux blesser personne. J’expose un avis, et surtout un coup de gueule sur les raisons qui poussent les femmes à le faire, quand elles ne le font pas purement et simplement pour elles-mêmes.

J’ai appris hier que ce que j’imaginais n’être qu’un mythe n’en était pas un. A savoir : l’épilation totale du sexe. Chez la femme.

Alors je vous préviens, aujourd’hui, on va parler poils pubiens sans aucune retenue ! Et d’ailleurs, pourquoi devrait-on prendre des gants ?

La norme : l’épilation intégrale du pubis … WTF ?

Je pensais que lorsque D. me disait « Tu as de la chance que je te laisse les garder, c’est très rare », ça n’était qu’une énième façon de m’humilier et de me dévaloriser. D’avoir une emprise sur mon corps. Je n’imaginais pas une seule seconde que c’était vrai et que, de fait, en 2018, la majorité des hommes exigent de leurs amies qu’elles arborent un sexe imberbe. Et – PIRE ! – que la majorité des femmes s’y plient, et sont même fières de le faire.

J’en ai perdu mon latin. QUOI ?! Les gens – tous genres confondus – trouvent ça sale ?! De laisser à leur place les poils pubiens ? … J’hallucine complètement.

J’ai donc demandé à mon amoureux. Il m’a expliqué que ses amis ont effectivement toujours exigé de leurs compagnes un sexe de petite fille. Il m’a expliqué que la plupart d’entre eux étaient horrifiés par cette toison naturelle et que, pour cette raison, ils avaient parfois refusé de faire l’amour à certaines femmes. Certains se moquent même ouvertement d’anciennes conquêtes sur cet aspect … !

Il m’a même avoué que j’étais la première qu’il avait connue avec des poils à cet endroit. Je répète. Ca me laisse bouche bée.

Avec toute la naïveté qui me caractérise, je lui ai demandé si ces mecs en question s’épilaient eux-même le sexe. Car, être dégouté par le poil, ça peut se comprendre mais dans ce cas, on ne hiérarchise pas. On déteste tous les poils, sur les autres et sur soi, ou on les accepte tous.

Réponse évidente, mais abrutissante quand-même : « Non, bien sûr que non, Rozie. Ils les aiment leurs poils, c’est viril pour eux. Et soyons sérieux deux minutes, c’est trop douloureux ! » Ah.

Parce que c’est connu, sur un sexe de femme, l’affaire est absolument indolore. N’est-ce pas ?

Je ne suis pas complètement déconnectée de la réalité, je savais bien que quasiment toutes les femmes se font le maillot. Mais il y a une grande différence entre enlever ce qui dépasse d’un bout de tissu  – beaucoup trop étroit – et TOUT retirer !

J’ai donc mené ma petite enquête. J’en ai parlé. Au travail avec les filles, à droite, à gauche. Je suis allée lire et écouter l’internet.

Je suis tombée sur plusieurs collègues qui enlèvent tout, toutes les semaines. Parce que c’est plus joli, et comme ça, ça n’est pas sale. SALE ? Alors là, les gars, il va falloir que vous retourniez lire la définition de ce mot plusieurs fois dans le dictionnaire ! En quoi est-ce sale d’être poilue ?

Ces même nanas déclarent des cystites environ une fois par semestre, quand elles ne se choppent pas une mycose ou un autre phénomène tout aussi réjouissant (oui, on se raconte tout). Je leur ai demandé si elles en déclaraient avant de s’infliger une telle torture. A la réflexion, elles m’ont toutes avoué que non. J’en mets ma main à couper, c’est lié !

Les poils pubiens sont là pour PROTEGER (comme les autres, d’ailleurs) et réchauffer. Ils ont une sacrée utilité et les retirer systématiquement revient à se mutiler et à se fragiliser. Quelle idée ?

L’éradication des poils, et moi :

Pour la petite histoire, j’ai commencé à me raser jambes et aisselles à l’âge de 11 ans. Les vestiaires de sport et la honte qui en découlent m’ont vite fait prendre le pli. J’avais une amie qui faisait de la résistance, fallait voir ce qu’elle devait subir !

Puis, les poils ont commencé à apparaître sur mon pubis. Personne ne m’en avait jamais parlé alors je n’ai pas compris et j’ai commencé à les raser aussi. Grossière erreur ! J’ai fini par comprendre, et face aux irritations (et la précipitation de l’allongement de la zone) que le rasage provoquait, j’ai arrêté.

Quelques années plus tard, mes amies juraient toutes par l’épilation à la cire, arguant que la douleur s’atténuait avec l’habitude. J’ai testé plusieurs fois. Sur un tibia. J’ai souffert le martyre. Il n’y avait rien à faire. Que je tire d’un côté ou d’un autre, que j’étale comme-ci ou comme-ça, que je sois aidée ou non. Une TORTURE, qui malheureusement ne s’arrêtait pas une fois la bande retirée. J’en avais pour des journées entières, exactement comme lorsqu’on se blesse et que ça guérit.

Je suis retournée à mon rasoir, malgré les coupures régulières et parfois profondes, pendant une bonne dizaine d’années.

Il y a deux ans, j’ai investi dans un épilateur électrique. Allez savoir pourquoi, pour moi, c’est un poil (haha !) moins douloureux. J’ai cru à l’adage qui dit qu’en arrachant les poils constamment, ils finissent par ne plus repousser, ou si clairs et si fins qu’on ne les voit même plus.

J’ai tenu peut-être six mois. Evidemment rien n’a changé. Je ne suis pas devenue plus résistante à la douleur et j’ai toujours la même pilosité. Je me suis infligé six mois de sueurs froides pour RIEN.

Je précise que je ne faisais ça que pour mes tibias et mollets. Epiler mes aisselles, je crois que je m’évanouirais. Quant au sexe, je n’en parle même pas !

Il faut préciser que j’ai une pilosité vraiment agréable à vivre, selon les dictats actuels. J’ai des poils « transparents », fins et courts, sauf aux endroits où j’ai commencé à les raser. Mais même comme ça, ils sont relativement clairs et parsemés. Je n’ai pas de moustache, je ne touche pas à mes sourcils, je n’ai rien sur le dos, le ventre, les fesses, les cuisses. Bref, je suis « chanceuse ».

Revenons-en à mon pubis, alors ! 

Non, je n’ai jamais été intégralement épilée là-bas, et mes différents partenaires ont dû faire avec. Hormis D., qui me faisait souvent la réflexion que j’avais de la chance qu’il accepte, aucun autre ne m’a fait de remarque.

Mon amoureux actuel l’accepte parfaitement. De toute façon, je ne lui laisse pas le choix et c’est une évidence : si un jour il m’intime de le faire, j’en exigerai autant de sa part, même si je m’en balance ! Juste pour qu’il puisse se rendre compte.

Jusqu’à l’été dernier, je me faisais le maillot au rasoir, mais c’en est fini ! Cette année, je vais tout simplement jeter ce bikini riquiqui qui ne protège rien du tout, et qui ne sert qu’à montrer ce que je veux garder pour moi. Je vais investir dans un shorty, et je vais gagner en tranquillité.

Ca ne signifie pas que je laisse pousser mes poils pubiens jusqu’à la lie. Je les entretiens et je les coupe régulièrement, parce que sinon ça devient désagréable. Mais quand bien même. On a le droit de ne rien faire du tout, et ça ne doit pas être considéré comme un manquement à l’hygiène. Tant qu’on se lave régulièrement, je ne vois pas où est le problème !

Considérez-vous que vos cheveux sont sales ? Vous viendrait-il à l’idée de vous raser (épiler ?) la tête pour ça ? Les cheveux ne sont-ils pas, au contraire, attirants et sensuels ? Et bien, je suis d’avis qu’il en va de même pour les poils pubiens ! Et même les autres.

Oser sortir poilue

Je n’ai pas encore tenté la chose, mais c’est en préparation. Cet hiver, je n’ai rasé mes jambes que deux fois. Là, j’ai des poils longs. Est-ce disgracieux ? Plus je les vois et plus je me dis que non.

D’autant plus que depuis que je les laisse, je n’utilise plus d’hydratant et que j’ai une belle peau, en bonne santé.

Mes aisselles, je les rase une fois par semaine en hiver. Tous les deux jours en été. J’ai plus de mal, déjà. J’ai plus vite la sensation que c’est gênant. Et clairement, je n’assumerai pas (foutu regard inquisiteur !).

A cela s’ajoute ce que me dit mon amoureux. Il serait gêné si je sortais en plein été les jambes poilues. Le sans-SG, il s’en moque, mais les poils aux jambes, ça ne passe pas. A-t-il le droit de me demander de me raser ?

Le conjoint et les concessions

Je me suis beaucoup posée la question et pour l’instant, je me dis que je peux me raser pour lui. Parce que de son côté, il se rase la barbe pour moi même quand il n’en a pas toujours envie. Il fait ça pour me plaire et c’est agréable.

Selon lui, c’est normal de faire des concessions, même physiques, pour plaire à l’autre, et je suis assez d’accord. C’est aussi ça, entretenir son couple. Il préfère les jambes lisses.

Il faut donc trouver le bon équilibre. Se demander pourquoi on le fait. Dans mon cas, il ne me l’impose pas mais me dit ce qu’il préfère. Je sais qu’il fera avec si je choisis de rester poilue, mais il sera content que je me rase pour lui. C’est une marque d’attention, pour continuer de séduire.

Revenons-en à ses amis qui exigent de leurs chéries qu’elles s’épilent toujours intégralement le pubis sous peine de faire la grève du sexe. Clairement, je n’accepterais jamais qu’on m’impose un truc pareil. Un truc qui prend du temps et de l’argent, mais aussi qui apporte une bonne dose de souffrance et d’incommodités. Un truc qui touche à la santé, de corps et d’esprit.

Je crois qu’on peut dire ce qu’on préfère, mais qu’on ne doit jamais l’exiger. C’est à l’autre de choisir, en fonction du ratio : plaisir de l’autre/gêne personnelle.

Pourquoi les femmes s’épilent-elles intégralement ?

Ce qui me gêne dans cette histoire, c’est qu’on intime à 50% de la population de se mutiler, et de tenir « à jour » la partie la plus intime d’elle-même tout le temps.

De nombreuses femmes sont hyper mal à l’aise pendant un rdv gynécologique d’urgence, ou pendant leur accouchement, parce qu’elles savent qu’elles ne sont pas (bien) épilées. Ca revêt une importance extrême. Comme si, en voyant l’état de pilosité du sexe d’une femme, on pouvait tout savoir d’elle : son hygiène, son sex-appeal, sa beauté, son rang, et j’en passe.

Moi-même, j’ai été très mal à l’aise lors des rdv chez un médecin, quand celui-ci me demandait d’enlever mon pantalon alors que je ne m’y attendais pas. Je paniquais : « PUTAIN, j’ai les jambes poilues et PIRE ! Des poils qui dépassent de ma culotte !!! Qu’est-ce qu’il/elle va penser de moi ? »

C’était comme si ma réputation se jouait. J’allais être jugée par mon médecin. J’aurais dû m’en foutre royalement ! Et c’est le cas aujourd’hui. Je me fous complètement de mes poils lorsque je vais voir ma sage-femme, et elle s’en fout autant que moi.

La majorité des femmes vous diront qu’elles font ça parce qu’elles l’ont décidé. C’est sans doute vrai, mais pourquoi l’ont-elles décidé ? Est-ce parce que ça leur plaît réellement ou parce qu’elles craignent que leur prochaine touche fasse la grimace une fois la culotte à terre ?

La plupart d’entre elles souffrent toujours chez l’esthéticienne, même 20 ans après. Pourquoi continuent-elles à y aller ? Pourquoi pensent-elles que c’est plus esthétique comme ça, plus « hygiénique » ? On sait tous qu’elles ne pensent pas ça par elles-mêmes au départ, c’est une injonction répétée, qui nous pousse à avoir honte et à n’être sûre de soi qu’après passage d’une bonne dose de cire.

Et pour ces messieurs, c’est la même chose. Pourquoi considèrent-ils une femme non épilée, « crade » ?

Heureusement, j’ai aussi trouvé des témoignages d’hommes qui suppliaient les femmes d’arrêter, qui expliquaient que les poils pubiens, c’est sexy et excitant, et qui se lamentaient de n’en avoir jamais croisé en 10 ans de sexualité active … Petit à petit, les mentalités changent !

Peut-être qu’un jour j’oserais, moi aussi, sortir avec mes poils aux jambes et aux aisselles sans avoir honte ni baisser le bras dans la seconde. Comme je l’ai fait pour le no-bra et l’acné. Car après tout, c’est moi, et rien que moi. Ca dérangera le regard des autres, mais ça l’éduquera aussi. Et vous, vos poils, vous en prenez soin ?

Les Etats d’Esprit du Vendredi (19.01.18)

Ma première participation de l’année. J’essaierai d’être plus assidue à l’avenir !

Début : 12h24

Fatigue : Disparue. De la bonne fatigue, qui m’appelle dès 22h et me réveille à 8h.

Humeur : Bonne. Ca sent le printemps et ça me réjouit.

Estomac : Du muesli et de l’eau. Beaucoup de légumes, ces derniers temps !

Condition physique : Yoga hier. Ca m’avait manqué ! Nuque raide, encore et toujours.

Esprit : Hmmm … Relativement tranquille. Tend à se libérer.

Boulot : Je suis repartie sur une bonne lancée. J’avance bien. J’aime bien, c’est toujours aussi agréable.

Culture : On fait une pause niveau séries. Il faut dire qu’on en a vues ! On n’accroche pas à The end of the f**** world.

Niveau lecture, j’ai décidé d’attaquer L’assassin Royal de Robin Hobbs. Tout le monde l’encense à commencer par mon amoureux, tous les tommes (15 sortis au total, dans la version française, le dernier étant prévu pour l’automne, je crois) sont dans sa bibliothèque, alors .. Espérons que j’adhère aussi !

Penser à : Commander le Drive de la semaine.

Avis Perso : Faire le ménage, c’est chiant, et EDF, c’est des voleurs. Vivement le poèle à bois !

Message Perso : … !

Amitiés : Je crois que 2018 sera placée sous le sigle du renforcement des liens, et la création de nouveaux ! Ca m’enchante.

Une amie vient de décrocher un poste à 20 minutes de chez moi, elle va donc dé-em/ménager ici. Ca me plaît.

On m’a demandé de chanter une chanson à la cérémonie laïque du mariage d’une « vieille copine ». Ce serait l’une des surprises. Etant donné le peu de contact que nous avons eu ces dernières années (quasi nul), je me demande s’il est pertinent que j’accepte. Et d’un autre côté, si ça peut faire plaisir (et comme ça ne me coûte pas grand-chose en investissement), pourquoi dire non ?

Love : Recommence à vivre plus légèrement. Vois moins « les choses à faire ». Il me semble retrouver une phase de regain de bonheur. C’est cyclique !

Indiana : Perd ses dents de lait. C’est bientôt fini. Grandit bien et vite, est adorable. Il a eu une période de test de laquelle il est sorti. Son obéissance est dorénavant à toute épreuve. Sans doute qu’on doit bien s’y prendre, parce que ça a été d’une facilité déconcertante.

Sorties : On reste tranquilles ce week-end. On se promènera sans doute.

Divers : Je me suis lancée. J’ai réservé ma place pour la retraite de yoga en juillet. J’ai trop hâte !

Courses : Vinaigre d’alcool. Saumon. De quoi petit-déjeuner. Des fruits. De la sauce tomate.

Envie de : Planter des fleurs. Mes beaux-parents nous ont donné des pots en terre cuite, et d’autres plus classiques. J’ai envie de voir fleurir mon jardin ! Mais il faut que je trouve des plantes fleuries, et vivaces – qui supporteront le plein soleil aride et le manque cruel d’eau. C’est pas gagné !

Musique : Encore et encore – Francis Cabrel. Elle parle pourtant d’une rupture et de l’après mais allez savoir, je l’écoute en boucle, je la trouve trop bonne !

Fin : 12h52

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