Des objectifs pour 2018 ?

S’il y a bien quelque chose que je n’ai jamais fait, c’est me fixer de VRAIS objectifs à accomplir pour l’année suivante. Pourquoi faire ? Je ferai bien ce que j’aurais envie de faire !

L’année dernière donc, j’ai écouté mon amoureux se promettre une énième fois qu’il arrêterait complètement de fumer (il ne fume qu’en soirée, et à vrai dire, c’est rare), et je l’ai vu une énième fois rompre son serment quelques minutes/heures après.

De mon côté, comme d’habitude, je ne me suis rien promis, si ce n’est de continuer à marcher sur le bon chemin. En mars (je crois), j’ai décidé de ne plus dépenser le moindre centime dans un vêtement. Comme je n’avais encore rien acheté, ça pouvait le faire pour 2017. Verdict : Réussi ! Les seules nouvelles pièces de ma garde robe m’ont été offertes ! C’est un petit miracle.

A nous deux, nous n’avions qu’une seule bonne résolution à tenir à tout prix : acheter une maison. C’était d’ailleurs un voeux partagé par 3 couples d’amis, et nous avons tous réussi ! Une bonne chose faite.

Au regard de tout ce que nous avons accompli cette année sans le préméditer, l’envie me prends de lancer les pronostics pour 2018 ! Sans pression, sans réelle nécessité. Pour le plaisir de penser un futur heureux. C’est parti ?

En 2018 … : 

J’aimerais avoir terminé ma cuisine. Avoir tout repeint, avoir tout pensé dans les détails. Etre fière de mes premiers petits travaux menés toute seule.

J’aimerais avoir rafraîchi d’autres coins de la maison aussi !

J’aimerais avoir un chaton. A l’entrée de l’automne.

J’aimerais partir en vacances, quelques jours. Faire du camping. Le plein de nature.

J’aimerais devenir maître dans l’art du Zéro Déchet (c’est pas gagné …) !

J’aimerais faire une retraite de solitude. Et aussi des stages, type 3 jours dans un cercle de femmes, ce genre de choses …. J’en ai TELLEMENT envie ! C’est le budget qui me freine.

J’aimerais créer quelque chose. Je précise : en dehors du travail. J’aimerais faire sortir un « truc ».

J’aimerais rencontrer de nouvelles personnes, inviter, convier de belles âmes chez moi. Pourquoi pas vous, amies blogueuses ? Ca vous dirait ?
=> Je te sens bien chez moi, Ornella. Je t’y vois en fait. En 2018, je veux te voir !
=> Evidemment, toi aussi Myriam, ça n’est que partie remise, hein ? Même mon amoureux a envie de vous rencontrer maintenant.
=> Je pense à toi aussi Sarah.
=> Je pense à vous toutes, en fait !

En 2018, je veux encore plus ressentir la beauté de la Vie. 

Je vous souhaite à tous, sincèrement, du fond du coeur, de terminer cette année avec joie et amour ! Je vous souhaite à tous une MERVEILLEUSE année 2018 !!!

Bonne année !

2017 : Intense, sublime, parfaite.

Rétrospective. Quels sont mes souvenirs de l’année 2017 ?

Les derniers de l’année 2016 ? Un contrat signé pour trois ans. Un mariage plein de tendresse, qui marque un tournant, qui appelle une année prochaine pleine d’amour. Un Noël en famille auquel on apporte de la joie et des rigolades, une attention pour chacun. Une soirée du Nouvel An dans laquelle j’essaie de trouver ma place. Nouveau chapitre.

Nous sommes en janvier. Nous faisons la route jusqu’à un petit village entre Die et Crest. Nous passons un col, les pins verts, dressés, poudrés de neige, la brume et le soleil. C’est magnifique. Je conduis et j’admire.

Un week-end entre amis, une maison de bois et de pierres. De la musique, des pizzas. Une promenade, une discussion sur une satyre politique que je n’ai pas eu l’occasion de voir. Un couple qui cherche une maison, et nous qui nous regardons et pensons : « Nous aussi, bientôt. »

Ca commence bien. C’est fort en bonnes ondes.

Nous sommes en février. Des recherches sur Le Bon Coin. Les toutes premières. Une première visite que j’effectue seule, qui scelle notre avenir en un lieu. D’autres visites, des histoires de banque et de compromis. Beaucoup d’espoir, on se projette, on prie, on croise tous les doigts pour que ça arrive, pour qu’on ne nous refuse rien. Ca fonctionne.

Nous sommes en mars. C’est oui, la danse de la joie. Nous entamons de profonds changements dans notre façon de vivre. Tout y passe. Tout est remis en question. J’explore un nouveau monde. Quelqu’un me dit : « Vous entrez dans une période charnière de votre vie. » Ca sonne comme une prémonition.

Nous sommes en avril. Les cartons se remplissent doucement. On trie, on jette, on donne, on réfléchit. Le bonheur est si intense qu’il ouvre de nouvelles portes dans ma conscience et me dicte d’aller plus loin. Yoga, méditation, hypnose, cultes, croyances … Je cherche ma place, je sens que je crois, il me faut définir pourquoi, comment, à quoi, qu’est-ce qui m’appelle, ce qui me demande de m’ouvrir.

Nous sommes en mai. Nous déménageons, la fatigue est intense de mon côté. Lors de la dernière visite avant signature, j’ai hâte qu’on en finisse. Ma prédécesseure me noie sous un flot de paroles que je n’écoute plus. Elle est sympa mais si elle dit un mot de plus, je m’écroule.

Les meubles arrivent, je m’affaire, je range, je place, j’aère pour que les lieux changent d’odeur. Je ne tiens plus le rythme, mon corps et mon esprit sont en constante ébullition, mais la joie bat son plein. Ca y est, nous dormons enfin chez nous. Je suis à ma place. 

Nous sommes en juin. Nous participons à une pendaison de crémaillère. Elle me fait du bien, je sens quelque chose revenir, me rassurer. Une bonne dose d’amour en pointillés.

Je donnerais tout pour une semaine de retraite complète. Je sens trop de choses, trop de choses … La Vie se met à m’éblouir, elle m’aveugle. Je ressens soudain le besoin de m’agenouiller, de ployer l’échine, de me soumettre. Je comprends enfin cette soumission-là.

Celle qui n’est pas nommée de la bonne façon parce que « soumettre » est trop mal connoté. Cette douce soumission, empreinte d’amour et de bénédiction. Cette soumission qui accepte de laisser faire, de n’avoir pas d’emprise sur tout.

Nous sommes en juillet. La chaleur est étouffante, je participe à des évènements à droite, à gauche, pour le travail. On décore la maison, on casse du béton. Nous accueillons une vieille amie que je n’ai pas vue depuis longtemps. Sa visite me fait beaucoup de bien. La résonance.

Lorsqu’elle doit me quitter, quelques larmes pleuvent dans ma gorge. Je ne sais pas si je la reverrais un jour. Chaque soir quand je me couche, je comptabilise, j’écoute à quel point je sais que tout doit se passer comme ça. Je suis sur le bon chemin, j’ai confiance.

Nous sommes en août. Je fête mon anniversaire. C’est une journée géniale. Nous sommes en vacances tous les deux, j’attends mon amoureux s’affairer pour me réveiller avec un petit-déjeuner au soleil. Mon cadeau m’attend.

Il y a un avant et un après mes 25 ans. C’est puissant ce sentiment. Comme si les fées qui s’étaient penchées sur mon berceau avaient décidé que je deviendrais femme spécialement cette journée-là. Je suis prête.

Tout est si beau que j’en pleure de joie tous les jours. C’est inexplicable.

Nous sommes en septembre. Sans que j’y prenne garde, l’appel d’une adoption se fait ressentir. Une barrière tombe, je n’ai plus peur de mal faire, de ne pas réussir, de ne pas être à la hauteur. Je ne suis plus triste. C’est derrière moi.

Un adorable chiot est réservé, rendez-vous est pris. Nous nous activons pour que tout soit prêt à son arrivée. Et c’est reparti pour une salve de travaux !

Nous sommes en octobre. Nous faisons la route jusqu’au lac du Verdon. Les champs de lavande ont été coupés, le soleil resplendit, l’effet miroir sur l’eau est à couper le souffle. Nous découvrons un petit animal qui n’a pas peur de nous. Il se love dans mes bras et ne les quittera plus.

C’est une sensation extraordinaire. Nous sommes heureux comme des gamins, un peu impressionnés. « Pourtant ce n’est qu’un chien », diraient les autres. Un chien, et bien plus que ça. On le noie d’amour.

Nous sommes en novembre. Le temps semble enfin reprendre son temps. L’hiver ne s’installe pas. Nous passons les semaines de promenades en soirées cocooning. Nous avons encore tellement de projets à réaliser qu’on ne s’arrête pas de planifier, ça fait à présent partie de notre quotidien.

J’ai du mal à garder les pieds sur terre, comme emprisonnée dans mon mental. Il me kidnappe, ne me laisse plus tranquille, m’éloigne du monde un moment. Mes nuits s’entrecoupent, il me réveille sans cesse. Il m’interdit d’être d’accord avec ceux qui m’entourent et crée des discordes. Je n’arrive pas à l’arrêter.

Nous sommes en décembre. Les fêtes approchent et je n’en reviens pas. Déjà ? Je ne ressens pas Noël cette année, l’ambiance des fêtes ne me touche pas, je suis dans un autre monde, qui n’a rien à envier à celui-là. Une terre plus magique encore, que la neige sublime quand elle tombe.

Je repeins des meubles, je m’amuse. Je pense aux quinze jours qu’il me reste à vivre de 2017. Je vais revoir ma famille, prendre le temps de leur raconter tout ça, à tous. Nous allons accueillir des amis, de nouvelles personnes dans nos vies. Je vais passer les dernières secondes de cette année avec mes amis chez moi. Ca me fait quelque chose de très fort, cette pensée.

J’ai trouvé l’astuce pour poser mes réflexions. Ecouter les chansons de Francis Cabrel. Voilà ce qui m’apaise et qui me reconnecte au monde. Il suffit d’une note. C’est infaillible. C’est drôle, quand on y pense. L’aura de cette musique.

Il se met à neiger juste maintenant, alors que j’écris ces lignes. Quelle paix, ces flocons qui dansent. Décidément, il suffit que je pense pour que le monde me cligne de l’oeil.

J’ai changé. J’ai bien changé. C’est bien la première fois que ça m’arrive, une ouverture pareille. Le coeur qui fourmille de reconnaissance. Le coeur éléphant, le coeur ébahi. La poésie à chaque seconde. La chance de se voir évoluer, se rendre compte qu’on devient la meilleure version de soi. Savourer tout le chemin qu’il reste à parcourir, sans espérer vraiment y parvenir un jour, au bout. Etre simplement heureuse de cheminer.

Alors … Merci.

2017 est l’une des plus belles années qu’il m’ait été donné de vivre. Assurément la plus intense. Pas la plus simple. Peut-être la plus enrichissante. Année charnière. Et pour vous, ça s’est bien passé ?

La question de l’eau.

Lors de notre emménagement, nous avons instauré de nouvelles habitudes afin de limiter notre consommation d’énergies et de denrées.

Ca a commencé avec l’électricité. Des gestes simples. Installer des multi-prises afin de couper les veilles (TV, four …), débrancher les chargeurs et autres appareils lorsqu’on ne s’en sert pas, remplacer les ampoules grillées par des leds, utiliser le mode Eco sur les machines …

Autant de petits gestes qui diminuent drastiquement notre consommation. Nous en verrons le résultat à la régulation EDF l’année prochaine. Le truc c’est que l’électricité, ça ne se voit pas. On n’a jamais l’impression qu’on en consomme tant que ça. Ca devient concret quand la compagnie d’électricité nous rend de l’argent. C’est, en général, la première motivation des ménages pour adopter des gestes éco-responsables.

L’eau, par contre, c’est palpable. Un litre, on sait ce que ça représente. On a conscience que c’est précieux, que c’est rare, l’eau douce, l’eau potable, non ?

Dans notre maison, l’eau de notre douche disparaît dans un puits perdu (je sais, pas aux normes, pas bien ! Mais pas les sous …). Ca ne m’embête pas tant que ça, puisque nous nous lavons à l’argile et au savon de Marseille. Je veux dire, ça pourrait être pire, niveau pollution.

On a un grand jardin qui souffre de sécheresse. Naturellement, nous avons immédiatement pensé à récupérer cette eau usée qui ne l’est pas tant que ça pour pouvoir arroser nos plantations. Ce n’est pas optimal mais voilà chose faite !

Il était hors de question pour moi d’envisager d’arroser la pelouse. Avec de l’eau potable ?! Voyez le délire … Tout ça pour avoir du vert dans son jardin ? Ca me paraît complètement irrationnel. Je suis donc super fière que l’eau de ma douche serve deux fois, et qu’elle ne soit pas gaspillée : elle sert à la vie des plantes. A l’écosystème. C’est toujours ça de gagné, non ?

A chaque fois que des nouvelles personnes visitent, elles disent : « Il faut une piscine ici ! » Ca me fait rire. Mais pourquoi faire ? Dans les piscines, moi, je ne vois plus que du gaspillage et de la pollution. Je ne crache pas sur le côté agréable de la chose, mais chez moi ? Jamais !

Cette question de l’eau, donc, est devenue de plus en plus pressante. J’y pensais sans cesse, à toute cette eau potable qui coule à chaque fois que je veux rincer quelque chose. Je me disais : « Bon sang, de l’eau qui peut se boire dans mes toilettes, quelle horreur ! »« De l’or liquide qui coule sur ma peau tous les jours … » – « Comment je peux faire ? »

Comme pour l’électricité, je me suis mise à adapter mes petites habitudes. Je récupère l’eau froide des débuts de douche dans des arrosoirs. Je récupère l’eau des bouillottes. Je ne tire plus la chasse systématiquement après un pipi, je coupe l’eau quand je me savonne, me brosse les dents, ce genre de choses. Mais était-ce suffisant ? A quoi n’avais-je pas encore pensé ?

La douche. 

La douche, rituel sacro-saint de la fin de journée. La douche, c’était mon moment privilégié. Le moment qui sépare la phase du travail de celle du repos. L’eau qui lave mon corps et mon esprit. Envisager de ne plus me doucher chaque soir revenait à m’amputer. En plus, mes douches, elles duraient, elles étaient longues, elles brûlaient la peau. Un pur instant de bien-être.

Vous aurez compris, à l’usage du passé, que j’ai réussi à m’en défaire. L’électrochoc ? Le voici :

Avec un pommeau de douche classique, ce sont entre 10 et 20 litres d’eau à la minute qui s’écoulent jusque dans les égouts. 

Mes douches duraient en moyenne 10 minutes, alors avec mon pommeau daté : 20*10 = 200 litres. NOM DE DIEU !!

Lorsque je l’ai dit à mon amoureux, j’ai cru qu’il allait faire une syncope. Il ne me suit pas toujours dans mes délires d’écolo, mais pour ce qui est de l’eau … Comme je vous le disais, c’est palpable, on sait ce que ça représente.

Du jour au lendemain, je me suis donc mise à ne prendre qu’une douche pour deux jours (ne vous inquiétez pas, je lave quand-même les parties sensibles le deuxième jour !). Et là ? Et bien je me suis rendue compte que je ne me sentais pas plus sale, il n’y avait pas d’odeurs affreuses, pas de sensation de « coller », rien. Avec mon nouveau job moitié à la maison, moitié en bureau, je ne risquais pas grand-chose, vous allez me dire …

Un bon début.

Mais comme ça ne me suffisait pas, je me suis mise en quête d’autres astuces d’internautes « licornes ». De fil en aiguille, je suis tombée sur un site qui propose des mousseurs pour évier. Le truc con, qui existe depuis des lustres mais auquel on pense rarement, qui coûte entre 2 et 5 euros, qui est facile à installer, et qui permet d’économiser 50% d’eau à chaque main lavée, à chaque vaisselle décapée.

En 2017, un truc pareil, ça doit bien exister pour la douche, non ? 

Et bien oui ! Le même site proposait des pommeaux à air pulsé. Résultat : entre 6 à 8 litres à la minute. Je me suis mise à chercher d’autres pommeaux qui permettraient une économie encore plus forte. Et c’est la que je suis tombée sur le Saint Graal :

Un pommeau qui n’utilise que 4 litres/minute, sans altérer le confort. Un pommeau imaginé par un français, fabriqué en France. Un pommeau fait de plastique recyclé et recyclable. Un pommeau qui, en plus, purifie l’eau (mais ça, c’est le petit plus, je m’en moquais pas mal) !

J’ai décidé d’investir malgré le prix et la crainte d’être déçue par un énième produit miracle qui ne l’est finalement pas tant que ça.

Bon, si je vous en parle, c’est que je ne suis pas déçue du voyage et qu’au contraire, je trouve l’idée GENIALE. Mais pourquoi n’y-a-t-on pas pensé avant ?

Petit calcul, en admettant que mes douches soient toujours aussi longues : 4*10 = 40. 200 – 40 = 160. Economie réalisée par douche : 160 litres d’eau potable. J’adore ! 

A la première utilisation, c’est hyper impressionnant de voir l’eau qui coule à nos pieds : on a l’impression qu’il n’y en a pas, et on se demande comment on peut se sentir mouillé comme d’habitude avec si peu de substance.

Le puits perdu ne se remplit plus, c’est limite si on ne trouve pas dommage d’avoir si peu d’eau pour les plantes, dorénavant !

Alors … Si vous êtes tenté.e.s, sachez que ce pommeau a été contrefait des centaines de fois. On le trouve à des tous petits prix sur de grands sites de vente en ligne. On le trouve à un prix assez élevé sur un autre site qui a tout plagié, jusqu’au nom.

Vous trouverez la version éthique sur un site qui ne paie pas de mine : eco2douche.com. Il coûte 49 euros. C’est un budget, c’est vrai. Mais franchement, ça vaut le coup ! Il se rentabilise amplement sur une année. Encourageons ces innovations, c’est important !

Sans eau, nous mourons. L’eau douce est rare : 1% seulement du total sur Terre. L’eau potable l’est encore plus. De plus en plus de personnes sur Terre n’y ont pas accès, et ça ne va pas en s’améliorant. Le partage, la préservation des ressources, les petites attentions quotidiennes, voilà la clé. Qui sait, les générations futures se battront peut-être même en Occident pour boire autre chose que du Coca !

Il faut encore que j’achète les mousseurs adéquats pour mes robinets (la douche était prioritaire), et que je rentabilise mieux l’eau que je puise dans la cuisine (j’en perds encore beaucoup pour « rien », c’est dommage). Si nous refaisons les toilettes un jour, on envisagera une solution différente. Il faut aussi régler la question eau du robinet VS eau en bouteille (nous n’avons pas encore tranché !)… Mais ça avance !

Et vous, l’eau, vous vous en souciez au quotidien ?

PS : Cet article n’a aucune visée publicitaire, n’est pas sponsorisé. J’ai payé mon pommeau, l’inventeur ne me connaît pas. Je vous en parle parce que j’ai vraiment trouvé le concept génial, sur tous les points, et qu’il tient ses promesses. Ce genre d’initiative DOIT être mis en avant !

PPS : Surtout, n’allez pas sur le site Ecodouche.spa ! Ils le vendent plus cher sous couvert d’une meilleure communication. Ces gens sont des escrocs !

 

Zèbre ?

Tous ceux et toutes celles qui sont concernées par le sujet, de près ou de loin, savent déjà de quoi je vais parler. Je sais dorénavant que vous êtes nombreux ici, c’est stupéfiant ! Je souhaitais vous le cacher, au moins jusqu’à ce que j’aie un résultat fiable, véridique, concret et pas trop remis en cause, sur lequel m’appuyer.

Samedi matin, je dois (?) aller passer les tests de Mensa. Ils sont censés me donner une première idée. Or, plus j’avance, moins je ressens l’envie, le besoin, d’y aller.

Remontons dans le temps :

Il y a quelques mois, je décide de parler de mon hypersensibilité et de tous ce qu’elle génère et engendre chez moi, d’un point de vue physique et « psychologique ». Une journaliste du HuffPost me demande le droit de le relayer car « il est très fort ». Là, tout s’enchaîne.

Cette visibilité qui lui est offerte amène des dizaines de personnes à ma porte. Elles veulent « me prévenir ». Elles disent « Je pensais que tu savais. » Ou « Je découvre ton blog et j’en suis sûr.e, tu es comme moi ! », « J’aurais aimé qu’on le fasse pour moi alors je le fais pour toi », « Renseignes-toi, ça va changer ta vie », « Ca te guérira, ça te réconciliera avec toi-même », « C’est VRAIMENT important ! » et j’en passe.

Elles me laissent des commentaires, m’écrivent de longs mails, me joignent sur les réseaux sociaux. Au début, ça me fait rire et je balaie leurs idées saugrenues par des « N’importe quoi ! Moi ?! C’est très gentil mais c’est du délire … » Je n’y avais jamais pensé et j’étais sûre et certaine de ne pas être concernée.

« Grâce » à cet article, si je fais le compte aujourd’hui, il n’y a pas moins d’une cinquantaine de personnes déjà diagnostiquées ou en cours de diagnostic qui sont venues me parler de douance, de surdon, de haut potentiel, de surefficience … De zèbre.

Choc.

Comment est-ce possible, qu’autant de personnes concernées me lisent ? C’est un gros pourcentage sur mon petit lectorat. Comment est-ce possible qu’elles se reconnaissent tant dans ma manière de penser, de ressentir, de réfléchir, d’interagir ? Comment se fait-il que les personnes à qui j’ose me confier sur le sujet, desquelles je me sens assez proches, me disent « Je suis concerné.e » ? Comment se fait-il que les blogueuses que je suis avec le plus de passion, celles dont j’ai l’impression à chaque texte que j’aurais pu l’écrire, soient concernées ?

Le doute a fini par s’installer. Et si ? L’idée était là, dans ma tête. La bombe.

L’onde de choc : 

N’y tenant plus, j’ai fini par céder. J’ai acheté pas mal de bouquins rédigés par des spécialistes. Je les ai dévoré. J’ai passé des jours et des jours à sentir une boule compacte, énorme, lourde, se former dans mon corps.

Et puis j’ai lâché les vannes. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Ca s’est traduit ici par tous ces articles, par ces séismes, un coup heureuse, un coup dévastée, un coup joviale, un coup médusée.

Avez-vous déjà ressenti ça ? Avoir dans vos mains un bouquin, qui décrit par le menu votre façon de fonctionner ? Penser à chaque mot « comment sait-elle ? » A chaque phrase rire ou pleurer, en fonction de votre intimité dégagée comme ça, aux yeux de tous ?

A travers ces livres, j’ai eu la sensation magique d’enfin me reconnaître quelque part. Enfin, quelqu’un, dans ce bas-monde, pouvait me comprendre vraiment. Enfin quelqu’un légitimait mes façons de faire, de vivre et de penser les plus intimes, celles que j’ai toujours cachées car je voyais bien qu’elles ne collaient pas aux autres. Enfin, quelqu’un me disait « ce que tu ressens est normal ».

C’était complètement fou. Terriblement déstabilisant. Profondément réconfortant.

Le dire aux autres : 

Je n’ai pas mis beaucoup de temps à en parler à mon amoureux, je ne pouvais de toute façon pas le lui cacher tant ça m’a remuée. Mais jamais, je n’ai pu dire à voix haute « peut-être que je suis surdouée ». L’écrire me coute beaucoup.

J’utilise souvent des périphrases, d’autres mots, des tournures alambiquées. Parce que c’est trop …. Tout. Ca me coupe le souffle. D’oser l’imaginer. D’oser penser que moi, je suis ça. Quel ego, madame ! Quel culot. Quelle honte si jamais je fais fausse route.

Je n’en ai parlé à personne d’autre. Je veux dire, à personne qui ne soit pas déjà concerné de façon certaine. J’ai essayé quelques fois. Quand je réussissais, la personne me disait « Je le suis ! » Etrangement, les autres fois, ça ne sortait pas. Il n’y a que mon amoureux, dans mon cercle IRL, qui sait ce qui se trame en moi.

Ce que ça change :

Tout, et rien à la fois. Ces lectures, cette possibilité, m’ont libérée. Je pèse ce mot : libérée. Effectivement, ça m’a réconciliée avec une énorme partie de moi-même, bloquée si profondément, cachée avec tant de science que c’est comme les entrailles de la terre qui sortent par une éruption volcanique. Ca brûle, et ça soulage. C’est presque masochiste.

Avoir la preuve :

C’est là qu’interviennent les tests. La surdouance, ça n’est pas qu’une histoire de QI, c’est beaucoup plus complexe et je n’entrerais pas dans les détails. Les curieux iront se renseigner.

Cependant, la seule façon (dites-moi si je me trompe !) d’être à peu près sûr que c’est bien ça, c’est de tester son QI, ses différents potentiels.

Au début, ça me démangeait de passer ces tests. Il fallait que je sache vraiment, c’était décisif. N’ayant pas les ressources pour passer la WAIS (seuls les psy sont habilités à faire passer cet examen, et ça coute relativement cher), je me suis tournée vers Mensa.

En gros, c’est une association qui regroupe les zèbres (si vous ne savez pas pourquoi j’utilise ce terme, n’hésitez pas à effectuer des recherches). Seuls les personnes atteignant les 130 de QI ont droit d’adhérer. Et pour ce faire, ils font passer leur propre test, qui ne coûte qu’une quarantaine d’euros.

L’éternel doute :

Je doute chaque jour. Etre ou ne pas être zèbre ?

Parfois, j’en suis intimement convaincue, car comment définir ce tsunami émotionnel qui m’a submergée sinon ? Ce sentiment d’intense appartenance ? Cette révélation qui dit que je ne suis plus seule, que d’autres fonctionnent à 100% comme moi ? Je n’avais jamais ressenti un truc aussi fort et si déterminant.

Le plus souvent, je me dis que je suis juste folle à lier, que je m’invente une vie, que je suis hors réalité et que franchement, Rozie, si t’étais zèbre, tu gagnerais un autre salaire, non ?

Il arrive que ce tango devienne insupportable. Quand j’y pense. Souvent donc, car la machine ne s’arrête jamais (heureusement, dans quinze minutes, je vais au yoga <3).

Passer ce fameux test ou pas ?

Je suis inscrite à la session de samedi matin, à Aix en Provence. Dans deux jours.

A l’heure actuelle, je ne suis sûre de rien. Dois-je le passer ? La question à dix millions.

Je nage en pleine nébuleuse.

Ai-je vraiment envie de le passer pour moi ? Je crois que j’ai besoin d’une preuve certifiée par des professionnels pour oser en parler aux autres. Je crois que j’ai surtout besoin d’y aller pour ma famille, car si je suis concernée, quelques autres très proches aussi et c’est quelque chose de primordial. Je ne suis pas sûre que vous saisissiez l’enjeu mais cette question de légitimité familiale est cruciale.

Si j’ouvre la boîte de Pandore, si j’en parle à mon père (entre autres), je sens que quelque chose d’énorme va sortir et m’exploser à la gueule. J’essaie donc de prendre des précautions. De nombreuses personnes diagnostiquées m’ont déconseillé de le dire à ma famille. En général, ça se passe mal.

Je sais que certains qui me lisent me connaissent IRL. J’appréhende particulièrement votre réaction à vous. C’est un sujet très sensible. Oser le dire, l’écrire, le dévoiler enlève un gros poids. Mais d’une autre façon, ça me fragilise énormément. Alors, si jamais il vous prend l’envie de m’en parler, une règle : seul à seul. Ne me prenez pas au dépourvu au cours d’une soirée entourée. Il reste encore des grenades dans le champ de mines.

Alors … Un conseil ? 🙂

A bout de souffle.

Je suis à bout de souffle. Je n’ai plus envie de trop réfléchir, de réfléchir trop loin. J’aspire à me laisser porter, et je n’ai donc pas grand chose à partager ces derniers temps, si ce ne sont mes petites pensées et pas quotidiens.

J’ai commencé de nombreux brouillons, avortés. Les sujets sont bons, mais ce n’est pas le moment. Je n’ai pas envie de prendre le temps d’y réfléchir. Donc, je laisse ça sur le côté, et je ne vous garantis pas que je serais très régulière prochainement. Ca vous déçoit peut-être.

En ce moment :

Je pense à un fantasme d’adolescente. Il a ressurgi comme ça, au détour d’images visionnées. J’ai ressenti ce que je ressentais alors, quand j’avais 15 ans, et ça ne me quitte plus depuis. Je m’endors en y pensant, en imaginant des scénarios dans une réalité parallèle, et j’aime bien. Ca m’amuse.

Je pense à samedi. Samedi matin, je suis censée être à Aix en Provence, pour passer un genre de test, de concours, de … Je ne sais pas trop. Ni ce que c’est vraiment, ni ce que j’en attends. Bon, je n’ai pas reçu confirmation de mon inscription donc peut-être que finalement, ils m’ont oubliée. Je devrais les relancer ?

Je pense au Nouvel An et aux rencontres que je vais y faire. Mon mari m’a dit : « Mais ils ont quel âge ? » Je n’ai pas su répondre. Je ne sais pas quel âge ils ont. « Vous avez parlé tant de temps sans jamais vous donner ces informations-là ?Non, je ne sais même pas leurs noms de famille. » Ca ne m’a pas paru important du tout. Il faudra que je demande, tiens. Veuillez remplir la fiche d’identité, s’il vous plaît ! Il m’a demandé de les décrire aussi, et j’avais plein de choses à dire, mais rien qui pouvait foncièrement l’aider.

J’écume les sites de vente entre particuliers à la recherche d’une table en bois massif, genre monastère. Je ne trouve pas. Il y en avait bien une, parfaite, mais la personne n’est plus sûre de la vendre. Elle cherche un nouveau logement et ce sera en fonction de la place. Alors j’attends.

Je cherche aussi un petit buffet, une commode. En bois toujours. C’est pour ranger les affaires d’Indiana et pour habiller la véritable entrée. La seule partie de la maison dont nous ne nous sommes pas soucié. Tout gît à même le sol. Il faudrait qu’on puisse y déposer un bac à l’intérieur, pour les croquettes. Ce serait pratique. Il faudrait des petits tiroirs pour ranger la laisse, le collier, les friandises. Et dessus, je pourrais poser des plantes, ce serait chouette, devant la fenêtre !

Cette année, ma famille s’est concertée. On a fait un tirage au sort. Pour Noël, il n’y aura qu’un cadeau par personne (j’adore ! Je suis trop contente qu’ils aient accepté de jouer le jeu !). Je m’occupe de celui de ma tante. Mon amoureux d’une autre tante. Mon grand-père s’occupe du mien et je suis très heureuse ! Il est si … Si, mon grand-père, que je suis curieuse de savoir ce qu’il imaginera spécialement pour moi. Je peux m’attendre à tout ! Ca me plaira, forcément. ou peut-être que j’attends quelque chose de trop personnel, et que je serais déçue. Difficile !

Indiana y est allé trop brusquement avec moi ce matin. Il a sauté dans le lit alors que j’y étais (le bougre !), et je me retrouve avec une belle balafre sur le nez. J’ai eu de la chance, quelque part. J’hésite à le camoufler demain, pour le travail. D’un côté, c’est vrai que c’est assez moche. Surtout au beau milieu du visage. Ca se voit bien, quoi. On ne voit que ça. Mais d’un autre … Je m’en fous royalement, mais alors … Comme de l’an 4000 ! Le hic, c’est que j’ai un tas de rendez-vous pro cette semaine (évidemment). Ca le fait moyen d’arriver avec la gueule cassée, hein ? Enfin … Il faudra une sacrée dose de fond de teint pour estomper le rouge ! Je ne sais pas ce qui est le mieux.

J’ai acheté du saumon frais, des clémentines et des poires. Je me régale comme une gamine !

J’ai envie de :

Créer autre chose. Je commence à m’ennuyer avec ce blog. J’ai l’impression d’avoir fait le tour de l’objet. Il y a toujours des points à améliorer, mais ça ne me ressemble pas d’améliorer ces points-là. Ca stagne, je n’apprends plus, ça m’ennuie, ça y est. J’ai envie de m’exprimer plus. Qu’est-ce que c’est, plus ?

Plus, c’est compliqué. Plus, ça veut aussi dire plus se dévoiler. Utiliser un autre format, penser une création de A à Z, faire quelque chose d’abouti. Continuer à dire que c’est moi, ou pas ? Est-ce possible de ne pas le dire ? Si je crée seule dans mon coin, oui. Mais si je veux partager, non.

Et qu’en penseraient ceux qui m’ont connue, qui me reconnaîtraient ? On m’en parlerait tout le temps, et je n’ai pas envie qu’on m’en parle. J’aimerais pouvoir continuer de partager, et bannir tous ceux qui me connaissent d’avant, pour ne pas avoir à entendre/affronter leurs regards, leurs avis, sur ma nouvelle création qui serait complètement moi. C’est difficile d’assumer complètement, aux yeux de tous sans exception. Continuer de prendre le droit d’être libre.

Pour l’instant, ici, je suis à bout de souffle.