Les Etats d’Esprit du Vendredi (29.09.17)

Début : 10h41

Fatigue : Absente.

Humeur : Toujours aussi bonne !

Estomac : On mange très mal en ce moment.

Condition physique : Yoga hier soir, qui me fait beaucoup de bien. Je crois que j’ai trouvé la prof avec l’approche parfaite pour moi ! La preuve, j’y suis retournée, et j’ai payé pour l’année. Et surtout, j’ai envie d’y retourner !

On en parlait hier, au travail, du sport. Entre ma collègue férue de badminton, l’autre férue de boxe, et lui de course à pied et de musculation, j’avais un peu « honte » de dire que je me lançais vraiment dans le yoga (et pourtant, c’est mieux que le rien que je pratique depuis des années !).
Et il m’a dit : « On pratique ce qui nous correspond, ça va vraiment avec ta personnalité. » Ca m’a soufflée. Est-ce que je ressemble à ces personnes qui pratiquent yoga et méditation ? Ces personnes qui paraissent si zen, si calmes, si confiantes ? C’est ce que je dégage ?
Eux, en tout cas, ont cette image de moi. Ca me fait vraiment plaisir. Ils ont l’image de la personne que j’ai envie de devenir !

Esprit : Heureux. Confiant. Palpitant. J’ai le coeur qui déborde.

Boulot : Toujours sur mes vidéos (et d’autres trucs). Je passe de bons moments avec eux. Je suis accompagnée de très belles personnes.

Culture : J’ai fait le tour de ma bibliothèque et ai sélectionné les livres que je n’avais pas donnés mais pas lus pour autant (j’avais oublié qu’il y en avait !). Là, je lis « Homo erectus ». J’ai déjà du le lire en fait, parce que ça fait écho à quelque chose. Je n’accroche pas vraiment, mais ce n’est pas grave.

On a commencé Star Trek, la série Netflix. J’ai beaucoup aimé les films, j’accroche moins. Le premier épisode n’était pas fou. En ce moment, on n’a pas envie de regarder quelque chose le soir. On se repose la tête.

Penser à : La liste est longue ! Je dirai que l’objectif du week-end est de tailler la jolie plante du jardin qui pousse n’importe comment. Laver les radiateurs électriques (je vous ai déjà dit que les anciens propriétaires n’étaient pas des pros du nettoyage ?) : ils sont … Marrons ! Et pourquoi pas laver le mur du couloir.

Avis Perso : …

Message Perso : Cet échange, qui s’étale au fil des jours, me fait un bien fou. Merci.

Amitiés : Ma copine enceinte ne me répond pas. Je crois que cette fois, c’est fini. Pas d’amertume, pas de regrets. Cette fois je suis prête à laisser nos chemins se séparer sans insister, dans la compréhension et l’acceptation. Ca n’entache en rien tout ce que nous avons vécu. C’est normal. C’est beau, quelque part.

Love : Ereinté par ses cours de sport qu’il adore ! Sur le qui-vive, toujours avec ses listes et sa tête qui ne s’arrête pas et fait des plans sur la comète. Ca me fait rire ! Je sais bien qu’on ne pourra pas faire tout ça si vite, mais qu’importe ! Il y pense.

Loulou : On se pare pour l’arrivée d’Indiana. On a récupéré tout le matériel qu’il faut : un grand panier, un coussin, des laisses, des balles, des colliers, des gamelles … On a désencombré l’ancien poulailler qui lui servira de (graaaaande) niche.

Ce week-end, mon mari et son père vont casser un mur du jardin et sans doute l’ancienne lapinière pour qu’on puisse poser le portail qui arrive le mercredi suivant. Après ça, il n’y aura plus qu’à … !

Sorties : Pas ce week-end, du coup ! Ni les suivants.

Divers : …

Courses : « Cracra » parce qu’on n’avait pas le temps de cuisiner hier, chacun à notre cours respectif. Et un drive ce soir, pour cuisiner quelque chose à mon beau-père demain, quand-même !

Envie de : Chanter, danser, jouer ! Ca n’a pas changé.

Musique : Une performance de Véronique Dicaire. Je trouve cette femme géniale. Tant par l’excellence de ses imitations que par sa fabuleuse énergie et la joie manifeste qu’elle a de faire ce qu’elle fait, et d’être là où elle est. Elle s’éclate, elle m’éclate !

Fin : 11h20

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Le grisant bonheur.

Avant de nous coucher, hier soir, mon amoureux m’a dit : « Toi, tu atteins ta vie de rêve, ça y est ! »

Il a raison. Il me disait ça parce que j’ai un travail qui me laisse complètement libre. Animé par un directeur qui profite des nouvelles ordonnances de la loi travail pour nous offrir plus de semaines de congés payés. A partir de janvier, je pourrais prendre autant de vacances que je le désire. 5, 6, 8, 10 ou 15 semaines. Ca n’a aucune importance, je serai payée pareil tant que les missions qu’on me donne sont faites. Et comme je travaille plutôt vite … Ca me laisse beaucoup de temps pour moi !

J’ai bien conscience de ma chance, et si je vous le dis, ce n’est pas pour briller. C’est le contexte qui m’amène à la réflexion suivante : Oui, j’ai réussi. J’ai atteint LA Vie. Et si le travail y contribue largement, ce n’est pas dans ce sens-là que je parle de réussite.

J’ai atteint un tel niveau de bonheur … C’est grisant. Je ne sais pas comment vous le décrire. Ce qu’on a construit c’est incroyable. L’endroit où je vis est incroyable. C’est une stupéfaction de tous les instants cette maison, ce jardin, et surtout ce cadre !

Ce qu’on en fait, la magie qu’on y apporte au quotidien, les projets qu’on envisage, les idées qui fusent, le sentiment de Certitude … A présent, quand je demande au ciel « Pourquoi moi ? », c’est pour tenter de comprendre d’où me vient cette chance.

Est-ce que c’était là, au fond de moi ? Est-ce que ça vient d’ailleurs ? Par quel hasard ai-je le droit d’être là, maintenant ?

J’ai 25 ans. J’ai trouvé ma voie avec une rapidité qui me laisse sans voix. Comment j’ai fait, pour aller là où il fallait ? Qui a guidé les pas de mon mari jusqu’à moi ? Qui a guidé les miens jusqu’à ce lieu dont je n’ai plus pu me détacher, dès la seconde où je posais mes pieds ici ? Qui a conduit mon directeur dans ce centre de formation ? Qui m’a poussée à aller le voir, lui, au milieu de la foule ?

Et ce blog, pourquoi ? Jamais ne j’aurais pensé qu’il m’apporterait tant. Vous qui venez m’écrire, vous me donnez ce dont j’ai besoin, ce dont je manquais.

C’est extraordinaire !

Voilà que je pleure de joie. Les larmes coulent toutes seules, j’ai le coeur qui saute. Tout mon corps dit Merci. Je suis si pleine d’amour, de reconnaissance … C’est indescriptible. Qui m’aime comme ça ? Avec cette force ? C’est dur pour moi de ne pas pouvoir mettre un visage, un nom sur l’Amour que je reçois. C’est une expérience unique.

Mon mari m’aime comme ça, mais il y a une raison. L’idée que la Terre (mettez le nom que vous voulez) m’aime de cette façon, ça me bouleverse tellement. C’est une leçon si forte, je crois que je ne m’en remettrais jamais. Cette sensation d’être touchée par la Grâce, de communier de coeur à coeur, c’est révélateur et culpabilisant. C’est énorme. Ca change celle que je suis en profondeur. Complètement. Ca réveille l’essence. J’abandonne tout le reste. Plus je m’en rends compte, plus je bondis à l’intérieur de moi.

Je crois que pour la première fois de ma vie, je serai capable de prier. D’abaisser mon corps jusque sur le sol, comme les musulmans ou les yogi. Je ne ressens plus ce geste comme un écrasement, une soumission. Je comprends maintenant d’où vient ce besoin de rencontrer la terre. De l’embrasser. Je n’ai pas les mots.

Mon mari m’a toujours dit que je serai à l’apogée de ma beauté entre 30 et 40 ans. Il a ce don de me voir. Et ce qu’il voit le réjouit. Il dit parfois m’envier parce qu’il ressent ce qui se passe dans mon être. J’ai cette chance de ressentir ça alors que je ne l’ai pas cherché.

Dieu (comme il l’appelle), il cherche à s’en rapprocher sans cesse, depuis longtemps. Mon beau-père aussi. Ma belle-mère, elle l’a trouvé. On n’utilise pas le même langage pour en parler, on n’a pas les mêmes croyances ! Mais ça, on sait qu’on l’a commun. Peu importent les mots, on sait que ça, ça existe. C’est là. Ca communique avec nous. Ca nous rapproche. Ca nous réjouit. Ca fait de nous des êtres meilleurs.

J’ai les yeux qui piquent maintenant. Savoir qu’on est sur le bon chemin, c’est être heureux. Ce qu’il y a de plus grisant encore, c’est de savoir qu’on est qu’au début. Je n’ai que 25 ans. QUE 25 ANS !! Ca va monter encore, grandir encore.

Bien sûr, il y aura les mauvais moments. Ma grand-mère va bientôt mourir, j’ai appris que son coeur se calme, s’approche du silence. Mon oncle est à l’hôpital, un malaise cardiaque. Inévitablement, je vais perdre des êtres chers à mon coeur. Je vais souffrir. Mais je ne suis plus seule. J’ai ce lien indéfectible avec mon mari. J’ai ce lien indéfectible avec … Ca.

Je suis heureuse. Je n’ai jamais été si heureuse. Si pleine.

Je porte un short de pyjama et un débardeur. Je suis sur le transat de ma terrasse. Je me dore au soleil. J’entends les corbeaux dans le champ d’à côté. Et d’autres oiseaux que je ne sais pas appeler. Il y a une légère brise. C’est tout. Le vague murmure de la nationale, si on tend assez l’oreille, et le tracteur du voisin qui démarre, que je n’entendrais plus dans quelques minutes. Je suis bien là.

Et vous, avez-vous déjà ressenti ça ? Etes-vous heureux ?

La lettre.

Il paraît qu’écrire une lettre, puis la brûler, ça peut soulager. Je trouve ça un peu simple, alors je ne l’ai jamais fait. A chaque fois je crois avoir fait le tour de ce que tu m’as fait. A chaque fois je me rends compte que non. J’en apprends encore. J’ouvre encore des yeux hagards sur la nature de tes gestes, de tes mots.

J’ai toujours ton adresse mail enregistrée. J’aimerais tant pouvoir te dire. Tous les sentiments, bons et mauvais, que tu m’inspires. J’aimerais pouvoir t’écrire ma version de l’histoire. J’aurais besoin que tu te rendes compte de ce que tu m’as fait. Que tu l’avoues. Que tu l’assumes. Que tu vives avec cette réalité.

Voilà bien quelque chose que je n’aurais jamais. Quelque chose qu’il ne faut pas que je cherche à avoir. Qui me laisse pour toujours un goût d’inachevé.

A la question du « pourquoi moi », je trouve désormais une réponse. Une belle réponse, soufflée par quelques gentils professionnels. J’ai un peu de mal à les croire, bien sûr, mais ils sont unanimes. C’était moi parce que je suis jolie, dehors et dedans. C’était moi parce que je suis solaire. C’était moi parce que je suis intelligente. C’était moi parce que je pense avec le coeur. C’était moi parce que j’avais besoin de donner de l’amour, beaucoup d’amour. C’était moi parce qu’à ce moment-là, une brèche avait fendillé ma coquille. C’était moi parce que je suis le profil type de ton profil type.

Voilà ce que je martèle dans ma tête.

On a beau m’expliquer que tu n’a(vai)s pas d’affect, que tout ce que tu faisais était calculé par avance, que tu ne souffrais pas mais qu’au contraire, tu jouissais de ma souffrance … Ca rentre difficilement, tu sais.

T’es un sacré comédien, alors ?

Je n’arrive pas à différencier le vrai du faux, dans notre histoire. Je n’arrive pas à savoir quand tu étais sincère. Qu’est-ce que tu pensais vraiment ? Cette question m’obsède.

Parfois, j’ai envie d’écrire cette lettre pour te cracher toute ma colère au visage. D’autres fois par pseudo-altruisme, pour te faire comprendre que quelque chose ne tourne pas rond chez toi, et que si vraiment tu veux être heureux un jour, il faut que tu t’en rendes compte. C’est surtout ça, en fait. Réussir enfin ma mission.

Parfois j’ai envie de prévenir tes parents et ton frère. Ils le savent déjà, je le sais. Tu leur en as fait subir, à eux aussi. Mais parce qu’ils sont ta famille, ils ne te fuiront jamais. Ils sont condamnés à vivre l’enfer que tu crées autour d’eux.

Il y a mille mots que j’aimerais que tu entendes. Je suis encore cette enfant perdue que tu as rencontrée. Celle que tu secouais pour qu’elle grandisse un peu.

J’aimerais surtout que tu me parles avec sincérité. Que tu m’expliques pourquoi, d’où ça te vient d’être aussi machiavélique. Que tu laisses tomber les masques, pour une fois. Ai-je déjà eu, en face de moi, le vrai toi ?

Existe-t-il seulement ?

Car si les psy ont raison, s’ils ont tout juste, tu n’es qu’une carcasse vide. Un robot. J’ai aimé un fantôme. Un préfabriqué. Un ersatz. L’un de ses zombies dont j’ai si peur, que je ne supporte pas de voir à l’écran. Ceux-là même qui me font froid dans le dos et me mettent si mal à l’aise.

Il paraît que tu as tissé une toile autour de moi, à l’intérieur de moi. Tu as parasité mon environnement physique et psychique. Etais-je ta première ? Ta première vraie victime ? Ton premier profil type, de ton profil type ?

Tu étais mon premier, et j’espère le seul. Je souffre de n’être qu’un cocon parmi tant d’autres sur ta toile. Un cocon vide, heureusement.

C’est assez étrange de voir la chose de cette façon-là. Sous ces termes qui enlèvent toute notion de sentiments à l’histoire, pour les remplacer par la logique. Logique froide et distante. « Il était ça, vous êtes ça, c’est pour ça. » Ils disent que ça s’est vraiment passé comme ça. Mais qu’en savent-ils, finalement ?

Pour les belles histoires aussi, on dit : « C’est parce que c’était toi, c’est parce que c’était moi. »

On n’a pas besoin de chercher la logique du bonheur. On s’en moque. Ca n’a aucune importance de savoir pourquoi, on est heureux, c’est tout. Pour la douleur, c’est une autre histoire. Il faut que ça serve, que ça ne soit pas vain, qu’il y ait une raison. Sinon, c’est insupportable.

Tu m’es insupportable. Parce qu’aucune raison ne me semble assez juste. Assez vraie. Est-ce que ça me soulage de savoir qu’il y avait des prédispositions à notre rencontre, à notre rapport de force ? Je crois que oui. Dans un certain sens, oui.

Il faut que je t’accepte tout entier. Toi, dans ma vie. Il faut que j’accepte que tu me reviennes en mémoire, encore de temps en temps. Même si je semble guérie. Même si tout porte à démontrer que je suis passée à autre chose.

Je te déteste autant que je t’aime. Tu m’inspires de nombreux autres sentiments. Rares sont les personnes sur lesquelles je peux exercer un panel si complet d’émotions. Quand je te pense, c’est tout noir. Noir comme le superposé de toutes les couleurs, toutes les nuances. Noir comme la lumière que tu absorbes, imperturbable, sans jamais en réfléchir un rayon. Noir comme une complétude.

J’en ai rédigé des centaines, de lettres, sous mes paupières closes. Il te faudrait toutes les recevoir. J’aimerais qu’elles parviennent au garçon avec lequel j’ai enregistré la chanson. Celui qui m’a fait découvrir l’un des parcs de Lyon. Celui qui m’a offert cette peluche avec tant de joie dans le regard. Celui qui m’a serrée si fort contre lui à ce concert. Ce garçon-là.

Tu te rends compte ? 4 moments. Grâce au pouvoir de quatre moments, j’ai tenu deux ans à tes côtés. Je m’accrochais à ça. A cet éclair succinct d’amour passé quelques secondes dans tes yeux. Il ne m’en fallait pas bien plus. Si personne n’était venu me prouver qu’on pouvait m’aimer plus, m’aimer mieux, m’aimer vraiment, je serais sans doute restée encore des mois. Tu m’aurais donné un autre moment, j’aurais effacé toute la peine qui le précédait.

Faut-il être candide …

Je brasse des mots qui disent tout et rien. D., tu restes impénétrable pour moi. Et sans doute cette phrase te fera-t-elle ressentir une certaine fierté. Car c’est ce que tu veux, au fond, que personne n’entre, non ? Alors bravo, tu as réussi. Tu seras à jamais l’éclatant mystère de ma vie. L’ineffable point d’interrogation. Je n’ai pas fini de m’interroger. Je n’en finis pas de penser à toi.

Je suis le serpent qui se mord la queue. Je tourne en rond. Je n’y pense quasiment plus. Désormais, quand ça m’arrive, c’est un goût d’inachevé dans ma bouche, d’incompris. Je repasse devant les mêmes comptoirs, encore et encore. On m’a dit que c’est précisément l’effet recherché. Il faut que j’arrête. Mais c’est précisément ce que je ne peux pas faire. Le profil type du profil type …

Les Etats d’Esprit du Vendredi (22.09.17)

Je suis dans ma lancée animaux … Voici l’un des chats de mes parents. Abandonnée dans un cimetière, ils l’ont récupérée et soignée. Maintenant, elle est magnifique !

 

Début : 14h52

Fatigue : J’ai bien dormi !

Humeur : Excellente ! Il fait beau et chaud depuis trois jours, ça me ravit ! Vive l’été indien !

Estomac : … Faut que je reprenne de bonnes habitudes, mais c’est pas gagné.

Condition physique : Premier vrai cours de yoga hier. J’en suis RAVIE ! Ca m’a fait un bien fou.

Esprit : Heureux. Confiant. Palpitant.

Boulot : Toujours sur mes vidéos. Je passe de bons moments avec mes collègues (et mon patron).

Culture : La part des flammes terminé. Plus rien à lire. L’amoureux insiste pour que je commence la saga de Robin Hobb, L’assassin royal. Il a tellement adoré, ça l’a tellement bouleversé qu’il m’a sérieusement dit qu’il ne voulait pas le finir pour avoir toujours l’impression d’être dans l’histoire, et qu’il n’arriverait jamais à retrouver un bouquin qui lui arrive à la cheville. C’est tentant mais il y peut-être 14 tomes. C’est long. Et moi, je suis plutôt histoires courtes. Donc bon .. Je vais peut-être glisser un oeil !

Côté films, on en a vu plein mais je ne retiens pas les titres alors … !

Penser à : Trouver une solution pour un portail, vite !

Avis Perso : Se fermer aux problèmes des autres, c’est pas toujours très sympa, mais parfois, c’est nécessaire.

Message Perso : Il est rare que j’aie vraiment un message pour quelqu’un alors … ?

Amitiés : Faut vraiment que je demande des nouvelles à ma copine enceinte (ça fait des mois que j’y pense ^^). Je crois qu’à cette heure, elle est plus enceinte d’ailleurs ! Sinon, RAS.

Love : Refait à l’idée d’avoir un chien. Dépassé par tout ce qu’il y a à faire (il se fait des listes. Des tonnes de listes ! Et s’impose des délais très courts. Comprends pas !). Faut que je l’aide mais j’ai une flemme … J’ai pas l’impression que c’est urgent, alors ça peut attendre, non ? …

Sorties : Rien de prévu ce week-end ! Je ferai bien une promenade, un peu de plein air.

Divers : On a gagné ! L’agence m’a fait un virement ce matin. Ca me donne une patate d’enfer ! Trop fière de nous.

Courses : « Cracra » parce qu’on n’avait pas le temps de cuisiner hier, chacun à notre cours respectif.

Envie de : Chanter, danser, jouer !

Musique : I want to break free – Queen. Je l’écoute et danse dessus à chaque fois que je réussis un truc. La dernière en date, mémorable, c’est quand la banque nous a répondu « oui ».

Fin : 15h14

Vous souhaitez participer aux Etats d’Esprit du Vendredi, créés par Zenopia et Postman ? Il vous suffit de copier le formulaire et de le remplir à votre envie ! Ensuite, laissez un commentaire sur leurs deux blogs respectifs avec le lien de votre participation, afin qu’ils puissent vous inclure à la liste des participants. Retrouvez le tableau pinterest collectif et la playlist sur youtube.

Un animal à la maison ?

On y est ! L’envie se fait de plus en plus forte. Il y a encore trois mois, l’idée n’était pas envisageable et provoquait en moi plus de peur qu’autre chose. Je ne voyais que les contraintes. On n’a pas la voiture adéquate. Il va falloir payer la nourriture. Le vétérinaire. Un portail. Refaire les clôtures. Et surtout, ils vont mourir avant moi. Donc, je vais souffrir.

Ce n’est pas très optimiste, je sais ! J’ai assisté à la mort de 4 de mes compagnons préférés. La dernière en date m’a particulièrement marquée. J’étais folle de cette chienne. Je passais mon temps collée contre elle. J’aimais tellement son caractère débordant de joie, j’étais si sensible à l’attachement qu’elle avait pour moi. Sa façon de me défendre. De me cajoler. De me rendre mon sourire. On était liées comme les doigts de la main. Quand on l’a rencontrée, c’était une évidence.

L’éleveuse avait ouvert sa cage, et la petite chienne blanche faisait déjà des bonds de trois mètres ! Sa vitalité pouvait faire sourire la plus triste des personnes. Il ne m’a pas fallu plus d’une seconde pour l’adorer et supplier mes parents (surtout ma mère qui était sceptique) de l’adopter. J’avais 11 ans.

Ariane m’a suivie durant toute mon adolescence. Elle était un pilier solide. Son amour pour moi, son « sourire » quand elle me voyait revenir de l’école, ses câlins le soir contre la cheminée, étaient autant de sentiments que je savais indéfectibles. Je m’amusais avec elle. Je vivais des instants encore emprunts d’innocence. A cette période de ma vie où tout basculait, où tout prenait l’eau, elle était cette bouée, ce chien nageur qui ferait n’importe quoi pour sauver son petit humain.

Elle est morte 6 ans après. J’étais en terminale. C’était horrible. Elle était jeune mais malade, comme tous les autres chiots de la portée : consanguinité cachée. Après des années de bataille, ses reins ont fini par lâcher et elle est morte dans le couloir, pendant la nuit, avec mon père éploré à ses côtés. Je crois qu’il l’aimait encore plus que moi. Avant de me coucher, je suis allée la câliner une dernière fois. Elle tremblait, elle n’était que souffrance. Son regard nous implorait de ne pas la laisser seule, de la secourir. J’en garde le souvenir une profonde détresse. Au petit matin, elle avait disparu.

Quelques semaines plus tard, mes parents ont accueilli un nouveau compagnon à quatre pattes : Eden. Adorable, tant par sa beauté que par son caractère. Mais moi, je n’arrivais pas à accepter qu’on remplace si vite mon Ariane. Je vivais des sentiments mêlés, troublée de ressentir tant de douleur pour un animal qui appartenait déjà au passé. Je crois que je ne m’en suis toujours pas remise.

Ariane remplaçait déjà Geisha que j’avais vue partir, tout doucement. Mon père est incapable de vivre sans un chien à ses côtés. Ajoutez à cela la mort brutale d’une Princesse (chat) empoisonnée par les voisins quand j’avais 7 ans, puis la disparition prématurée d’un oiseau apprivoisé qui vivait en liberté dans ma chambre, et vous avez le tableau complet. On ne s’imagine jamais à quel point on peut être lié, même à un « simple » oiseau.

Les animaux ont, de tout temps, fait partie intégrante de notre famille. L’investissement que nous avions pour eux n’avait aucune limite. Leur impact sur ma vie est aussi fort que celui de n’importe qui. Alors avoir un chien, un chat, ou même un poisson rouge, c’était hors de question. Pas prête. Trop de responsabilités. Je garde une profonde culpabilité de ne pas m’être assez bien occupée de mon oiseau apprivoisé. J’en fais encore de gros cauchemars.

Mais voilà que depuis quelques semaines, je m’imagine bien avec un chat. Une petite boule de poils sur le canapé, avec moi sur le plaid, qui viendrait miauler contre mes jambes pendant que je lis sur la terrasse, qui viendrait ronronner contre mon visage pour me réveiller le matin … Imperceptiblement, je me suis mise à l’imaginer. Et pourquoi pas ?

C’est sans doute l’effet « maison ». Elle me semble bien vide, cette maison, juste avec nous. Et là, vous y pensez vous aussi … Est-ce que je ressentirai la même chose, un jour, pour un enfant ?? Pour tout vous avouer, je n’espère pas !

Hier, j’en parlais une nouvelle fois à mon amoureux, au détour d’une conversation. Il a souri. Je m’attendais à ce qu’il dise non, il n’est pas très chat .. Il a souri. Il m’a parlé d’un chien, comme toujours. Alors j’ai dit : « Tiens, je vais regarder sur Le Bon Coin ! » 

Et là, j’ai vu l’annonce. « Donne chiots Berger Australien. » Il faut savoir qu’Eden, le chien de mes parents, est un berger australien. Vous l’avez vu adulte, imaginez-le petit … Les photos m’ont fait fondre. Comment ne pas craquer ? J’ai regardé mon mari. J’ai dit « On les contacte ? » Il m’a rendu mon regard, les yeux ronds. « Tu serais prête ?! » Et j’ai envoyé mon message.

Je n’y mettais pas trop d’espoir, tout de même. Un don de Bergers Australiens âgés de deux mois … Ca sentait fort l’arnaque. Ou alors, ils allaient partir comme des petits pains. Mais j’avais l’espoir fou qu’on me réponde que oui, c’était possible, là, maintenant. Que ce week-end on aille le chercher, que dans quelques jours un petit animal coure entre nos jambes.

Il faut dire que l’amoureux attend ça depuis tellement longtemps ! Il a déjà choisi le prénom, c’est non négociable. « Indiana. » Il me fait trop rire, je l’adore ! On était là, à imaginer. A s’empresser de trouver un portail pour ce chien qui n’existe pas encore. A faire des projets.

Finalement, il s’agissait bien d’une arnaque. Une pauvre dame affreusement malade, exilée en Corse avec ces chiots, qui demande 300 euros de frais de port (avion y tutti quanti) pour chaque bête … Et bien sûr, à payer d’avance via Paypal. Déçue ? Oui. Même si je le sentais fort.

On n’aura pas de chien ce week-end. Mais j’ai réalisé quelque chose. J’en veux un, en fait. J’adorerais en avoir un. Maintenant. Même si ça me fait encore flipper et que je me suis dit plusieurs fois, depuis : « Heureusement que c’était faux ! Dans quelle galère tu aurais mis les pieds ! »

Peut-être que ça veut dire que j’ai (presque) fait mon deuil. D’Ariane. Elle me manque tant, cette chienne, c’est fou. J’ai espéré mille fois la retrouver quelque part, un jour. Dans les possibles des mondes parallèles, de l’au-delà où je ne sais quoi. Le manque invente de sacrés scénarios pour emprisonner l’espoir … Et vous, vos animaux de compagnie, vous les aimez comment ? Vous envisagez la vie avec, ou sans ?