Les Etats d’Esprit du Vendredi (31.03.17)

Début : 17h00

Fatigue : Présente ! Fatigue physique. Je sors de 4 heures de ménage et de rangement, et de tri en tout genre. Je suis éreintée.

Humeur : Agréable. Normale. Bienveillante.

Estomac : Je n’ai pas mangé à midi. Aucune sensation de faim. Je sais qu’il faut que je me force pourtant mais je n’ai pas encore le « déclic ». Je sens que ça commence à venir, et comme d’habitude, je vais avoir faim deux heures avant le repas … C’est embêtant mais je ne peux m’en prendre qu’à moi-même !

Condition physiqueLes douleurs reviennent déjà. Je suis très tendue, et je me tiens très mal. Je ne sais pas comment corriger ça. J’essaie le toucher psycho-corporel le mois prochain, on verra. Et un article paru hier parle de la méthode Pilates. Ca a l’air génial mais ce n’est pas ici que je vais trouver des cours …

Esprit : Rempli d’un flot de pensées qui ne discontinue pas.

Boulot : Je n’ai pas vécu une semaine hyper productive. Mais bon .. Ce n’est pas grave, je ne peux que faire mieux … N’empêche que je culpabilise.

Culture : J’ai bien entamé Tableau de Chasse, je devrais le finir bientôt. Iron Fist terminé. Ce soir, on attaque 13 Reasons Why.

Penser à : Demander à mon banquier pourquoi il veut nous faire souscrire à un crédit de 1000 euros en plus du reste ??? Résilier mon abonnement forcé au service Premium d’Amazon. Ecrire une lettre à mon amie. Ecrire des mails à plusieurs autres personnes. Envoyer une lettre en recommandé.

Avis Perso : Le rangement, c’est fatiguant mais ça fait du bien.

Loulou : Le chien arrive avant la fin de l’année !

Message Perso : Qu’est-ce que je représente pour vous ? A quel point êtes-vous attaché à moi ? Et comment ? Des questions que je me pose fréquemment face à toutes les personnes que j’ai côtoyées, que je côtoie encore. ?

Amitiés : Nous nous revoyons demain, pour fêter le départ d’une amie au Canada. J’ai hâte de la revoir. Et j’espère qu’elle reviendra vite ! Je crains un peu ce week-end. Je ne suis jamais très à l’aise dans les fêtes ou il y a beaucoup de monde. En général, je m’ennuie, je me sens seule, pas à ma place. J’ai l’impression d’être en décalage, de ne pas savoir « normalement » m’amuser. Et d’ennuyer les autres, d’être un poids.

Love : Il s’est acheté un nunchaku (je ne sais pas l’écrire ! ^^) hier. Il se retient d’acquérir un bâton de combat et j’espère qu’il tiendra encore 15 jours, pour que je puisse le lui offrir pour son anniversaire. Il est heureux, ça se voit.

Sorties : Demain, on part à Lyon pour cette fameuse fête d’au revoir. On rentre dimanche dans la soirée.

Divers : On peut officiellement dire qu’on va devenir propriétaires d’une charmante ferme rénovée ! On a reçu l’offre de la banque samedi dernier ! ! ! On est … Sur un nuage !

Courses : Pas besoin cette semaine ! Juste acheté du fromage « Ail et fines herbes » pour une recette de rillette de betteraves et radis noir. C’est très bon !

Envie de : Volonté. J’en manque vraiment ces derniers temps.

Musique : Delilah – Florence + The Machine.

Fin : 17h25

Vous souhaitez participer aux Etats d’Esprit du Vendredi, créés par Zenopia et Postman ? Il vous suffit de copier le formulaire et de le remplir à votre envie ! Ensuite, laissez un commentaire sur leurs deux blogs respectifs avec le lien de votre participation, afin qu’ils puissent vous inclure à la liste des participants. Retrouvez le tableau pinterest collectif et la playlist sur youtube.

Ma dépendance aux écrans.

C’est triste à dire, mais depuis que je suis petite, je développe une dépendance aux écrans.

Mon père est né en 1963. Autant dire que la télévision, il l’a d’abord découverte en noir et blanc, avec Maritie et Gilbert Carpentier. Il ne fallait pas gaspiller l’argent, alors pour ne pas payer trop en électricité, on regardait une émission deux soirs par semaine. Puis les voisins ont ramené le premier téléviseur à tube cathodique en couleurs du quartier. Quelle joie pour mon père d’être alors autorisé à regarder ses dessins animés préférés dans la maison d’en face !

Du côté de ma mère, la télévision était vraiment perçue comme l’invention du siècle. Mon grand-père se réjouissait de recevoir la culture, le cinéma, les documentaires et les divertissements gratuitement, sans bouger de chez lui. Pour lui, la télévision permettait de grandir, elle offrait une chance inespérée d’apprendre de nombreuses choses sur le monde et ses origines. Mais ma mère se souvient surtout de ses passions devant La Petite Maison dans la Prairie …

Moi, je suis née en 1992. Le salon, je l’ai toujours connu avec un écran. C’était d’ailleurs plus une salle de visionnage qu’un véritable salon. Je regardais mes émissions jeunesse le matin, en prenant mon petit-déjeuner, avant de partir à l’école. Quand je rentrais, je me scotchais à l’écran pour prendre le goûter devant les Minikeums – Mélissa, non ne pleure pas, whowhowho (*musique*) ! En grandissant, j’ai passé quasiment toutes mes fins d’après-midi devant les séries adolescentes que proposait TF1 et M6, accompagnée de ma mère et de ma soeur. Et le soir, toute la famille était toujours rassemblée devant les programmes, pas si terribles, des chaînes de la TNT.

Mes parents n’ont jamais eu les moyens de partir en vacances. Alors, comme nous étions très éloignés des villes et villages, entre champs de blé et forêt, notre occupation principale restait de visionner quantité de téléfilms et émissions bancales (coucou C’est Mon Choix !) pendant des semaines, voire des mois.

Et les livres, dans tout ça ? Et les ballades ? La musique, l’écriture et tout ce qu’on peut faire d’autre de son temps libre ? On le faisait aussi. Nous n’étions pas avalés par l’écran 24h sur 24h. Nos parents n’étaient pas inconscients, ils nous faisaient beaucoup sortir. Un gros budget partait d’ailleurs dans les petites sorties et découvertes régionales, à défaut de passer dans des « grandes vacances ». Mais on pouvait quand-même dire que la télé, c’était le sixième membre de la famille, juste après le chien.

Oui, le rapport aux écrans, c’est d’abord une éducation. Et on peut dire ce qu’on veut, mais dans les familles pauvres ou isolées, c’est le principal centre d’attraction. C’est l’élément qui fera passer l’ennui. C’est celui qui calmera les enfants et qui retiendra leur attention assez longtemps pour faire la cuisine. C’est celui devant lequel on pourra rire de la bêtise des autres ou pleurer en famille. C’est celui qui apporte les informations sur le monde. Celui qui prend toute la place, qui comble les trous. Qui apaise les budgets. Mais c’est aussi celui qui emprisonne.

Il y a quelques mois, je suis passée par une période de chômage. Mon premier réflexe a été de zapper de chaînes en chaînes pendant des heures. Au bout d’une semaine, quand mon mari m’a demandé ce que j’avais fait de ces sept jours, je suis restée bête. Quoi, moi, la fille avide de culture et de connaissances, j’étais restée vautrée devant cette boîte noire sept jours ??

J’ai pensé à ma mère, assistante maternelle. Je me suis rappelée qu’elle passait tous ses moments d’ennui devant la télévision : quand les enfants faisaient la sieste l’après-midi, quand le dernier partait le soir, le samedi après-midi quand mon père bricolait … Et que, la plupart du temps, j’étais à côté d’elle.

Ca venait donc de là. D’un coup, l’écran m’est devenu insupportable. Je me suis rendue compte que j’en étais dépendante d’une façon complètement malsaine. Qu’a force de regarder les programmes, je ne pouvais plus m’empêcher d’y rester accrochée pour découvrir le prochain épisode, puis celui d’après … Même si je les avais déjà vus. Même si ça ne m’intéressait pas. Il me volait mon libre arbitre. Il faisait de moi un pantin. Pire ! Il m’envahissait. Il bruissait, et même quand je le laissais « en fond sonore », il me déconcentrait et me décontenançait.

J’ai stoppé net. Non, je n’ai pas jeté la télévision. Mais je ne l’ai plus allumée que pour visionner un film ou une série que mon amoureux et moi avions préalablement choisi. Au revoir les chaînes de la TNT, bonjour Netflix ! Elle ne nous sert désormais plus qu’à regarder nos programmes sur grand écran, parce que sur un ordinateur portable, c’est pas commode ! Prochaine étape : la délaisser au profit d’un vidéo-projecteur pour ne plus régler la taxe audiovisuelle …

La fierté de ma désintoxication express à rapidement laissé place à un trouble. Quid de mon smartphone ? Et du temps que je passe les yeux rivés sur mon MacBook ?

Mon téléphone ne me sert à rien d’autre qu’à envoyer des sms et à lire mes statistiques bloguesques. Pourtant, je suis constamment entrain de vérifier que je n’ai pas reçu de nouvelles notifications. Un véritable toc. Je le fais vraiment des dizaines de fois par jour. Pourquoi ?

Il est collé à moi 24h sur 24h. J’ai désactivé les notifications de toutes mes applications, pourtant peu nombreuses. Je l’ai réglé de telle sorte qu’il ne clignote plus pour m’avertir de quoi que ce soit. Malgré tout ça, je le regarde sans cesse. Je vérifie. Il est, pour moi, un vecteur de stress. Pour arrêter ça, j’apprends désormais à m’en séparer. A le laisser dans mon sac au travail et pas sous mes yeux. A le laisser dans la chambre quand je suis au salon et vice-versa. Résultat : il me manque. C’est fou, n’est-ce pas ? C’est vraiment déstabilisant.

Pour l’ordinateur, c’est moins difficile. J’ai éradiqué ma routine web quotidienne, qui ne m’apportait plus grand chose. J’ai gardé Hellocoton pour lire mes blogueuses préférées et mon blog pour écrire et vous répondre. Le week-end, je m’autorise un aller sur les sites d’information que j’affectionne. Et c’est tout. Résultat : j’ai gagné énormément de temps, et je peux dorénavant de me consacrer encore plus à mes autres activités. Une véritable bouffée d’air.

Mon talon d’Achille, c’est Facebook. Je n’y poste rien … Mais je rafraîchis sans cesse mon fil d’actualités. Je suis abonnée à de nombreuses pages. Toutes intéressantes au demeurant, mais la puissance de l’algorithme me bouffe. Si ça vous intéresse, Rue 89 a interviewé un ancien ingénieur de Google qui explique comment les applications sont conçues pour retenir les usagers et leur voler impunément des milliers d’heures. Ca vaut le détour et ça aide à la prise de conscience …

J’essaie progressivement d’enrayer ma dépendance aux écrans. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, c’est loin d’être évident. Je me demande comment vivent les personnes nées à partir des années 2000. Réussissent-elles à faire la part des choses ? Comment gèrent-elles leur quotidien ultra-connecté ? Lorsque je vois ma nièce de trois ans se servir de smartphones, tablettes et PC aussi facilement, j’ai quelques appréhensions … Si la sensibilisation vous intéresse et que le futur de ces technologies vous intrigue, regardez Black Mirror, vous ne serez pas déçus ! Et vous, quel est votre rapport aux écrans ?

L’histoire de Joanna.

Je vous l’ai dit à plusieurs reprises, ma mère est assistante maternelle. Grâce à ce métier, elle a soigné et éduqué 25 enfants en 25 ans de carrière. Elle les a tous profondément aimés. A chaque fois, ça lui déchirait le coeur de les voir partir définitivement. Dans la salle de jeu sont placardées les minois souriants de ces 25 têtes blondes qui lui manquent, de ces 25 têtes blondes avec lesquelles j’ai grandi moi aussi.

Qu’est-ce que cette anecdote à avoir avec l’emprise et la violence psychologique/conjugale ?

25 enfants, ce sont 50 parents. 50 parents à gérer, et si la grande majorité d’entre eux était adorable et cordiale, certaines histoires étaient violentes. Cette violence, nous, en qualité de « famille d’accueil », nous la percevions et la ressentions. Nous ne la comprenions pas avant qu’éclate la vérité, mais le malaise profond qui nous saisissait nous ordonnait la méfiance, et la protection des petits.

Les enfants, dès qu’ils sont en âge de communiquer, racontent. Ils n’ont pas de filtre, et décrivent sans détour les situations de leur vie quotidienne : ce qui se passe entre Papa et Maman, pourquoi ils ont été punis, pourquoi ils se réveillent la nuit .. Parfois, c’est très drôle ! Surtout quand ils répètent mot pour mot les familiarités que leurs parents n’arrivent pas à cacher au sujet de leurs opinions politiques ou dans leurs accès de colère. D’autres fois, c’est plus troublant …

Les nourrissons aussi communiquent. On ressent leur stress, leurs peurs, leurs problèmes. Les bébés malheureux existent et parfois, c’est signe d’un profond dysfonctionnement dans la sphère familiale. Joanna était de ceux-ci. Malgré tout l’amour et la confiance que nous pouvions lui donner, elle restait seule la majorité du temps, comme emprisonnée dans une bulle magnétique qui l’empêchait de découvrir le monde. Je devais avoir 11 ans à l’époque et j’aimais beaucoup jouer avec les petits. Avec elle, je peinais à tisser un lien.

De prime abord, son comportement n’a alerté personne. Les enfants timides existent, les peureux aussi. Ma mère en avait eu un bel exemple avec ma soeur. Il fallait juste attendre qu’elle prenne confiance et ne pas la brusquer. Calmer ses craintes, effacer ses angoisses avec une bonne dose de patience. Très vite, nous nous sommes rendus compte que malgré ça, Joanna était très éveillée. Elle intégrait très vite les choses et plus elle grandissait, plus nous comprenions que son manque de langage était un refus, et non une incapacité.

Ma mère en avertit les parents. Ce jeune couple marié, qui construisait sa maison non loin de la nôtre, était charmant. A plusieurs reprises, ils nous ont invité chez eux, en amis. Ca arrivait régulièrement que des parents remercient le travail de ma mère en invitant sa famille à dîner, en la récompensant de beaux cadeaux, et en gardant contact après les trois ans de garde. « Je crois que Joanna est très intelligente. Il faut peut-être se demander si elle n’est pas surdouée. »

Aussitôt dit, aussitôt fait, les parents testèrent le Q.I de leur première enfant chérie. Le résultat était sans appel : la petite avait les capacités intellectuelles d’un génie. On  mit donc sur le dos de ce trop-plein d’intelligence toutes ses difficultés sociales et on cessa définitivement de se poser des questions sur son comportement étrange.

Quelques mois plus tard, en plein week-end, ma mère reçut un premier coup de fil. C’était la maman de Joanna. Elle avait besoin de parler et la discussion s’éternisait. Ce petit manège dura plusieurs semaines durant lesquelles la jeune femme pleurait systématiquement en racontant à ma mère que son couple battait de l’aile, que son mari devenait violent, commençait à boire, et que la petite était en danger.

Face à cette situation, ma mère était dépourvue d’expérience. Que faire ? Entendre les plaintes de cette femme était un poids terrible et ne faisait pas partie de ses compétences. « Tu n’es pas sa psy ni son assistante sociale », lui répétait mon père. « Dis-lui de se tourner vers les services compétents, et qu’elle te laisse tranquille ! » Il voulait se débarrasser d’elle, parce qu’il sentait bien que la situation empoissonnait notre vie de famille. La maman de Joanna était de plus en plus présente dans nos vies.

C’était le Papa qui emmenait sa fille chez nous touts les matins. Il n’avait rien d’un bourreau, au demeurant, mais l’habit ne fait pas le moine. Il semblait ne pas du tout être au courant des confidences de son épouse et ma mère, de plus en plus mal à l’aise, s’éloignait de lui. Puis ce fût le coup de fil de trop. « Elle vient de me raconter que Joanna est victime des attouchements de son père … Elle veut que j’apporte un témoignage pour un procès. » Le choc.

Quelques jours plus tard, Joanna s’est mise à nous parler, et à nous raconter ce que son papa lui avait fait. C’était des mots d’enfants, c’était flou et précis à la fois. La pauvre petite était dorénavant suivie par des psychologues. Son père ne pouvait plus s’approcher d’elle. Et sa mère semblait de plus en plus instable. Des mois passèrent encore avant que Joanna ne nous en dise plus.

« C’est Maman qui veut que je dise ce que Papa m’a fait.Oui, parce que Maman veut t’aider.Maman m’a dit que Papa était un méchant et qu’il m’avait fait des mauvaises choses. C’est pour ça qu’il a plus le droit de me voir. … Qu’est-ce que t’a dit Maman ?Elle m’a dit que dire tout ça.Elle t’a dire de dire ce dont tu te souviens. Non, elle m’a dit de dire ce qu’elle me répétait. »

Avez-vous compris la fin de l’histoire ? Joanna n’avait jamais subi de mauvais traitement de la part de son père. Après de nombreuses interrogations, sa Maman finit par avouer qu’elle avait forcé sa fille à le dire et à y croire, parce que son mari voulait divorcer et qu’elle ne l’acceptait pas. Si bien que l’enfant ne savait plus ce qui était réel et ce qui ne l’était pas. Les coups de fil à ma mère, ce n’était que des mensonges, de la manipulation. Elle avait usé de la même stratégie auprès de ses parents et de ses beaux-parents, auprès des amis et des collègues de travail. Un jeu trop bien ficelé.

Le papa eut beaucoup de mal à prouver son innocence. Aucune trace de sévices n’avait été retrouvés sur son enfant ni sur sa femme. C’est ce qui l’a sauvé, si on peut dire. Aujourd’hui, Joanna a 14 ans. Elle a grandi dans une famille d’accueil, son père n’a jamais réussi à récupérer sa garde mais la voit régulièrement. Et il s’est vraiment mis à boire. On le voit tous les matins, au bistrot du village. Sa mère a fini par être internée.

A 11 ans, je n’avais pas les mots pour qualifier le comportement de cette maman. Elle avait détruit sa famille et je n’arrivais pas à comprendre pourquoi. Je me disais juste qu’elle était complètement folle. Maintenant, si je n’ai pas toutes les réponses, je saisis beaucoup plus d’éléments.

Elle se comportait étrangement pour une victime. Je n’en connais aucune qui ose dire sans détour que son conjoint la frappe, comme ça, à tout le monde, mais pas à la police. Elle était exubérante comme le sont les Pervers Narcissiques sur la scène du monde. Et son mari était fermé et effacé comme le sont les victimes d’emprise. C’était logique.

Je n’ai rien inventé. Joanna existe vraiment, toute comme Coralie, dont je vous ai raconté l’histoire précédemment. Je continue ma chronique sur les violences psychologiques en vous parlant pour quelques semaines des autres. Des autres bourreaux et des autres victimes que j’ai pu croiser dans ma vie, furtivement ou plus profondément. Il y en a quelques uns. Et je voudrais que le monde comprenne que ce n’est malheureusement pas exceptionnel … Et vous, en avez-vous croisé ?

Les Etats d’Esprit du Vendredi (24.03.17)

Début : 12h18

Fatigue : Je ne suis pas fatiguée aujourd’hui, ça va. La fatigue était présente cette semaine, mais toujours aux mêmes moments de la journée. Je crois avoir saisi pourquoi. Je ne mange pas assez. Je ne donne pas assez d’énergie à mon corps, ou alors, il ne sait pas la récupérer …

Humeur : Bonne. Calme. Ni très enjouée, ni négative. Liée au temps. Il pleuvait cette nuit. Maintenant, c’est nuageux et froid, mais ça s’est apaisé. Le calme après la tempête.

Estomac : Muesli aux fruits rouges. Myrtilles, fraises, framboises. Un vrai délice. Avec du jus de pêche. Il faut que je mange à midi.

Condition physiqueYoga. Je ressens d’étranges « contractions » au niveau du sternum.

Esprit : En ébullition. J’ai beaucoup d’informations à traiter. Sur moi-même. Au travail. Dans la vie perso.

Boulot : Ca y est, je me suis remise dans le bain ! Je suis plutôt fière de moi cette semaine, j’ai été efficace ! Espérons que ce soit mieux encore la semaine prochaine.

Culture : J’ai à peine eu le temps de lire quelques pages de Tableau de Chasse. On a visionné une bonne partie d’Iron Fist. Commence à me lasser. Les personnages ne sont pas très bien « faits » finalement. Un peu déçue. J’ai ré-écouté Le Fil de Camille. Il m’apaise toujours. Le chanter est un réel réconfort. Comme s’il faisait circuler l’énergie de la bonne manière. J’ai toujours ressenti ça avec lui. Ca doit être l’un des effets du bourdon.

Penser à : Retirer de l’argent pour notre participation au cadeau de mon oncle. Déposer un chèque à la banque et un colis à la poste. Re-photographier une robe pour la vente. Encore signer des papiers. Aller récupérer des autocollants pour le travail. … Et refuser le prélèvement automatique d’Amazon. 50 euros pour un abonnement Premium que je n’ai jamais demandé. Parfois, ce monde administratif me prend la tête.

Avis Perso : « Les gens vivent en s’appuyant sur leurs convictions et leurs connaissances et ils appellent ça la réalité : mais le savoir et la compréhension sont des concepts si ambigus que cette réalité ne pourrait être alors qu’une illusion. » – Itachi Uchiwa. Un ami nous a placé ça ce matin, sur notre groupe WhatsApp. J’aime beaucoup.

Loulou : Le chien arrive avant la fin de l’année.

Message Perso : Je crois que la question n’est pas pour moi, mais la lire m’a interrogée. Est-ce que je songe assez à lui ? En tout cas, je ne sais pas si mon père va mieux …

Amitiés : Nous nous revoyons le 1 avril, pour fêter le départ d’une amie au Canada. J’ai hâte de la revoir. Et j’espère qu’elle reviendra vite !

Love : Il s’est mis au Tai Chi, et a repris sa pratique des arts martiaux. L’effet Iron Fist ! Je crois que mon besoin de spiritualité le questionne vis à vis de la sienne. Il marche dans le même courant que moi, mais avec des méthodes différentes. On s’apporte beaucoup l’un à l’autre.

Sorties : Demain, nous partons pour la Drôme, retrouver ma famille ! Un week-end au coeur de mes racines. Une fête est prévue samedi soir, et le dimanche, on le passe avec l’autre branche. Ce sera chouette, j’ai hâte !!!

Divers : Hmmm … Je ne sais pas. Je n’ai pas envie de changer d’heure. J’aime bien me réveiller quand il fait jour. Je n’ai pas envie de recommencer ça.

Courses : Hier soir, j’ai fait mes premières « vraies » courses Zéro Déchet. C’est très agréable, le libre-service. J’ai adoré voir le miel couler dans mon pot. Je souriais comme une gosse. Véritable minute de bonheur. Et qu’est-ce qu’il est bon ! A tomber par terre. Le miel de mon enfance, sans que j’ai à le payer 10 euros le pot. Miracle !

Envie de : Sérénité. Repos. Mais d’une façon contradictoire, j’ai aussi envie de gratter plus loin.

Musique : Vertige – Camille. Comme je vous en parlais, voici ma chanson préférée de cet album. Elle me rend .. Nostalgique et m’envoie de la magie. C’est étrange comme elle me pince le coeur tout en .. Me rendant reconnaissante.

Fin : 12h56

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J’ai testé pour vous : une séance d’astrologie avec Ornella.

Crédit Photo : Dans Les Hautes Herbes

La vie est pleine de surprises. Pleine de synchronicités. Ornella les appelle comme ça, les coïncidences.

Il y a un peu plus d’an, mon amoureux s’est d’un coup passionné pour l’astronomie. Il a visionné des dizaines de documentaires sur le sujet, les planètes le fascinaient. Entre temps, nous sommes allés applaudir Alexandre Astier et son Exoconférence. One-man show passionnant, où on rit en apprenant.

On a déménagé ici. Et depuis, mon mari se retient d’acquérir un télescope, que je vais lui offrir pour ses 30 ans. J’ai appris que j’étais connectée à la lune d’une façon très profonde, en tant que femme, par hasard. Et pas hasard encore, j’ai visionné coup sur coup deux films qui interrogent le rôle des planètes sur notre « moi profond » : Another Earth, et Melancholia.

Et c’est après tout ça qu’Ornella entre dans ma vie, comme le point d’orgue de cette symphonie que l’existence me prépare depuis plusieurs mois déjà … Cette séance d’astrologie, elle me l’a offerte via un concours.

Ce que j’ai ressenti :

Ornella, vous la connaissez Dans Les Hautes Herbes. Elle est comédienne, chanteuse, et astrologue. Ravie d’avoir été sélectionnée, je n’attendais rien de cette séance, si ce n’est d’être surprise, et d’en savoir un peu plus sur cet art, cette science qui étudie les planètes pour te dire qui tu es.

J’ai vécu cette expérience mardi soir. C’est drôle, je réalise aujourd’hui que c’était le jour du printemps … Encore un clin d’oeil ! Elle a duré environ 1h20. 1h20 durant lesquelles j’avais en face de moi une personne capable de décrire avec précision toutes les aspérités de ma personnalité. Des choses que je savais, d’autres que je taisais. D’autres encore que j’ai à appréhender et à (re)découvrir.

C’était troublant. Je lui ai dit « Je vois que tu me connais profondément. » Elle a ri. Mais c’était aussi rassurant. D’entendre une personne parler de soi avec tant de bienveillance, sans jugement. D’écouter une personne donner des conseils pour régler des troubles dont je ne parvenais pas à découvrir l’origine. D’imaginer que tout ce qui fait ce que je suis a été établi par avance, et que mon évolution, je la dois au rythme et au cycle des planètes qui gravitent autour de moi, et de l’univers dans lequel je gravite.

J’étais fascinée. J’ai passé la séance à dire « Ok – D’accord » et à rire par intermittence. Ornella ne pouvait pas me voir (nous étions sur Skype, je n’ai malheureusement pas réussi à connecter ma webcam) mais j’affichais un sourire immense. Moi, je la voyais.

Quand elle m’a demandé si j’avais des questions, je n’en ai pas trouvé. J’assimilais toutes les informations qu’elle me donnait, et j’ai déjà dû en oublier la moitié ! Heureusement, je reçois dans quelques jours les 8 pages qu’elle a rédigé sur ce qu’elle a pu lire dans mon thème astral. Je vais passer beaucoup de temps à les lire, les relire, réfléchir, ressentir.

Après une nuit de sommeil, oui, j’ai des questions. Sur le coup, j’étais sereine, ça m’a fait un bien fou ! Aujourd’hui, je suis troublée. Dans le bon sens. Certains mots me reviennent avec un écho particulier. J’ai la sensation qu’elle a ouvert une porte dans mon coeur. Que quelque chose s’échappe et se révèle, sans que je ne le contrôle.

Comment ça marche ?

Ornella m’a demandé ma date de naissance, avec l’heure précise. Elle m’a aussi demandé le lieu. Et c’est tout. Bien sûr, comme elle m’a rencontrée via ce blog, elle a pu lire toutes les informations que j’y ai donné. Je vous ai raconté beaucoup d’évènements marquants de ma vie.

Je me suis d’ailleurs demandée si elle s’en servirait pour notre séance. Si elle viendrait y puiser certaines choses. Si ça n’allait pas biaiser tout ça, s’il ne fallait pas que je prenne du recul et que je réfléchisse à tout ce qu’elle aurait pu savoir autrement qu’avec une date de naissance, un horaire et un lieu. Mais j’y reviendrais.

Dès le départ, elle m’a envoyé le schéma de mon thème astral. Je devais le garder sous les yeux durant toute la séance, pour qu’elle m’explique son fonctionnement, ce qu’elle y lisait, et de quelle manière. Si vous voulez en savoir plus, je vous laisse lui demander directement.

Après quoi, elle a fait le tour de ma personne. Mes valeurs, mes points forts, mes points faibles, les détails, mes qualités, mes défauts, ma manière d’appréhender la vie, la façon dont je me perçois et dont les autres me perçoivent. Comment je me comporte en société, ce qui me fait du bien, ce qui me blesse, comment je réagis face à un évènement. Mes forces insoupçonnées, mes aspirations, mes talents, mes désirs, mes blocages, la relation pesante que j’ai avec certaines personnes … Et dans quel sens j’allais évoluer.

C’était d’une extrême précision. Si j’avais envie de vous dévoiler purement et simplement ce que je suis, je vous livrerais ces 8 pages. C’est ma notice, elle l’a rédigée et je peux dire qu’elle a lu en moi comme dans un livre ouvert !

Il est une chose importante à préciser : elle ne m’a pas parlé de mes expériences. Elle ne m’a pas dit « Tiens, je lis que tu as vécu ça, précisément, à cet instant là », comme certains pourraient s’y attendre. C’est ce qui fait qu’hormis pour quelques aspects, mon blog n’a pas dû lui être d’une grande aide. Elle a pu deviner certains moments. Par exemple, elle a détecté que j’avais vécu une adolescence mouvementée. Je n’ai pas fait de crise d’adolescence dans le sens où on l’entend. Mais en grattant un peu, j’ai compris ce sur quoi elle avait mis le doigt. Je ne vous l’ai jamais dit, mais mon adolescence a été terrible, indépendamment de moi.

Qu’ai-je appris ?

Crédit Photo : Dans Les Hautes Herbes

Comme je n’attendais rien de particulier de cet instant, je n’en suis pas ressortie avec une information concrète, qui m’aiderait tout de suite. Enfin, c’est ce que je croyais hier. Aujourd’hui, tout est différent.

Cette expérience me permet de m’appréhender et de me regarder objectivement. Elle me redonne aussi beaucoup de confiance. Moi qui croyais que je n’en manquais pas, je me suis fourvoyée ! J’ai une extrême confiance en La Vie, mais pas une folle confiance en moi … Ornella m’a redonné du poil de la bête.

Je pense que souvent, les personnes qui la consultent ont besoin d’une réponse. Ils sont perdus, dans leur vie professionnelle, amoureuse ou que sais-je encore. Et je vous l’assure, si vous ne savez plus où vous en êtes, si vous avez l’impression de ne pas assez vous connaître ou que certains morceaux de votre propre puzzle vous manquent, Ornella vous sera d’une grande aide.

Des exemples concrets :

Je sais que parmi vous se cachent des personnes méfiantes, je sais qu’en lisant cet article, vous attendez de moi que je vous révèle des faits irréfutables qu’elle a découvert, précis, qu’elle n’aurait pas pu découvrir avant … C’est parti !

Pour terminer la séance, elle m’a parlé de ce pour quoi je suis douée dans le travail. J’avais déjà écrit ici que j’étais passionnée par le chant, mais elle n’avait pas encore mis les pieds dans mon monde. Et je suis allée vérifier mes statistiques, cet article n’a pas été lu depuis longtemps ! Je n’ai dévoilé nulle part sur la toile mon nouveau métier, ni mes aspirations dans le domaine.

Son top 3 ? La musique. Devenir fleuriste. Travailler dans la communication. J’en suis restée bouche bée ! Et j’ai éclaté de rire. La musique ? Mais j’en fais depuis que je suis gosse ! J’ai abandonné parce que je me sens moins douée que les autres (chose que, soit dit en passant, elle a aussi parfaitement détecté). « Ah ben continue, tu as quelque chose à faire là-dedans ! » Fleuriste ? J’ai failli le devenir il y a quelques mois, quand, au chômage, je me demandais où aller. La communication ? J’occupe aujourd’hui un poste de chargée de communication dans lequel je m’épanouis (enfin !).

Elle m’a aussi dit que j’étais capable de travailler de chez moi, à domicile. Elle ne pouvait pas savoir que je fais du télétravail 3 jours par semaine !

Le reste sera sans doute moins convainquant pour vous, mais il l’est tout à fait pour moi. Elle a su que j’avais un sens du devoir, de la morale et de la justice très forts, qui prennent le pas sur le reste même si je dois en souffrir. C’est vrai. J’ai d’ailleurs dit à mon mari que si un jour, il tuait quelqu’un ou faisait quelque chose de mal, même si c’était un terrible accident, je le dénoncerais. Ca foutrait ma vie en l’air mais je n’aurais pas le choix. Je l’ai d’ailleurs déjà obligé à rapporter 50 euros « oubliés » à son propriétaire (qui, lui, ne s’était pas privé de nous voler, mais je ne suis pas vengeresse).

Elle m’a dit que les autres me percevaient de prime abord comme était « froide, distante, parfois hautaine ». On me l’a souvent dit et j’en pâtis beaucoup. Elle a détecté que j’étais emphatique et que je percevais très fort l’émotion et les sentiments des autres. Que face à ça, je ne savais pas comment me comporter, j’étais toujours dans la crainte de blesser l’autre. Oui. Il y a quelques jours, un homme m’est tombé dans les bras. J’ai pleuré avec lui, et j’ai mis une bonne journée à me défaire de cette tristesse sombre. Je n’ai pas su comment le consoler, comment l’aider.

Elle sait que pour moi, l’amour est principalement psychique et que le faire physiquement en gâche presque sa beauté. J’ai longtemps rêvé d’un amour platonique, pur. Ca me fait toujours rêver d’ailleurs, au grand dam de mon amoureux ! Elle sait que je suis capable de m’imaginer dans des situations érotiques folles mais que dans la réalité, je suis limitée. Elle m’a beaucoup déculpabilisée en me le disant. J’ai compris que ça ne venait pas nécessairement de blocages ou d’évènements que j’ai vécu. C’est juste naturel, dans ma personnalité (mais ça ne veut pas dire que ça n’évoluera pas). Quelle libération !

S’est-elle parfois trompée ?

Il y a des éléments dans lesquels je me suis moins reconnue.

La nervosité. « Tu es très nerveuse. Hmm non, pas du tout ! » J’assimile la nervosité au stress. Je ne suis jamais stressée. Mais la nervosité, c’est autre chose. « Ton esprit n’est jamais tranquille, tu penses tout le temps à mille choses. » Je suis d’un naturel calme. On me dit souvent que j’apaise ceux qui sont à mes côtés, parce que physiquement, je coule comme l’eau d’un ruisseau. Mais dans ma tête, j’enchaîne les idées et les réflexions. Je suis dans le contrôle et j’ai un grand besoin que les tâches soient terminées et faites comme je l’entends pour complètement m’apaiser. Alors .. Je lui laisse ce point !

Elle m’a aussi dit que mon comportement était stable. Là, j’ai trouvé que c’était complètement faux ! « Si tu regardes sur des années, oui, j’ai un comportement stable. Si tu regardes sur quelques semaines, c’est du grand n’importe quoi ! » Elle a d’abord été étonnée, puis elle a réfléchi et m’a dit quelque chose du genre « Ah mais oui, je ne l’avais pas vu, mais il y a ça là qui fait que … » Et elle a trouvé.

Suis-je convaincue ?

Crédit Photo : Dans Les Hautes Herbes

Oui. Oui. Oui.

Je ne connaissais de l’astrologie que les horoscopes des journaux quotidiens, qui majoritairement, s’avéraient faux. Je n’étais pas non plus sceptique car, comme je le dis toujours, rien n’est faux tant qu’on ne me prouve pas que c’est vrai.

Je suis heureuse d’écrire et d’éditer cet article. C’est un juste remerciement du temps qu’Ornella a passé sur mon thème astral, de la bienveillance qu’elle m’a offert pendant 1h20, de tout ce qu’elle m’a apporté pour les mois à venir, et pour la belle personne qu’elle est. Elle ne l’a pas exigé.

Je n’aurais jamais pris cette initiative sans ce clin d’oeil de la vie, j’en suis consciente. Je ne pensais pas en avoir besoin, et je n’imaginais pas que ça m’apporterait autant. Sincèrement, je ne pense pas que c’est de l’argent jeté par les fenêtres. Je ne pense pas non plus que vous nourrirez un charlatan.

Ornella est une bonne astrologue, et est pleine d’intuition. Ca se sent tout de suite. Le duo que forment son instinct et sa connaissance offre une belle prestation. C’est impressionnant. C’est touchant. Ca force l’esprit à remettre ses certitudes en question, à ouvrir ses horizons. On en apprend beaucoup, sur soi, sur le monde.

Retrouvez Ornella Dans Les Hautes Herbes (son blog), et sur Hellocoton. Pour en savoir plus sur son activité, c’est ici ! Pour mieux la connaître, c’est ! Et vous, avez-vous essayé l’astrologie ? Ou d’autres expériences holistiques ? Ca vous tente ?